Introduction à l'impôt : L'impôt sur le revenu est la deuxième ressource budgétaire de l’État, représentant 88 milliards pour 2024, après la TVA. Il s'agit d'un impôt annuel, déclaratif, et progressif, basé sur l'ensemble des revenus disponibles du contribuable durant l'année d'imposition. La déclaration des revenus concerne 41 millions de foyers en 2024, dont 19 millions ont payé un impôt, soit 45 %. L'impôt est calculé selon un barème progressif de 5 tranches allant de 0 % à 45 %. Après dépôt de la déclaration, chaque foyer reçoit un avis d'imposition récapitulant revenus et impôt dû, ajusté selon les acomptes versés (prélèvement à la source ou acomptes).
Ressource budgétaire de l’État : L'impôt sur le revenu constitue une ressource essentielle du budget de l’État, en deuxième position après la TVA, avec un montant de 88 milliards en 2024.
Déclaration des revenus : Formalité annuelle permettant de déclarer l'ensemble des revenus disponibles du contribuable pour l'année d'imposition. La déclaration est déposée entre avril et juin de l'année N+1 pour les revenus de l'année N. La déclaration peut être pré-remplie avec des informations transmises par des tiers déclarants.
Impôt annuel : Impôt calculé une fois par an, basé sur la déclaration des revenus de l'année précédente, et ajusté par des acomptes payés tout au long de l'année.
Déclaratif : Mode de calcul de l'impôt basé sur la déclaration annuelle des revenus, contrairement à un prélèvement immédiat ou à la source.
Progressif : Mode d'imposition où le taux d'imposition augmente avec le montant des revenus, selon un barème de 5 tranches (0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 %).
Barème progressif de 5 tranches : Structure d'imposition avec cinq niveaux de taux appliqués par ordre croissant aux différentes portions du revenu imposable, allant de 0 % à 45 %.
Avis d'imposition : Document reçu par le contribuable à partir d'août, récapitulant les revenus de l'année précédente, le montant de l'impôt dû, et tenant compte des acomptes versés.
L'impôt sur le revenu, impôt annuel et progressif, constitue une ressource essentielle pour l’État, dont le montant est déterminé chaque année par la déclaration des revenus et le barème progressif de 5 tranches.
Territorialité de l'impôt : Principe selon lequel l'impôt sur le revenu est dû en fonction du lieu où la personne est fiscalement domiciliée ou en fonction de la source des revenus. La personne considérée comme fiscalement domiciliée en France est passible de l'impôt sur l'ensemble de ses revenus, quelle que soit leur origine, y compris les revenus de source étrangère (voir section 2). La territorialité détermine aussi si un revenu de source étrangère doit être imposé en France ou non.
Critère d'ordre personnel : La personne est considérée comme fiscalement domiciliée en France si elle a sur le territoire français son foyer ou son séjour principal (plus de 183 jours par an, peu importe le lieu).
Critère d'ordre professionnel : La personne exerce une activité professionnelle non accessoire en France, salariée ou non. La résidence est retenue selon l'activité principale, c’est-à-dire celle à laquelle elle consacre le plus de temps, même si elle ne dégage pas l'essentiel de ses revenus.
Critère d'ordre économique : La personne a en France le centre de ses intérêts économiques, c’est-à-dire ses principaux investissements, le siège de ses affaires ou le lieu où elle tire la majorité de ses revenus.
Conflit de résidences : Situation où un contribuable est considéré comme résident fiscal dans deux États différents, en raison de règles propres à chaque pays. La résolution est alors effectuée par l’application de la convention internationale liant ces États.
Impôt sur les revenus de source étrangère : Impôt dû en France sur les revenus perçus de source étrangère par une personne domiciliée fiscalement en France (voir section 2). La personne non domiciliée en France est imposable uniquement sur ses revenus de source française.
La territorialité de l'impôt repose sur la résidence fiscale, déterminée par des critères personnels, professionnels ou économiques, et en cas de conflit, par la convention internationale. Elle conditionne l’étendue de l’imposition des revenus, y compris ceux de source étrangère.
Personne seule : Contribuable célibataire, séparé, divorcé ou veuf, qui compose seul son foyer fiscal, sans personne à charge ou en couple.
Couple : Deux personnes liées par mariage ou par un PACS, qui forment un seul foyer fiscal. Les concubins font obligatoirement l’objet d’une imposition distincte.
PACS : Pacte Civil de Solidarité, contrat entre deux personnes pour organiser leur vie commune, considéré comme formant un seul foyer fiscal avec leur partenaire.
Personnes à charge (enfants, invalides, recueillis) : Personnes dont le contribuable assume la charge effective et exclusive, considérées à charge de droit si elles remplissent certaines conditions :
Revenus de la famille : Ensemble des revenus perçus par le foyer fiscal, comprenant notamment traitements, salaires, pensions, revenus fonciers, etc., appréciés à la date du 1er janvier ou du 31 décembre selon la situation.
Charges de famille : Personnes à charge du foyer fiscal, dont la présence ou le statut influence le calcul de l’impôt.
Date d’appréciation de la situation : Moment auquel la composition du foyer et les charges sont déterminées.
La composition du foyer fiscal, appréciée à une date précise, détermine l’imposition unique de l’ensemble des revenus du foyer, en tenant compte des personnes à charge et de leur statut.
Revenus de traitements et salaires
AUTEUR (date) : Toutes les sommes versées pour une activité exercée sous la subordination juridique d'un employeur, comprenant le salaire de base, les primes, gratifications, avantages en nature (téléphone, véhicule, logement), et revenus de remplacement (indemnités, allocations chômage, indemnités d'arrêt de travail).
Exonérations
Sont exonérés :
Frais professionnels
Montant déduit des revenus pour couvrir les dépenses liées à l’exercice du travail :
Pensions, retraites et rentes
Sont comprises :
Les revenus de traitements et salaires comprennent l’ensemble des sommes versées pour une activité sous subordination, avec des exonérations spécifiques et une déduction facultative des frais professionnels, permettant d’ajuster le revenu imposable.
Revenus de capitaux mobiliers (RCM) : Revenus issus des placements financiers, tels que les comptes bancaires, actions, obligations, bons de capitalisation, contrats d'assurance-vie, etc. (voir section 6). Ces revenus proviennent de placements financiers et sont imposables dans la catégorie des revenus des valeurs et capitaux mobiliers (catégorie 2 de la déclaration).
Revenus des placements financiers : Revenus générés par les comptes, actions, obligations, etc., qui ne doivent pas être confondus avec les plus-values de cession. Incluent notamment les intérêts, dividendes, et autres revenus financiers.
Exonérations (livrets d’épargne, etc.) : Certains revenus issus de comptes d’épargne comme le livret d’épargne populaire, livret A, compte d’épargne-logement ouvert avant le 1.1.2018, livret jeune, ou livret de développement durable, sont exonérés d’impôt.
Plus-values de cession de valeurs mobilières : Gains réalisés lors de la vente ou cession de valeurs mobilières ou droits sociaux. La plus-value est la différence entre le prix de cession (corrigé) et le prix d’acquisition (corrigé). Elle est imposable dans la catégorie 3 de la déclaration.
Imposition des revenus de capitaux mobiliers et plus-values : Ces revenus et plus-values sont soumis, sauf exceptions, à un prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % (impôt sur le revenu) et aux prélèvements sociaux de 17,2 %, totalisant 30 % (PFU ou « Flat Tax »). Le contribuable peut opter pour l'imposition au barème progressif pour l’ensemble de ses revenus de capitaux mobiliers et plus-values. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent dans tous les cas.
Les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values de cession sont principalement soumis à un prélèvement forfaitaire unique de 30 %, avec possibilité d’option pour le barème progressif, tout en étant soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %.
Revenus fonciers : Revenus issus de la location d'immeubles nus, comprenant la location de propriétés bâties (maisons, appartements, bâtiments industriels, bureaux, etc.) et non bâties (terres agricoles, étangs, etc.). Ces revenus proviennent de la mise à disposition de biens immobiliers sans y effectuer de travaux de construction ou d'agrandissement (source : "Revenus provenant de la location d'immeubles nus"). La recette retenue est celle effectivement encaissée durant l'année d'imposition, qu'il s'agisse de loyers courants, arriérés ou perçus d'avance, à l'exclusion des loyers impayés venus à échéance en cours d'année (source : "Les recettes à retenir pour déterminer le revenu foncier").
Exemples de revenus fonciers : Loyers perçus pour la location d’un appartement, d’une maison, d’un local commercial, ou d’une terre agricole. Ces revenus peuvent être issus de propriétés bâties ou non bâties, sans travaux d’amélioration ou de construction (source : "location de propriétés bâties ou non bâties").
Les revenus des professions non salariées regroupent l’ensemble des bénéfices issus d’activités indépendantes, soumis à l’impôt sur le revenu selon leur nature (BA, BIC, BNC) et leur régime fiscal, dans le cadre d’une organisation individuelle ou en société de personnes.
Calcul de l'impôt : Opération consistant à déterminer le montant de l'impôt dû par un contribuable en appliquant le barème progressif aux revenus imposables, après prise en compte des déductions, abattements, et autres modalités spécifiques (voir aussi application du barème progressif).
Application du barème progressif : Méthode d'imposition où l'impôt est calculé en appliquant un taux différent à chaque tranche de revenus, ces taux allant de 0 % à 45 % selon la tranche (voir aussi barème progressif de 5 tranches).
Prélèvements et acomptes : Moyens de paiement anticipé de l'impôt tout au long de l'année, notamment par prélèvement à la source ou système d'acompte, permettant d'ajuster le paiement de l'impôt en fonction des revenus perçus (voir aussi prélèvements et acomptes).
Régularisation et solde d'impôt : Opération de régularisation permettant de faire correspondre le montant payé à l'avance (prélèvements ou acomptes) avec le montant réellement dû après calcul final, aboutissant soit à un remboursement (trop-payé), soit à un paiement complémentaire (voir aussi régularisation et solde d'impôt).
L'impôt sur le revenu est un impôt annuel, déclaraƟf, basé sur l'ensemble des revenus disponibles au cours de l'année d'imposiƟon, et calculé selon un barème progressif en 5 tranches allant de 0 % à 45 %.
La déclaration des revenus intervient chaque année entre avril et juin pour les revenus de l'année précédente, et le contribuable reçoit un avis d'imposition à partir du mois d'août.
Après dépôt de la déclaration, le montant de l'impôt dû est déterminé, puis ajusté par rapport aux acomptes payés (prélèvement à la source ou acomptes). Si trop-payé, remboursement ; si insuffisant, paiement du solde.
La régularisation permet d'assurer que le montant payé correspond exactement à l'impôt calculé, en tenant compte des prélèvements effectués tout au long de l'année.
Le calcul de l'impôt repose sur l'application du barème progressif aux revenus de l'année, ajusté par les prélèvements et acomptes, avec une régularisation annuelle pour équilibrer le montant payé et celui dû.
| Thème | Notions clés | Critères principaux | Implication fiscale | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|---|
| Territorialité | Résidence fiscale | Critères personnel, professionnel, économique | Imposition sur tous les revenus en France si résident, sur revenus français si non résident | - |
| Composition du foyer | Personne seule, couple, personnes à charge | Conditions d'âge, invalidité, rattachement | Détermine le nombre de parts fiscales, impact sur le calcul de l'impôt | - |
| Revenus | Salaires, capitaux mobiliers, fonciers, professions non salariées | Nature et source | Affecte le mode de calcul de l'impôt, déductibilité | Perroux (concept de croissance) non applicable ici |
Teste tes connaissances sur Introduction à l'impôt sur le revenu avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle est la conséquence de l'importance de l'impôt sur le revenu dans le budget de l'État ?
2. Quelle est la caractéristique principale qui détermine la territorialité de l'impôt sur le revenu en France ?
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Impôt sur le revenu — définition ?
Impôt annuel, progressif, basé sur revenus disponibles.
Territorialité de l'impôt — principe ?
Imposé selon lieu de résidence ou source des revenus.
Foyer fiscal — composition ?
Personne seule, couple, personnes à charge.
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