Fiche de révision : Contrôle et organisation administrative en France et UE

Plan du Cours

  1. Contrôle des autorités exécutives
  2. Direction de l’administration
  3. Autorités administratives indépendantes
  4. Organisation des collectivités
  5. Attributions des collectivités
  6. Institutions de l’UE
  7. Architecture institutionnelle UE
  8. Pouvoir législatif UE
  9. Pouvoir exécutif UE

1. Contrôle des autorités exécutives

Notions clés & Définitions

Autorité exécutive : Ensemble des personnes investies par la loi du pouvoir de prendre des mesures administratives ou de délibérer au nom de l’État ou d’une collectivité publique. Elle inclut notamment le Président de la République, le Premier ministre, et les ministres. AUTEUR (date) : définition.

Contrôle hiérarchique : Pouvoir exercé par les autorités exécutives sur l’administration, permettant de coordonner, diriger, ou superviser l’action des services administratifs par des instructions ou des directives. AUTEUR (date) : définition.

Nomination aux emplois civils et militaires : Pouvoir de l’autorité exécutive, notamment le Président de la République, de désigner les agents publics pour occuper des postes importants, souvent après avis parlementaire pour certains emplois. AUTEUR (date) : définition.

Statut général de la fonction publique : Ensemble de règles protégeant les agents publics (recrutement, carrière, discipline) contre toute pression politique, garantissant leur autonomie dans le cadre de la loi. AUTEUR (date) : définition.

Pouvoir de nomination présidentiel : Capacité du Président de la République de nommer aux emplois civils et militaires de l’État, exercée par décret, souvent après avis du Parlement pour certains postes. AUTEUR (date) : définition.

Corps d’inspection : Groupes placés auprès du Premier ministre ou des ministres, chargés de contrôler en continu le fonctionnement des administrations pour assurer leur conformité aux directives et leur efficacité. AUTEUR (date) : définition.

Points essentiels

Les autorités exécutives (Président, Premier ministre, ministres) exercent un contrôle hiérarchique direct sur l’administration centrale et déconcentrée. Ce contrôle se manifeste par la direction, la coordination et la supervision des services administratifs. Le Premier ministre dispose d’une autorité sur une centaine de services, notamment par le biais de circulaires et directives. Les ministres ont sous leur autorité des administrations centrales qu’ils peuvent modifier ou annuler via des instructions.

Les corps d’inspection, tels que l’Inspection générale de l’administration ou des finances, jouent un rôle clé en assurant un contrôle continu du fonctionnement administratif. Les préfets, représentants de l’État dans les départements et régions, veillent à la mise en œuvre des politiques publiques et contrôlent les services déconcentrés pour garantir la cohérence avec les orientations gouvernementales.

Les agents publics, qu’ils soient titulaires ou contractuels, sont sous le contrôle des autorités exécutives, notamment par la nomination. Le Président de la République dispose d’un pouvoir de nomination aux emplois civils et militaires, exercé par décret, souvent après avis parlementaire pour certains postes importants.

Cependant, ce contrôle est limité par des règles d’autonomie : le statut général de la fonction publique protège les agents contre toute pression politique, garantissant leur liberté d’opinion, leur droit de grève, et leur participation à l’organisation des services. De plus, les structures administratives bénéficient d’une autonomie relative, notamment par le biais des autorités administratives indépendantes et des établissements publics, qui disposent d’une personnalité juridique propre et d’une capacité d’agir en dehors du contrôle hiérarchique direct.

À retenir

Le contrôle politique exercé par les autorités exécutives sur l’administration se manifeste principalement par la hiérarchie, la nomination et la supervision, tout en étant limité par des règles d’autonomie garantissant la liberté et l’indépendance des agents publics et des structures administratives.

2. Direction de l’administration

Notions clés & Définitions

Secrétariat général du Gouvernement : Structure administrative chargée principalement de l’organisation du travail gouvernemental, de la gestion des conseils et réunions interministérielles, ainsi que du suivi de l’élaboration des textes législatifs et réglementaires. Il assure également la gestion des services du Premier ministre et des organismes rattachés. Son rôle est de garantir la stabilité et la continuité de l’administration centrale au-delà des changements de gouvernement.

Cabinet du Premier ministre : Ensemble de collaborateurs directs du Premier ministre, nommés et révoqués par lui, chargés de l’assister dans la coordination et la conduite de l’action gouvernementale. Il permet au Premier ministre d’arbitrer et de coordonner l’action des ministres et des services, notamment en cas de divergences.

Inspection générale de l’administration : Corps d’inspection spécialisé chargé de contrôler, évaluer et conseiller l’administration centrale et déconcentrée, afin d’assurer la conformité, l’efficacité et la bonne gestion des services publics.

Inspection générale des finances : Corps d’inspection chargé de contrôler la gestion financière des administrations publiques, d’évaluer leur performance et d’assurer la conformité aux règles financières.

Gestion des agents publics : Ensemble des dispositifs et structures permettant de recruter, nommer, promouvoir, sanctionner et gérer les agents publics, sous l’autorité des ministres ou du Premier ministre, selon leur niveau de responsabilité.

Circulaires et directives ministérielles : Instruments de communication administrative par lesquels le Premier ministre ou un ministre donnent des instructions, précisent l’application des lois ou orientent la conduite des agents publics. Elles assurent la cohérence et l’uniformité de l’action administrative.

Points essentiels

Le Premier ministre dispose d’un secrétariat général et d’un cabinet pour coordonner l’action administrative. Le secrétariat général du Gouvernement (SGG), dirigé par un membre du Conseil d’État, organise le travail gouvernemental, notamment la préparation des conseils, la gestion des textes législatifs et réglementaires, et la gestion des services rattachés au Premier ministre. Il assure la stabilité et la continuité de l’administration centrale, indépendamment des changements de gouvernement.

Le cabinet du Premier ministre, composé de collaborateurs nommés par lui, lui permet de coordonner l’action du Gouvernement, notamment en arbitrant les divergences entre ministres ou en préparant les décisions. La taille et la composition du cabinet sont adaptées à ses missions de soutien et de coordination.

Les ministres dirigent leurs administrations centrales en donnant des instructions et en contrôlant leurs agents via des corps d’inspection spécialisés (inspection générale de l’administration, inspection générale des finances). Ces corps jouent un rôle de contrôle, d’évaluation et de conseil pour assurer la bonne gestion et la conformité des services.

Les circulaires et directives ministérielles sont des outils essentiels pour la conduite de l’action administrative, permettant au Premier ministre et aux ministres d’orienter et d’unifier l’action des agents publics dans le respect des orientations politiques et législatives.

À retenir

Les outils et structures internes, tels que le secrétariat général du Gouvernement, le cabinet du Premier ministre, et les corps d’inspection, sont essentiels pour permettre aux autorités exécutives de diriger et coordonner efficacement l’administration, en assurant stabilité, cohérence et contrôle dans la gestion des services publics.

3. Autorités administratives indépendantes

Notions clés & Définitions

Autorités administratives indépendantes (AAI)
Ce sont des organismes qui agissent au nom de l’État mais ne sont pas subordonnés au Gouvernement. Elles bénéficient d’une autonomie juridique et fonctionnelle, ce qui leur permet d’exercer leurs missions sans ingérence directe de l’exécutif. Leur création vise à garantir une indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif pour assurer la protection des droits et libertés.

Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL)
Organisme chargé de veiller à la protection des données personnelles et à la conformité des traitements informatiques avec la loi. Elle agit en toute indépendance pour défendre les libertés individuelles face aux enjeux liés à l’informatique.

Défenseur des droits
Autorité indépendante chargée de défendre les droits des citoyens face aux administrations, de lutter contre les discriminations et de promouvoir l’égalité. Il exerce ses missions en toute autonomie pour garantir la protection des libertés fondamentales.

Autonomie garantie par la loi
Caractère d’indépendance dont disposent les AAI, assuré par des dispositions législatives ou réglementaires qui leur confèrent une organisation, un fonctionnement et une attribution de missions sans subordination hiérarchique au Gouvernement.

Personnalité morale des AAI
Capacité juridique propre conférée à ces autorités, leur permettant d’agir en justice, de signer des contrats et d’être titulaires de droits et obligations distincts de l’État ou des autres organismes publics.

Points essentiels

Les AAI agissent au nom de l’État mais ne sont pas subordonnées au Gouvernement, bénéficiant d’une autonomie juridique et fonctionnelle. Leur création vise à garantir une indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif, ce qui leur permet de protéger les droits et libertés fondamentaux sans influence politique directe. Cette autonomie leur confère la personnalité morale, leur permettant d’agir en toute indépendance dans l’exercice de leurs missions.

À retenir

Les autorités administratives indépendantes jouent un rôle de contrepoids à l’autorité exécutive, en assurant une régulation et une protection des libertés dans un cadre autonome et sécurisé par la loi.

4. Organisation des collectivités

Notions clés & Définitions

Collectivités territoriales
Entités décentralisées dotées d’une organisation propre, qui exercent des compétences publiques sur un territoire déterminé. Elles permettent la gestion locale des affaires publiques.

Commune
Division territoriale de base, généralement une ville ou un village, qui constitue la plus petite unité administrative. Elle possède un maire et un conseil municipal, et exerce des compétences locales.

Région
Collectivité territoriale de niveau supérieur regroupant plusieurs départements. Elle dispose d’un conseil régional et d’un président, avec des compétences en développement économique, aménagement du territoire, etc.

Maire
Représentant de la commune, il est l’autorité exécutive locale. Il représente la collectivité et l’État, et exerce des fonctions administratives et réglementaires au sein de la commune.

Statut général des collectivités territoriales
Ensemble de règles juridiques qui organisent le fonctionnement, la compétence, et la gouvernance des collectivités territoriales, assurant leur autonomie locale dans le cadre de la République.

Points essentiels

Les collectivités territoriales sont des entités décentralisées dotées d’une organisation propre, comprenant notamment les communes, les régions, et d’autres structures comme les départements. Elles disposent d’un cadre juridique spécifique qui leur confère autonomie et compétences propres pour gérer leurs affaires.

Le maire est l’autorité exécutive de la commune. Il représente à la fois l’État et la collectivité locale, exerçant des fonctions administratives, réglementaires et de représentation. Son rôle est central dans la gestion quotidienne de la commune et dans la représentation de la collectivité.

À retenir

Les collectivités territoriales structurent la République en permettant une gestion décentralisée et autonome des territoires, avec le maire comme figure clé de l’autorité locale, représentant à la fois la collectivité et l’État.

5. Attributions des collectivités

Notions clés & Définitions

Domaine des attributions : Les collectivités territoriales disposent de compétences définies par la loi dans des domaines spécifiques. Ces compétences leur permettent d’exercer des missions qui leur sont confiées, en fonction de leur statut et de leur niveau.

Détermination des compétences : La loi précise les domaines dans lesquels chaque collectivité peut agir. La répartition des compétences est ainsi encadrée pour éviter tout chevauchement ou confusion entre les différents niveaux.

Attributions des départements : Les départements ont des missions adaptées à leur territoire, notamment dans les domaines sociaux, de l’action sanitaire et sociale, ou encore de l’aménagement local. Leur attribution est distincte de celle des régions.

Attributions des régions : Les régions exercent des compétences propres dans des domaines liés au développement économique, à la planification territoriale, à la formation professionnelle, etc. Leur rôle est de coordonner et d’impulser des politiques à l’échelle régionale.

Décentralisation : La décentralisation désigne le transfert de compétences de l’État vers les collectivités territoriales, afin de leur permettre d’administrer et de gérer directement leurs domaines de compétence, dans le cadre fixé par la loi.

Points essentiels

Les collectivités territoriales disposent de compétences définies par la loi dans des domaines spécifiques, ce qui leur confère une autonomie dans la gestion de leurs missions. La détermination des compétences est précise et encadrée, évitant ainsi tout chevauchement. Les départements et régions ont des attributions distinctes, adaptées à leurs missions locales : les départements se concentrent sur des missions sociales et sanitaires, tandis que les régions interviennent dans le développement économique et la planification territoriale. La décentralisation constitue un principe fondamental, permettant de transférer des compétences de l’État vers ces collectivités pour une gestion plus proche des citoyens.

À retenir

Les compétences des collectivités territoriales sont clairement délimitées par la loi, avec des attributions spécifiques pour chaque niveau, illustrant ainsi le principe de décentralisation qui favorise une gestion locale adaptée.

6. Institutions de l’UE

Notions clés & Définitions

Union européenne
L’Union européenne est une organisation internationale dotée d’une personnalité juridique propre et d’une citoyenneté spécifique. Elle regroupe plusieurs États membres qui partagent des institutions communes pour gérer leurs relations et leurs politiques communes.

Citoyenneté européenne
La citoyenneté européenne confère aux ressortissants des États membres des droits spécifiques au sein de l’UE, en complément de leur citoyenneté nationale. Elle permet notamment de circuler, résider, voter et se présenter aux élections européennes et municipales dans l’ensemble des États membres.

Répartition des compétences UE-États membres
La répartition des compétences entre l’UE et les États membres est un principe fondamental qui régit leur interaction. Elle détermine quelles compétences sont exercées par l’UE, qui sont exclusives ou partagées, et lesquelles restent réservées aux États membres.

Protection des droits de l’homme par l’UE
L’UE assure la protection des droits de l’homme à travers ses textes fondamentaux, notamment la Charte des droits fondamentaux, qui garantit des libertés et des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.

Initiative citoyenne européenne
L’initiative citoyenne européenne est un mécanisme permettant aux citoyens de proposer directement à la Commission européenne de légiférer, à condition de recueillir un nombre suffisant de signatures dans un délai fixé.

Points essentiels

L’Union européenne est une organisation internationale dotée d’une personnalité juridique propre et d’une citoyenneté spécifique, ce qui lui confère une capacité à agir en justice, à signer des traités et à conclure des accords internationaux. La citoyenneté européenne, complémentaire à la citoyenneté nationale, donne aux ressortissants des États membres des droits spécifiques, notamment en matière de circulation, de vote et d’éligibilité dans l’ensemble de l’UE. La répartition des compétences entre l’UE et les États membres constitue un principe fondamental : elle définit le cadre dans lequel l’UE peut légiférer et agir, en distinguant les compétences exclusives, partagées ou réservées aux États. La protection des droits de l’homme est assurée par l’UE notamment à travers la Charte des droits fondamentaux, garantissant un ensemble de libertés et de droits pour tous. Enfin, l’initiative citoyenne européenne permet aux citoyens de participer directement à la législation en proposant des textes à la Commission, sous réserve de recueillir un nombre suffisant de signatures.

À retenir

L’Union européenne est une organisation dotée d’une personnalité juridique propre et d’une citoyenneté spécifique, qui repose sur un principe de répartition des compétences entre l’UE et ses États membres, garantissant un cadre démocratique et institutionnel pour la protection des droits de l’homme et la participation citoyenne.

7. Architecture institutionnelle UE

Notions clés & Définitions

Parlement européen : L’organe législatif directement élu représentant les citoyens européens, chargé de voter les lois, contrôler les autres institutions et approuver le budget de l’Union.

Conseil européen : Organe qui fixe les grandes orientations politiques de l’Union. Composé des chefs d’État ou de gouvernement des États membres, il définit les priorités sans intervenir dans la législation quotidienne.

Conseil de l’Union européenne : Organe législatif où siègent les ministres des États membres. Il participe à l’adoption des lois, à la coordination des politiques et à la définition du budget, en complément du Parlement européen.

Commission européenne : Organe exécutif chargé d’assurer l’exécution des décisions, de proposer des actes législatifs et de représenter l’Union à l’échelle internationale. Elle garantit la mise en œuvre des politiques communes.

Cour de justice de l’Union européenne : Organe judiciaire qui veille à l’application uniforme du droit de l’Union. Elle juge les litiges entre institutions, États membres ou particuliers.

Banque centrale européenne : Institution responsable de la politique monétaire de la zone euro, visant à maintenir la stabilité des prix et à soutenir la politique économique de l’Union.

Points essentiels

Le Parlement européen est l’organe législatif directement élu représentant les citoyens européens. Il joue un rôle central dans la législation, la surveillance et l’approbation du budget, assurant la représentation démocratique au sein de l’Union.

Le Conseil européen, quant à lui, fixe les grandes orientations politiques de l’Union, en réunissant les chefs d’État ou de gouvernement. Il ne participe pas directement à la législation mais oriente les priorités politiques.

Le Conseil de l’Union européenne, souvent appelé Conseil des ministres, intervient dans la législation en participant à l’adoption des actes législatifs, en collaboration avec le Parlement européen. Il rassemble les ministres selon les sujets traités.

La Commission européenne assure l’exécution des politiques et la proposition des actes législatifs. Elle agit au nom de l’Union, garantissant la mise en œuvre des décisions et la cohérence des politiques.

La Cour de justice de l’Union européenne garantit l’application uniforme du droit de l’Union en jugeant les litiges entre institutions, États ou particuliers.

La Banque centrale européenne gère la politique monétaire de la zone euro, visant à maintenir la stabilité des prix et soutenir la stabilité économique de la zone.

À retenir

Les principales institutions de l’UE, telles que le Parlement européen, le Conseil européen, la Commission, la Cour de justice et la Banque centrale, ont des rôles distincts mais complémentaires, permettant de structurer le fonctionnement démocratique, législatif, exécutif et judiciaire de l’Union.

8. Pouvoir législatif UE

Notions clés & Définitions

Procédure législative ordinaire : La procédure législative ordinaire implique une codécision entre le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne. Elle permet l’adoption conjointe des actes législatifs (règlements, directives) selon un processus de négociation et de consensus entre ces deux institutions.

Actes délégués : (non explicitement défini dans la source, mais généralement, dans le contexte européen, ce sont des actes adoptés par la Commission européenne pour compléter ou modifier certains éléments non essentiels d’un acte législatif, sous contrôle du Parlement et du Conseil).

Actes d’exécution : (non défini dans la source, mais généralement, ce sont des actes adoptés par la Commission ou d’autres institutions pour assurer l’application concrète des lois européennes, sous contrôle de la comitologie).

Comitologie : Mécanisme permettant aux États membres de contrôler l’exécution des actes adoptés par la Commission européenne. La comitologie regroupe un ensemble de comités où les États membres participent à la surveillance et à la validation des actes d’exécution ou délégués.

Vote au Conseil de l’UE : Le Conseil européen statue généralement à l’unanimité, mais peut également décider à la majorité qualifiée pour certaines nominations ou décisions. La procédure de vote varie selon le contexte, notamment lors de l’adoption d’actes législatifs ou de nominations importantes.

Points essentiels

La procédure législative ordinaire constitue le processus principal par lequel l’Union européenne adopte ses normes. Elle implique une codécision entre le Parlement européen, élu au suffrage universel direct, et le Conseil de l’Union européenne, représentant les États membres. Ce processus de co-législation garantit un partage équilibré du pouvoir législatif, permettant aux deux institutions de négocier et d’approuver conjointement les actes législatifs.

La comitologie joue un rôle clé dans le contrôle de l’exécution des actes adoptés par la Commission. Elle permet aux États membres d’intervenir et de surveiller la mise en œuvre des mesures, notamment via des comités où ils participent à l’évaluation et à la validation des actes d’exécution.

Le vote au Conseil de l’UE, en particulier lors de l’adoption de décisions ou de nominations, se fait souvent à la majorité qualifiée ou à l’unanimité, selon le type de décision. La majorité qualifiée est généralement requise pour les décisions courantes, tandis que l’unanimité prévaut pour les questions sensibles ou constitutionnelles.

À retenir

Le processus d’adoption des normes européennes repose sur un partage du pouvoir législatif entre le Parlement européen et le Conseil de l’UE, illustrant la complexité et la collégialité du processus législatif européen. La comitologie assure un contrôle crucial par les États membres sur l’exécution des actes adoptés par la Commission.

9. Pouvoir exécutif UE

Notions clés & Définitions

  • Commission européenne : voir section 7

Président de la Commission : Personne élu par le Parlement européen, proposé par le Conseil européen, et nommé par le Conseil européen à la majorité qualifiée. Il préside la Commission, assure la représentation de l’Union à l’international pour les questions de politique étrangère et de sécurité, et coordonne l’action de la Commission.

Fonction exécutive de la Commission : Attributions permettant à la Commission d’exercer le rôle d’organe exécutif de l’Union, notamment par le monopole de l’initiative législative, la mise en œuvre des actes législatifs, la gestion du budget, et la représentation extérieure de l’Union.

Médiateur européen : Institution chargée de contrôler la bonne administration des institutions et organes de l’Union européenne, en recevant et en traitant les plaintes des citoyens concernant des dysfonctionnements ou des abus.

Cour des comptes : Institution chargée de contrôler la gestion financière de l’Union européenne, en vérifiant la conformité des dépenses avec les règles et en assurant la transparence financière.

Points essentiels

  • La Commission européenne détient le pouvoir exécutif, ce qui signifie qu’elle représente l’Union dans sa globalité, propose la législation, et veille à son application. Elle dispose du monopole de l’initiative législative, ce qui lui permet de proposer des actes législatifs tels que directives et règlements. Elle exerce aussi un contrôle sur l’exécution des actes adoptés par les autres institutions, notamment par la gestion du budget et la supervision de la mise en œuvre des politiques.

  • La désignation du président de la Commission se fait par une proposition du Conseil européen, en tenant compte des résultats des élections du Parlement européen, puis est approuvée par ce dernier. La Commission dans son ensemble doit être approuvée par un vote du Parlement européen, ce qui lui confère une responsabilité politique.

  • Le Médiateur européen et la Cour des comptes jouent un rôle de contrôle : le Médiateur veille à la bonne administration des institutions, tandis que la Cour des comptes contrôle la gestion financière de l’Union, assurant ainsi la transparence et la responsabilité dans l’utilisation des fonds européens.

À retenir

La Commission européenne, en tant que pouvoir exécutif, occupe une position centrale dans l’exécution des politiques européennes, en proposant, en appliquant et en contrôlant la législation, avec des mécanismes de contrôle assurés par le Médiateur européen et la Cour des comptes.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésActeurs principauxFonctionAutorité / Contrôle
Contrôle des autorités exécutivesAutorité exécutive, contrôle hiérarchique, nomination, statut généralPrésident, Premier ministre, ministres, corps d’inspection, préfetsDirection, supervision, nominationHiérarchique, réglementaire
Direction de l’administrationSecrétariat général du Gouvernement, cabinet du Premier ministre, corps d’inspectionPremier ministre, secrétariat général, cabinet, ministresCoordination, organisation, contrôleCentralisé, déconcentré
Autorités administratives indépendantesOrganismes autonomes, indépendance juridique et fonctionnelleAutorités indépendantes (ex : CNIL)Régulation, contrôle indépendantAutonomie totale vis-à-vis du Gouvernement

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre contrôle hiérarchique (exercé par le pouvoir exécutif sur l’administration) et autonomie des autorités administratives indépendantes.
  2. Assimiler la nomination aux emplois civils et militaires uniquement à la désignation par le Président sans distinction avec la participation du Parlement.
  3. Confondre le rôle du Secrétariat général du Gouvernement avec celui du cabinet du Premier ministre.
  4. Penser que tous les agents publics sont sous contrôle direct de l’autorité exécutive : certains bénéficient de protections statutaires.
  5. Confusion entre les missions des corps d’inspection (contrôle continu) et celles des autorités administratives indépendantes (indépendance dans leur mission).
  6. Omettre que la gestion des agents publics inclut aussi leur recrutement, leur promotion et leur sanction.
  7. Confondre l’organisation des collectivités territoriales avec celle des institutions de l’UE.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de l’autorité exécutive selon la source et ses principales composantes (Président, Premier ministre, ministres).
  2. Maîtriser la notion de contrôle hiérarchique et ses limites.
  3. Savoir comment le Président de la République exerce son pouvoir de nomination aux emplois civils et militaires.
  4. Identifier le rôle du corps d’inspection dans le contrôle administratif.
  5. Comprendre la fonction du Secrétariat général du Gouvernement dans l’organisation administrative.
  6. Connaître la composition et le rôle du cabinet du Premier ministre.
  7. Savoir ce que sont les circulaires et directives ministérielles et leur utilité.
  8. Identifier les caractéristiques des autorités administratives indépendantes (AAI).
  9. Connaître la distinction entre autonomie des AAI et contrôle exercé par le pouvoir exécutif.
  10. Maîtriser l’organisation et les attributions des collectivités territoriales (organisations décentralisées).
  11. Connaître les principales institutions de l’Union Européenne (Commission, Conseil, Parlement) et leur rôle.
  12. Comprendre l’architecture institutionnelle de l’UE : séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
  13. Savoir comment le pouvoir législatif européen est exercé par le Parlement et le Conseil.
  14. Maîtriser le fonctionnement du pouvoir exécutif dans l’UE : rôle de la Commission.
  15. Connaître les principes fondamentaux de la gouvernance européenne en lien avec les institutions mentionnées.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Contrôle et organisation administrative en France et UE avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la fonction principale du pouvoir législatif de l’Union européenne dans le cadre de la procédure législative ordinaire ?

2. Qui a l'attribution de proposer et d'élire le président de la Commission européenne ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Contrôle et organisation administrative en France et UE avec 18 flashcards interactives.

Autorité exécutive — définition ?

Pouvoir de prendre des mesures administratives ou de délibérer au nom de l’État.

Contrôle hiérarchique — rôle ?

Superviser et diriger l’administration par des instructions.

Nomination aux emplois civils — pouvoir ?

Désigner les agents publics pour des postes importants.

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