📋 Plan du Cours
- Valeurs communes du commandement policier
- Donner du sens aux missions et au métier
- Cohésion d’équipe et approche participative
- Bienveillance, équité et exemplarité managériale
- Qualités attendues des cadres policiers
- Devoir de protection des agents et prévention
- Accompagnement des fragilités et retours au service
- Commandement différencié selon les situations
- Gestion par objectifs et entretiens d’évaluation
- Maîtrise des risques et dispositifs AMARIS DUERMI
- Moments clés, communication et outils numériques
- Bonnes pratiques, points de vigilance et déontologie
📖 1. Valeurs communes du commandement policier
🔑 Notions clés & Définitions
- Sens des missions : Le sens des missions désigne la capacité du cadre à relier le travail quotidien aux finalités du service public de sécurité.
- Cohésion d’équipe : La cohésion d’équipe correspond à l’organisation et à l’animation du collectif pour maintenir l’unité et la coopération entre agents.
- Bienveillance et confiance : La bienveillance et la confiance sont des attitudes managériales qui créent un climat favorable à la motivation et à l’engagement.
- Commandement fédérateur : Le commandement fédérateur est une manière de diriger qui rassemble les équipes autour d’objectifs partagés, sans réduire l’autorité à la contrainte.
- Équité et exemplarité : L’équité et l’exemplarité sont des exigences de comportement du cadre qui garantissent des décisions justes et un modèle de conduite.
📝 Points essentiels
- Il n’existe pas de modèle unique de commandement : la forme varie selon les fonctions, le grade et les spécificités des services.
- Chaque cadre doit s’appuyer sur un corpus commun de valeurs et de qualités, quel que soit son niveau de responsabilité.
- Le cadre doit donner du sens aux missions, pratiquer un commandement fédérateur, bienveillant et participatif, et rester attentif à la cohésion.
- Le sens, la cohésion et l’esprit d’équipe renforcent la confiance et la motivation, améliorant le service rendu à la population.
- Le cadre met en œuvre les politiques de sécurité définies par les autorités administratives et judiciaires et poursuit loyalement les objectifs fixés.
- Le cadre est garant des attentes légitimes des concitoyens envers la police, conformément aux principes de valeur constitutionnelle (DDHC, articles 12 et 15).
💡 Astuce mémo
Sens + Cohésion + Bienveillance = Confiance + Motivation + Service public.
🔑 Notions clés & Définitions
- Police nationale : Institution de service public chargée de missions de sécurité et d’intérêt général, encadrées par des textes et des objectifs institutionnels.
- Légitimité du service public : Principe selon lequel la qualité du service rendu à la population fonde la crédibilité et l’acceptation de l’institution policière.
- Lien hiérarchique : Fonction des cadres consistant à relier les acteurs de l’organisation pour répartir les responsabilités et donner une place reconnue à chacun.
- Éthique managériale : Ensemble cohérent de fondements, valeurs et manières d’agir qui guide l’action des managers à travers le respect des textes et des personnes.
- Bienveillance : Disposition d’esprit qui conduit à être indulgent et compréhensif envers autrui, sans renoncer à la rigueur quand la situation l’exige.
📝 Points essentiels
- La finalité rappelée au quotidien est de veiller au respect de la loi, défendre les institutions et protéger les citoyens.
- La qualité du service à la population conditionne la légitimité de la police nationale.
- Les cadres créent du lien, répartissent les responsabilités et définissent un cadre professionnel clair pour donner un rôle à chacun.
- La motivation est présentée comme un prérequis de la réussite de l’équipe sous l’autorité du cadre.
- Les chefs de service doivent agir avec équité, pratiquer la reconnaissance, améliorer la communication interne, préserver la qualité de vie au travail et tenir compte des propositions des personnels.
- Le commandement par le sens impose une vérification continue de la cohérence entre l’action du manager et les valeurs attendues.
💡 Astuce mémo
Sens = Loi + Institutions + Citoyens ; Cohésion + Motivation + Équité.
🔑 Notions clés & Définitions
- Intelligence situationnelle : Capacité à comprendre le contexte et les personnes afin d’agir avec discernement et décisions mieux informées.
- Sens de l’action : Dimension qui relie les décisions et les comportements du cadre aux finalités du service et à la cohérence des missions.
- Compétences managériales : Ensemble des savoir-faire attendus pour exercer des responsabilités hiérarchiques et managériales, quel que soit le corps ou le grade.
- Dialogue entre pairs : Échange organisé entre cadres de différents grades et directions pour confronter les pratiques et modes d’exercice des compétences.
📝 Points essentiels
- Le cadre incarne les valeurs de la police nationale et s’appuie sur l’intelligence situationnelle pour agir en connaissance de cause.
- Le cadre doit maîtriser le sens de l’action et la capacité à décider, en plus des compétences techniques attendues.
- Le référentiel des compétences managériales (paru en 2020) cartographie les savoir-faire attendus et les catégories d’actions possibles.
- Le référentiel sert de point de référence et d’outil de dialogue pour permettre aux cadres d’échanger sur leurs pratiques.
- Le cadre contextualise son action en identifiant, pour son poste, les compétences à mobiliser, à améliorer et celles qui le concernent.
- La communication de qualité donne du sens à l’action et doit aussi imprégner les échanges via les technologies et les outils institutionnels.
💡 Astuce mémo
Contexte → Décision : comprendre la situation (intelligence situationnelle) pour donner du sens (action) et décider avec cohérence.
🔑 Notions clés & Définitions
- Bienveillance managériale : Posture managériale qui associe empathie et considération pour créer un climat de confiance et d’entraide au sein de l’équipe.
- Équité professionnelle : Principe de traitement juste des agents, fondé sur le respect des règles et de l’éthique professionnelle dans l’exercice du commandement.
- Exemplarité managériale : Attitude du cadre qui inspire la confiance par ses comportements, notamment par l’empathie et la cohérence entre paroles et actes.
- Empathie : Capacité du cadre à comprendre les attentes et motivations des collaborateurs afin de favoriser l’engagement et la collaboration.
- Communication interne : Compétence managériale qui facilite le travail opérationnel et la gestion des situations en assurant la circulation des informations au sein du service.
📝 Points essentiels
- La confiance envers le cadre se gagne rarement d’emblée : elle repose surtout sur l’exemplarité et l’empathie.
- Le cadre doit adopter un discours vrai, porté par l’optimisme, pour maintenir un climat de confiance et d’entraide même quand les conditions sont difficiles.
- Le cadre est garant du respect des règles et de l’éthique professionnelle et assure, à ce titre, le contrôle interne de son unité.
- Le contrôle interne vise à prévenir et lutter contre les dysfonctionnements ou manquements susceptibles de désorganiser le service et de ternir l’image de l’institution.
- Le cadre peut reconnaître le droit à l’erreur selon les situations, puis rappeler à l’ordre et sanctionner si nécessaire.
- La communication interne est une action de police et une compétence managériale attendue, utile pour la prévention, la gestion de crise, la sécurisation, l’investigation et la dissuasion.
💡 Astuce mémo
Confiance = Exemplarité + Empathie ; Équité = Règles + Éthique ; Cohésion = Discours vrai + Optimisme ; Efficacité = Communication interne.
🔑 Notions clés & Définitions
- Communication institutionnelle : La communication institutionnelle encadre la façon dont l’autorité communique pour informer, rendre compte et renforcer la relation avec la population.
- Écoute active : L’écoute active est une posture de management qui consiste à recevoir le message de l’autre avec attention pour mieux comprendre avant de répondre.
- Neutralité et devoir de réserve : La neutralité et le devoir de réserve imposent au cadre de s’exprimer et d’agir sans parti pris, tout en respectant les limites liées à l’enquête et au service public.
- Médiation en conflit : La médiation en conflit est une démarche de dialogue encadrée par le cadre pour aider les protagonistes à régler leur désaccord.
- Devoir de protection : Le devoir de protection oblige le cadre à garantir la santé et la sécurité de ses agents, en tenant compte des risques physiques et psychiques.
📝 Points essentiels
- La communication du cadre vise à faciliter la prévention, la gestion des crises, la sécurisation et l’ordre public, ainsi que l’investigation et la dissuasion.
- La formation des managers doit intégrer les ressorts de la communication (verbal et non verbal, obstacles et filtres) et s’aligner sur la politique de communication de l’institution et du SICOP.
- Pour communiquer avec ses personnels, le cadre s’appuie sur l’écoute active, la neutralité et l’empathie, avec des techniques comme la reformulation et des questions pertinentes, sans jugement personnel.
- La communication interne soutient l’entretien individuel, l’animation de réunion et l’autonomie des collaborateurs, en renforçant motivation, implication, compétences, cohésion et sens du travail.
- Le cadre adapte sa communication aux évolutions législatives et conjoncturelles en respectant le secret de l’enquête, la discrétion professionnelle et le devoir de réserve et de neutralité.
- La communication interne aide à anticiper et gérer les conflits et à prévenir les risques psychosociaux dans le cadre du devoir de protection de l’autorité hiérarchique.
💡 Astuce mémo
Communication = sens + cadre : informer, écouter, reformuler, protéger.
🔑 Notions clés & Définitions
- Protection organique : La protection organique désigne l’appui institutionnel apporté aux agents pour leur permettre d’exercer leurs missions dans des conditions de sécurité et de confort.
- Protection fonctionnelle : La protection fonctionnelle correspond à l’accompagnement de l’institution envers ses collaborateurs, notamment pour préserver l’image et défendre les agents face aux atteintes.
- Protection fonctionnelle en cas d’agression : La protection fonctionnelle en cas d’agression vise à faciliter l’accès des policiers victimes d’une agression physique ou verbale en service à la prise en charge prévue.
- Risques psychosociaux : Les risques psychosociaux regroupent les facteurs liés à la santé mentale et au contexte de travail pouvant dégrader l’état des policiers et augmenter les risques.
- Mission d’accompagnement des blessés : La mission d’accompagnement des blessés (MAB) est un dispositif mobilisable pour soutenir les agents blessés et faciliter leur prise en charge.
📝 Points essentiels
- Le cadre doit fournir des moyens matériels, logistiques et des équipements adaptés pour garantir sécurité et conditions de travail optimales.
- La protection assurée aux collaborateurs contribue à la qualité de l’image de l’institution et à la perception du public de l’action policière.
- Les chefs de service doivent faciliter l’accès des policiers victimes d’une agression physique ou verbale en service à la protection fonctionnelle.
- L’accompagnement d’un agent par sa hiérarchie lors du procès lié à une agression ou à un évènement en intervention est présenté comme indispensable.
- Le devoir de protection s’exerce aussi par une gestion individualisée, en tenant compte des fragilités particulières des subordonnés.
- Le cadre joue un rôle central dans la détection des risques psychosociaux et la lutte contre le suicide des policiers.
💡 Astuce mémo
Protection = Moyens + Suivi humain : sécurité au quotidien et accompagnement jusqu’au retour.
🔑 Notions clés & Définitions
- RETEX : Le RETEX est un retour d’expérience qui sert à tirer des enseignements concrets pour améliorer les actions futures du service.
- Benchmark : Le benchmark est une étude comparative des pratiques d’autres organisations pour s’inspirer de modèles existants et ajuster son fonctionnement.
- Groupes de travail : Les groupes de travail sont des espaces collectifs réunissant plusieurs corps pour réfléchir et co-construire des solutions adaptées au service.
- Droit à la déconnexion professionnelle : Le droit à la déconnexion professionnelle garantit que les agents peuvent se couper des sollicitations liées au travail, afin de préserver leur qualité de vie.
- SSPO : Le SSPO est le service de soutien psychologique opérationnel mobilisable pour accompagner les personnels en difficulté.
📝 Points essentiels
- Le chef de service utilise le benchmark et le RETEX pour s’inspirer d’autres modèles et pour intégrer ce qui a fonctionné comme ce qui a dysfonctionné sans remettre en cause le fonctionnement de base.
- Les groupes de travail réunissant tous les corps (et idéalement tous les grades) permettent d’associer chaque niveau hiérarchique aux solutions et de bénéficier de l’expérience du plus grand nombre.
- Le management participatif vise la co-construction et l’implication des agents via leurs avis, idées et difficultés, sans tomber dans la cogestion.
- La communication doit assurer une écoute bilatérale et une diffusion homogène des informations, en s’appuyant sur une architecture couvrant communication descendante, ascendante et transversale.
- Les nouvelles technologies doivent rester un outil au service de l’humain, avec un accompagnement didactique pour éviter une déshumanisation des rapports professionnels.
- Le cadre doit respecter le droit à la déconnexion professionnelle, car il influence directement la qualité de vie et le bien-être au travail des agents.
💡 Astuce mémo
RETEX-BENCH : ce qui marche + ce qui coince = mieux agir demain.
📖 8. Commandement différencié selon les situations
🔑 Notions clés & Définitions
- Diagnostic de service : Le diagnostic de service est l’analyse menée par le cadre pour repérer des signaux de risques psycho-sociaux et orienter le management.
- Turn-over : Le turn-over désigne les départs et arrivées fréquents d’agents, pouvant révéler un mal-être ou un désintérêt pour la fonction.
- On-boarding : L’on-boarding est le processus d’intégration des nouveaux arrivants, pensé sur la durée pour accélérer la montée en compétence et sécuriser la qualité de vie au travail.
- Sport collectif : Le sport collectif est une pratique encadrée visant à améliorer la santé et à renforcer la cohésion du groupe au sein du service.
- TOP : TOP (techniques d’optimisation du potentiel) est un outil de gestion du stress et de récupération, mobilisable par le chef de service et les agents.
📝 Points essentiels
- Le cadre doit surveiller des indicateurs de risques psycho-sociaux et étudier chaque phénomène dans son contexte et son évolution pour en remonter la cause.
- Un turn-over important retient particulièrement l’attention car il peut s’accompagner d’une déperdition de savoirs et traduire un mal-être ou un désintérêt pour la fonction.
- L’absentéisme, les demandes de consultations auprès des professionnels de soutien (SSPO, service social, médecine de prévention) et des contestations inhabituelles des évaluations annuelles sont des signaux d’alerte à ne
- Le management individualisé vise à comprendre les raisons des phénomènes, notamment celles liées à l’absentéisme.
- L’accueil des nouveaux arrivants doit être bienveillant et humain pour créer la confiance, vérifier la motivation et favoriser l’appartenance au service.
- Le chef de service doit projeter l’intégration sur la durée et peut sonder les nouveaux arrivants quelques mois après pour évaluer la qualité de l’accueil.
💡 Astuce mémo
Indicateurs → contexte → cause : repérer, analyser, agir.
🔑 Notions clés & Définitions
- Objectifs à moyen et long terme : Objectifs à moyen et long terme : cibles du service qui doivent rester visibles malgré les urgences opérationnelles.
- Dictature des événements ponctuels récurrents : Dictature des événements ponctuels récurrents : dérive où l’action se limite aux réactions répétées, au détriment de la stratégie.
- Autonomie cadrée des collaborateurs : Autonomie cadrée des collaborateurs : marge de décision donnée aux équipes sans affaiblir le principe hiérarchique ni le commandement.
- Stress du manager : Stress du manager : charge psychique liée au commandement, avec des effets sur le bien-être et l’ambiance du service.
- Évaluation approfondie des cadres supérieurs : Évaluation approfondie des cadres supérieurs : appréciation périodique de la qualité du commandement et du management au cours du parcours.
📝 Points essentiels
- Le cadre doit hiérarchiser ses priorités pour concilier réactivité aux événements et poursuite des objectifs à moyen et long terme.
- Réagir avec célérité aux événements est indispensable, mais perdre du temps pour les objectifs à long terme fait perdre la stratégie et l’autonomie.
- La dictature des événements ponctuels récurrents réduit l’efficacité du service et peut diminuer le sens perçu par les subordonnés.
- L’autonomie des collaborateurs doit être raisonnable et effective pour motiver et améliorer l’aide à la décision, tout en conservant des contrôles adaptés.
- Le stress accumulé au travail a aussi des répercussions sur la cellule familiale, donc le chef de service doit en tenir compte.
- Les cadres supérieurs bénéficient d’une évaluation approfondie à différents moments du parcours, prévue par l’article L. 412-2 du code général de la fonction publique.
💡 Astuce mémo
Priorités = Réagir (court terme) + Diriger (moyen/long terme) ; sinon Dictature des urgences.
🔑 Notions clés & Définitions
- Évaluation approfondie : Évaluation périodique des cadres supérieurs visant à apprécier la qualité des pratiques, les réalisations et l’aptitude à exercer des responsabilités supérieures.
- CSATE : Instance collégiale rattachée au ministre de l’Intérieur qui conduit les évaluations des cadres supérieurs de la police nationale.
- Auto-évaluation : Évaluation réalisée par le cadre lui-même, servant de base à l’entretien avec l’instance évaluatrice.
- Grands témoins : Personnes de l’environnement professionnel mobilisées pour confronter la perception des pratiques à celle du cadre évalué.
📝 Points essentiels
- L’évaluation approfondie est réalisée au moins une fois tous les six ans et se distingue de l’entretien annuel hiérarchique.
- Le processus d’évaluation est normé pour limiter les biais de subjectivité.
- Chaque évaluation prend la forme d’un entretien fondé sur l’auto-évaluation et sur les retours des grands témoins.
- Le rapport d’évaluation est débattu en collégialité, validé par le responsable du collège, puis adressé au DGPN et au DGSI et au PP selon l’autorité d’emploi.
- L’autorité hiérarchique directe de l’évalué ne reçoit pas le rapport, mais le cadre reçoit le rapport et peut demander un entretien de restitution.
- Le rapport peut inclure des perspectives de carrière et recommander des actions de formation, une aide au management, une mobilité, ou une saisine du médiateur interne ou de l’IGPN/IGSI en cas d’insuffisance déontologiqu
💡 Astuce mémo
6 ans = 6 ans : entretien annuel ≠ évaluation approfondie (au moins tous les 6 ans).
🔑 Notions clés & Définitions
- Briefing : Réunion courte de cadrage qui permet d’aligner l’équipe sur les objectifs, les priorités et les consignes du moment.
- Plan d’action : Document de pilotage qui traduit des objectifs en actions concrètes, responsables et échéances pour organiser l’exécution.
- Cohésion d’équipe : Ensemble de pratiques visant à renforcer l’unité du collectif et le sentiment d’appartenance au service.
- Outils de partage : Moyens et supports permettant de diffuser l’information et les bonnes pratiques au sein du collectif.
- Communication orale et écrite : Ensemble des techniques de transmission d’informations par la parole et par des documents formels adaptés aux situations.
📝 Points essentiels
- Les méthodes de management incluent briefing et plan d’action pour structurer l’action et la coordination.
- La cohésion peut être travaillée via des dispositifs dédiés, afin de consolider l’appartenance au collectif.
- La communication doit donner du sens aux actions et soutenir l’engagement individuel et collectif.
- L’usage d’outils de partage sert à faire circuler les informations et à capitaliser les pratiques.
- Les techniques de communication orale et écrite doivent être adaptées à l’interlocuteur et au contexte.
- Les managers doivent utiliser les outils de communication avec le bon niveau de formalisme selon la situation (consignes, note de service, télégramme, compte-rendu, communication verbale).
💡 Astuce mémo
Briefing = Boussole du jour ; Plan d’action = Feuille de route ; Cohésion = Colle du collectif ; Outils de partage = Mémoire commune ; Oral/Écrit = Canal adapté.
🔑 Notions clés & Définitions
- Empreinte d’éthique : Notion de communication professionnelle qui impose que chaque message managérial respecte des exigences éthiques et déontologiques.
- QVT : Démarche de qualité de vie au travail qui vise à améliorer les conditions de travail et à réduire les facteurs de risque.
- RPS : Risques psycho-sociaux regroupant les atteintes liées à l’organisation, aux relations et à la charge de travail.
- CMO : Outil médico-administratif mobilisé dans le suivi des personnels en difficulté, en articulation avec les dispositifs CLM ou CLD.
- CLM ou CLD : Dispositifs médico-administratifs utilisés dans la prise en charge des personnels en difficulté, en complément du CMO.
📝 Points essentiels
- La communication professionnelle en management de proximité doit intégrer une empreinte d’éthique, y compris lors de cas réels de pratique.
- La démarche QVT se construit à partir d’un état des lieux incluant RPS et QVT, puis en traitant les problématiques identifiées.
- Le manager doit prendre en compte le facteur humain pour donner du sens au travail et favoriser le collectif de travail.
- La prévention des RPS vise à prévenir les risques psycho-sociaux tout en développant la performance via des solutions adaptées.
- La gestion des personnels en difficulté mobilise des approches psychologique, médico-administrative, sociale et managériale.
- Le volet médico-administratif repose sur la détection de signes et symptômes et sur l’usage du CMO ainsi que de CLM ou CLD.
💡 Astuce mémo
Éthique + QVT + RPS : 4 angles (psycho, médico, social, managérial) pour prévenir et agir.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 2020 | Parution du référentiel des compétences managériales de la police nationale |
| 5 octobre 2017 | Instruction DGPN rappelant la doctrine en matière de communication institutionnelle |
| 28 janvier 2022 | Note DGPN sur l’accompagnement d’un agent blessé en service lors de la phase de reconstruction de son identité professionnelle |
📊 Tableaux de synthèse
Rôle et posture attendus des cadres (5 C)
| Volet | Ce que le cadre fait | But |
|---|
| Connaître | Connaître le travail des collaborateurs | Mieux concevoir, convaincre, conduire, contrôler |
| Concevoir | Réfléchir, trier les priorités, redéfinir le cap | Anticiper et planifier pour améliorer l’organisation |
| Convaincre | Être sincère, humble, porter un discours vrai avec optimisme | Créer confiance et adhésion |
| Conduire | Arbitrer, décider, déléguer, gérer imprévus et conflits | Atteindre les objectifs et assurer la prévention RPS |
| Contrôler | Assurer le contrôle interne, prévenir dysfonctionnements | Garantir respect des règles et de l’éthique |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre bienveillance et absence de rigueur : la bienveillance n’exclut pas la fermeté quand la situation l’exige.
- Croire qu’il existe un modèle unique de commandement : la forme varie selon fonctions, grade et spécificités des services.
- Penser que la confiance remplace le contrôle : la confiance n’exclut pas le contrôle interne indispensable.
- Déléguer sans cadrer : l’autonomie doit rester raisonnable et effective, avec contrôles adaptés et bilans d’étape.
- Oublier les objectifs à moyen/long terme au profit des urgences : la dictature des événements ponctuels récurrents détruit la stratégie.
- Traiter la communication comme un simple outil : elle est une action de police et doit respecter secret de l’enquête, discrétion et devoir de réserve.
- Réduire le devoir de protection à la sécurité physique : il inclut aussi santé mentale, risques psychosociaux et accompagnement des fragilités.
✅ Checklist Examen
- Expliquer pourquoi il n’existe pas de modèle unique de commandement et ce qui reste commun à tous les cadres (valeurs et qualités).
- Décrire le rôle du cadre : donner du sens, veiller à la cohésion, créer un environnement de bienveillance et de confiance, adapter le commandement, communiquer.
- Citer les finalités rappelées au quotidien (respect de la loi, défense des institutions, protection des citoyens) et relier la qualité du service à la légitimité.
- Définir la logique « sens + cohésion + esprit d’équipe » et montrer comment elle produit confiance et motivation.
- Présenter la posture attendue du cadre via les « 5 C » (connaître, concevoir, convaincre, conduire, contrôler) et donner pour chacun un exemple d’action.
- Expliquer comment le cadre adapte sa posture selon la situation (commandement différencié : plus directif en crise, plus participatif en temps ordinaire).
- Décrire les exigences de communication interne (ascendante, descendante, horizontale) et les règles de respect (secret de l’enquête, discrétion, devoir de réserve et neutralité).
- Expliquer le devoir de protection : santé et sécurité physiques et mentales, protection organique et fonctionnelle, accompagnement des blessés et rôle dans la lutte contre le suicide.
- Lister les dispositifs et leviers d’accompagnement cités (SSPO, GAPV, médecine de prévention, CMO/CLM-CLD, MAB, réseaux de soutien) et préciser leur finalité.
- Expliquer comment le cadre utilise les outils de pilotage : gestion par objectifs (lettre de mission, entretiens d’évaluation) et moments clés de communication (réunion du matin, passage de consigne).
- Décrire la maîtrise des risques : AMARIS (autocontrôle) et DUERMI (hygiène/santé/sécurité au travail) et relier-les au devoir de protection.
- Expliquer l’évaluation approfondie des cadres supérieurs : au moins tous les six ans, instance collégiale (CSATE), auto-évaluation et grands témoins, rapport débattu et communiqué au cadre.
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