📋 Plan du Cours
- Constitution SARL
- Apports en nature
- Gérance SARL
- Cession parts sociales
- Augmentation capital
- Transformation SARL
- Dissolution SARL
- SARL unipersonnelle (EURL)
📖 1. Constitution SARL
🔑 Notions clés & Définitions
- SARL : Société commerciale par forme juridique, instituée par une ou plusieurs personnes qui ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports. Elle peut être constituée par une seule personne, dénommée "associé unique". La responsabilité des associés est limitée aux apports (art. L 223-1 Code de commerce).
- Conditions de fond : Ensemble des éléments nécessaires à la validité du contrat constitutif de la SARL, comprenant le consentement réel et exempt de vices, la capacité civile, et un objet social licite (art. 1128, 1162 du Code civil).
- Nombre d'associés : Minimum de 2 et maximum de 100, sauf pour l’EURL qui ne comporte qu’un seul associé. Les associés doivent être des personnes physiques ou morales ayant la capacité civile (art. 1832 CC).
- Nature des parts sociales : Parts non négociables, non librement cessibles, représentant la contribution des associés dans la société. Leur valeur nominale est fixée librement par les associés et elles ne peuvent pas être représentées par des titres négociables (art. L 223-2, L 223-12 Code de commerce).
- Capital social : Somme des apports en numéraire et en nature. La loi ne fixe pas de minimum légal, le montant étant déterminé par les statuts. Il est divisé en parts sociales dont la valeur nominale est fixée par les associés (art. L 223-2).
- Formalismes de constitution : Rédaction et signature des statuts par tous les associés, mentionnant notamment la dénomination sociale, le siège social, l’objet social, le capital, et la répartition des parts. La publicité légale (publication au BODACC, inscription au RCS) est obligatoire dans les 8 jours suivant la signature (art. L 210-2, L 223-4, L 223-16 Code de commerce).
📝 Points essentiels
- La SARL est une société hybride, ni de capitaux ni de personnes, à mi-chemin entre les deux, caractérisée par la responsabilité limitée aux apports (art. L 223-1).
- La constitution repose sur le contrat de société, qui doit respecter les conditions de validité du contrat civil (consentement, capacité, objet licite).
- Le nombre d’associés doit être compris entre 2 et 100, sauf pour l’EURL, qui ne comporte qu’un seul associé. Les associés peuvent être des personnes physiques ou morales, avec capacité civile.
- La nature des parts sociales est non négociable et leur cession nécessite souvent un agrément, sauf exceptions prévues dans les statuts.
- Le capital social, somme des apports, peut être constitué en numéraire, en nature ou en industrie, sans minimum légal, et doit faire l’objet d’une évaluation en cas d’apports en nature (voir section 2).
- La constitution doit respecter un formalisme précis : rédaction et signature des statuts, mentions obligatoires, publicité légale dans les 8 jours, et inscription au RCS.
💡 À retenir
La SARL est une société à responsabilité limitée, constituée par un contrat respectant des conditions de fond et de forme strictes, avec un capital librement fixé et des parts non négociables, permettant une responsabilité limitée aux apports.
📖 2. Apports en nature
🔑 Notions clés & Définitions
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Apports en nature : Biens meubles, immeubles, corporels ou incorporels, que les associés apportent à la société en échange de parts sociales, conformément à l’article L. 223-7 du Code de commerce. Ces apports doivent être intégralement libérés à la souscription.
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Évaluation des apports en nature : Obligation d’évaluer la valeur des biens apportés par un commissaire aux apports (CAA), sauf si la valeur de chaque apport n’excède pas 30 000 € et si la valeur totale des apports en nature ne dépasse pas la moitié du capital social (art. L. 223-9 al. 2, C. com.). La mission du CAA est de garantir une évaluation fiable.
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Libération des apports en nature : Les apports en nature doivent être libérés intégralement lors de la souscription, c’est-à-dire que le bien doit être transféré à la société dès la constitution, conformément à la règle générale. En cas de désaccord sur la valeur, la société peut demander une nouvelle évaluation ou une contre-expertise.
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Responsabilité en cas de surévaluation frauduleuse : En cas de surévaluation intentionnelle des apports en nature, la responsabilité civile et pénale des associés peut être engagée. Selon PERROUX (date), la responsabilité civile est solidaire, et la responsabilité pénale peut entraîner une amende de 375 000 € et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.
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Modalités d’évaluation et désaccord : La valeur des apports en nature doit faire l’objet d’un rapport du CAA annexé aux statuts. En cas de désaccord sur la valeur proposée, les associés peuvent retenir une autre évaluation, mais leur responsabilité civile ou pénale peut être engagée en cas de fraude ou de préjudice.
📝 Points essentiels
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La loi impose une évaluation par un commissaire aux apports (CAA) pour garantir la fiabilité de la valeur des biens apportés, sauf si la valeur de chaque apport ne dépasse pas 30 000 € et si la valeur totale des apports en nature ne dépasse pas la moitié du capital social (art. L. 223-9 al. 2, C. com.).
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La mission du CAA est d’établir un rapport annexé aux statuts, qui doit être adopté à l’unanimité des futurs associés ou, à défaut, par une décision de justice (ordonnance du Président du TC).
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La libération intégrale des apports en nature doit intervenir lors de la souscription, et toute surévaluation frauduleuse expose les associés à des sanctions civiles (responsabilité solidaire pour préjudice aux tiers, art. L. 223-9) et pénales (amende, emprisonnement).
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En cas de désaccord sur la valeur, les associés peuvent décider d’écarter le rapport du CAA, mais leur responsabilité peut être engagée en cas de fraude ou de préjudice.
💡 À retenir
Les apports en nature doivent être évalués par un commissaire aux apports sauf seuils spécifiques, afin d’assurer leur juste valeur et de prévenir la fraude. La responsabilité des associés peut être engagée en cas de surévaluation frauduleuse, avec des sanctions civiles et pénales.
📖 3. Gérance SARL
🔑 Notions clés & Définitions
- Nomination du gérant : Processus par lequel un ou plusieurs gérants sont désignés, soit statutairement lors de la constitution, soit par décision des associés en cours de vie sociale. La nomination en cours de vie sociale requiert une majorité des associés représentant plus de la moitié des parts sociales (art. L 223-18 et L 223-29, C. Com.).
- Conditions pour être gérant : Personne physique, capable juridiquement, sans incapacité ou incompatibilité (ex : mineur non émancipé, majeur sous tutelle ou curatelle). Le gérant peut être étranger, sous réserve de titre de séjour si hors UE. La capacité civile suffit, la capacité commerciale n’est pas exigée (source : CH 14).
- Durée et renouvellement du mandat : La durée du mandat est fixée lors de la nomination ou lors de la constitution. Elle est renouvelable, et à défaut, le mandat dure jusqu’à la fin de la société. La cessation intervient à l’expiration du mandat ou par révocation, décès, ou incapacité (source : CH 14).
- Révocation du gérant : En principe, à la majorité ordinaire, sauf clause statutaire plus forte. La révocation peut aussi intervenir pour cause légitime via une procédure judiciaire. La décision doit être déposée au greffe dans un délai d’un mois (art. L 223-29, C. Com.). La révocation n’affecte pas la validité des actes passés avant, sauf faute grave.
- Responsabilités civile et pénale du gérant : Civilement, il peut être tenu responsable des préjudices causés à la société ou aux tiers (responsabilité séparée en cas de faute lourde). Pénalement, il peut être poursuivi pour infractions commises dans l’exercice de ses fonctions (source : CH 14).
- Cumul des mandats et rémunération : Le gérant peut cumuler plusieurs mandats sociaux sauf incompatibilité statutaire. La rémunération n’est pas réglementée par la loi, elle est décidée par les associés lors d’une assemblée, et participe au vote si le gérant est associé (source : CH 14).
📝 Points essentiels
- La nomination du gérant peut se faire lors de la constitution (gérant statutaire) ou ultérieurement par décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales (art. L 223-18 et L 223-29, C. Com.).
- La capacité du gérant est limitée à être personne physique, sans incapacité ou incompatibilité. La loi autorise la nomination d’un étranger, sous réserve de titre de séjour si hors UE. La jurisprudence précise que un mineur non émancipé ou un majeur sous tutelle ne peut être gérant (source : CH 14).
- La durée du mandat est généralement fixée lors de la nomination ou lors de la constitution, renouvelable. La fin du mandat survient à son terme, par révocation, décès ou incapacité. La révocation requiert une majorité ordinaire, sauf clause statutaire plus forte. La décision doit être déposée au greffe dans un délai d’un mois, et elle est opposable aux tiers si elle est connue d’eux (art. L 223-29).
- La révocation judiciaire peut intervenir en cas de cause légitime, notamment en cas de mauvaise gestion ou de mésentente grave. La jurisprudence considère que la révocation doit respecter la majorité légale ou statutaire, et que tout associé peut saisir le tribunal en cas de difficulté (source : CH 14).
- La responsabilité du gérant est engagée civilement pour tout préjudice causé à la société, aux associés ou aux tiers, et pénalement en cas d’infractions. La responsabilité civile peut être engagée séparément en cas de faute lourde (source : CH 14).
- La rémunération du gérant, s’il est associé, est décidée par l’assemblée générale. Elle n’est pas réglementée par la loi, mais doit respecter le principe de transparence et de conformité aux statuts (source : CH 14).
💡 À retenir
La gérance de la SARL repose sur une nomination claire, des conditions strictes de capacité, une durée renouvelable, et une révocation majoritaire ou judiciaire, avec des responsabilités civiles et pénales précises. La légitimité et la responsabilité du gérant sont essentielles pour assurer la gestion conforme de la société.
📖 4. Cession parts sociales
🔑 Notions clés & Définitions
- Conditions de fond de cession : La cession des parts sociales à des tiers nécessite l’agrément de la majorité en nombre des associés représentant plus de 50% du capital social (double majorité). La double majorité implique que plus de la moitié des associés, détenant au moins la moitié du capital, doivent approuver la cession (art. L 223-12, Code com).
- Procédure d’agrément : Elle consiste en une décision collective des associés, généralement prise lors d’une assemblée ou par consultation écrite, selon les modalités prévues dans les statuts. En cas de refus, les statuts ou la loi prévoient des modalités de recours ou d’indemnisation (tableau 13, 14).
- Effets de la cession : La cession non agréée est nulle, sauf exceptions (parts détenues depuis au moins 2 ans donnent droit au rachat). La transmission aux héritiers est libre sauf clause d’agrément, mais en cas de refus d’agrément, les héritiers doivent être indemnisés par rachat ou annulation des parts (tableau 16).
- Formalités de publicité : La cession doit faire l’objet d’un acte écrit (sous seing privé ou notarié), notifier la société, et faire l’objet d’une publicité légale (enregistrement, insertion dans le BODACC, dépôt au greffe du RCS). Ces formalités garantissent la publicité de la transmission (art. 1690 C. civ., conditions générales).
- Restrictions statutaires : Les statuts peuvent prévoir des clauses limitant ou encadrant la transmission des parts sociales, notamment en exigeant un agrément ou en limitant la transmission aux membres de la famille ou entre associés (tableau 15, 16).
📝 Points essentiels
- La cession des parts sociales est soumise à une double majorité d’associés (plus de 50%) pour être agréée, conformément à l’art. L 223-12, Code com.
- La procédure d’agrément doit respecter les formalités légales et statutaires : décision collective, notification, et publicité légale. En cas de refus, la société doit indemniser les héritiers ou procéder à un rachat des parts, selon leur durée de détention (tableau 13, 14).
- La transmission aux héritiers est en principe libre, sauf clause d’agrément dans les statuts. En cas de refus d’agrément, la société doit racheter les parts ou les annuler, ce qui peut entraîner une réduction du capital social (tableau 16).
- La formalisation de la cession doit respecter les conditions de forme : acte écrit, notification à la société, et publicité légale pour assurer la validité et la publicité de la transmission (art. 1690 C. civ.).
- Les clauses statutaires peuvent prévoir des restrictions ou conditions spécifiques à la transmission, limitant la liberté de céder ou imposant des procédures particulières (tableau 15, 16).
💡 À retenir
La cession des parts sociales dans une SARL est encadrée par une procédure d’agrément à la double majorité, avec des formalités strictes de publicité, et peut être limitée par des clauses statutaires pour préserver l’équilibre de la société.
📖 5. Augmentation capital
🔑 Notions clés & Définitions
- Apport en numéraire : Somme d’argent versée par un associé pour augmenter le capital social, libérée partiellement ou intégralement lors de la souscription, conformément à l’article L. 223-7 du Code de commerce.
- Apport en nature : Biens meubles ou immeubles, corporels ou incorporels, apportés par un associé pour augmenter le capital social, évalués par un commissaire aux apports (CAA) selon L. 223-9 du Code de commerce.
- Procédure d’augmentation : Décision collective des associés lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE), modification des statuts, et respect des formalités légales telles que publicité et dépôt au greffe, conformément aux art. L. 223-13 et suivants du Code de commerce.
- Libération des apports : Mécanisme par lequel les associés versent leurs apports, en numéraire partiellement lors de la souscription (au minimum 1/5), et le reste dans un délai de 5 ans après immatriculation, selon L. 223-7 du Code de commerce.
- Augmentation de capital variable : Forme d’augmentation où le capital est fixé avec un plafond et un plancher, permettant d’adapter librement le montant du capital dans ces limites, tout en mentionnant cette caractéristique dans les statuts, conformément à L. 223-40 du Code de commerce.
📝 Points essentiels
- La décision d’augmentation de capital doit être prise en AGE, avec respect des règles de quorum et majorité (voir tableaux 9, 10, 11).
- Lors d’un apport en numéraire, la libération partielle doit être d’au moins 1/5 à la souscription, le reste étant libéré dans les 5 ans, sous peine de nullité (L. 223-7).
- La procédure d’agrément pour les apports en nature ou la cession des parts sociales doit respecter la majorité en nombre des associés représentant plus de 50% du capital, sauf clauses statutaires plus restrictives.
- La modification des statuts doit faire l’objet d’un dépôt et d’une publicité légale, notamment dans le BODACC et au greffe du RCS.
- La création d’un capital variable permet une flexibilité dans la gestion du capital, avec un plafond fixé dans les statuts, et une mention obligatoire dans ceux-ci.
💡 À retenir
L’augmentation de capital, qu’elle soit en numéraire ou en nature, doit respecter une procédure précise, notamment la décision collective, la modification des statuts, et la libération progressive des apports, tout en permettant d’adapter la structure financière de la société selon ses besoins.
🔑 Notions clés & Définitions
- Transformation de la SARL : Opération juridique par laquelle une société change de forme juridique sans cesser son existence, impliquant une modification de sa structure juridique tout en conservant son patrimoine et sa personnalité morale (voir Conditions et procédure de transformation).
- Conditions de transformation : Nécessitent l’accord unanime ou majorité renforcée des associés, selon les statuts, ainsi que le respect des formalités légales, notamment la publicité et l’inscription au RCS (voir Conditions et procédure de transformation).
- Effets juridiques de la transformation : La société conserve sa personnalité morale, ses droits et obligations, mais ses associés peuvent voir leurs droits et responsabilités modifiés, notamment en matière fiscale et sociale (voir Effets juridiques).
- Formalités de publicité et inscription : La transformation doit faire l’objet d’un avis publié dans un journal d’annonces légales, d’un dépôt au greffe du tribunal de commerce, et d’une inscription modificative au RCS, pour assurer la publicité légale de la transformation (voir Formalités de publicité et inscription).
- Conséquences fiscales et sociales : La transformation peut entraîner des conséquences fiscales, notamment en matière de plus-values, et sociales, notamment en ce qui concerne le régime des salariés et des dirigeants, selon les modalités de la nouvelle forme juridique (voir Conséquences fiscales et sociales).
📝 Points essentiels
- La transformation doit respecter une procédure précise : décision des associés selon les règles statutaires, rédaction d’un procès-verbal, approbation unanime ou majorité renforcée, selon la forme initiale et la nouvelle (voir Conditions et procédure de transformation).
- La société conserve sa personnalité morale, ses droits, ses obligations, et son patrimoine, évitant ainsi la dissolution ou la liquidation (voir Effets juridiques).
- La formalité de publicité doit être effectuée dans un délai fixé, avec publication dans un journal d’annonces légales, puis dépôt au greffe, et inscription au RCS, pour rendre la transformation opposable aux tiers (voir Formalités de publicité et inscription).
- La transformation peut avoir des incidences fiscales, notamment en cas de changement de régime, avec possibilité de plus-values ou de décalages fiscaux, et doit être analysée au cas par cas (voir Conséquences fiscales et sociales).
- Sur le plan social, la transformation peut modifier le régime des dirigeants et des salariés, notamment si la nouvelle forme juridique implique une nouvelle organisation ou un changement de statut (voir Conséquences fiscales et sociales).
💡 À retenir
La transformation de la SARL est une opération juridique complexe qui doit respecter une procédure stricte pour préserver la continuité de la société, tout en ayant des implications importantes sur le plan fiscal et social.
📖 7. Dissolution SARL
🔑 Notions clés & Définitions
- Causes de dissolution : Événements entraînant la fin de la personnalité morale d'une SARL, telles que l'arrivée du terme prévu dans les statuts, la décision des associés, ou une liquidation judiciaire (voir aussi "Effets de la dissolution sur la personnalité morale").
- Procédure de dissolution et liquidation : Ensemble des étapes légales à suivre après la décision de dissoudre une SARL, comprenant la nomination d’un liquidateur, la réalisation des actifs, le paiement des dettes, et la répartition du solde entre les associés.
- Nomination du liquidateur : Acte par lequel les associés désignent une personne chargée de réaliser la liquidation de la société, conformément à l’article L. 223-30 du Code de commerce.
- Répartition de l’actif net entre les associés : Opération de partage du solde de l’actif de la société après paiement des créanciers, selon la quote-part de chaque associé dans le capital social, conformément à la procédure prévue par la loi.
- Effets de la dissolution sur la personnalité morale : La dissolution ne met pas fin immédiatement à la société ; celle-ci conserve sa personnalité morale jusqu’à la clôture de la liquidation, moment où elle est éteinte par la radiation du RCS.
📝 Points essentiels
- La dissolution peut résulter de causes légales (arrivée du terme, décision des associés, liquidation judiciaire) ou conventionnelles (clause de dissolution dans les statuts).
- La procédure débute par une décision formelle des associés ou une décision judiciaire, suivie de la nomination d’un liquidateur (art. L. 223-30). La société continue d’exister durant la liquidation, pour réaliser ses actifs et apurer ses passifs.
- La répartition de l’actif net doit respecter l’ordre de priorité : paiement des créanciers, puis distribution du solde aux associés en proportion de leurs parts sociales.
- La personnalité morale de la SARL subsiste jusqu’à la clôture de la liquidation, moment où la société est radiée du RCS, mettant fin à son existence juridique.
- La liquidation peut être volontaire (décision des associés) ou judiciaire (liquidation judiciaire), chaque cas ayant ses règles spécifiques (voir aussi "Liquidation judiciaire").
💡 À retenir
La dissolution d'une SARL marque le début de sa liquidation, processus durant lequel la société conserve sa personnalité morale jusqu’à la clôture, après laquelle elle disparaît officiellement.
📖 8. SARL unipersonnelle (EURL)
🔑 Notions clés & Définitions
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Définition de l'EURL : La SARL unipersonnelle, ou EURL, est une société à responsabilité limitée constituée par un seul associé, qui ne supporte les pertes qu’à hauteur de ses apports, conformément à CH 14 (date). Elle possède la nature juridique d’une SARL, mais avec un seul membre.
-
Conditions spécifiques de constitution d'une EURL : La création d’une EURL requiert la rédaction de statuts, la réalisation d’apports en numéraire ou en nature, et l’immatriculation au RCS. L’associé doit être une personne physique ou morale capable, avec une capacité civile suffisante, conformément à CH 14.
-
Régime juridique particulier de l'associé unique : L’associé unique bénéficie d’un régime simplifié, notamment en matière de fonctionnement et de prise de décision. La gestion est allégée, avec une procédure de décision plus souple, tout en conservant la responsabilité limitée aux apports, comme le précise CH 14.
-
Fonctionnement simplifié par rapport à la SARL pluripersonnelle : La gestion de l’EURL est plus souple : pas d’assemblée générale obligatoire, décisions prises par l’associé seul, formalités allégées, notamment en matière de tenue de comptabilité et de décisions sociales, conformément à CH 14.
-
Possibilité de transformation en SARL pluripersonnelle : L’EURL peut évoluer vers une SARL avec plusieurs associés via une transformation juridique, en respectant les conditions de forme et de procédure prévues par la loi, tout en conservant la responsabilité limitée aux apports, selon CH 14.
📝 Points essentiels
- La création de l’EURL nécessite la rédaction de statuts, la réalisation d’apports (numéraire, nature ou industrie) et l’immatriculation au RCS, conformément à CH 14.
- L’associé unique peut être une personne physique ou morale, avec une capacité civile suffisante. La responsabilité est limitée aux apports, ce qui protège le patrimoine personnel, comme indiqué dans CH 14.
- La gestion de l’EURL est simplifiée : pas d’obligation d’organiser une assemblée générale, décisions prises par l’associé seul, ce qui facilite la prise de décisions rapides.
- La transformation en SARL pluripersonnelle est possible à tout moment, sous réserve du respect des formalités légales, permettant une évolution flexible de la structure juridique.
- La responsabilité limitée de l’associé unique est une garantie essentielle, tout en permettant une gestion souple adaptée aux petites structures.
💡 À retenir
L’EURL est une forme juridique simplifiée de la SARL, conçue pour un seul associé, offrant une gestion allégée et une responsabilité limitée, avec la possibilité d’évoluer vers une SARL pluripersonnelle si nécessaire.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Points clés | Auteur / Référence |
|---|
| Constitution SARL | Société à responsabilité limitée, minimum 2 associés, maximum 100 (sauf EURL), responsabilité limitée aux apports, formalismes stricts | Code de commerce, art. L 223-1, L 223-4, L 223-16 |
| Apports en nature | Évaluation par commissaire aux apports sauf seuils, libération intégrale, responsabilité en cas de surévaluation frauduleuse | Code de commerce, art. L 223-7, L 223-9, PERROUX (date) |
| Gérance SARL | Nomination, durée, révocation, responsabilités civiles et pénales, cumul des mandats | Code de commerce, art. L 223-18, L 223-29, CH 14 |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre SARL et EURL : la SARL nécessite au minimum 2 associés, l’EURL un seul.
- Omettre la nécessité d’un commissaire aux apports pour les apports en nature si seuils dépassés.
- Croire que la cession de parts sociales est libre : elle nécessite souvent un agrément, sauf exceptions.
- Confondre responsabilité civile et pénale en cas de surévaluation frauduleuse des apports.
- Ignorer que la responsabilité du gérant peut être engagée même en dehors de la société pour faute personnelle.
- Penser que la révocation du gérant nécessite toujours une décision judiciaire : souvent, décision des associés suffit.
- Confondre les conditions de fond et de forme lors de la constitution de la SARL.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la SARL selon l’article L 223-1 du Code de commerce.
- Savoir que la SARL peut être constituée par une seule personne dans le cadre de l’EURL.
- Maîtriser les conditions de fond pour la validité du contrat de société (consentement, capacité, objet licite).
- Connaître le nombre d’associés requis pour une SARL et la différence avec l’EURL.
- Savoir que les parts sociales ne sont pas négociables et leur cession nécessite souvent un agrément.
- Connaître la composition du capital social et l’absence de minimum légal.
- Comprendre le rôle du commissaire aux apports dans l’évaluation des apports en nature (art. L 223-7, L 223-9).
- Savoir que la libération des apports en nature doit être intégrale lors de la constitution.
- Connaître les responsabilités civiles et pénales en cas de surévaluation frauduleuse des apports (PERROUX).
- Maîtriser la procédure de nomination, de révocation et les responsabilités du gérant (art. L 223-18, L 223-29).
- Connaître les conditions pour qu’un gérant puisse être étranger ou mineur.
- Savoir que la publicité légale et l’inscription au RCS sont obligatoires lors de la constitution.
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