Fiche de révision : Principes des vice de consentement

Plan du Cours

  1. Vice de consentement
  2. Erreur déterminante
  3. Erreur sur la personne
  4. Erreur sur la substance
  5. Erreur sur la cause
  6. Dol comme vice
  7. Sanctions du dol
  8. Violence contractuelle
  9. Contrainte injuste
  10. Sanction violence
  11. Lésion en droit

1. Vice de consentement

Notions clés & Définitions

  • Vice de consentement : Présentation erronée de la réalité qui pousse une partie à contracter, pouvant entraîner l’annulation du contrat.
  • Justification légale : Article 69 L.T.G.O., qui encadre la reconnaissance du vice de consentement dans le cadre juridique malgache.
  • Erreur comme vice de consentement : Erreur portant sur un élément déterminant du contrat, susceptible de vicié le consentement si elle est excusable et influence la décision de contracter.
  • Conditions déterminantes de l’erreur : Influence prépondérante sur le consentement, distinguée entre in abstracto (comportement standard) et in concreto (circonstances spécifiques).
  • Erreur excusable : Erreur qui ne résulte pas d’une négligence grave, obligeant la partie à s’informer pour éviter de contracter à la légère.
  • Obligation de s’informer : Devoir pour chaque partie de vérifier la réalité des éléments essentiels du contrat, notamment en cas d’erreur excusable (voir section 3).

Points essentiels

  • La légalité du vice de consentement repose sur l’article 69 du L.T.G.O..
  • L’erreur doit être déterminante, c’est-à-dire qu’elle doit avoir influencé la volonté de contracter, notamment en ce qui concerne la substance ou la cause du contrat (voir section 2).
  • La distinction entre in abstracto et in concreto est cruciale : seule l’erreur ayant une influence prépondérante dans le contexte concret peut vicier le consentement.
  • La notion d’erreur excusable impose à la partie de s’informer pour éviter de contracter sur une présentation erronée de la réalité.
  • La reconnaissance du vice de consentement permet la nullité du contrat si l’erreur est avérée et déterminante.

À retenir

Le vice de consentement, basé sur une erreur excusable ou une présentation erronée de la réalité, peut entraîner l’annulation du contrat si cette erreur a été déterminante dans la décision de contracter, conformément à l’article 69 du L.T.G.O..

2. Erreur déterminante

Notions clés & Définitions

  • Erreur déterminante : Influence prépondérante sur le consentement, empêchant la validité du contrat si elle est présente lors de la formation (selon L.T.G.O., Art. 70).
  • Erreur sur la personne : Erreur portant sur l’identité des parties contractantes, notamment l’erreur d’identité (voir section 3).
  • Erreur sur la substance objective : Erreur portant sur la matière ou la nature de la chose, par exemple, la différence entre un vêtement commandé et livré.
  • Erreur sur la substance relative : Erreur concernant la qualité ou la nature de la chose, comme confondre cuir et simili-cuir (voir section 4).
  • Erreur sur la cause : Raison déterminante du contrat, erronée ou inexistante, par exemple, la reconnaissance d’un enfant non légitime (voir section 5).

Points essentiels

  • L’erreur déterminante doit avoir une influence prépondérante sur la décision de contracter, ce qui signifie qu’elle doit être la cause principale du consentement (selon L.T.G.O., Art. 70).
  • La distinction entre erreur sur la substance objective et erreur sur la substance relative est capitale : la première concerne la matière (ex. vêtement vs livré), la seconde la qualité ou la nature (ex. cuir vs simili-cuir).
  • L’erreur sur la cause est une erreur sur la raison qui motive le contrat, comme la reconnaissance d’un enfant, et doit être erronée pour que le vice de consentement soit constitué.
  • La condition d’excusable ou non de l’erreur est essentielle : une erreur grossière ou non justifiée peut entraîner la nullité du contrat.
  • La jurisprudence et L.T.G.O. insistent sur l’importance de l’influence de l’erreur dans la formation du consentement pour qu’elle soit considérée comme déterminante.

À retenir

L’erreur déterminante est celle qui influence de façon prépondérante la volonté de contracter, notamment par une erreur sur la personne, la substance ou la cause, et peut entraîner la nullité du contrat si elle est avérée.

3. Erreur sur la personne

Notions clés & Définitions

  • Erreur sur la personne : Erreur portant sur l’identité des parties contractantes, c’est-à-dire une méprise sur l’individu avec qui l’on contracte, pouvant entraîner l’annulation du contrat (voir section 1).
  • Erreur d’identité : Confusion ou méprise sur l’identité réelle d’une partie, qui constitue une erreur sur la personne, pouvant justifier l’annulation du contrat (voir section 1).
  • Erreur d’identité comme cause d’annulation : La reconnaissance erronée d’une partie ou d’un tiers, qui peut entraîner la nullité du contrat si cette erreur est déterminante (voir section 1).
  • Erreur déterminante : Influence prépondérante de l’erreur sur la décision de contracter, notamment lorsqu’il s’agit de l’identité des parties (voir section 2).
  • Erreur excusable : Erreur sur la personne qui n’est pas grossière et pour laquelle la partie aurait pu ou dû s’informer, condition essentielle pour que l’erreur soit considérée comme cause d’annulation (voir section 1).

Points essentiels

  • L’erreur sur la personne concerne la méprise sur l’identité des parties contractantes, qu’il s’agisse d’une erreur sur l’individu lui-même ou sur une personne qu’il représente ou qu’il croit représenter (voir section 1).
  • La jurisprudence considère que l’erreur d’identité doit être déterminante, c’est-à-dire avoir influencé la volonté de contracter (voir section 2).
  • La nullité du contrat peut être prononcée si l’erreur d’identité est excusable, c’est-à-dire si la partie n’a pas commis une erreur grossière ou si elle aurait pu s’informer (voir section 1).
  • La reconnaissance erronée d’un tiers ou d’un représentant peut également constituer une erreur sur la personne, susceptible d’entraîner la nullité si elle est déterminante (voir section 1).
  • La distinction entre erreur sur la personne et erreur sur la substance est fondamentale : cette dernière concerne la matière ou la qualité, alors que l’erreur sur la personne concerne l’identité (voir section 2).

À retenir

L’erreur sur la personne, lorsqu’elle est déterminante et excusable, peut entraîner l’annulation du contrat, notamment en cas de méprise sur l’identité des parties ou d’un tiers.

4. Erreur sur la substance

Notions clés & Définitions

  • Erreur sur la substance objective : erreur portant sur la matière ou la nature de la chose, c’est-à-dire la matière physique ou la composition matérielle du bien (ex. vêtement commandé vs livré).
    Source : "Erreur sur la substance objective (Matière) : Ex. Vêtement commandé, livré."

  • Erreur sur la substance relative : erreur concernant la qualité ou la nature de la chose, c’est-à-dire la qualité ou la caractéristique intrinsèque du bien (ex. cuir vs simili-cuir).
    Source : "Erreur sur la substance relative (Qualité) : Ex. Blouson cuir vs. blouson simili-cuir."

  • Erreurs déterminantes : influence prépondérante sur le consentement, qui peut entraîner l’annulation du contrat si elle porte sur la substance.
    Source : "Erreur déterminante : Influence prépondérante sur le consentement."

  • Erreur excusable : erreur qui ne résulte pas d’une négligence grave, obligeant à s’informer pour éviter de contracter à la légère.
    Source : "Erreur excusable, non grossière : Obligation de s’informer et de ne pas contracter à la légère."

Points essentiels

  • L’erreur sur la substance peut porter soit sur la matière (substance objective), soit sur la qualité ou la nature (substance relative). La distinction est essentielle pour déterminer si l’erreur est déterminante ou non.
  • Erreur sur la substance objective concerne la matière physique de la chose, par exemple, la matière d’un vêtement ou d’un bien livré.
  • Erreur sur la substance relative concerne la qualité ou la caractéristique intrinsèque du bien, comme la différence entre cuir véritable et simili-cuir.
  • La jurisprudence insiste sur le fait que l’erreur doit être déterminante, c’est-à-dire avoir une influence prépondérante sur la décision de contracter, pour que l’annulation soit possible.
  • La notion d’erreur excusable impose à l’acheteur ou au contractant de s’informer pour éviter une erreur grossière ou évitable.

À retenir

L’erreur sur la substance, qu’elle porte sur la matière ou la qualité, doit être déterminante pour que le contrat puisse être annulé ; cette distinction est capitale pour apprécier la validité du consentement.

5. Erreur sur la cause

Notions clés & Définitions

  • Erreur sur la cause : Raison déterminante erronée qui motive la conclusion du contrat, considérée comme une erreur portant sur la véritable raison pour laquelle une partie s’engage (voir section 2).
  • Cause erronée comme vice de consentement : Lorsqu’une erreur sur la cause est considérée comme un vice de consentement, elle peut entraîner la nullité du contrat si elle est déterminante (voir section 1).
  • Cause : La raison ou l’objectif poursuivi par une partie lors de la formation du contrat, qui doit être licite et déterminante pour le consentement (voir section 2).
  • Erreur sur la cause : Erreur portant sur la véritable motivation ou la raison essentielle qui a conduit à la signature du contrat, différente de la cause réelle (voir section 2).
  • Point à retenir : L’erreur sur la cause est une erreur déterminante si elle influence la décision de contracter, et peut entraîner la nullité si elle est qualifiée de vice de consentement.

Points essentiels

  • L’erreur sur la cause concerne la raison ou la motivation principale qui a conduit une partie à contracter. Si cette cause est erronée, elle peut être considérée comme un vice de consentement, notamment si elle est déterminante (voir section 2).
  • La cause doit être licite et déterminante ; une erreur sur la cause qui n’influence pas la décision de contracter ne constitue pas une erreur déterminante (voir section 2).
  • La cause erronée peut être qualifiée de vice de consentement si elle est déterminante et si elle a été la véritable raison du consentement (voir section 1).
  • La jurisprudence considère que l’erreur sur la cause peut entraîner la nullité du contrat si elle est substantielle et si elle a été la cause principale du consentement (voir section 2).
  • La distinction entre erreur sur la cause et erreur sur la substance ou la personne est essentielle pour déterminer la nullité ou la validité du contrat (voir section 2).
  • La cause doit être certaine et licite, sinon le contrat peut être annulé pour cause illicite ou incertaine (voir section 2).

À retenir

L’erreur sur la cause, lorsqu’elle est déterminante, peut entraîner la nullité du contrat, car elle remet en question la véritable motivation ayant conduit à la conclusion de l’accord.

6. Dol comme vice

Notions clés & Définitions

  • Dol (vice de consentement) : Tromperie intentionnelle visant à manipuler le consentement d’une partie, par des manœuvres frauduleuses, allégations mensongères ou silence délibéré, dans le but de la faire contracter (source : contenu source).
  • Caractères du dol : Comportements frauduleux, notamment manœuvres, mensonges ou silence intentionnel, qui ont pour but d’induire en erreur la partie adverse (source : contenu source).
  • But du dol : Induire l’autre partie en erreur afin de la faire contracter ou accepter une condition qu’elle n’aurait pas acceptée autrement (source : contenu source).
  • Conditions d’existence du dol : Nécessité d’une mise en scène matérielle (ex. mensonges ou exagérations), d’une mauvaise foi, d’un élément moral (volonté de nuire), de l’auteur (la partie qui manipule), et que le dol soit un élément déterminant dans la décision de contracter (source : contenu source).
  • Classification du dol :
    • Dol principal : Déterminant dans la décision de contracter.
    • Dol incident : La victime aurait contracté de toute façon, mais à des conditions différentes (source : contenu source).

Points essentiels

  • Le dol est un vice de consentement qui résulte d’une tromperie intentionnelle, visant à manipuler la volonté de l’autre partie pour qu’elle contracte (source : contenu source).
  • La mise en scène matérielle, comme les mensonges ou exagérations, est essentielle pour caractériser le dol, tout comme la mauvaise foi et l’élément moral (volonté de nuire) (source : contenu source).
  • La condition déterminante implique que le dol ait été un facteur décisif dans la décision de contracter, ce qui justifie la nullité du contrat si cette condition est remplie (source : contenu source).
  • La classification distingue le dol principal, qui est déterminant, du dol incident, qui n’a qu’un rôle accessoire dans la formation du contrat (source : contenu source).
  • La nullité relative du contrat peut être demandée dans un délai de 5 ans après la découverte du dol, avec possibilité de dommages et intérêts en cas de dol incident ou pour renforcer la nullité (source : contenu source).

À retenir

Le dol, en tant que vice de consentement, repose sur une tromperie intentionnelle qui doit être déterminante dans la décision de contracter, et sa preuve permet d’obtenir la nullité du contrat ou des dommages et intérêts.

7. Sanctions du dol

Notions clés & Définitions

  • Nullité relative du contrat (Art. 78 LTGO) : Sanction permettant d’annuler le contrat lorsque le dol principal a été déterminant dans la décision de contracter, sous réserve d’un délai de 5 ans après la découverte du dol.
  • Délai d’action pour annulation (Art. 78 LTGO) : Période de 5 ans à compter de la découverte du dol pour agir en nullité du contrat.
  • Dommages et intérêts : Compensation financière accordée en complément de la nullité ou en cas de dol incident, visant à réparer le préjudice subi par la victime.
  • Dol principal : Type de dol déterminant dans la décision de contracter, qui entraîne la nullité du contrat si prouvé.
  • Dol incident : Dol qui n’a pas été déterminant dans la décision de contracter, mais peut donner lieu à des dommages et intérêts.

Points essentiels

  • La nullité relative du contrat est la sanction principale du dol lorsque celui-ci est principal, conformément à Art. 78 LTGO.
  • Le délai pour agir en nullité est fixé à 5 ans à compter de la découverte du dol, ce qui impose à la victime une action rapide pour faire valoir ses droits.
  • En cas de dol incident, la victime peut obtenir des dommages et intérêts en complément ou en remplacement de la nullité, pour réparer le préjudice subi.
  • La distinction entre dol principal et dol incident est essentielle : seul le dol principal peut entraîner la nullité, tandis que le dol incident ouvre droit à une réparation financière.
  • La preuve du caractère déterminant du dol principal est indispensable pour obtenir la nullité du contrat.

À retenir

Le dol principal entraîne la nullité du contrat dans un délai de 5 ans après sa découverte, tandis que le dol incident peut donner lieu à des dommages et intérêts ; la distinction est cruciale pour déterminer la sanction applicable.

8. Violence contractuelle

Notions clés & Définitions

  • Violence contractuelle : Contrainte exercée sur la volonté d’une partie lors de la formation du contrat, rendant ce dernier vicié. Elle peut être physique, pécuniaire ou morale, et doit être déterminante et grave pour influencer la décision de contracter.
  • Caractères de la crainte : La crainte doit être déterminante (avoir influencé la volonté) et grave (incitant une personne raisonnable à contracter). Elle est appréciée in abstracto, c’est-à-dire en tenant compte des circonstances globales.
  • Types de violence :
    • Directe : Violence exercée directement sur le contractant.
    • Indirecte : Violence exercée sur ses proches ou par des moyens indirects.
  • Base légale : Article 73 L.T.G.O. (loi sur la théorie générale des obligations, Madagascar), qui encadre la contrainte grave et déterminante lors de la conclusion du contrat.

Points essentiels

  • La violence doit être exercée au moment de la conclusion du contrat, et sa nature doit être grave et déterminante pour que le contrat soit vicié.
  • La crainte doit résulter d’une violence physique, pécuniaire ou morale, et cette crainte doit être appréciée in abstracto, c’est-à-dire en tenant compte des circonstances globales, et non en se concentrant uniquement sur la perception individuelle.
  • La jurisprudence considère que la contrainte injuste, notamment l’abus de voie de droit ou l’origine illicite de la contrainte, peut entraîner l’annulation du contrat.
  • La sanction principale est la nullité relative du contrat, qui ne peut être demandée que par la victime de la violence.
  • Le délai pour agir est de 5 ans à compter de la cessation de la violence, conformément à l’article 73 L.T.G.O. (voir source).
  • La contrainte doit être exercée par le cocontractant ou un tiers, et l’exploitation d’un événement pour contraindre est également considérée comme une violence injuste.

À retenir

La violence contractuelle, lorsqu’elle est grave et déterminante, vicie le consentement et entraîne la nullité relative du contrat, sous réserve de l’action de la victime dans un délai de 5 ans.

9. Contrainte injuste

Notions clés & Définitions

  • Contrainte injuste : Situation où une partie exerce une pression ou une menace de manière abusive, rendant le consentement vicié, sans respecter la légitimité (voir section 3).
  • Abus de voie de droit : Utilisation d’un droit de manière déloyale ou excessive, dans le but de contraindre l’autre partie, même si la voie de droit est légitime en apparence.
  • Origine de la contrainte : Peut émaner du cocontractant ou d’un tiers, exploitant un événement ou une situation pour contraindre (voir section 3).
  • Exploitation d’un événement : Utilisation d’un fait ou d’une circonstance pour exercer une pression injustifiée sur une partie, afin de la contraindre à contracter ou à accepter des termes défavorables.
  • Contrôle de la légitimité : La contrainte doit être injuste, c’est-à-dire qu’elle ne doit pas respecter la légitimité ou la proportion raisonnable, notamment en cas d’abus ou d’origine illégitime.
  • Conséquence juridique : La contrainte injuste entraîne généralement l’annulation du contrat, car elle vicie le consentement (voir section 8).

Points essentiels

  • La contrainte injuste se distingue par son caractère abusif, notamment par l’abus de voie de droit ou l’origine illégitime de la pression.
  • La contrainte peut provenir du cocontractant ou d’un tiers, exploitant un événement ou une circonstance pour contraindre la partie.
  • La jurisprudence considère que la contrainte injuste, lorsqu’elle est avérée, rend le contrat nul ou annulable, car elle viole le principe de liberté contractuelle.
  • La légitimité de la contrainte est un critère déterminant : une contrainte exercée dans le cadre de l’exercice normal d’un droit n’est pas considérée comme injuste, sauf abus.
  • La notion d’exploitation d’un événement permet de comprendre comment une circonstance particulière peut être détournée pour contraindre, même si l’acte initial n’était pas illicite en soi.
  • La référence légale principale est l’article 73 du Code malgache (L.T.G.O.), qui encadre la violence contractuelle et la contrainte.

À retenir

La contrainte injuste, lorsqu’elle est abusive ou illégitime, vicie le consentement et entraîne l’annulation du contrat, en protégeant la partie vulnérable contre les pressions déloyales exercées par le cocontractant ou un tiers.

10. Sanction violence

Notions clés & Définitions

  • Sanction : Conséquence juridique appliquée lorsqu’un contrat est vicié par la violence, généralement la nullité relative du contrat (Article 73 LTGO).
  • Violence : Contrainte exercée sur la volonté d’une partie, rendant le contrat vicié, caractérisée par une crainte déterminante et grave (Article 73 LTGO).
  • Qui peut agir : Uniquement la victime de la violence, ce qui limite la possibilité d’action à la personne directement affectée (Article 73 LTGO).
  • Délai de prescription : 5 ans à compter de la cessation de la violence pour agir en nullité (Article 73 LTGO).
  • Caractère de la crainte : La crainte doit être déterminante et grave, appréciée in abstracto, c’est-à-dire en tenant compte des circonstances et d’une personne raisonnable.
  • Types de violence : Violence directe exercée sur le contractant ou indirecte sur ses proches, pouvant entraîner la nullité du contrat (Article 73 LTGO).

Points essentiels

  • La violence est un vice de consentement qui vicie la validité du contrat, en imposant une contrainte grave et déterminante sur la volonté du contractant (Article 73 LTGO).
  • La crainte doit être à la fois grave et déterminante, appréciée in abstracto, ce qui signifie qu’elle doit influencer la décision de contracter selon une norme raisonnable.
  • La base légale est l’Article 73 LTGO, qui précise que la violence peut être exercée de manière directe ou indirecte, et que la nullité est une sanction spécifique.
  • Seul la victime peut agir, et le délai pour engager l’action est de 5 ans à partir de la fin de la violence, ce qui limite la période de contestation.
  • La jurisprudence considère que la contrainte doit être grave et déterminante pour que la nullité soit prononcée, ce qui implique une appréciation in abstracto tenant compte des circonstances.

À retenir

La violence dans un contrat entraîne la nullité relative, mais seule la victime peut agir dans un délai de 5 ans après la cessation de la contrainte, en prouvant que la crainte exercée était grave et déterminante.

11. Lésion en droit

Notions clés & Définitions

  • Lésion : Vice de consentement caractérisé par un préjudice résultant d’un déséquilibre manifeste et objectif entre les prestations des parties lors de la conclusion du contrat.
  • Moment d’évaluation : Lors de la conclusion du contrat, c’est-à-dire au moment où les parties s’engagent, pour apprécier si la disproportion est manifeste et objective.
  • Cas spécifiques : Situations où la lésion entraîne la nullité ou la révision du contrat, notamment la vente d’immeubles (lésion > 7/12), le partage (> 1/4), et les prêts civils avec intérêt > 12%.
  • Sanctions : La lésion peut entraîner l’annulation du contrat ou la révision du prix, selon la nature du cas.
  • Principe général : La lésion entraîne une nullité relative du contrat, permettant à la partie lésée de demander sa nullité ou une révision du prix.

Points essentiels

  • La lésion est un vice de consentement qui se manifeste par un déséquilibre objectif, mesurable indépendamment de la volonté des parties, lors de la conclusion du contrat.
  • Elle concerne principalement des actes spécifiques tels que la vente d’immeubles, le partage ou certains prêts civils, où la disproportion est quantifiée (ex : vente d’immeuble avec une lésion > 7/12).
  • La loi prévoit des cas précis pour la reconnaissance de la lésion, permettant soit l’annulation du contrat, soit une révision du prix pour rétablir l’équilibre.
  • La nullité relative permet à la partie lésée de demander l’annulation ou la révision, dans un délai généralement fixé par la loi.
  • La notion de déséquilibre objectif implique une appréciation indépendante de la volonté ou de la perception subjective des parties.

À retenir

La lésion est un vice de consentement qui, lorsqu’elle est manifeste et objective, permet de remettre en cause la validité du contrat, notamment dans des cas précis comme la vente d’immeubles ou le partage, afin de protéger la partie lésée.

Repères chronologiques

DateÉvénement
2023Mise à jour du contenu et synthèse des notions de vice de consentement, erreur, dol, violence, lésion en droit malgache

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésPoints essentielsAuteur / Référence
Vice de consentementPrésentation erronée de la réalité, article 69 L.T.G.O.Erreur déterminante, erreur excusable, obligation de s’informerL.T.G.O., Article 69
Erreur déterminanteInfluence prépondérante sur le consentement, erreur sur personne, substance, causeInfluence sur la volonté, distinction entre erreur objective et relativeL.T.G.O., Article 70
Erreur sur la personneMéprise sur l’identité des parties, erreur d’identitéErreur déterminante, erreur excusable, nullité si influence prépondéranteJurisprudence, L.T.G.O.
Erreur sur la substanceMatière ou qualité de la chose, erreur objective ou relativeInfluence prépondérante, erreur déterminante, distinction matière/qualitéDroit malgache, concepts généraux

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre erreur sur la personne et erreur sur la substance : la première concerne l’identité, la seconde la matière ou la qualité.
  2. Négliger la distinction entre erreur objective (matière) et erreur relative (qualité).
  3. Croire qu’une erreur non excusable peut toujours entraîner la nullité : en réalité, l’erreur doit être excusable et déterminante.
  4. Confondre erreur sur la cause et erreur sur la substance : la cause est la raison principale du contrat, pas la matière ou la personne.
  5. Omettre de vérifier si l’erreur a influencé la volonté de contracter, ce qui est essentiel pour la qualification de vice.
  6. Ignorer que la nullité n’est pas automatique si l’erreur est présente : elle dépend de son influence déterminante.
  7. Confondre erreur sur la substance objective et erreur sur la substance relative : la première concerne la matière, la seconde la qualité intrinsèque.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition du vice de consentement selon l’article 69 du L.T.G.O.
  2. Savoir distinguer erreur sur la personne, erreur sur la substance objective, et erreur sur la substance relative.
  3. Maîtriser la notion d’erreur déterminante et ses conditions d’influence sur la volonté.
  4. Identifier ce qu’est une erreur excusable versus une erreur non excusable.
  5. Connaître la différence entre erreur sur la cause et erreur sur la substance.
  6. Comprendre la portée de l’article 70 du L.T.G.O. concernant l’erreur déterminante.
  7. Savoir que l’erreur sur la personne peut entraîner la nullité si elle est déterminante et excusable.
  8. Connaître la distinction entre erreur objective (matière) et erreur relative (qualité).
  9. Être capable d’identifier si une erreur est susceptible de vicier le consentement selon la jurisprudence.
  10. Connaître la définition et la portée du dol comme vice de consentement.
  11. Comprendre les sanctions du dol et la différence avec la violence.
  12. Maîtriser la notion de lésion en droit et ses implications dans la validité du contrat.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Principes des vice de consentement avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Qu'est-ce que le vice de consentement en droit malgache ?

2. Selon l'article 70 du L.T.G.O., qu'est-ce qui caractérise une erreur déterminante dans la formation d'un contrat ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Principes des vice de consentement avec 22 flashcards interactives.

Vice de consentement — définition ?

Présentation erronée de la réalité qui vicié le consentement.

Erreur déterminante — rôle ?

Influe prépondéramment sur la décision de contracter.

Erreur sur la personne — définition ?

Méprise sur l’identité des parties contractantes.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches