📋 Plan du Cours
- Cadre réglementaire SAD
- Missions obligatoires SAD
- Organisation SAD
- Public éligible SAD
- Exigences qualité SAD
- Typologie SAD
- Partenariats soins
- Prévention et repérage
- Conformité réglementaire
📖 1. Cadre réglementaire SAD
🔑 Notions clés & Définitions
- Article 44 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 : disposition législative qui constitue la base juridique de la réforme, posant le cadre de la transformation du secteur des services à domicile en France.
- Décret n° 2023-608 du 17 juillet 2023 : texte réglementaire qui traduit la volonté législative en dispositions concrètes, établissant le cadre juridique pour la mise en œuvre de la réforme.
- Périmètre d'application aux structures prestataires uniquement : restriction selon laquelle seules les structures employant directement leur personnel et facturant les prestations sont concernées par la réforme, excluant les modes mandataire ou mixtes pour la partie non prestataire.
- Échéance impérative du 30 juin 2025 : date limite fixée par la réglementation pour que toutes les structures concernées se mettent en conformité, sous peine d'abrogation automatique de leur autorisation.
- Modalités de mise en conformité et sanctions : processus à suivre pour respecter les nouvelles exigences réglementaires, comprenant diagnostic, plan d’action, et risques de sanctions administratives en cas de non-respect (notamment l’abrogation de l’autorisation).
📝 Points essentiels
- La réforme s’appuie sur l’article 44 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022, renforcé par le décret n° 2023-608 pour préciser les modalités d’application.
- Seules les structures prestataires sont concernées, impliquant l’emploi direct des intervenants et la facturation aux bénéficiaires ou financeurs.
- La date du 30 juin 2025 constitue une échéance impérative pour la mise en conformité, sous peine d’abrogation automatique de l’autorisation d’exploitation.
- La mise en conformité doit suivre des modalités strictes : diagnostic, planification, investissements, formation, et adaptation organisationnelle.
- La non-conformité entraîne des sanctions automatiques : abrogation de l’autorisation, sans procédure préalable, soulignant la nécessité d’une planification rigoureuse.
💡 À retenir
La réforme réglementaire, encadrée par l’article 44 de la loi de financement de 2022 et le décret de 2023, impose aux structures prestataires une mise en conformité avant le 30 juin 2025, sous peine de sanctions automatiques, dans une logique de coordination et de simplification du secteur.
📖 2. Missions obligatoires SAD
🔑 Notions clés & Définitions
- Les quatre missions obligatoires fondamentales : activités essentielles que tout SAD doit assurer pour maintenir son autorisation, comprenant l’aide dans les actes quotidiens, la réponse aux besoins de soins, l’aide à l’insertion sociale et la prévention de la perte d’autonomie (voir section 3).
- Prestations d'assistance dans les actes quotidiens : interventions visant à aider la personne dans ses gestes de la vie quotidienne comme la toilette, l’habillage, la gestion des repas, excluant l’entretien des extérieurs ou travaux de rénovation (voir section 3).
- Mission de prévention : innovation majeure introduite par la réforme, consistant à repérer précocement les signes de fragilité et de perte d’autonomie pour agir en amont, en développant des partenariats et des compétences spécifiques (voir section 3).
- Ressources d’orientation pour le soutien aux aidants : moyens et outils permettant d’orienter les familles vers des ressources d’information ou de soutien, tels que Maboussoleaidants.fr, la PFR territoriale ou le numéro vert 0 800 360 360 (voir section 3).
📝 Points essentiels
- La réforme impose à chaque SAD d’assurer quatre missions fondamentales, dont l’aide dans les actes quotidiens, la réponse aux besoins de soins, l’aide à l’insertion sociale et la prévention de la perte d’autonomie, afin de garantir un accompagnement global et cohérent (voir section 3).
- La prestation d’assistance dans les actes quotidiens se limite aux gestes essentiels comme la toilette, l’habillage, la gestion des repas, tout en excluant l’entretien des extérieurs ou travaux de rénovation, pour clarifier le périmètre d’intervention (voir section 3).
- La mission de prévention constitue une innovation majeure, nécessitant une formation spécifique des intervenants, des protocoles de signalement et une coordination renforcée avec les professionnels de santé, pour agir en amont du déclin de l’autonomie (voir section 3).
- Les ressources d’orientation pour le soutien aux aidants permettent d’accompagner les familles en leur proposant des outils d’information et de soutien, renforçant ainsi le rôle de prévention et d’accompagnement global du SAD (voir section 3).
💡 À retenir
Les missions obligatoires des SAD visent à offrir un accompagnement intégré, cohérent et préventif, en passant d’une logique de simple assistance à une approche centrée sur la préservation et la restauration de l’autonomie.
📖 3. Organisation SAD
🔑 Notions clés & Définitions
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Organisation intégrée des SAD mixtes : Modèle organisationnel combinant à la fois l’aide à domicile et les soins, permettant une coordination fluide entre ces deux dimensions. Selon la réforme, cette organisation repose sur une structure unique qui assure la prise en charge globale, facilitant la continuité des interventions et la cohérence des parcours pour les usagers.
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Spécificités organisationnelles des SAD aide : Particularités propres à ces services, qui se concentrent exclusivement sur l’aide et l’accompagnement. Elles incluent notamment l’obligation de coordonner avec les professionnels de santé via des conventions formalisées, tout en ne délivrant pas directement les soins (voir "contraintes d'autorisation pour partenariats de soins").
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Contraintes d'autorisation pour partenariats de soins : Exigences réglementaires imposant aux SAD, notamment ceux d’aide, de formaliser des conventions avec des professionnels de santé (IDEL, cabinets, centres de santé). Ces partenariats doivent être négociés et organisés pour garantir la continuité des soins sans que le SAD ne les fournisse directement, conformément à la réglementation (voir "ressources humaines des SAD mixtes").
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Ressources humaines des SAD mixtes : Ensemble des personnels impliqués dans la structure, comprenant à la fois des auxiliaires de vie pour l’aide à domicile et des professionnels de santé pour les soins. La gestion de ces ressources doit respecter la réglementation spécifique, notamment en termes de formation, de coordination et de pluridisciplinarité.
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Extension aux autres professionnels de santé : Possibilité pour les SAD mixtes d’intégrer d’autres acteurs du secteur sanitaire ou social, afin d’enrichir l’offre de services et d’assurer une prise en charge plus complète. Cette extension nécessite une organisation adaptée et des partenariats formalisés, favorisant une approche pluridisciplinaire.
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Collaborations spécialisées autorisées : Partenariats avec des structures ou des professionnels spécialisés (ex : kinésithérapeutes, ergothérapeutes) pour renforcer la qualité et la diversité des interventions. Ces collaborations doivent respecter un cadre réglementaire précis, notamment en termes de contractualisation et de coordination.
📝 Points essentiels
- La réforme impose une organisation intégrée pour les SAD mixtes, combinant aide et soins, afin d’assurer une prise en charge cohérente et globale (voir "l'organisation intégrée").
- Les SAD aide doivent formaliser des partenariats avec des professionnels de santé via des conventions, pour garantir la continuité des soins sans les délivrer directement, conformément aux "contraintes d'autorisation pour partenariats de soins".
- La gestion des ressources humaines doit intégrer à la fois des personnels d’aide à domicile et des professionnels de santé, avec une organisation favorisant la pluridisciplinarité et la coordination renforcée.
- L’extension aux autres professionnels de santé permet d’enrichir l’offre de services, mais requiert une organisation adaptée et des collaborations formalisées.
- Les collaborations spécialisées autorisées renforcent la capacité du SAD à répondre à des besoins spécifiques, tout en respectant le cadre réglementaire.
💡 À retenir
L’organisation intégrée des SAD mixtes vise à coordonner efficacement aide et soins dans une structure unique, facilitant la continuité et la cohérence de l’accompagnement tout en respectant les contraintes réglementaires liées aux partenariats et ressources humaines.
📖 4. Public éligible SAD
🔑 Notions clés & Définitions
- Critères d'éligibilité réglementaires : Ensemble des conditions fixées par la réglementation pour déterminer si une personne peut bénéficier des services SAD, notamment en fonction de son âge, de son degré de dépendance ou de fragilité (voir section 8, 1.1).
- Correspondance avec dispositifs existants : Processus d'alignement entre les critères d'éligibilité du SAD et ceux des dispositifs sociaux ou médico-sociaux déjà en place, afin d'assurer une cohérence dans l'offre d'accompagnement (voir section 8, 1.2).
- Extension aux situations de fragilité sans plan d'aide : Possibilité d'inclure dans le public cible des personnes présentant des fragilités avérées mais ne disposant pas encore d'un plan d'aide formalisé, permettant un repérage précoce (voir section 8, 1.3).
- Repérage des fragilités comme nouvelle compétence professionnelle : Capacité développée chez les intervenants pour identifier précocement les signes de fragilité ou de déclin, même en l'absence d'un plan d'aide établi, intégrant cette compétence dans leur formation (voir section 8, 1.4).
📝 Points essentiels
- La définition du public éligible s'appuie sur des critères réglementaires précis, permettant d'encadrer l'accès aux SAD (voir section 8, 1.1).
- La correspondance avec dispositifs existants facilite la coordination et évite les doublons ou incohérences dans l'accompagnement (voir section 8, 1.2).
- La réforme autorise désormais l'extension du public cible aux personnes en fragilité sans plan d'aide, favorisant une prévention précoce et une intervention adaptée (voir section 8, 1.3).
- La compétence de repérage des fragilités, nouvelle dans le secteur, doit être intégrée dans la pratique professionnelle, nécessitant des formations spécifiques pour les intervenants (voir section 8, 1.4).
- La mise en œuvre de ces critères permet d'élargir l'accès aux services tout en assurant une réponse adaptée aux besoins évolutifs des bénéficiaires (voir section 8, 1.1 à 1.4).
💡 À retenir
La réforme du public éligible aux SAD repose sur des critères réglementaires précis, tout en intégrant la possibilité d'élargir l'accès aux personnes en fragilité sans plan d'aide, grâce à un repérage professionnel renforcé.
📖 5. Exigences qualité SAD
🔑 Notions clés & Définitions
- Cahier des charges national des SAD : Document réglementaire définissant les exigences et standards que doivent respecter les Services d'Autonomie à Domicile pour garantir la qualité de leur offre, leur organisation et leur coordination, en lien avec les objectifs stratégiques de la réforme (voir section 4, B.1).
- Objectifs du cahier des charges : Assurer la cohérence, la coordination et la qualité des services à domicile en fixant des orientations claires pour le développement, la participation des usagers, la gestion des risques, et la formation des professionnels (voir section 4, B.1).
- Outils de coordination imposés : Dispositifs et méthodes obligatoires pour favoriser la communication et la coopération entre les différents acteurs du secteur, notamment la mise en place de protocoles, de dossiers de liaison, et de réunions pluridisciplinaires (voir section 4, B.3).
- Participation des usagers et gestion des risques : Approche centrée sur l'implication active des bénéficiaires dans leur parcours d'autonomie, tout en intégrant des dispositifs pour identifier, évaluer et prévenir les risques liés à la perte d'autonomie (voir section 4, B.5).
- Développement des compétences et attractivité : Actions visant à renforcer la formation continue des professionnels, à améliorer leur reconnaissance, et à rendre le secteur plus attractif pour favoriser la qualité de l'accompagnement (voir section 4, B.6).
📝 Points essentiels
- Le cahier des charges national des SAD vise à uniformiser la qualité et la coordination des services, en intégrant des axes structurants pour assurer une réponse cohérente aux besoins des usagers (voir section 4, B.1, 4, 16).
- Les objectifs du cahier des charges incluent la participation active des usagers, la gestion efficace des risques, et le développement des compétences professionnelles pour garantir une offre adaptée et sécurisée (voir section 4, B.1, 4, 17).
- Les outils de coordination imposés doivent permettre une meilleure synergie entre les acteurs, notamment par la mise en place de protocoles, de dossiers partagés, et de réunions de concertation, afin de favoriser une approche systémique (voir section 4, B.3, 16).
- La participation des usagers est essentielle pour respecter leur autonomie et leur droit à l'information, tout en intégrant la gestion des risques pour prévenir les situations de fragilité ou d'accident (voir section 4, B.5, 17).
- Le développement des compétences des professionnels, par la formation et la valorisation, constitue un levier pour améliorer la qualité de l’accompagnement et rendre le secteur plus attractif (voir section 4, B.6, 17).
💡 À retenir
Le cahier des charges national des SAD fixe un cadre structurant visant à garantir la qualité, la coordination et la participation des usagers, tout en renforçant les compétences professionnelles pour répondre efficacement aux enjeux du maintien à domicile.
📖 6. Typologie SAD
🔑 Notions clés & Définitions
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SAD aide : Services d'Autonomie à Domicile spécialisés dans l’aide aux gestes de la vie quotidienne, à l’aide aux déplacements, à l’aide à l’insertion sociale, et à la prévention de la perte d’autonomie. Autorisés par le président du Conseil départemental, ils se concentrent exclusivement sur l’aide, tout en assurant une coordination avec les professionnels de soins via des partenariats formalisés (article L.313-1-3 du CASF).
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SAD mixtes : Services combinant à la fois des prestations d’aide et de soins, intégrant une organisation en mode « intégrée » pour répondre aux besoins globaux des bénéficiaires. Leur transformation ou création doit respecter immédiatement le cahier des charges lors de l’obtention de leur autorisation, sans délai de transition (section 3.B.3).
-
Différences entre SAD aide et SAD mixtes : Les SAD aide se limitent à l’aide à domicile et à la coordination avec les soins, sans délivrer directement de soins médicaux. Les SAD mixtes intègrent dans leur organisation la prestation de soins infirmiers ou médicaux, nécessitant une organisation intégrée et des ressources humaines spécifiques (section 3.B.1 et 3.B.3).
📝 Points essentiels
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La réforme distingue deux types principaux de SAD : SAD aide, qui se concentrent sur l’aide à la personne et la coordination avec les soins via des partenariats, et SAD mixtes, qui intègrent directement la prise en charge des soins infirmiers ou médicaux, avec une organisation structurée en mode « intégrée » (section 3.B).
-
Les SAD aide doivent garantir la continuité des soins par la mise en place de conventions de partenariat avec des professionnels de santé, sans exercer directement de soins. Leur organisation doit respecter des principes de coordination, notamment par la mise en place d’outils partagés et de réunions pluridisciplinaires (section 3.B.1).
-
La différence fondamentale réside dans l’intégration ou non des prestations de soins : les SAD mixtes doivent respecter immédiatement le cahier des charges lors de leur création ou transformation, tandis que les SAD aide disposent d’un délai jusqu’au 30 juin 2025 pour leur mise en conformité (section 3.B.3).
-
L’extension possible des interventions des SAD peut concerner l’intégration d’autres professionnels de santé ou la mise en place de collaborations spécialisées, renforçant ainsi leur capacité à répondre aux besoins globaux des bénéficiaires (section 3.B.6 et 3.B.7).
💡 À retenir
Les SAD se déclinent en deux typologies principales, l’aide à domicile (SAD aide) et l’organisation intégrée avec soins (SAD mixtes), cette différenciation étant essentielle pour respecter la réglementation et assurer une organisation adaptée aux besoins des bénéficiaires.
📖 7. Partenariats soins
🔑 Notions clés & Définitions
- Contraintes d'autorisation spécifiques aux partenariats de soins : exigences réglementaires imposant aux structures SAD d’établir des conventions formelles avec des professionnels de santé pour assurer la continuité et la coordination des soins, notamment la négociation et la formalisation de ces partenariats (voir section 3).
- Rôle des partenariats dans l'intégration aide et soins : ils permettent de coordonner efficacement les interventions d’aide à domicile avec les soins médicaux, favorisant une réponse globale et cohérente aux besoins des bénéficiaires, en évitant la fragmentation (voir section 3).
- Collaborations spécialisées autorisées : partenariats formels avec des professionnels ou structures spécifiques, comme les centres de ressources territoriaux ou les professionnels de santé, pour renforcer la coordination et la qualité des interventions (voir section 3).
- Importance des partenariats pour la coordination globale : ils sont essentiels pour assurer une prise en charge intégrée, éviter les doublons, optimiser les ressources et garantir la continuité des soins et de l’aide, conformément aux exigences réglementaires (voir section 3).
📝 Points essentiels
- Les structures SAD doivent établir des conventions formalisées avec des professionnels de santé (IDEL, cabinets médicaux, centres de santé) pour respecter les contraintes d'autorisation spécifiques aux partenariats de soins (voir section 3).
- Ces partenariats sont indispensables pour assurer la coordination globale entre l’aide à domicile et les soins médicaux, permettant une réponse cohérente et continue aux besoins des bénéficiaires (voir section 3).
- La collaboration spécialisée autorisée inclut notamment les centres de ressources territoriaux et autres acteurs du territoire, qui jouent un rôle clé dans la mise en œuvre d’une organisation intégrée (voir section 3).
- La mise en place de ces partenariats contribue à respecter l’objectif de la réforme de simplification et de coordination, en évitant la fragmentation des interventions et en renforçant la qualité de l’accompagnement (voir section 3).
💡 À retenir
Les partenariats de soins, encadrés par des contraintes d’autorisation strictes, jouent un rôle central dans l’intégration des aides et soins, permettant une coordination efficace et une prise en charge globale des bénéficiaires.
📖 8. Prévention et repérage
🔑 Notions clés & Définitions
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Mission de prévention (des SAD) : Action visant à anticiper la perte d’autonomie en identifiant précocement les signes de fragilité, afin de réduire ou retarder l’apparition de situations nécessitant une intervention plus lourde. (Source : décret, 2023)
-
Repérage des fragilités : Processus d’évaluation systématique pour détecter précocement les signes de vulnérabilité ou de déclin chez la personne accompagnée, permettant une intervention préventive adaptée. (Source : décret, 2023)
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Prévention des risques de chute : Ensemble d’actions visant à identifier et réduire les facteurs de risque de chute chez les personnes âgées ou en situation de handicap, afin de préserver leur autonomie et leur sécurité. (Source : décret, 2023)
-
Nouvelle compétence professionnelle liée au repérage : Capacité spécifique que doivent acquérir les intervenants à domicile pour détecter précocement les signes de fragilité ou de risque, via des protocoles, outils d’évaluation et formations dédiées. (Source : décret, 2023)
-
Innovation majeure dans les missions SAD : La mission de prévention constitue une évolution stratégique, en intégrant une approche proactive centrée sur la détection précoce des fragilités, en complément des actions curatives ou assistancielles traditionnelles. (Source : décret, 2023)
📝 Points essentiels
-
La mission de prévention dans les SAD est une innovation majeure, qui transforme le rôle des intervenants en leur demandant d’adopter une approche proactive plutôt que réactive. Elle s’inscrit dans la logique de maintien à domicile et de réduction des situations de dépendance avancée.
-
Le repérage des fragilités doit être systématique et intégré à l’évaluation globale de la personne. Il permet d’identifier précocement des signaux faibles tels que dénutrition, risques de chute, isolement social ou premiers signes de déclin cognitif, pour intervenir avant que la situation ne se détériore.
-
La prévention des risques de chute est une composante essentielle de cette mission, visant à analyser l’environnement, ajuster les dispositifs, et sensibiliser la personne et son entourage.
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La nouvelle compétence professionnelle requiert la formation spécifique des intervenants, l’utilisation d’outils d’évaluation standardisés, et la mise en place de protocoles de signalement et de coordination avec les professionnels de santé.
-
La mise en œuvre de cette mission nécessite la création de partenariats avec des acteurs spécialisés, la formation continue des équipes, et une organisation interne adaptée pour assurer un suivi efficace.
💡 À retenir
La mission de prévention dans les SAD, en intégrant le repérage des fragilités et la prévention des risques de chute, constitue une innovation stratégique qui repositionne le rôle des intervenants vers une approche proactive, essentielle pour favoriser le maintien à domicile et améliorer la qualité de l’accompagnement.
🔑 Notions clés & Définitions
- Obligation de conformité réglementaire au 30 juin 2025 : Exigence légale imposant aux structures concernées de respecter les nouvelles normes et exigences fixées par la réforme, sous peine de sanctions (voir aussi "conséquences de la non-conformité").
- Conséquences de la non-conformité : Abrogation automatique de l’autorisation d’exercer, sanction administrative majeure qui entraîne la perte du droit de gérer l’établissement si les délais ne sont pas respectés (voir aussi "planification rigoureuse").
- Différentes situations de mise en conformité : Cas spécifiques selon l’état d’avancement des structures : SAD issus de transformation, nouveaux SAD, SAD mixtes, avec des délais et obligations distincts (voir aussi "planification rigoureuse").
- Planification rigoureuse des transformations nécessaires : Organisation méthodique et anticipée des actions à mener pour respecter la date limite du 30 juin 2025, incluant diagnostics, formations, investissements et organisation des changements (voir aussi "différentes situations de mise en conformité").
- Transformation en SAD issus de la transformation d'anciens SAAD ou SPASAD : Structures déjà existantes réputées autorisées depuis le 30 juin 2023, bénéficiant d’un délai jusqu’au 30 juin 2025 pour se mettre en conformité.
- Nouveaux SAD créés après le 30 juin 2023 : Structures nouvelles qui doivent respecter immédiatement le cahier des charges dès leur création, sans délai supplémentaire.
📝 Points essentiels
- L’obligation de conformité réglementaire doit être respectée avant le 30 juin 2025, sous peine d’abrogation de l’autorisation d’exploitation (voir aussi "conséquences de la non-conformité").
- La mise en conformité concerne uniquement les structures exerçant en mode prestataire, avec des modalités spécifiques selon leur date de création ou transformation (voir aussi "différentes situations de mise en conformité").
- La réforme prévoit un délai jusqu’au 30 juin 2025 pour que les SAD issus de transformation d’anciens SAAD ou SPASAD puissent se conformer aux nouvelles exigences, tandis que les nouveaux SAD doivent respecter immédiatement le cahier des charges.
- La non-conformité dans ce délai entraîne une abrogation automatique de l’autorisation, ce qui impose une planification rigoureuse des actions à engager dès maintenant (voir aussi "planification rigoureuse").
- La démarche de mise en conformité doit être anticipée par un diagnostic, un plan d’actions détaillé, et des investissements en formation, outils et ressources humaines, afin d’éviter toute sanction administrative.
💡 À retenir
L’échéance du 30 juin 2025 impose une obligation stricte de conformité réglementaire, sous peine d’abrogation de l’autorisation, ce qui nécessite une planification rigoureuse et anticipée pour assurer la continuité de l’activité.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 17 juillet 2023 | Publication du décret n° 2023-608 relatif au cadre réglementaire SAD |
| 2022 | Loi de financement de la sécurité sociale, article 44, pose les bases réglementaires |
| 30 juin 2025 | Échéance pour la mise en conformité des structures SAD concernées |
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Points clés | Auteur / Référence |
|---|
| Cadre réglementaire | Loi de financement 2022 (article 44), Décret 2023-608, structures prestataires, échéance 2025 | Loi de financement 2022, Décret n° 2023-608 |
| Missions obligatoires | Assistance quotidienne, réponse aux soins, prévention, soutien aux aidants | Réforme SAD, section 2 |
| Organisation SAD | Organisation intégrée, partenariats avec professionnels de santé, ressources pluridisciplinaires | Réforme SAD, section 3 |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre les structures prestataires et mandataires : seules les structures employant directement leur personnel sont concernées par la réforme.
- Négliger l’échéance du 30 juin 2025 : non conformité entraîne automatiquement l’abrogation de l’autorisation.
- Confusion entre missions d’aide quotidienne et missions de soins : la première exclut les travaux de rénovation ou entretien extérieur.
- Sous-estimer l’importance de la mission de prévention : elle nécessite des protocoles spécifiques et une coordination renforcée.
- Oublier que les partenariats de soins doivent être formalisés par des conventions, sans que le SAD ne délivre directement les soins.
- Confondre organisation intégrée et simple collaboration : l’organisation intégrée implique une structure unique assurant la continuité globale.
- Ignorer la nécessité de ressources pluridisciplinaires pour les SAD mixtes : aide et soins doivent être coordonnés efficacement.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’article 44 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022.
- Identifier les modalités du décret n° 2023-608 relatives à la mise en conformité des structures SAD.
- Savoir que seules les structures prestataires sont concernées par la réforme.
- Citer la date limite du 30 juin 2025 pour la mise en conformité.
- Définir les quatre missions obligatoires fondamentales des SAD : aide quotidienne, réponse aux soins, prévention, soutien aux aidants.
- Expliquer la différence entre assistance dans les actes quotidiens et travaux de rénovation.
- Décrire la mission de prévention et ses enjeux.
- Connaître les ressources d’orientation pour le soutien aux aidants (Maboussoleaidants.fr, numéro vert).
- Comprendre l’organisation intégrée des SAD mixtes et ses avantages.
- Savoir que les partenariats avec les professionnels de santé doivent être formalisés par des conventions.
- Identifier les ressources humaines nécessaires dans une organisation pluridisciplinaire.
- Connaître les contraintes réglementaires pour les collaborations spécialisées.
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