Fiche de révision : Mécanismes et stratégies mnésiques

Plan du Cours

  1. Fonctions exécutives
  2. Mémoire de travail
  3. Mémoire à long terme
  4. Types de mémoire
  5. Processus mnésiques
  6. Stratégies d'apprentissage
  7. Formation des souvenirs
  8. Plasticité neuronale
  9. Rôle de l'hippocampe
  10. Encodage et consolidation

1. Fonctions exécutives

Notions clés & Définitions

  • Fonctions exécutives : Ensemble de processus cognitifs permettant la planification, la régulation, la flexibilité mentale, l'inhibition et la mémoire de travail, essentiels pour la réalisation d'objectifs complexes.
  • Inhibition : Capacité à bloquer ou supprimer des réponses ou des stimuli distracteurs pour se concentrer sur une tâche pertinente.
  • Flexibilité mentale : Aptitude à adapter ses stratégies ou perspectives face à des changements ou de nouvelles informations.
  • Mémoire de travail : Système temporaire de stockage et de manipulation d’informations nécessaires à la réalisation d’une tâche cognitive.
  • Encodage mnésique : Processus de transformation des informations sensorielles en traces durables dans la mémoire.
  • Plasticité neuronale : Capacité du cerveau à modifier ses circuits en réponse à l’expérience, favorisant l’apprentissage et la mémorisation.

Points essentiels

  • Les fonctions exécutives sont cruciales pour l’autonomie, la résolution de problèmes et l’adaptation aux situations nouvelles.
  • L’inhibition permet de gérer les distractions et de contrôler les impulsions, essentielle pour la concentration.
  • La flexibilité mentale favorise la résolution de problèmes et l’adaptation face aux changements.
  • La mémoire de travail est limitée (environ 7 ± 2 éléments) et doit être sollicitée pour l’apprentissage, notamment par des stratégies d’enrichissement sensoriel et d’organisation.
  • La consolidation mnésique implique l’hippocampe pour l’encodage initial, puis le cortex pour la mémoire à long terme.
  • La plasticité neuronale, selon le postulat de Hebb, renforce les connexions synaptiques par la répétition et l’activation simultanée des neurones.

À retenir

Les fonctions exécutives régulent nos activités cognitives et comportementales, en particulier la mémoire, l’inhibition et la flexibilité, et sont fondamentales pour l’apprentissage, la mémoire et l’adaptation. Leur stimulation et leur entraînement améliorent la capacité d’apprentissage et la gestion des situations complexes.

2. Mémoire de travail

Notions clés & Définitions

  • Mémoire de travail : Capacité cognitive permettant de maintenir et de manipuler temporairement des informations nécessaires à une tâche en cours. Elle est essentielle pour le raisonnement, la résolution de problèmes et la compréhension.

  • Encodage : Processus de transformation des informations sensorielles en une trace mnésique, permettant leur stockage dans la mémoire à long terme. Il nécessite un effort attentionnel et peut être renforcé par des stratégies multisensorielles.

  • Consolidation mnésique : Processus par lequel une mémoire à court terme devient une mémoire à long terme, souvent par répétition ou réactivation, impliquant le renforcement des connexions neuronales.

  • Postulat de Hebb : Théorie selon laquelle la coactivation de deux neurones renforce leur connexion synaptique, favorisant l’apprentissage et la mémoire durable.

  • Mémoire sensorielle : Mémoire qui enregistre brièvement les stimuli sensoriels (millisecondes à secondes), permettant une première étape de traitement de l’information.

  • Empan mnésique : Capacité limitée de la mémoire à court terme, généralement de 7 ± 2 éléments, qui détermine la quantité d’informations pouvant être retenues simultanément.

Points essentiels

  • La mémoire se compose de plusieurs types : sensorielle, à court terme (mémoire de travail) et à long terme (épisodique, sémantique, procédurale).
  • La mémoire sensorielle est très brève, mais essentielle pour la perception initiale.
  • La mémoire de travail permet de manipuler activement l’information, avec une capacité limitée (empan mnésique).
  • La consolidation mnésique, processus de transfert vers la mémoire à long terme, peut être renforcée par la répétition, la multisensorialité, et l’organisation de l’information.
  • La plasticité neuronale, selon le postulat de Hebb, sous-tend l’apprentissage durable par la modification des connexions synaptiques.
  • La récupération efficace repose sur des stratégies telles que le test actif, l’espacement des sessions, et le feedback positif.

À retenir

La mémoire de travail est une capacité limitée et fragile, mais modulable par des stratégies d’apprentissage et de réactivation, essentielle pour la réussite scolaire et le développement cognitif. La consolidation et la récupération efficaces dépendent d’un encodage organisé, multisensoriel et d’un entraînement régulier.

3. Mémoire à long terme

Notions clés & Définitions

  • Mémoire à long terme : Capacité de stocker des informations sur une période prolongée, allant de plusieurs heures à toute une vie. Elle permet la rétention durable des connaissances, des expériences et des compétences.

  • Mémoire déclarative : Type de mémoire à long terme qui concerne les souvenirs conscients et verbalisables, comprenant la mémoire épisodique et sémantique.

  • Mémoire non déclarative (procédurale) : Mémoire des compétences, habitudes et réflexes inconscients, comme faire du vélo ou jouer d’un instrument.

  • Encodage : Processus de transformation des informations sensorielles en traces mnésiques durables, étape essentielle pour la mémorisation.

  • Consolidation mnésique : Processus par lequel une trace mnésique devient stable et résistante à l’oubli, souvent renforcée par la répétition et la multisensorialité.

  • Postulat de Hebb : Théorie selon laquelle la co-activation de deux neurones renforce leur connexion synaptique, favorisant l’apprentissage et la mémoire durable.

Points essentiels

  • La mémoire à long terme se divise en mémoire déclarative (épisodique et sémantique) et mémoire procédurale.
  • La formation des souvenirs repose sur l’encodage, le stockage et la récupération.
  • L’hippocampe joue un rôle clé dans l’encodage et la consolidation, mais pas dans le stockage à long terme des souvenirs anciens.
  • La plasticité neuronale, selon Hebb, permet de renforcer les connexions synaptiques lors de l’apprentissage.
  • La consolidation mnésique est favorisée par la répétition, la multisensorialité et l’organisation du contenu avec du sens.
  • La mémoire sensorielle est très brève (millisecondes), tandis que la mémoire à court terme limite la quantité d’informations retenues (7 ± 2 éléments).
  • La mémoire de travail permet de maintenir et manipuler temporairement l’information pour des tâches cognitives.

À retenir

La mémoire à long terme repose sur un processus dynamique d’encodage, de consolidation et de récupération, renforcé par la plasticité neuronale et des stratégies d’apprentissage efficaces. La compréhension de ses mécanismes permet d’optimiser la mémorisation et l’apprentissage.

4. Types de mémoire

Notions clés & Définitions

  • Mémoire sensorielle : Mémoire qui enregistre brièvement les informations captées par les sens (durée : millisecondes). Elle permet de percevoir la continuité de l’environnement malgré la déformation sensorielle.
  • Mémoire à court terme / mémoire de travail : Capacité limitée (7 ± 2 éléments) à retenir et manipuler des informations pendant une courte durée (moins de 30 secondes). Elle est essentielle pour le traitement immédiat des données.
  • Mémoire à long terme : Stockage durable des informations, subdivisé en mémoire épisodique, sémantique et procédurale. Elle permet de conserver et de rappeler des souvenirs et connaissances.
  • Mémoire épisodique : Mémoire déclarative qui enregistre les événements personnels dans leur contexte spatial et temporel.
  • Mémoire sémantique : Mémoire déclarative des connaissances générales, abstraites, décontextualisées.
  • Mémoire procédurale : Mémoire non déclarative des habitudes motrices et sensori-motrices, inconsciente, liée à la pratique et à l’automatisation des compétences.

Points essentiels

  • La mémoire se construit par étapes : encodage, stockage, récupération.
  • L’hippocampe joue un rôle clé dans l’encodage et la consolidation des souvenirs, notamment dans la formation de nouvelles traces mnésiques.
  • La plasticité neuronale, selon le postulat de Hebb, permet de renforcer les connexions synaptiques par coactivation neuronale, favorisant l’apprentissage durable.
  • La consolidation mnésique est renforcée par des stratégies multisensorielles et la répétition espacée.
  • La mémoire sensorielle est très brève, mais essentielle pour la perception continue de l’environnement.
  • La mémoire de travail est limitée en capacité et en durée, mais peut être améliorée par des stratégies d’entraînement et d’organisation.
  • La récupération active, via le test ou le feedback, facilite la mémorisation en renforçant les traces mnésiques.

À retenir

La mémoire est un processus complexe, structuré en plusieurs types, dont la maîtrise et l’entraînement permettent d’optimiser l’apprentissage et la rétention des connaissances. La plasticité neuronale et les stratégies d’encodage, de stockage et de récupération jouent un rôle central dans la consolidation durable des souvenirs.

5. Processus mnésiques

Notions clés & Définitions

  • Mémoire sensorielle : mémoire qui enregistre brièvement les informations captées par les sens, durant quelques millisecondes, permettant la perception continue de l’environnement.
  • Mémoire à court terme / mémoire de travail : capacité limitée (7 ± 2 éléments) à retenir et manipuler des informations pendant une courte durée (moins de 30 secondes). Elle permet d’effectuer des opérations cognitives immédiates.
  • Mémoire à long terme : stockage durable des informations, subdivisée en mémoire épisodique (souvenirs personnels, contexte spécifique), sémantique (connaissances générales) et procédurale (habitudes motrices).
  • Encodage : processus de transformation des informations en une trace mentale susceptible d’être stockée.
  • Consolidation mnésique : processus par lequel une mémoire à court terme devient une mémoire à long terme, souvent renforcée par la répétition et la multisensorialité.
  • Postulat de Hebb : principe selon lequel la coactivation de deux neurones renforce leur connexion synaptique, favorisant l’apprentissage et la mémoire durable.

Points essentiels

  • La mémoire fonctionne selon une succession d’étapes : encodage, stockage, récupération.
  • La mémoire sensorielle est très brève, mais essentielle pour la perception continue. La mémoire à court terme limite la quantité d’informations traitées simultanément, avec un empan mnésique de 7 ± 2 éléments.
  • La mémoire à long terme se forme via un processus d’encodage organisé, souvent multisensoriel, et de consolidation répétée.
  • La plasticité neuronale, selon Hebb, permet de renforcer les connexions synaptiques lors de l’apprentissage.
  • La différenciation entre mémoire épisodique, sémantique et procédurale permet de comprendre la diversité des souvenirs et leur mode de stockage.
  • Les stratégies d’apprentissage efficaces incluent la répétition, l’organisation avec du sens, l’espacement des sessions, le test en mémoire, et le feedback positif.
  • La récupération active, notamment par le test, facilite la consolidation et la réactivation des souvenirs.

À retenir

La mémoire est un processus dynamique, modulable par l’entraînement et les stratégies, et sa compréhension permet d’optimiser l’apprentissage et la mémorisation. La consolidation, renforcée par la répétition multisensorielle et la récupération active, est essentielle pour transformer une information en souvenir durable.

6. Stratégies d'apprentissage

Notions clés & Définitions

  • Mémoire sensorielle : Mémoire qui enregistre brièvement les informations captées par les sens (durée : millisecondes). Elle permet de percevoir la continuité dans un environnement changeant.

  • Mémoire à court terme / mémoire de travail : Capacité limitée (7 ± 2 éléments) à retenir et manipuler des informations pendant une courte durée (moins de 30 secondes). Elle est essentielle pour le traitement cognitif immédiat.

  • Mémoire à long terme : Stockage durable des informations, subdivisé en mémoire épisodique (souvenirs personnels), sémantique (connaissances générales) et procédurale (habitudes motrices).

  • Encodage : Processus de transformation des informations en une trace mentale pour leur stockage ultérieur. L'encodage organisé avec du sens facilite la mémorisation.

  • Postulat de Hebb : Théorie selon laquelle la coactivation de deux neurones renforce leur connexion (synapse). Elle explique la plasticité neuronale et l'apprentissage.

  • Effet d'espacement : Stratégie consistant à répartir les sessions d'apprentissage dans le temps pour améliorer la consolidation et la récupération des informations.

Points essentiels

  • La mémoire se construit via plusieurs étapes : encodage, stockage et récupération. La qualité de chaque étape influence la réussite de l'apprentissage.
  • La plasticité neuronale, illustrée par le postulat de Hebb, permet de renforcer les connexions neuronales par la répétition et la coactivation.
  • La mémoire sensorielle est très brève, mais elle sert de porte d'entrée à la mémoire à court terme, qui elle-même peut alimenter la mémoire à long terme.
  • L'attention limitée et fluctuante nécessite des stratégies pour optimiser l'encodage, comme l'organisation du contenu avec du sens ou l'utilisation de stimuli multisensoriels.
  • La récupération active (auto-test, feedback) favorise la consolidation et la mémorisation durable.

À retenir

Les stratégies d'apprentissage efficaces reposent sur la compréhension du fonctionnement de la mémoire et sur l'utilisation de techniques telles que l'espacement, la multimodalité, et la récupération active pour optimiser la mémorisation et la transfert des connaissances.

7. Formation des souvenirs

Notions clés & Définitions

  • Mémoire sensorielle : mémoire qui enregistre brièvement les informations sensorielles captées par les sens, durant quelques millisecondes à quelques secondes. Exemple : mémoire iconique (vision) ou échoïque (audition).
  • Mémoire à court terme / mémoire de travail : capacité limitée à retenir et manipuler des informations pendant moins de 30 secondes. Empan mnésique de 7 ± 2 éléments. Exemple : retenir un numéro de téléphone brièvement.
  • Mémoire à long terme : stockage durable des informations, subdivisée en mémoire épisodique, sémantique et procédurale. Elle permet de rappeler des souvenirs, connaissances ou habitudes.
  • Encodage : processus de transformation des informations sensorielles en traces mnésiques exploitables. Essentiel pour la consolidation.
  • Consolidation mnésique : processus par lequel une trace mnésique devient stable et durable, souvent renforcée par la répétition et la multisensorialité.
  • Postulat de Hebb : principe selon lequel la coactivation de deux neurones renforce leur connexion synaptique, favorisant l’apprentissage et la mémoire durable.

Points essentiels

  • La formation des souvenirs commence par l’encodage sensoriel, puis la consolidation dans la mémoire à long terme.
  • L’hippocampe joue un rôle clé dans l’intégration et l’encodage des nouvelles informations, mais n’est pas impliqué dans le stockage à long terme.
  • La mémoire sensorielle est très brève, mais essentielle pour capter l’environnement. La mémoire de travail limite la quantité d’informations traitées simultanément.
  • La mémoire à long terme se divise en mémoire déclarative (épisodique et sémantique) et procédurale (habitudes motrices).
  • La plasticité neuronale, selon le postulat de Hebb, permet de renforcer les connexions synaptiques par la répétition et la coactivation.
  • Les stratégies d’apprentissage efficaces incluent l’attention focalisée, l’enrichissement multisensoriel, l’espacement des sessions, la récupération active (tests), et le feedback positif.

À retenir

La formation des souvenirs repose sur un processus dynamique d’encodage, de consolidation et de récupération, renforcé par la plasticité neuronale et des stratégies d’apprentissage adaptées. La maîtrise de ces mécanismes permet d’optimiser la mémorisation et l’apprentissage.

8. Plasticité neuronale

Notions clés & Définitions

  • Plasticité neuronale : Capacité du cerveau à modifier ses connexions synaptiques en réponse à l'expérience, l'apprentissage ou les lésions. Elle permet la formation, l’adaptation et la réorganisation des circuits neuronaux tout au long de la vie.

  • Postulat de Hebb : Théorie selon laquelle la coactivation de deux neurones renforce leur connexion synaptique ( "les neurones qui s’activent ensemble se connectent ensemble" ). Fondement de l’apprentissage et de la mémoire.

  • Mémoire sensorielle : Trace mnésique très courte (millisecondes) qui enregistre brièvement les stimuli sensoriels, permettant la perception continue de l’environnement.

  • Mémoire à court terme / mémoire de travail : Capacité limitée (7 ± 2 éléments) à retenir et manipuler des informations pendant une courte durée (moins de 30 secondes). Essentielle pour le traitement cognitif immédiat.

  • Mémoire à long terme : Stockage durable des informations, subdivisé en mémoire épisodique (souvenirs personnels), sémantique (connaissances générales) et procédurale (habitudes motrices).

  • Encodage : Processus de transformation des informations sensorielles en traces mnésiques durables, étape clé dans la formation des souvenirs.

Points essentiels

  • La plasticité neuronale sous-tend l’apprentissage, la mémoire et la récupération. Elle est renforcée par l’activité simultanée de neurones (postulat de Hebb).
  • La consolidation mnésique implique un processus continu où l’hippocampe encode et lie les informations sensorielles, puis transfère ces traces au cortex pour stockage à long terme.
  • La mémoire sensorielle ne dure que quelques millisecondes, tandis que la mémoire à court terme limite la quantité d’informations retenues (7 ± 2 éléments).
  • La mémoire à long terme se divise en mémoire épisodique, sémantique et procédurale, chacune ayant un mode de stockage et de récupération spécifique.
  • L’apprentissage efficace repose sur des stratégies telles que l’attention focalisée, l’organisation avec du sens, l’espacement des sessions, la récupération active et le feedback positif.
  • La neuroplasticité permet la réorganisation du cerveau même après des lésions ou lors de l’apprentissage, ce qui ouvre des perspectives pour la rééducation et l’optimisation cognitive.

À retenir

La plasticité neuronale, soutenue par le postulat de Hebb, est la base de l’apprentissage et de la mémoire, permettant au cerveau de s’adapter et de se réorganiser tout au long de la vie par la modification durable des connexions synaptiques.

9. Rôle de l'hippocampe

Notions clés & Définitions

  • Hippocampe : Structure cérébrale située dans le lobe temporal, essentielle pour la formation, l'encodage et la consolidation des souvenirs, notamment la mémoire déclarative.
  • Amnésie antérograde : Incapacité à former de nouveaux souvenirs après une lésion de l’hippocampe, sans affecter la mémoire ancienne.
  • Encodage mnésique : Processus par lequel les informations sensorielles sont transformées en traces durables dans la mémoire, principalement via l’action de l’hippocampe.
  • Plasticité neuronale : Capacité du cerveau à modifier ses circuits, notamment par la synapse, suite à l’activité, favorisant l’apprentissage et la mémoire.
  • Postulat de Hebb : Théorie selon laquelle la co-activation de deux neurones renforce leur connexion synaptique, facilitant l’apprentissage durable.
  • Mémoire déclarative : Mémoire consciente permettant de déclarer des faits ou événements, comprenant la mémoire épisodique et sémantique.

Points essentiels

  • L’hippocampe est crucial pour l’encodage et la consolidation des souvenirs, en particulier la mémoire déclarative (épisodique et sémantique).
  • La résection bilatérale de l’hippocampe entraîne une amnésie antérograde, empêchant la formation de nouveaux souvenirs, tout en laissant intacte la mémoire ancienne.
  • La mémoire sensorielle envoie des informations au cortex via l’hippocampe, qui fait le tri, la liaison et l’encodage pour créer une trace mnésique unique.
  • La plasticité neuronale, renforcée par le postulat de Hebb, permet de consolider durablement les connexions synaptiques lors de l’apprentissage.
  • La mémoire à long terme se constitue par la répétition et l’enrichissement multisensoriel, facilitant la récupération future.
  • La consolidation mnésique est un processus continu, où l’hippocampe joue un rôle temporaire avant que le cortex ne prenne le relais.

À retenir

L’hippocampe est le centre de l’encodage et de la consolidation des souvenirs, en reliant et en triant les informations sensorielles, avant de transférer ces traces au cortex pour une mémoire à long terme durable.

10. Encodage et consolidation

Notions clés & Définitions

  • Encodage mnésique : Processus de transformation des informations sensorielles en traces mémorielles durables dans le cerveau, permettant leur stockage et récupération ultérieure.
  • Consolidation mnésique : Processus par lequel une trace mnésique initiale devient stable et résistante à l’oubli, souvent renforcée par la répétition et la multisensorialité.
  • Mémoire à court terme (ou mémoire de travail) : Capacité limitée (7 ± 2 éléments) à maintenir et manipuler des informations pendant une courte durée (moins de 30 secondes).
  • Mémoire à long terme : Stockage durable d’informations, subdivisé en mémoire épisodique (souvenirs personnels) et sémantique (connaissances générales).
  • Postulat de Hebb : Théorie selon laquelle la coactivation de deux neurones renforce leur connexion synaptique, favorisant l’apprentissage et la mémoire.
  • Effet d’espacement : Stratégie d’apprentissage consistant à répartir les sessions d’étude dans le temps pour améliorer la consolidation et la récupération des informations.

Points essentiels

  • L’encodage est un processus actif influencé par l’attention, la multisensorialité et la signification des informations.
  • La consolidation permet de transformer une mémoire fragile en une trace stable, facilitant la récupération à long terme.
  • La mémoire sensorielle est très courte (millisecondes), tandis que la mémoire à court terme limite la quantité d’informations retenues.
  • La mémoire à long terme se divise en mémoire déclarative (épisodique et sémantique) et procédurale (habitudes motrices).
  • La plasticité neuronale, illustrée par le postulat de Hebb, sous-tend l’apprentissage durable par la modification des connexions synaptiques.
  • La récupération efficace repose sur des stratégies telles que la répétition, le test actif, le feedback et le renforcement positif.

À retenir

L’encodage et la consolidation sont des processus fondamentaux qui transforment l’expérience en souvenirs durables, leur optimisation repose sur l’attention, la multisensorialité, la répétition espacée et la pratique active.

Tableaux de Synthèse

Fonction / Type de mémoireCaractéristiques principalesRôle cléLocalisation principale
Fonctions exécutivesPlanification, inhibition, flexibilitéRégulation des activités cognitivesCortex préfrontal
Mémoire sensorielleTrès brève (ms à s), enregistrement initialPerception continue de l’environnementCortex sensoriel
Mémoire de travailLimitée (7 ± 2 éléments), manipulation activeRaisonnement, résolution de problèmesCortex préfrontal, régions associatives
Mémoire à long termeDurable, stockage d’informationsRétention durable des connaissancesHippocampe (encodage/consolidation), cortex (stockage)
Mémoire déclarativeSouvenirs conscients (épisodique, sémantique)Rappeler faits et événementsHippocampe, cortex temporal
Mémoire procéduraleInconsciente, compétences motricesAutomatisation des habiletésCortex moteur, cervelet

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre mémoire sensorielle et mémoire à court terme : la sensorielle est très brève, la courte limite la quantité d’informations retenues.
  2. Assimiler mémoire à long terme uniquement à la mémoire déclarative : la mémoire non déclarative (procédurale) est aussi essentielle.
  3. Croire que l’hippocampe stocke tous les souvenirs : il est crucial pour l’encodage et la consolidation, pas pour le stockage à long terme.
  4. Confondre mémoire de travail et mémoire à court terme : la mémoire de travail manipule activement l’information, la courte la retient passivement.
  5. Surestimer la capacité de la mémoire à long terme : elle est limitée par la qualité de l’encodage et la consolidation.
  6. Penser que la plasticité neuronale est uniquement liée à l’enfance : elle se maintient tout au long de la vie.
  7. Négliger l’importance des stratégies d’organisation pour l’encodage et la récupération.

Checklist Examen

  • Maîtriser la définition des fonctions exécutives et leurs composantes.
  • Connaître la capacité et la durée de la mémoire sensorielle.
  • Identifier les différences entre mémoire de travail, mémoire à court terme et mémoire à long terme.
  • Savoir distinguer la mémoire déclarative (épisodique, sémantique) et non déclarative (procédurale).
  • Expliquer le rôle de l’hippocampe dans l’encodage et la consolidation.
  • Comprendre le postulat de Hebb et son impact sur la plasticité neuronale.
  • Connaître les processus d’encodage, de consolidation et de récupération.
  • Identifier les stratégies favorisant la mémorisation (répétition, multisensorialité, organisation).
  • Reconnaître les principaux pièges liés à la confusion entre types de mémoire.
  • Savoir décrire le rôle de la plasticité neuronale dans l’apprentissage.
  • Être capable d’illustrer la différence entre mémoire sensorielle, courte, et à long terme.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique à chaque type de mémoire et processus mnésiques.

Teste tes connaissances

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1. Les fonctions exécutives sont :

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Fonctions exécutives — définition ?

Processus cognitifs pour la planification, régulation, flexibilité, inhibition, mémoire de travail.

Fonctions exécutives — définition?

Processus cognitifs pour planifier, réguler, inhiber, s'adapter.

Mémoire de travail — rôle ?

Maintenir et manipuler temporairement des informations pour une tâche.

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