Fiche de révision : Les principes déontologiques en psychologie

Plan du Cours

  1. Code déontologie psychologues
  2. Historique et évolution
  3. Structure du code
  4. Exercice professionnel
  5. Définition de la profession
  6. Conditions d'exercice
  7. Consentement éclairé
  8. Secret professionnel et levée
  9. Modalités techniques d'exercice
  10. Relations avec pairs
  11. Diffusion de la psychologie
  12. Formation des psychologues

1. Code déontologie psychologues

Notions clés & Définitions

Code déontologie des psychologues (2021) : Document qui établit un ensemble de règles, devoirs et responsabilités pour la pratique, la formation et la recherche en psychologie. Il a été initialement créé en 1996 par le SPF, AEPU, et l’ANOP, puis révisé en 2012 par le groupe GiRéDéP et en 2021 par le groupe CERéDéPsy. Son objectif est d’orienter les professionnels sur leurs fonctions et responsabilités, en étant un guide éthique, même si non juridiquement contraignant (exemple : Poulet (2021)).

Rôle du code dans la pratique professionnelle : Il sert de guide pratique pour orienter la prise de décision face à des situations complexes, garantit un niveau d’exigence commun à la profession, et protège à la fois les usagers et les psychologues en fournissant des repères éthiques et déontologiques (exemple : Poulet (2021)).

Historique de la déontologie : Évolution du code depuis sa première version en 1996, révisée en 2012 par le groupe GiRéDéP, puis en 2021 par le groupe CERéDéPsy, intégrant notamment les évolutions légales comme la Loi Jardé (2021).

Points essentiels

  • Le code se divise en trois parties correspondant aux activités du psychologue : exercice professionnel, formation, recherche.
  • La version de 1996 a été élaborée par le SPF, AEPU, et l’ANOP ; la version de 2012 par le groupe GiRéDéP ; la version de 2021 par le groupe CERéDéPsy.
  • Il établit des règles et devoirs pour les psychologues, qu’ils soient praticiens, chercheurs ou enseignants, en précisant leur rôle, leurs responsabilités et leurs limites.
  • Bien qu’il ne soit pas une loi, il constitue une référence éthique et peut être utilisé par un juge en cas de litige.

À retenir

Le code déontologique des psychologues, révisé en 2021, est un guide éthique essentiel qui encadre la pratique, la formation et la recherche, en s’appuyant sur une évolution historique depuis 1996 pour garantir une pratique responsable et respectueuse des droits fondamentaux.

2. Historique et évolution

Notions clés & Définitions

  • Évolution légale et législative : Processus de modification et d’adaptation du Code de déontologie des psychologues, intégrant notamment les lois et règlements en vigueur, comme la Loi Jardé (2021) qui impose la consultation de comités d’éthique pour certaines recherches impliquant des êtres humains. Elle reflète l’adaptation du cadre déontologique aux évolutions juridiques et sociales.

  • Principes fondamentaux de la déontologie : Ensemble de règles éthiques et morales qui guident la pratique professionnelle des psychologues. Ces principes, actualisés lors des révisions du code (2012, 2021), visent à assurer la qualité, la responsabilité, la compétence, la confidentialité, le respect des droits et l’intégrité dans l’exercice de la profession.

  • Structure en trois parties du code : Organisation du Code de déontologie en trois sections distinctes correspondant aux différentes activités du psychologue : 1) Exercice professionnel, 2) Formation des psychologues, 3) Recherche en psychologie. Cette structuration permet d’aborder de manière spécifique et claire chaque domaine d’intervention.

Points essentiels

  • Le Code de déontologie a été initialement élaboré en 1996 par le SPF, l’AEPU et l’ANOP, puis révisé en 2012 par le groupe GiRéDéP, et enfin en 2021 par le groupe CERéDéPsy, intégrant notamment les évolutions légales comme la Loi Jardé (2021).

  • La première version de 1996 posait les bases des devoirs et responsabilités des psychologues, en insistant sur l’établissement de règles pour leur pratique, formation et recherche.

  • La dernière révision en 2021 a renforcé la dimension légale et éthique, notamment avec la prise en compte des comités d’éthique (CPP, CERGA) pour la recherche, et a précisé la structure en trois parties pour mieux distinguer les activités professionnelles.

  • La structure en trois parties du code permet de couvrir l’ensemble des activités du psychologue, en distinguant clairement les règles applicables à la pratique clinique, à la formation et à la recherche.

À retenir

L’évolution du Code déontologique reflète l’adaptation progressive aux avancées législatives et aux enjeux éthiques, en structurant clairement les règles selon les différentes facettes de la profession pour garantir une pratique responsable et conforme aux exigences légales et morales.

3. Structure du code

Notions clés & Définitions

  • Organisation du code en trois parties : La division du code déontologique en trois sections distinctes correspondant aux différentes activités du psychologue, à savoir l’exercice professionnel, la formation et la recherche (source : introduction générale, structure du code).

  • Exercice professionnel : Partie du code qui encadre la pratique clinique, l’expertise, et les modalités d’exercice du psychologue. Elle définit la mission de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique, ainsi que les règles relatives à la pratique (source : I. Exercice professionnel).

  • Formation : Partie du code qui concerne l’enseignement de la déontologie dès la licence, la transmission des valeurs déontologiques par les stages, et la sensibilisation à l’éthique tout au long du cursus (source : III. Formation des psychologues).

  • Recherche : Partie du code qui régit l’utilisation de méthodes scientifiques validées, la protection des participants, le respect du consentement, la confidentialité, et la consultation des comités d’éthique (source : IV. Recherche en psychologie).

Points essentiels

  • La division en trois parties permet de couvrir l’ensemble des activités du psychologue, en distinguant la pratique clinique, la formation initiale et continue, ainsi que la recherche scientifique (source : structure du code).

  • La partie Exercice professionnel insiste sur la reconnaissance du titre, les conditions d’exercice, le respect du secret professionnel, la gestion des données, et la relation avec les pairs. Elle précise aussi la responsabilité du psychologue dans ses interventions (source : I. Exercice professionnel).

  • La partie Formation vise à sensibiliser dès le début du cursus, à transmettre les principes déontologiques à travers l’enseignement et les stages, afin de développer une réflexion éthique chez les futurs professionnels (source : III. Formation).

  • La partie Recherche impose l’utilisation de méthodes rigoureuses, la protection des participants, la nécessité de respecter le cadre légal (Loi Jardé 2021), et la consultation des comités d’éthique (source : IV. Recherche).

  • La structure en trois parties permet une organisation claire pour l’application des règles déontologiques dans chaque domaine d’activité du psychologue, facilitant leur respect et leur référence (source : introduction générale).

À retenir

La structure du code en trois parties — exercice professionnel, formation, recherche — permet d’organiser de manière claire et spécifique les règles déontologiques applicables à chaque facette de la pratique du psychologue, assurant ainsi une pratique éthique cohérente et complète.

4. Exercice professionnel

Notions clés & Définitions

Profession de psychologue : Selon le code déontologique, la profession consiste à faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique, en intervenant pour préserver et promouvoir son intégrité psychique et son bien-être. Elle requiert un titre spécifique, obtenu après avoir effectué 500 heures de stage encadré par un psychologue ayant au moins 3 ans d’expérience (source : "Exercice professionnel", définition de la profession).

Conditions pour obtenir le titre de psychologue : Il faut détenir un diplôme de master en psychologie ou équivalent, et avoir réalisé un stage professionnel d’au moins 500 heures, encadré par un psychologue expérimenté (source : "Définition de la profession", modalités d’obtention du titre).

Modalités d’exercice : Le psychologue peut exercer dans différents cadres, notamment en libéral, en secteur public ou privé, ou dans des structures institutionnelles. La forme d’exercice dépend des choix professionnels et des contextes (source : "Modalités d’exercice", conditions d’exercice).

Points essentiels

  • La profession vise à respecter la personne dans sa dimension psychique, avec un titre protégé par la loi.
  • L’obtention du titre nécessite un diplôme spécifique et un stage encadré.
  • Les psychologues peuvent exercer en libéral, dans le secteur public ou privé, ou en institutionnel.
  • La pratique doit respecter les règles déontologiques, notamment en termes de formation, de secret professionnel, et de responsabilité.
  • La reconnaissance de la profession repose sur un cadre réglementaire précis, avec des conditions strictes pour l’exercice.

À retenir

La profession de psychologue est définie par une formation spécifique, un titre protégé, et un cadre d’exercice varié, encadré par un code déontologique qui garantit la qualité et l’éthique de la pratique.

5. Définition de la profession

Notions clés & Définitions

Conflits d'intérêts : Situations où les intérêts personnels, financiers ou relationnels du psychologue risquent d’interférer avec la relation professionnelle, compromettant ainsi l’objectivité, l’impartialité ou l’éthique de l’intervention (source : code déontologie des psychologues).

Consentement libre et éclairé : Accord donné par la personne après avoir reçu une information claire, compréhensible et complète sur les objectifs, méthodes, risques, bénéfices, modalités et durée de l’intervention ou de la recherche. Il doit être donné sans contrainte, avec la possibilité de refuser ou d’interrompre à tout moment. La liberté et la compréhension sont essentielles, sauf dans des situations d’urgence ou légales spécifiques (source : code déontologie des psychologues).

Secret professionnel et ses levées : Obligation de discrétion imposée au psychologue concernant les informations confiées par la personne ou recueillies dans le cadre de son activité. La levée du secret peut intervenir dans certains cas légaux, notamment pour prévenir un crime, protéger un mineur ou une personne vulnérable, ou répondre à une obligation légale spécifique (source : code déontologie des psychologues). La levée doit respecter les conditions légales strictes et ne pas dépasser ce qui est nécessaire pour la protection ou la prévention.

6. Conditions d'exercice

Notions clés & Définitions

Conditions d'exercice : Ensemble des situations et règles encadrant la pratique du psychologue, notamment en ce qui concerne les conflits d'intérêts, le consentement, et le secret professionnel (voir section 5).

Conflits d'intérêts : Situations où les intérêts personnels, financiers ou relationnels du psychologue risquent d’interférer avec l’objectivité et l’indépendance de sa pratique (voir section 5).

Consentement libre et éclairé : Acceptation donnée par la personne après avoir été informée de manière claire, compréhensible et complète sur les objectifs, méthodes, risques, bénéfices, durée, coûts, et modalités de confidentialité de l’intervention. Il doit être donné sans contrainte, avec la possibilité de refuser ou d’interrompre à tout moment. Certaines situations exceptionnelles peuvent remettre en question ce consentement (voir section 5).

Secret professionnel : Obligation légale ou contractuelle de ne pas divulguer les informations confiées par la personne dans le cadre de la pratique. En droit, le psychologue n’est pas considéré comme professionnel de santé par état, mais peut être soumis au secret par fonction ou mission temporaire. La levée du secret peut intervenir dans certains cas précis, notamment en cas de connaissance d’un crime ou de mauvais traitements (voir section 5).

Exceptions au secret professionnel : Cas où le psychologue doit ou peut lever le secret pour protéger autrui ou respecter la loi, notamment :

  • Connaissance d’un crime à prévenir ou limiter ses effets (article 434-3 du Code Pénal).
  • Connaissance de mauvais traitements ou d’atteintes sexuelles sur un mineur ou une personne vulnérable (article 434-3).
  • Sévices ou atteintes à une personne vulnérable (article 226-14, Code Pénal).
  • Crime ou délit en cours (article 434-1, Code Pénal).
  • Crime pouvant être empêché par une action immédiate (article 223-6, Code Pénal).

Points essentiels

  • La pratique du psychologue doit respecter des conditions encadrant la relation avec la personne, notamment en évitant tout conflit d’intérêt.
  • Le consentement doit être donné librement, après une information complète, sauf dans des situations d’urgence ou légales spécifiques.
  • Le secret professionnel n’est pas automatique pour le psychologue, qui peut être soumis au secret par fonction ou mission, et peut être levé dans des cas précis légaux ou pour la protection de personnes vulnérables.
  • Le secret partagé en réunions pluri professionnelles doit être limité aux informations nécessaires et faire l’objet d’une information préalable à la personne concernée.
  • La pratique doit respecter des modalités techniques utilisant des méthodes validées, avec une gestion rigoureuse des données (anonymisation, sécurité).
  • La rencontre en face-à-face est privilégiée, mais la visioconférence peut être utilisée sous conditions.

À retenir

Les conditions d’exercice du psychologue, notamment le respect du consentement et du secret, sont essentielles pour garantir une pratique éthique et légale, tout en protégeant la personne et en assurant la qualité de l’intervention.

7. Consentement éclairé

Notions clés & Définitions

  • Consentement éclairé : La personne doit recevoir une information claire, compréhensible et complète sur les objectifs, méthodes, risques, bénéfices, alternatives, durée, coût et modalités de confidentialité de l’intervention. Il doit être libre, sans pression ni contrainte, et la personne doit pouvoir accepter ou refuser à tout moment (Poulet, 2021).
  • Caractère informé : La personne doit être pleinement informée pour pouvoir donner un consentement conscient, c’est-à-dire qu’elle doit comprendre les informations qui lui sont communiquées.
  • Caractère volontaire : Le consentement doit être donné sans manipulation, contrainte ou pression extérieure, en toute liberté. La personne doit avoir la possibilité de refuser ou d’interrompre l’intervention à tout moment.
  • Exceptions : Le consentement libre et éclairé peut être remis en question dans certaines situations, notamment en cas de connaissance d’un crime à prévenir ou de mauvais traitements ou d’atteintes sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable (Poulet, 2021).

Points essentiels

  • Le consentement doit être obtenu après une information complète sur les objectifs, méthodes, risques, bénéfices, alternatives, durée, coûts et confidentialité.
  • La liberté de la personne est fondamentale : elle doit pouvoir accepter ou refuser sans contrainte ni manipulation.
  • Le consentement peut être levé dans des cas spécifiques, notamment pour prévenir un crime ou protéger une personne vulnérable, conformément aux articles 434-3 et 434-1 du Code Pénal (Poulet, 2021).
  • La distinction entre information, liberté et exceptions est cruciale : l’information doit être claire et compréhensible, la décision doit être prise librement, et des exceptions existent dans des situations légales ou d’urgence.
  • La validité du consentement repose sur la capacité de la personne à comprendre l’information et à décider en toute conscience.

À retenir

Le consentement éclairé est une étape essentielle garantissant la liberté et la connaissance de la personne avant toute intervention, avec des exceptions encadrées par la loi en cas de nécessité ou de danger.

8. Secret professionnel et levée

Notions clés & Définitions

Secret professionnel : Obligation de discrétion imposée à certains professionnels, notamment ceux qui en sont dépositaires « par état ou par profession, par fonction ou par mission temporaire » (Article 226-13 du Code Pénal). Le psychologue, n’étant pas considéré comme professionnel de santé par statut, n’est pas automatiquement soumis au secret par état, mais peut l’être par fonction ou par mission (ex : dans le cadre d’une expertise ou d’un emploi spécifique). La levée du secret peut intervenir dans des cas précis, notamment pour prévenir ou limiter un crime ou un délit, ou en cas de privations, mauvais traitements ou atteintes sexuelles sur un mineur ou une personne vulnérable (Articles 434-3, 434-1, 226-14, 223-6 du Code Pénal).

Secret partagé en réunions pluri professionnelles : Règle selon laquelle, lors de réunions impliquant plusieurs professionnels (ex : équipe pluri professionnelle), les informations échangées doivent être limitées à celles nécessaires à la finalité professionnelle. Il est requis d’informer au préalable les personnes concernées de leur participation et de la nature des informations partagées (Article 8 du Code de déontologie, Article L1110-4 du Code de la santé publique).

9. Modalités techniques d'exercice

Notions clés & Définitions

  • Respect : Attitude de considération et de reconnaissance de la dignité, de la liberté et des droits fondamentaux de la personne, en particulier dans le cadre de l’exercice professionnel (voir principe 1).
  • Intégrité : Honnêteté, cohérence entre les paroles et les actes, et respect des principes éthiques dans la pratique (voir principe 3).
  • Compétence : Connaissance précise de ses domaines d’expertise, capacité à reconnaître ses limites, et à se former régulièrement pour maintenir ses compétences (voir principe 4).
  • Responsabilité : Obligation de répondre de ses choix, méthodes et interprétations, en assurant une pratique conforme à ses compétences et à l’intérêt du patient ou du participant (voir principe 5).
  • Rigueur : Application méthodique, justifiée et documentée des méthodes et techniques, respectant le cadre d’intervention (voir principe 6).
  • Droits fondamentaux : Ensemble des droits garantis à chaque personne, notamment leur dignité, liberté et protection, qui doivent être respectés dans toute pratique (voir principe 1).
  • Vie privée : Droit à l’intimité de la personne, à la confidentialité de ses informations personnelles et à la maîtrise de ses données (voir principe 2).
  • Confidentialité : Engagement éthique de dissimulation des informations personnelles ou professionnelles, garantissant la discrétion dans la relation et la diffusion des données (voir principe 2).

Points essentiels

  • La pratique doit respecter les principes éthiques fondamentaux : respect des droits, intégrité, compétence, responsabilité et rigueur.
  • La confidentialité et le respect de la vie privée doivent être garantis, notamment par l’anonymisation des données et la sécurisation des supports d’information.
  • La levée du secret professionnel est encadrée par la loi, notamment dans les cas de connaissance de crimes ou de sévices sur des personnes vulnérables, mais le psychologue n’est pas considéré comme professionnel de santé par état.
  • La gestion des méthodes doit privilégier celles validées scientifiquement, avec une évaluation critique de leur pertinence et de leurs limites.
  • La responsabilité du psychologue est individuelle, et il doit faire preuve d’autonomie dans ses choix professionnels.
  • Le respect du cadre d’intervention implique une démarche réfléchie, argumentée, et adaptée aux objectifs, tout en évitant tout dépassement de rôle.

À retenir

Le psychologue doit exercer dans le respect des principes éthiques, en garantissant la dignité, la confidentialité, la compétence, la responsabilité et la rigueur, afin d’assurer une pratique éthique, sécurisée et adaptée aux droits de la personne.

10. Relations avec pairs

Notions clés & Définitions

Formation initiale et continue des psychologues
Processus d'apprentissage et de perfectionnement professionnel visant à garantir que les psychologues acquièrent, maintiennent et actualisent leurs compétences tout au long de leur carrière. Elle inclut l’enseignement dès le début de la formation (notamment la sensibilisation au code de déontologie dès la licence) et la formation continue pour suivre l’évolution des pratiques et des connaissances.

Sensibilisation au code dès le début de la formation
Intégration précoce dans le cursus de formation des étudiants en psychologie d’une connaissance approfondie des règles déontologiques, des principes éthiques et des responsabilités professionnelles. Elle vise à développer une réflexion éthique dès les premières étapes de l’apprentissage pour assurer une pratique conforme aux exigences déontologiques tout au long de la carrière.

11. Diffusion de la psychologie

Notions clés & Définitions

  • Méthodes scientifiques en recherche : Utilisation de techniques rigoureuses, validées et documentées pour assurer la scientificité des études en psychologie, avec une évaluation critique des outils et une transparence dans la protocolisation (voir section 4.1).

  • Confidentialité et anonymat des données : Garantir que les données recueillies dans le cadre de la recherche ne soient pas divulguées hors du contexte, en rendant impossible l’identification des participants par des procédés tels que la pseudonymisation ou l’agrégation (voir section 4.2).

  • Consentement en recherche : Obligation d’informer précisément les participants sur les objectifs, procédures, risques et bénéfices de l’étude, en recueillant leur accord explicite, généralement écrit, tout en respectant la capacité de discernement, notamment pour les personnes vulnérables (voir section 4.2).

  • Comités d’éthique (CPP, CERGA) : Structures consultatives chargées d’évaluer la conformité éthique des projets de recherche impliquant des êtres humains, notamment selon la loi Jardé (2021). Le CPP intervient pour les recherches interventionnelles, le CERGA pour les recherches non interventionnelles, en veillant à la protection des participants (voir section 4.3).

Points essentiels

  • La diffusion de la psychologie doit respecter les principes de rigueur scientifique, notamment en utilisant des méthodes validées et en documentant précisément les protocoles (section 4.1).

  • La protection des participants en recherche repose sur la confidentialité et l’anonymat, qui doivent être assurés par des techniques d’anonymisation et une gestion sécurisée des données (section 4.2).

  • Le consentement libre et éclairé est une étape fondamentale, impliquant une information claire et compréhensible, adaptée notamment aux personnes vulnérables, pour garantir leur participation volontaire (section 4.2).

  • La consultation des comités d’éthique (CPP pour la recherche interventionnelle, CERGA pour la recherche non interventionnelle) est obligatoire pour assurer la conformité éthique et la protection des personnes, conformément à la loi Jardé (2021) (section 4.3).

À retenir

La diffusion responsable de la psychologie repose sur l’utilisation de méthodes rigoureuses, la protection des données et des participants, ainsi que sur la consultation des comités d’éthique, afin d’assurer la crédibilité et l’éthique des recherches.

12. Formation des psychologues

Notions clés & Définitions

  • Respect des droits fondamentaux : Le psychologue doit exercer en garantissant la dignité, la liberté et la protection de la personne, en s’appuyant sur les textes internationaux et la législation (ex : déclaration des droits de l’homme, charte des droits fondamentaux de l’Union européenne). Il doit respecter ces droits dans toutes ses pratiques, notamment en assurant le consentement éclairé et en évitant toute forme de manipulation ou d’humiliation (source : groupe CERéDéPsy, 2021).

  • Autonomie et droit à l'information : La personne doit être informée de manière claire, compréhensible et complète sur les objectifs, méthodes, risques, bénéfices, modalités et durée de l’intervention ou de la recherche. Elle doit pouvoir accepter ou refuser librement, sans contrainte, et à tout moment. Le psychologue doit respecter cette autonomie en favorisant la liberté de jugement et de décision de la personne (source : groupe CERéDéPsy, 2021).

  • Respect de la vie privée et confidentialité : Le psychologue a l’obligation de respecter l’intimité de la personne en protégeant ses données personnelles et en ne divulguant aucune information sans son consentement, sauf cas de levée du secret dans des situations légales précisées (ex : connaissance d’un crime, mauvais traitements sur un mineur). La confidentialité doit être assurée à chaque étape, notamment par la sécurisation des supports et la limitation des échanges d’informations en réunions pluri professionnelles (source : groupe CERéDéPsy, 2021).

Points essentiels

  • Le code de déontologie, élaboré initialement en 1996 et révisé en 2012 puis en 2021, établit un cadre éthique pour la pratique, la formation et la recherche en psychologie. Il n’a pas de valeur légale contraignante mais sert de référence pour garantir une pratique conforme aux principes fondamentaux.

  • La formation des psychologues doit intégrer dès la licence la sensibilisation aux droits fondamentaux, à l’éthique et à la déontologie. Elle doit couvrir la théorie, la pratique, et les dilemmes éthiques à travers des études de cas.

  • Lors de la formation pratique, l’encadrement par un psychologue expérimenté (plus de 3 ans) est obligatoire, afin de transmettre les valeurs déontologiques et d’assurer une pratique responsable.

  • En recherche, le respect des droits fondamentaux implique l’utilisation de méthodes scientifiques rigoureuses, la protection des données par anonymisation, et l’obtention du consentement libre et éclairé, notamment pour les populations vulnérables (ex : enfants, majeurs protégés).

  • La consultation des comités d’éthique (CPP pour recherches interventionnelles, CERGA pour recherches non interventionnelles) est obligatoire pour garantir la protection des participants et le respect des principes déontologiques.

À retenir

Le respect des droits fondamentaux, de l’autonomie et de la vie privée constitue le socle éthique de la formation et de la pratique du psychologue, garantissant la dignité et la protection des personnes tout en assurant la qualité et la légitimité de ses interventions.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1996Création initiale du Code déontologique par le SPF, AEPU, et l’ANOP
2012Révision du Code par le groupe GiRéDéP
2021Révision du Code par le groupe CERéDéPsy, intégration de la Loi Jardé

Tableaux de Synthèse

AspectDétailsAuteur / Source
Structure du Code3 parties : Exercice professionnel, Formation, RechercheIntroduction générale
Objectif du CodeGuide éthique, responsabilité, protection des usagersPoulet (2021)
Évolution1996 : création, 2012 : révision, 2021 : mise à jour légale et structurelleConnaissance générale

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre le caractère contraignant du code : il est éthique, pas une loi, mais peut être utilisé par un juge.
  2. Oublier la distinction entre les trois parties du code : exercice professionnel, formation, recherche.
  3. Négliger l’importance de la Loi Jardé dans la révision de 2021 pour la recherche.
  4. Confondre les responsabilités du psychologue avec celles de l’établissement ou de l’institution.
  5. Sous-estimer l’importance du consentement éclairé dans la pratique.
  6. Confondre secret professionnel et levée du secret : conditions et limites.
  7. Omettre la nécessité de la consultation des comités d’éthique pour la recherche.

Checklist Examen

  • Connaître la définition et le rôle du Code déontologique des psychologues (2021) selon Poulet.
  • Identifier les principales révisions du code en 2012 par le groupe GiRéDéP et en 2021 par le groupe CERéDéPsy.
  • Expliquer la structuration du code en trois parties : exercice professionnel, formation, recherche.
  • Décrire les conditions pour obtenir le titre de psychologue (diplôme de master, stage de 500 heures encadré).
  • Connaître la portée du code : guide éthique non contraignant, pouvant être utilisé par un juge (Poulet, 2021).
  • Maîtriser la notion de responsabilité du psychologue dans ses interventions.
  • Identifier les obligations liées à la formation initiale et continue en déontologie.
  • Connaître les règles relatives au secret professionnel et ses limites.
  • Comprendre l’importance de la consultation des comités d’éthique dans la recherche (Loi Jardé 2021).
  • Savoir que la pratique doit respecter la législation en vigueur, notamment la Loi Jardé.
  • Connaître la définition de la profession selon le code.
  • Identifier les modalités techniques d’exercice du psychologue.
  • Maîtriser la relation avec les pairs et la diffusion de la psychologie.
  • Connaître les conditions de diffusion de la psychologie dans le cadre professionnel.
  • Savoir que la formation des psychologues inclut la sensibilisation à l’éthique dès la licence.
  • Connaître les références clés : Poulet (2021), groupe GiRéDéP, groupe CERéDéPsy, Loi Jardé (2021).

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Code déontologie psychologues — rôle ?

Guide éthique pour la pratique, formation et recherche.

Historique du code — année initiale ?

1996.

Structure du code — nombre de parties ?

Trois.

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