Propriétés des indicateurs d’inégalité : Ensemble de critères que doivent respecter les mesures d’inégalité pour être considérées comme cohérentes et fiables, notamment l’axiomatique de l’inégalité.
Axiome de normalisation : La propriété selon laquelle, en situation d’égalité parfaite (tous les individus ont le même revenu ou la même valeur de la variable étudiée), la mesure d’inégalité doit prendre la valeur 0.
Axiome de symétrie : La propriété qui stipule que la mesure d’inégalité doit rester inchangée si la distribution est répliquée ou permutée, c’est-à-dire que l’ordre des individus n’affecte pas la valeur de l’indicateur.
Transfert de Pigou-Dalton : Principe selon lequel tout transfert d’une personne riche vers une personne moins riche doit diminuer l’inégalité, tant que l’ordre de richesse n’est pas inversé.
Invariance à l’échelle : La propriété selon laquelle la valeur d’un indicateur d’inégalité doit être indépendante de l’échelle de mesure (multiplication par une constante positive), mais pas nécessairement de la translation.
Décomposabilité par groupes : La capacité d’un indicateur d’inégalité à être exprimé comme une somme pondérée d’inégalités intragroupes et intergroupes, permettant une analyse segmentée.
Les propriétés des indicateurs d’inégalité assurent leur cohérence et leur capacité à refléter fidèlement la distribution, notamment via la normalisation, la symétrie, le principe de transfert, l’invariance à l’échelle et la décomposabilité par groupes.
Variance : (Source : 2.1) La variance est une mesure de dispersion qui évalue le degré de dispersion d’une variable autour de sa moyenne. Plus la variance est élevée, plus la distribution est dispersée. Elle est calculée par la formule :
Écart-type : (Source : 2.1) L’écart-type est la racine carrée de la variance. Il s’exprime dans la même unité que la variable étudiée, permettant une lecture plus intuitive de la dispersion :
Coefficient de variation : (Source : 2.1) Indicateur relatif de dispersion, il est défini comme le rapport de l’écart-type à la moyenne, sans dimension :
Il permet de comparer la dispersion de différentes distributions indépendamment de leur unité ou échelle.
Mesure de dispersion : (Source : 2.1) Ensemble des indicateurs (variance, écart-type, coefficient de variation) permettant d’évaluer la dispersion ou la variabilité d’une variable au sein d’une distribution.
Décomposition de la variance par groupes : (Source : 2.2) Technique permettant de diviser la variance totale en deux composantes :
La variance et l’écart-type mesurent la dispersion absolue d’une variable, mais le coefficient de variation offre une mesure relative, plus adaptée pour comparer des distributions de natures ou unités différentes. La décomposition de la variance par groupes permet d’analyser la contribution de chaque niveau à l’inégalité totale.
Courbe de Lorenz : Outil graphique représentant la distribution du revenu ou d’une autre variable au sein d’une population. Elle trace la relation entre la proportion cumulée de la population (abscisses) et la part cumulée du revenu détenu par cette proportion (ordonnées). La courbe commence à (0,0) et finit à (1,1). Elle permet de visualiser l’inégalité de la distribution.
Part du revenu détenue par une proportion de la population : Représente graphiquement la part du revenu total que possède une certaine proportion (p) de la population, en classant cette population par ordre croissant de revenu. Sur la courbe de Lorenz, c’est la valeur L(p), qui indique la part du revenu détenue par les p% les plus pauvres.
Test de dominance entre distributions : Méthode graphique permettant de comparer deux distributions à partir de leurs courbes de Lorenz. Si la courbe de Lorenz d’une distribution B est en-dessous de celle d’une distribution A pour tout p, alors B domine A, ce qui signifie que B présente une inégalité plus forte. En cas d’intersection, il n’y a pas de dominance claire.
Inégalité représentée graphiquement : La courbe de Lorenz illustre visuellement le degré d’inégalité. Plus la courbe s’éloigne de la diagonale d’égalité parfaite (ligne 45°), plus l’inégalité est grande. La distance entre la courbe et la diagonale est une mesure visuelle de l’inégalité.
La courbe de Lorenz est un outil graphique essentiel pour visualiser et comparer l’inégalité de distributions, permettant d’évaluer la dominance et de mieux comprendre la répartition des revenus ou autres variables.
Indice de Gini
AUTEUR (date) : mesure d’inégalité qui découle de la courbe de Lorenz, calculée comme l’aire de concentration (ORP) divisé par l’aire totale (OPQ). En formule, il peut aussi s’exprimer en termes de covariance ou d’écarts absolus entre revenus. Il prend une valeur entre 0 (égalité parfaite) et 1 (inégalité maximale). Il est décomposable par sources de revenu mais pas par groupes.
Aire de concentration
AUTEUR (date) : aire située entre la courbe de Lorenz et la ligne d’égalité parfaite, utilisée pour calculer l’indice de Gini. La différence entre l’aire maximale (0,5) et l’aire sous la courbe de Lorenz constitue cette aire.
Inégalité maximale (Gini=1)
AUTEUR (date) : situation où une seule personne détient tout le revenu, ce qui correspond à un indice de Gini égal à 1.
Propriétés de normalisation
AUTEUR (date) : propriété selon laquelle la mesure d’inégalité doit prendre la valeur 0 en situation d’égalité parfaite. Elle garantit que l’indicateur est borné entre 0 et 1.
Propriétés de symétrie
AUTEUR (date) : propriété selon laquelle la mesure d’inégalité reste inchangée si l’on inverse la distribution (par exemple, échange des revenus entre deux individus). Elle assure que la mesure ne dépend pas de l’ordre des individus.
Invariance à l’échelle
AUTEUR (date) : propriété selon laquelle la mesure d’inégalité ne doit pas changer si tous les revenus sont multipliés par une constante positive. Elle garantit que la mesure est relative, indépendante de l’unité de mesure.
Transfert
AUTEUR (date) : principe selon lequel un transfert de revenu d’un individu plus riche à un individu plus pauvre doit réduire l’inégalité. Il s’agit d’un axiome essentiel pour la cohérence des mesures d’inégalité.
Décomposabilité par sources
AUTEUR (date) : propriété selon laquelle l’indice d’inégalité peut être décomposé en contributions des différentes sources de revenu (travail, patrimoine, transferts, etc.), permettant d’analyser leur impact respectif sur l’inégalité totale.
L’indice de Gini est une mesure d’inégalité largement utilisée, basée sur la courbe de Lorenz, qui possède des propriétés fondamentales telles que la normalisation, la symétrie, et l’invariance à l’échelle, tout en permettant une décomposition par sources de revenu.
Indice de Theil : (non défini explicitement dans le texte), mais il s’agit d’un indice d’entropie d’ordre 1, qui mesure l’inégalité en utilisant une formule logarithmique. Il appartient à la famille des indices d’entropie et est utilisé pour quantifier l’inégalité en tenant compte des différences dans la distribution.
Indice d’entropie : (non défini explicitement dans le texte), il s’agit d’un indice basé sur la formule générale de l’entropie, qui mesure le désordre ou la dispersion dans une distribution. Il dépend d’un paramètre α qui modifie la sensibilité de l’indice aux différentes parties de la distribution.
Indice d’entropie d’ordre 0 (Déviation logarithmique moyenne ou Theil L) : Formule spécifique de l’indice d’entropie, qui utilise la logarithmique moyenne pour mesurer l’inégalité. Il est décomposable par groupes.
Indice d’entropie d’ordre 1 (Indice de Theil ou Theil T) : Variante de l’indice d’entropie, plus sensible aux différences dans la partie centrale de la distribution, également décomposable par groupes.
Indice d’entropie d’ordre 2 : L’indice d’entropie d’ordre 2 est égal à la moitié du coefficient de variation au carré, et il est également une mesure d’inégalité basée sur la dispersion relative.
Propriétés de décomposabilité par groupes : Les indices d’entropie (GE(0) et GE(1)) peuvent être décomposés en une somme de deux composantes : l’inégalité intragroupe et l’inégalité intergroupe, en utilisant la part de la population dans chaque groupe et le rapport des revenus moyens.
Sensibilité aux différentes parties de la distribution : La famille des indices d’entropie, en particulier GE(α), permet d’ajuster la sensibilité de la mesure d’inégalité selon la valeur de α. Pour de faibles α, l’indice est plus sensible aux différences dans le bas de la distribution ; pour de fortes α, il l’est dans le haut de la distribution.
Les indices d’entropie, notamment GE(0) et GE(1), offrent une mesure flexible et décomposable de l’inégalité, permettant d’analyser la contribution des inégalités intragroupes et intergroupes, tout en ajustant la sensibilité selon la partie de la distribution considérée.
Quantiles : valeurs remarquables d’une variable permettant de segmenter la population en différentes tranches selon l’ordre de la variable étudiée (ex : médiane Q0,5, percentiles, déciles, quartiles, quintiles).
Rapports interquantiles (IQR) : mesure de dispersion basée sur la différence entre deux quantiles d’ordre α et β, généralement entre 0,75 et 0,25 pour le quartile (Q3 - Q1). La formule générale est :
Quantile share (QS) : part dans le revenu total détenue par un quantile spécifique de la population, calculée à partir de la courbe de Lorenz, notée L(p). Par exemple, L(0,9) représente la part du revenu détenue par les 10% les plus riches.
Quantile share ratio (QSR) : ratio de QS entre deux portions de population de même taille, souvent utilisé pour comparer la part de revenu entre les plus riches et les plus pauvres. Exemple : ratio des 10% les plus riches sur les 10% les plus pauvres, ou le ratio de Palma :
Propriétés des mesures basées sur quantiles :
Les mesures basées sur quantiles, telles que QS et QSR, offrent une approche robuste et intuitive pour analyser les inégalités en se concentrant sur les extrémités de la distribution, tout en étant moins sensibles aux valeurs aberrantes que d’autres indicateurs.
| Critère | Variance / Écart-type | Coefficient de variation | Indice de Gini / Courbe de Lorenz | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|---|
| Nature | Mesure absolue de dispersion | Mesure relative de dispersion | Visualisation graphique de l'inégalité | Courbe de Lorenz, Gini (Auteurs non précisés) |
| Formule principale | Aire entre la courbe de Lorenz et la diagonale | Gini, Lorenz (Auteurs non précisés) | ||
| Sensibilité à l’échelle | Oui (invariance par translation, pas par échelle) | Non (indépendant de l’échelle) | Non (comparaison de distributions) | Lorenz, Gini |
| Utilisation principale | Analyse de la dispersion autour de la moyenne | Comparaison entre distributions de natures différentes | Comparaison de l’inégalité entre distributions | Lorenz, Gini |
| Décomposition possible | Non | Non | Oui (par sources ou groupes) | Décomposition par groupes (Source 2.2) |
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1. Comment doit-on appliquer la propriété d’invariance à l’échelle lors de la comparaison de deux distributions de revenus ?
2. Quelle caractéristique essentielle distingue la variance parmi les mesures de dispersion ?
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Propriétés des indicateurs
Respectent normalisation, symétrie, transfert, invariance, décomposabilité.
Mesures de dispersion
Évaluent la variabilité d’une variable autour de sa moyenne.
Courbe de Lorenz — rôle ?
Visualiser l’inégalité de la distribution.
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