Fiche de révision : Introduction aux Fondements du Droit

Plan du Cours

  1. Définition du droit
  2. Branches du droit
  3. Sources du droit
  4. Organisation judiciaire
  5. Organisation des juridictions
  6. Compétences des juridictions
  7. Personnes et capacité
  8. Droits subjectifs
  9. Personnalité juridique
  10. Disparition de la personne
  11. Identification de la personne
  12. Capacité et protection

1. Définition du droit

Notions clés & Définitions

  • Droit : système de règles visant à organiser la société, à assurer la sécurité, la justice et l’intérêt général. Il constitue une construction sociale qui règle la vie en société et les relations entre personnes, en apportant des solutions aux problèmes sociaux et en équilibrant des intérêts divergents (source : contenu source).

  • Règle de droit : norme qui définit ce que l’on peut ou ne peut pas faire, ce que l’on doit faire ou ne pas faire, avec des sanctions en cas de non-respect. Elle est générale, obligatoire, et appliquée par le juge. Elle sert à poser un cadre, trancher les litiges, garantir l’ordre et permettre l’existence des échanges (source : contenu source).

  • Objectifs du droit : assurer la sécurité, réaliser la justice, protéger l’intérêt général. La règle de droit est impérative, sanctionnée, et appliquée par le juge, contrairement à la morale qui est plus subjective et non sanctionnée (source : contenu source).

Points essentiels

  • La règle de droit est une norme générale et obligatoire, différenciée en règle impérative (imposée, limite la volonté des individus, ex : SMIC) et règle supplétive (peut être écartée par la volonté des parties, ex : majoration des heures supplémentaires).

  • Le droit vise à organiser la société en équilibrant les intérêts, en garantissant la sécurité et en assurant la justice.

  • La finalité première du droit est d’assurer la sécurité, en permettant notamment la validité des contrats et en garantissant un ordre social stable.

  • La règle de droit est nécessairement sanctionnée et appliquée par le juge pour garantir son respect.

À retenir

Le droit est un système de règles générales et obligatoires, destiné à organiser la société, à garantir la sécurité, la justice et l’intérêt général, en étant appliqué et sanctionné par le juge.

2. Branches du droit

Notions clés & Définitions

  • Droit public : Ensemble des règles qui régissent les relations entre les individus et la puissance publique. Il concerne l'organisation de l'État, ses organes, et leur fonctionnement, ainsi que la relation entre l'État et les citoyens.
  • Droit privé : Ensemble des règles qui régissent les relations entre les individus. Il concerne notamment les questions relatives aux personnes, aux biens, aux familles, et aux contrats.
  • Droit international : Ensemble des règles qui régissent les relations entre États ou entre ressortissants de différents États. Il comprend le droit international public (rapports entre États et organisations internationales) et le droit international privé (relations entre particuliers comportant un élément d’étranéité).

Points essentiels

  • Le droit est un système de règles visant à organiser la société et à assurer la sécurité, la justice, et l’intérêt général.
  • La règle de droit est générale, obligatoire, et sanctionnée, permettant de trancher les litiges et de garantir l’ordre social.
  • Le droit public inclut notamment le droit constitutionnel (forme de l’État, organes, pouvoirs), le droit administratif (organisation des collectivités publiques, services publics), et le droit pénal (sanction des infractions).
  • Le droit privé comprend le droit civil (personnes, biens, famille, contrats), le droit des affaires (économie, sociétés, commerce), et le droit du travail (relations employeur-salarié).
  • Le droit international régit les relations entre États (droit international public) et entre particuliers avec un élément étranger (droit international privé).
  • Le droit international repose principalement sur des traités ratifiés, ayant une autorité supérieure aux lois nationales, et sur le droit européen (traités, règlements, directives).
  • La hiérarchie des normes en droit national place la constitution au sommet, suivie par la loi, les règlements, la jurisprudence, et la doctrine.

À retenir

Les branches du droit se distinguent par leur champ d’application : le droit public régit la relation entre l’État et les individus, tandis que le droit privé concerne les relations entre personnes, et le droit international encadre les relations entre États et entre ressortissants étrangers.

3. Sources du droit

Notions clés & Définitions

Sources du droit international : Ce sont les éléments qui produisent des règles juridiques applicables entre États ou à l’échelle mondiale. Selon le contenu source, elles incluent principalement les traités internationaux et les normes européennes. Les traités, une fois ratifiés ou approuvés, ont une autorité supérieure aux lois nationales dès leur publication officielle. Les normes européennes, notamment celles issues des traités européens, constituent une partie du droit primaire de l’Union Européenne, avec des actes dérivés tels que règlements et directives.

Sources du droit national : Ce sont les éléments qui produisent des règles juridiques applicables en droit français. Elles comprennent la constitution, les lois, les règlements, la jurisprudence, la doctrine et la coutume. La hiérarchie de ces sources est organisée selon le principe de la hiérarchie des normes, avec la constitution au sommet, suivie par la loi, puis les règlements, la jurisprudence, la doctrine et enfin la coutume.

Hiérarchie des normes : Principe selon lequel une norme de rang inférieur ne peut pas déroger à une norme de rang supérieur. En droit français, cette hiérarchie est :

  • Constitution (bloc de constitutionalité)
  • Traités internationaux (ratifiés/approuvés)
  • Lois (codes, lois ordinaires)
  • Ordonnances ratifiées
  • Règlements (décrets, arrêtés)
  • Jurisprudence
  • Doctrine
  • Coutume

Points essentiels

  • Sources du droit international : principalement les traités internationaux, qui, une fois ratifiés, ont une autorité supérieure aux lois nationales. Les traités européens font partie du droit primaire de l’Union Européenne, avec des actes dérivés (règlements, directives). Les règlements européens ont un effet immédiat et une application directe dans tous les États membres, tandis que les directives fixent des objectifs à atteindre en laissant une marge de manœuvre aux États pour leur mise en œuvre. Le droit européen repose sur le principe de primauté (valeur supérieure au droit national) et de l’effet direct (possibilité pour les particuliers de l’invoquer devant une juridiction nationale).

  • Sources du droit national : la constitution occupe la première place, suivie par la loi, qui doit respecter la constitution. La jurisprudence, la doctrine et la coutume complètent le système. La hiérarchie impose que toute norme inférieure ne doit pas contredire une norme supérieure.

  • Hiérarchie des normes : garantit la cohérence du système juridique. En cas de conflit, la norme de rang inférieur doit céder le pas à celle de rang supérieur, jugée conforme à la norme supérieure.

À retenir

Les sources du droit, qu’elles soient internationales ou nationales, sont hiérarchisées selon un principe de priorité, assurant la cohérence et la prééminence des normes supérieures sur les normes inférieures.

4. Organisation judiciaire

Notions clés & Définitions

Organisation judiciaire : Structure qui répartit les fonctions de jugement selon des principes de séparation des pouvoirs et selon différents ordres juridictionnels (art 16 DDHC, art 4/5 Code Civil). Elle garantit l’indépendance et la spécialisation des juridictions.

Séparation des pouvoirs : Principe selon lequel les fonctions législative, exécutive et judiciaire sont distinctes pour assurer un équilibre et éviter la concentration du pouvoir (art 16 DDHC, art 4/5 Code Civil).

Organisation horizontale : Organisation des juridictions selon leur ordre, notamment :

  • Ordre judiciaire : Juridictions civiles et pénales.
  • Ordre administratif : Juridictions administratives.
  • Ordre constitutionnel : Juridictions relatives à la constitution (ex : Conseil constitutionnel).

Organisation verticale : Organisation des juridictions selon leur degré de compétence :

  • Première instance : Juridictions de premier niveau.
  • Appel : Recours contre une décision de première instance.
  • Cassation : Contrôle de conformité à la règle de droit des décisions en dernier ressort.

Points essentiels

  • La séparation des pouvoirs (art 16 DDHC + art 4/5 Code Civil) impose que les fonctions judiciaires soient distinctes des fonctions administratives.
  • La loi du 16-24 août 1790 établit la séparation des ordres juridictionnels, notamment la distinction entre fonctions judiciaires et administratives.
  • L’organisation judiciaire comporte trois degrés : la première instance, l’appel, et la cassation.
  • La compétence des juridictions se divise en :
    • Compétence d’attribution : type de litige qu’une juridiction peut connaître.
    • Compétence territoriale : lieu ou personne pour saisir la juridiction.
  • La notion de premier ressort désigne la décision susceptible d’appel, tandis que dernier ressort indique une décision non susceptible d’appel (ex : inférieur à 5 000 €).
  • La procédure d’appel suspend l’exécution de la décision, sauf exceptions, et la Cour d’appel rend des arrêts.
  • La Cour de cassation contrôle uniquement la conformité de la décision à la règle de droit, sans réexaminer les faits.
  • La hiérarchie des normes (constitution, lois, règlements, jurisprudence) guide l’organisation judiciaire et garantit la cohérence des décisions.

À retenir

L’organisation judiciaire repose sur la séparation des pouvoirs, une organisation horizontale par ordre et une organisation verticale par degrés, assurant ainsi la spécialisation, l’indépendance et la cohérence du système judiciaire.

5. Organisation des juridictions

Notions clés & Définitions

Organisation des juridictions : Structure hiérarchique et spécialisée des tribunaux chargés de rendre la justice, comprenant plusieurs niveaux et types de juridictions selon leur compétence et leur spécialisation.

Niveaux de juridictions : Degré de la hiérarchie judiciaire, comprenant la première instance, l’appel, et la cassation. La première instance est le premier degré de jugement, l’appel permet de contester une décision, et la cassation contrôle la conformité de la décision aux règles de droit.

Spécialisation des juridictions : Division des tribunaux selon leur domaine d’intervention, par exemple : juridictions civiles (tribunal judiciaire, tribunaux spécialisés), pénales (cour d’assises, tribunal correctionnel, tribunal de police), ou autres (prud’hommes, tribunaux ruraux).

Compétence d’attribution : Capacité d’une juridiction à connaître d’un type précis de litige, déterminée par la matière (ex : immobilier, divorce, commerce) ou le montant du litige.

Compétence territoriale : Juridiction compétente selon le lieu ou la personne concernée, par exemple : siège du défendeur, lieu de l’événement, résidence du demandeur.

Recours : Voies permettant de contester une décision de justice.

  • Appel : Demande de réexamen d’une décision devant une juridiction supérieure.
  • Tierce-opposition : Demande de rejugement d’une affaire par une personne qui n’était pas partie au procès initial mais concernée indirectement.
  • Pourvoi en cassation : Contestation purement juridique visant à vérifier la conformité de la décision aux règles de droit, devant la Cour de cassation.

Points essentiels

  • La hiérarchie des juridictions comprend trois niveaux : la première instance, l’appel, et la cassation.
  • La séparation des pouvoirs et des ordres juridictionnels (judiciaire, administratif, constitutionnel) structure l’organisation judiciaire.
  • La compétence des juridictions se divise en attribution (matière) et territoriale (lieu ou personne).
  • La procédure d’appel suspend l’exécution de la décision sauf exception, avec un délai d’un mois.
  • La tierce-opposition permet à une personne non partie au procès de demander un nouveau jugement si elle est concernée indirectement.
  • Le pourvoi en cassation ne rejuge pas le fond mais vérifie la conformité de la décision aux règles de droit, avec un délai de deux mois.
  • La Cour de cassation contrôle uniquement la légalité des décisions, sans réexaminer les faits.

À retenir

L’organisation des juridictions repose sur une hiérarchie à trois niveaux, avec des juridictions spécialisées selon la matière et la territorialité, et des recours variés permettant de garantir la conformité des décisions aux règles de droit.

6. Compétences des juridictions

Notions clés & Définitions

Juridictions civiles : Tribunaux qui statuent sur des affaires relevant du droit privé, notamment celles concernant les personnes, les biens, les familles, et les contrats.
Tribunal judiciaire : Juridiction de droit commun pour les affaires civiles et commerciales ne relevant pas d’une juridiction spécialisée (Article L211-3).
Juridictions spécialisées : Juridictions ayant compétence sur des domaines précis, telles que le tribunal de commerce, le conseil des prud’hommes, ou le tribunal paritaire des baux ruraux.
Tribunal de commerce : Juridiction spécialisée pour les litiges entre commerçants ou relatifs à des actes de commerce.
Conseil des Prud’hommes : Juridiction spécialisée pour les litiges individuels liés au contrat de travail entre salariés et employeurs.
Tribunal paritaire des baux ruraux : Juridiction spécialisée pour les litiges entre propriétaires et exploitants agricoles concernant les baux ruraux.

Juridictions pénales : Juridictions qui jugent les infractions pénales, c’est-à-dire les contraventions, délits, et crimes.
Cour d’assises : Juridiction compétente pour juger les crimes commis par des adultes, passibles de réclusion criminelle.
Tribunal correctionnel : Juridiction compétente pour juger les délits, passibles d’emprisonnement jusqu’à 10 ans.
Tribunal de police : Juridiction compétente pour juger les contraventions de 5ème classe, passibles d’amendes.

Compétences spécifiques : Attributions particulières de certaines juridictions ou juges dans des domaines précis, comme le contentieux social, l’exécution des jugements, ou la protection des personnes vulnérables.

Points essentiels

  • La compétence des juridictions civiles est généralement d’attribution, en fonction de la nature du litige (ex : famille, immobilier, consommation).
  • La compétence territoriale détermine le tribunal auquel il faut s’adresser selon le lieu du domicile, du siège ou de l’objet du litige.
  • Les juridictions civiles comprennent des tribunaux de droit commun (tribunal judiciaire) et des juridictions spécialisées (commerce, prud’hommes, baux ruraux).
  • La compétence des juridictions pénales est définie par la gravité de l’infraction : contraventions devant le tribunal de police, délits devant le tribunal correctionnel, crimes devant la cour d’assises.
  • La cour d’assises juge les crimes, tandis que le tribunal correctionnel et le tribunal de police traitent respectivement des délits et contraventions.
  • La distinction entre juridictions civiles et pénales repose sur la nature du litige : droit privé vs infractions pénales.
  • La cour d’appel et la Cour de cassation exercent un contrôle sur les décisions des juridictions de première instance.

À retenir

Les juridictions civiles traitent des litiges de droit privé, tandis que les juridictions pénales jugent les infractions, avec des compétences spécifiques selon la gravité des faits. La compétence territoriale et la nature du litige déterminent la juridiction compétente.

7. Personnes et capacité

Notions clés & Définitions

Capacité juridique : Aptitude d’une personne à acquérir et à exercer des droits et des obligations. Elle dépend de la personnalité juridique, qui est la reconnaissance par le droit de cette aptitude.

Personnalité juridique : Capacité d’être titulaire de droits et d’obligations. Elle permet à une personne d’être sujet de droit, c’est-à-dire d’avoir des droits subjectifs.

Disparition de la personne : Événement entraînant la fin de la personnalité juridique d’une personne physique, généralement par le décès ou la disparition.

Décès : Fin de la vie d’une personne physique, caractérisée par plusieurs indices comme l’absence de circulation sanguine, l’abolition totale de tout réflexe, ou un électrocardiogramme plat pendant une durée suffisante.

Disparition : Absence de trace ou de contact avec une personne, pouvant mener à la déclaration de décès ou à une extinction de la personnalité juridique.

Identification de la personne : Ensemble d’éléments permettant de distinguer une personne, notamment le nom, le prénom, et la nationalité.

Points essentiels

  • La personnalité juridique confère à la personne la capacité d’être titulaire de droits et d’obligations. Elle est reconnue dès la naissance vivante et viable, selon des critères fixés par l’OMS (22 semaines d’aménorrhée et 500 grammes de poids minimal). L’adage Infans conceptus pro nato habetur indique que l’enfant conçu peut acquérir des droits dès sa conception si son intérêt est en jeu, mais en principe, la personnalité juridique ne s’acquiert qu’à la naissance.

  • La disparition de la personne physique entraîne la perte de la personnalité juridique. La mort est caractérisée par des indices médicaux précis, et ses conséquences juridiques incluent l’inhumation, le prélèvement d’organes, et la fin des droits de la personne.

  • L’identification de la personne repose sur des éléments tels que le nom, le prénom, et la nationalité, qui permettent de distinguer chaque individu dans le cadre juridique.

À retenir

La personnalité juridique confère à une personne la capacité d’être sujet de droit, et sa disparition, généralement par le décès, entraîne la fin de cette capacité. L’identification de la personne repose sur des éléments essentiels comme le nom, le prénom et la nationalité.

8. Droits subjectifs

Notions clés & Définitions

Droits subjectifs : droits que possède une personne, considérés du point de vue du sujet de droit. Ils correspondent à la version personnifiée du droit objectif, appliquée à une personne spécifique. Leur existence dépend de la reconnaissance par le droit objectif.

Personnalité juridique : aptitude à acquérir et à exercer des droits. Elle permet de distinguer les sujets de droit des objets de droit. Tout individu doté de la personnalité juridique devient une personne physique sujet de droits et obligations.

Personne physique : être humain reconnu comme sujet de droit, doté de la personnalité juridique dès sa naissance vivante et viable.

Objet de droit : chose ou bien susceptible d’appropriation, qui ne peut pas être sujet de droit.

Animal : considéré comme un être sensible, soumis au régime des biens, sans être sujet de droit. La loi du 16 février 2015 a reconnu que les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité, mais ils restent soumis au régime des biens.

Infans conceptus : principe selon lequel l’enfant conçu est considéré comme né chaque fois que ses intérêts sont en jeu, permettant une rétroactivité exceptionnelle de la personnalité juridique à la conception, sous réserve de sa naissance vivante et viable.

Disparition de la personne : perte de la personnalité juridique suite à la mort, caractérisée par plusieurs indices (absence de circulation sanguine, absence de respiration, etc.). La mort entraîne la perte de la personnalité juridique et la possibilité de procéder à l’inhumation ou la crémation.

Points essentiels

  • Le droit objectif a pour vocation la protection des droits subjectifs, qui n’existent que s’ils sont reconnus par le droit objectif.
  • La personnalité juridique est la condition d’exercice des droits subjectifs, attribuée à tout individu dès sa naissance vivante et viable.
  • Seuls les êtres humains sont des personnes physiques sujets de droit. Les objets, comme les biens ou les animaux, ne peuvent être sujets de droit, mais seulement objets de droit.
  • La loi du 16 février 2015 a modifié le statut des animaux, qui ne sont plus considérés comme meubles par nature, mais comme des êtres vivants doués de sensibilité, tout en restant soumis au régime des biens.
  • La conception permet une rétroactivité exceptionnelle de la personnalité juridique, dans l’intérêt de l’enfant conçu, dès sa conception, sous réserve de sa naissance vivante et viable.
  • La disparition de la personne physique suite à la mort entraîne la perte de la personnalité juridique, avec des conséquences telles que l’inhumation, le prélèvement d’organes, ou la protection de la mémoire des morts.

À retenir

Les droits subjectifs sont les droits reconnus à une personne, dont la possession dépend de la personnalité juridique, qui distingue les sujets de droit des objets, et leur protection est essentielle dans le cadre du droit objectif.

9. Personnalité juridique

Notions clés & Définitions

Personnalité juridique : Capacité d'être titulaire de droits et d'obligations. Selon le contenu source, cette aptitude permet à une personne d'acquérir et d'exercer des droits subjectifs, ce qui la distingue des objets de droit. Tout individu naissant vivant et viable possède cette personnalité juridique, lui conférant le statut de sujet de droit (source : "Pour être titulaire de droits subjectifs, il faut avoir l’aptitude à acquérir et à exercer des droits."). La personnalité juridique est donc la reconnaissance officielle de cette capacité.

Disparition de la personne : Événement juridique correspondant au décès ou à l’extinction de la personnalité. La mort entraîne la perte de la personnalité juridique, marquée par la délivrance d’un certificat de décès, qui marque l’heure officielle de la mort. La disparition de la personne physique implique également la fin de ses droits et obligations, mais la protection de la mémoire et du corps des morts peut continuer (source : "Perte de la personnalité juridique" ; "La disparition de la personne physique..."). La mort est définie par un faisceau d’indices médicaux, tels que l’absence de circulation sanguine ou de respiration autonome.

Identification : Ensemble d’éléments permettant de reconnaître une personne. Selon le contenu source, cela inclut le nom, le prénom, et la nationalité. Ces éléments sont essentiels pour distinguer une personne physique et lui attribuer une identité juridique (source : "Identification : nom, prénom, nationalité.").

Points essentiels

  • La personnalité juridique confère à une personne la capacité d’être titulaire de droits et obligations.
  • Tout individu naissant vivant et viable possède la personnalité juridique, ce qui en fait un sujet de droit.
  • La disparition de la personne physique, généralement par décès, entraîne la perte de la personnalité juridique.
  • La mort est constatée par plusieurs indices médicaux, et son événement doit être attesté par un certificat de décès.
  • La reconnaissance de l’identité d’une personne repose sur des éléments d’identification tels que le nom, le prénom et la nationalité.

À retenir

La personnalité juridique est la capacité reconnue à une personne d’être titulaire de droits et d’obligations, tandis que la disparition de la personne correspond à son décès, entraînant l’extinction de cette personnalité. L’identification, quant à elle, permet de distinguer une personne par ses éléments d’état civil.

10. Disparition de la personne

Notions clés & Définitions

Disparition de la personne : État dans lequel la personnalité juridique d'une personne est éteinte, généralement suite à la mort. La disparition de la personne entraîne la perte de la personnalité juridique, marquée par des indices tels que l'absence de circulation sanguine, un électrocardiogramme plat, l'abolition totale des réflexes et l'absence de respiration autonome. La délivrance d’un certificat de décès par un médecin est nécessaire pour officialiser cette disparition.

Décès : Fin de la vie d’une personne physique, caractérisée par des indices médicaux précis. La mort entraîne la perte de la personnalité juridique, la possibilité de procéder à l’inhumation ou à la crémation, le prélèvement d’organes, et la cessation de droits liés à la personne.

Extinction de la personnalité : Conséquence juridique de la disparition de la personne physique, qui entraîne la fin de ses droits et obligations. La personnalité juridique ne subsiste plus après la mort.

Identification de la personne : Ensemble des éléments permettant de reconnaître une personne, notamment le nom, le prénom et la nationalité. Ces éléments sont essentiels pour l’individualisation et la reconnaissance juridique de la personne.

Points essentiels

  • La disparition de la personne physique se manifeste par des indices médicaux précis, sans définition légale unique.
  • La mort doit être constatée par un médecin et formalisée par un certificat de décès, qui marque l’heure officielle de la mort.
  • La disparition entraîne la perte de la personnalité juridique, mais ne supprime pas tous les droits de la personne décédée (ex : protection de la mémoire, respect du corps).
  • La personne décédée peut faire l’objet de démarches telles que l’inhumation ou la crémation, et le prélèvement d’organes est possible.
  • La reconnaissance de l’identité (nom, prénom, nationalité) permet d’individualiser la personne avant sa disparition.

À retenir

La disparition de la personne, généralement liée à la mort, entraîne l’extinction de sa personnalité juridique, après constat médical formel, tout en permettant la gestion de ses restes et la reconnaissance de son identité.

11. Identification de la personne

Notions clés & Définitions

Identification de la personne : ensemble des éléments permettant de reconnaître et distinguer une personne, notamment par son nom, prénom et nationalité.

Nom : désignation officielle attribuée à une personne, permettant de l’identifier dans la société. (source implicite : identification de la personne).

Prénom : nom donné à la naissance ou lors d’un changement de nom, utilisé pour distinguer une personne au sein de sa famille ou de la société.

Nationalité : lien juridique entre une personne et un État, qui détermine son appartenance à une communauté nationale.

Personnalité juridique : capacité d’être titulaire de droits et d’obligations, permettant à une personne d’être sujet de droit. (voir section 9).

Disparition de la personne : fin de la personnalité juridique d’une personne, généralement par le décès ou extinction de la personne. (voir section 10).

Décès : disparition juridique de la personne physique, marquée par la perte de tous ses droits et la cessation de sa personnalité juridique.

Extinction : terme désignant la fin de la personnalité juridique d’une personne, notamment par décès ou autres causes prévues par la loi.

Points essentiels

  • La reconnaissance d’une personne repose notamment sur l’identification par son nom, prénom et nationalité.
  • La personnalité juridique confère à la personne la capacité d’être titulaire de droits et obligations.
  • La disparition de la personne, par le décès ou extinction, entraîne la fin de sa personnalité juridique.
  • La mort est constatée par plusieurs indices (absence de circulation sanguine, absence de respiration, etc.) et nécessite un certificat de décès pour ouvrir la succession.
  • La loi prévoit que l’enfant conçu peut acquérir des droits dès sa conception, sous réserve de naître vivant et viable (adage "Infans conceptus pro nato habetur").

À retenir

L’identification de la personne repose sur ses éléments personnels, et la disparition de cette personne, notamment par le décès, entraîne l’extinction de sa personnalité juridique.

12. Capacité et protection

Notions clés & Définitions

Capacité juridique : Aptitude d’une personne à acquérir et à exercer des droits et des obligations. Elle permet à un sujet de droit d’être titulaire de droits et d’obligations. La capacité juridique est généralement reconnue à toute personne dès qu’elle possède la personnalité juridique (voir section 9).

Tutelle : Mesure de protection destinée à assister ou représenter une personne majeure qui, en raison de son état, ne peut pas pourvoir seule à ses intérêts. La tutelle est une mesure de sauvegarde pour les majeurs protégés.

Curatelle : Mesure de protection moins contraignante que la tutelle, destinée à assister une personne majeure qui a besoin d’être aidée dans la gestion de ses affaires. La curatelle permet à la personne protégée de conserver une certaine autonomie tout en étant sous contrôle.

Droits subjectifs (voir section 8) : Droits que possède une personne, c’est-à-dire des prérogatives reconnues par le droit objectif à un sujet de droit. Ces droits permettent à la personne d’agir ou de faire valoir ses intérêts.

Protection : Ensemble des mesures de sauvegarde destinées à garantir la sécurité et la capacité juridique des personnes vulnérables ou en situation de fragilité. Ces mesures incluent la tutelle, la curatelle, et d’autres dispositifs de sauvegarde.

Points essentiels

  • La capacité juridique permet à une personne d’être titulaire de droits et d’obligations, et elle est généralement acquise dès la naissance avec la personnalité juridique (voir section 9).
  • La protection des personnes vulnérables est assurée par des mesures spécifiques telles que la tutelle et la curatelle, qui interviennent lorsque l’individu ne peut plus exercer seul ses droits en raison de son état.
  • La tutelle est une mesure plus contraignante que la curatelle, qui offre une assistance tout en laissant une certaine autonomie.
  • Les droits subjectifs sont la concrétisation des droits que possède une personne, protégés par ces mesures de sauvegarde.
  • La finalité de la protection est de garantir la sécurité et la capacité juridique des personnes fragilisées ou vulnérables.

À retenir

La capacité juridique, renforcée ou limitée par des mesures de protection telles que la tutelle ou la curatelle, permet à la personne de faire valoir ses droits subjectifs, dans le but de garantir sa sécurité et son autonomie dans le cadre de la société.

Repères chronologiques

DateÉvénement
Aucune date explicitement mentionnéeOMETTRE cette section

Tableaux de Synthèse

CritèreDroit publicDroit privéDroit international
Champ d'applicationRelations État-Citoyens, organisation de l'ÉtatRelations entre individus, personnes, biens, contratsRelations entre États, ressortissants étrangers
ExemplesConstitution, droit administratif, droit pénalDroit civil, droit des affaires, droit du travailTraités, droit européen, droit international public et privé
AutoritéNormes émanant de l'ÉtatNormes entre particuliersNormes entre États ou entre États et particuliers

Auteur clé : Aucune mention spécifique d'auteur dans le contenu.

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre règle de droit et morale : la règle de droit est impérative, sanctionnée et appliquée par le juge, contrairement à la morale.
  2. Confondre droit public et droit privé : le droit public concerne l'État et les relations avec les citoyens, le privé concerne les relations entre personnes.
  3. Confondre sources du droit international et national : le traité ratifié a une autorité supérieure aux lois nationales.
  4. Oublier que la hiérarchie des normes place la constitution au sommet, suivie par les traités, lois, règlements, etc.
  5. Confusion entre règle impérative (impose) et règle supplétive (peut être écartée).
  6. Confondre la primauté du droit européen avec la souveraineté nationale.
  7. Négliger que la jurisprudence, la doctrine et la coutume complètent la hiérarchie des sources.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition du droit selon la source : système de règles visant à organiser la société, garantir la sécurité, la justice et l’intérêt général.
  2. Maîtriser la distinction entre règle de droit impérative et règle supplétive.
  3. Identifier les objectifs principaux du droit : sécurité, justice, intérêt général.
  4. Connaître la différence entre droit public, droit privé et droit international.
  5. Savoir que le droit public inclut notamment le droit constitutionnel, administratif, et pénal.
  6. Savoir que le droit privé concerne le droit civil, des affaires, et du travail.
  7. Connaître la hiérarchie des sources du droit international : traités, normes européennes, etc.
  8. Comprendre la hiérarchie des sources du droit national : constitution, lois, règlements, jurisprudence, doctrine, coutume.
  9. Maîtriser le principe de primauté des traités ratifiés dans le droit international.
  10. Connaître la structure de l’organisation judiciaire : séparation des pouvoirs, ordre judiciaire et administratif.
  11. Savoir que la séparation des pouvoirs garantit l’indépendance judiciaire.
  12. Connaître la distinction entre organisation horizontale (différents ordres) et verticale (hiérarchie des juridictions).

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Objectifs du droit

Sécurité, justice, intérêt général.

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