QCM : Contrôle de légalité en justice administrative — 8 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quand le recours pour excès de pouvoir a-t-il été inventé par le Conseil d'État ?

Au début du 20e siècle
Au milieu du 19e siècle
Au XIXe siècle
Au début du 18e siècle

Au XIXe siècle

Explication

Le recours pour excès de pouvoir a été inventé par le Conseil d'État au XIXe siècle pour répondre aux demandes des administrés et contrôler la légalité des actes administratifs.

2. En quelle année l'arrêt Dame Lamotte a-t-il consacré la possibilité pour tout justiciable de former un recours pour excès de pouvoir ?

1970
1950
1960
1945

1950

Explication

L'arrêt Dame Lamotte rendu en 1950 a été le premier à consacrer la possibilité pour tout justiciable de former un recours pour excès de pouvoir, établissant un principe général du droit.

3. Quelle conséquence majeure l'invention du recours pour excès de pouvoir par le Conseil d'État a-t-elle permis dans le contrôle de l'administration ?

Elle a limité le recours à la seule contestation des droits subjectifs des administrés
Elle a supprimé la possibilité pour l'administration de se faire contrôler par le juge judiciaire
Elle a permis au juge administratif de contrôler la légalité des actes administratifs, renforçant ainsi la conformité de l'administration à la loi
Elle a instauré un droit automatique à la réparation financière pour le requérant

Elle a permis au juge administratif de contrôler la légalité des actes administratifs, renforçant ainsi la conformité de l'administration à la loi

Explication

L'institution du REP par le Conseil d'État a permis au juge administratif d'exercer un contrôle de légalité, assurant que l'administration respecte la loi, ce qui constitue une conséquence majeure de son origine.

4. En quoi le recours pour excès de pouvoir (REP) diffère-t-il ou ressemble-t-il à la notion de question de légalité dans le contrôle administratif ?

Le REP permet de faire respecter les droits subjectifs du requérant, tandis que la question de légalité ne porte que sur la conformité formelle de l’acte à la procédure.
Le REP concerne uniquement la légalité des actes individuels, tandis que la question de légalité s'applique aussi aux actes réglementaires.
Le REP est une procédure spécifique permettant d'annuler un acte illégal, alors que la question de légalité désigne le principe général de conformité à la loi appliqué lors de tout contrôle juridique.
Le REP est un recours contentieux exercé par un justiciable, alors que la question de légalité est une vérification interne que l'administration doit faire lors de la prise de décision.

Le REP est une procédure spécifique permettant d'annuler un acte illégal, alors que la question de légalité désigne le principe général de conformité à la loi appliqué lors de tout contrôle juridique.

Explication

Le REP est une procédure spécifique de contrôle de légalité, permettant d'annuler des actes illégaux, tandis que la question de légalité désigne le principe général selon lequel tout acte administratif doit respecter la loi, principe que le juge vérifie lors du recours ou du contrôle. La différence réside dans le fait que le REP est une procédure concrète, alors que la question de légalité est une notion plus large.

5. Comment peut-on définir la transformation du rôle du juge administratif suite à la loi du 8 février 1995 ?

Le juge se limite uniquement à l'annulation des actes illégaux, sans pouvoir prescrire de mesures concrètes.
Le juge administratif voit son rôle évoluer vers une fonction plus active, notamment avec le pouvoir d'injonction pour faire respecter ses décisions.
Le juge peut désormais réformer la décision administrative en modifiant le contenu de l'acte litigieux.
Le rôle du juge se restreint à une simple médiation entre l'administration et le requérant.

Le juge administratif voit son rôle évoluer vers une fonction plus active, notamment avec le pouvoir d'injonction pour faire respecter ses décisions.

Explication

La loi du 8 février 1995 a permis au juge administratif d'acquérir un pouvoir d'injonction, ce qui transforme son rôle d'un contrôle purement négatif (annulation) vers une fonction plus active, intégrant la possibilité de prescrire des mesures concrètes pour assurer l'exécution de ses décisions.

6. Quelle est la principale limite jurisprudentielle qui encadre l’exercice du recours pour excès de pouvoir en termes de contrôle de la légalité ?

L’effet erga omnes de l’annulation de l’acte administratif
La possibilité pour le juge d’émettre des injonctions pour faire respecter ses décisions
La capacité du juge à réformer ou à réparer directement les droits du requérant
La fixation d’un délai raisonnable pour agir, généralement de un an, par l’arrêt Czabaj

La fixation d’un délai raisonnable pour agir, généralement de un an, par l’arrêt Czabaj

Explication

L’arrêt Czabaj (2016) a posé la limite du délai dans lequel un recours pour excès de pouvoir doit être exercé, généralement d’un an, pour garantir la sécurité juridique. Cette limite est une contrainte essentielle à la procédure, encadrant la possibilité pour le juge de contrôler la légalité dans un délai raisonnable.

7. Comment le juge administratif peut-il faire respecter une décision de justice lorsqu'une administration refuse de l'exécuter ?

En prononçant une injonction à l'administration pour qu'elle exécute la décision dans un délai imparti
En ordonnant la révision de la décision par une nouvelle instance administrative
En modifiant directement la décision administrative sans procédure supplémentaire
En suspendant immédiatement toute activité de l'administration concernée

En prononçant une injonction à l'administration pour qu'elle exécute la décision dans un délai imparti

Explication

La loi du 8 février 1995 a permis au juge administratif de prescrire des injonctions à l'administration pour faire respecter ses décisions, en lui ordonnant d'agir dans un délai précis. Les autres options ne reflètent pas la procédure d'exécution prévue par cette loi, qui a renforcé le rôle du juge dans la mise en œuvre concrète des décisions.

8. Que signifie un refus de réformation dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir ?

Le juge a décidé de ne pas modifier ni annuler la décision administrative.
Le juge a annulé la décision administrative contestée.
Le juge a modifié la décision initiale pour en améliorer la légalité.
Le juge a confirmé que la décision était illégale.

Le juge a décidé de ne pas modifier ni annuler la décision administrative.

Explication

Le refus de réformation correspond à une décision du juge qui, après examen du recours, décide de ne pas modifier ni annuler la décision administrative contestée, laissant ainsi en vigueur l’acte. Il ne s’agit pas d’une annulation ou d’une modification, mais simplement d’un maintien du statu quo judiciaire.

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Origine du REP — inventeur ?

Conseil d'État au XIXe siècle.

Nature du REP — procédure ?

Procédure exceptionnelle de contrôle de légalité.

Objectif du REP — vérification ?

Conformité de l'acte à la loi.

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