QCM : Concentration et groupes industriels — 51 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle des activités suivantes relève de la production économique au sens défini ici ?

La fabrication de meubles destinés à être vendus en magasin
La réparation personnelle d’un vêtement usé
L’aide bénévole apportée à un voisin âgé
La préparation d’un repas familial consommé au domicile

La fabrication de meubles destinés à être vendus en magasin

Explication

La production économique correspond à une activité socialement organisée qui crée un bien ou un service vendu sur un marché ou fourni gratuitement par l’État. Les autres activités peuvent être utiles, mais elles ne sont pas comptabilisées dans cette définition lorsqu’elles relèvent du travail domestique ou du bénévolat.

2. Quelle distinction décrit correctement la production marchande et la production non marchande ?

La première est réalisée par les entreprises, tandis que la seconde est réalisée par les ménages pour leur consommation.
La première fournit des biens matériels, tandis que la seconde fournit principalement des services collectifs.
La première est financée par l’impôt, tandis que la seconde dépend des ventes réalisées auprès des consommateurs.
La première est vendue sur un marché, tandis que la seconde est gratuite ou proposée à un prix très inférieur à son coût.

La première est vendue sur un marché, tandis que la seconde est gratuite ou proposée à un prix très inférieur à son coût.

Explication

La production marchande est vendue sur un marché, alors que la production non marchande est fournie gratuitement ou à un prix très inférieur à son coût. Le statut du producteur, le mode de financement ou la nature matérielle du bien ne suffisent pas à établir cette distinction.

3. Une économie présente une somme des valeurs ajoutées de 800 milliards d’euros, des impôts sur les produits de 120 milliards et des subventions sur les produits de 20 milliards. Quel PIB obtient-on par l’approche de la production ?

960 milliards d’euros
940 milliards d’euros
900 milliards d’euros
700 milliards d’euros

900 milliards d’euros

Explication

L’approche par la production utilise la relation PIB=∑VAB+IP−SUBVPIB = \sum VAB + IP - SUBV, soit 800+120−20=900800 + 120 - 20 = 900 milliards d’euros. Additionner les dépenses ou les revenus correspondrait à une autre approche du PIB.

4. Quelle relation correspond au calcul du PIB par l’approche des revenus ?

PIB=RS+EBE+RMB+SUBV−IPPIB = RS + EBE + RMB + SUBV - IP
PIB=RS+EBE+RMB−SUBV+IPPIB = RS + EBE + RMB - SUBV + IP
PIB=CF+FBCF+(X−M)PIB = CF + FBCF + (X-M)
PIB=∑VAB+IP−SUBVPIB = \sum VAB + IP - SUBV

$$PIB = RS + EBE + RMB - SUBV + IP$$

Explication

L’approche par les revenus additionne les rémunérations des salariés, l’excédent brut d’exploitation et le revenu mixte, puis ajuste avec les impôts et les subventions sur les produits. La relation fondée sur les valeurs ajoutées relève de l’approche par la production, tandis que celle fondée sur la consommation et l’investissement relève de la demande.

5. Quel indicateur permet de mesurer la croissance économique en neutralisant l’effet de la hausse générale des prix ?

L’augmentation durable de la valeur des exportations
L’augmentation durable du PIB réel
La progression annuelle de l’indice des prix
La hausse ponctuelle du PIB nominal

L’augmentation durable du PIB réel

Explication

La croissance économique est définie comme une augmentation durable du PIB réel, c’est-à-dire corrigé de l’inflation. Le PIB nominal peut augmenter sous le seul effet de la hausse des prix et ne mesure donc pas nécessairement une croissance des quantités produites.

6. Quels facteurs expliquent directement l’augmentation de la production dans l’analyse économique ?

Les salaires, les profits et les prélèvements obligatoires
La consommation, l’épargne et les échanges extérieurs
Les prix, l’inflation et la demande de monnaie
Le travail, le capital et le progrès technique

Le travail, le capital et le progrès technique

Explication

Les trois grands facteurs de l’augmentation de la production sont le travail, le capital et le progrès technique. La consommation, l’épargne et les échanges extérieurs influencent l’activité économique, mais ils ne constituent pas les trois facteurs de production cités ici.

7. Quelle distinction caractérise correctement les biens et les services ?

Les biens sont matériels et stockables, tandis que les services sont immatériels et consommés lors de leur production.
Les biens sont immatériels et consommés lors de leur production, tandis que les services sont matériels et stockables.
Les biens sont produits par les administrations, tandis que les services sont produits par les entreprises privées.
Les biens répondent aux besoins collectifs, tandis que les services répondent aux besoins individuels.

Les biens sont matériels et stockables, tandis que les services sont immatériels et consommés lors de leur production.

Explication

Les biens ont une existence matérielle et peuvent être conservés, alors que les services sont immatériels et généralement consommés au moment où ils sont produits. La deuxième proposition inverse précisément les caractéristiques des deux catégories.

8. Quelle structure correspond approximativement à la répartition actuelle de la production française entre les grands secteurs ?

L’agriculture dépasse 70 % du PIB, l’industrie représente environ 10 % et les services moins de 2 %.
Les secteurs sont répartis de manière équilibrée, chacun représentant près d’un tiers du PIB.
L’industrie dépasse 70 % du PIB, les services représentent environ 10 % et l’agriculture moins de 2 %.
Les services dépassent 70 % du PIB, l’industrie représente environ 10 % et l’agriculture moins de 2 %.

Les services dépassent 70 % du PIB, l’industrie représente environ 10 % et l’agriculture moins de 2 %.

Explication

Les services dominent la production française avec plus de 70 % du PIB, tandis que l’industrie atteint environ 10 % et l’agriculture moins de 2 %. L’agriculture constituait davantage le socle de l’économie au XIXe siècle, mais cette structure ne correspond plus à la situation actuelle.

9. Quelle différence distingue le revenu primaire du revenu disponible ?

Le revenu primaire rémunère la participation à la production, tandis que le revenu disponible intègre la redistribution opérée par l’État.
Le revenu primaire intègre les prestations sociales, tandis que le revenu disponible mesure les rémunérations avant toute intervention publique.
Le revenu primaire correspond aux dépenses des ménages, tandis que le revenu disponible correspond à la valeur totale des biens produits.
Le revenu primaire regroupe les impôts versés, tandis que le revenu disponible additionne les revenus reçus par les entreprises.

Le revenu primaire rémunère la participation à la production, tandis que le revenu disponible intègre la redistribution opérée par l’État.

Explication

Le revenu primaire est perçu en échange d’une participation à la production, avant l’intervention redistributive de l’État. Le revenu disponible tient compte des transferts sociaux et des impôts directs, contrairement à la deuxième proposition.

10. Comment la redistribution transforme-t-elle les revenus primaires en revenus disponibles ?

Elle ajoute les prestations sociales et retire les cotisations, les impôts et les taxes.
Elle retire les prestations sociales et ajoute les cotisations, les impôts et les taxes.
Elle convertit les salaires en bénéfices et les loyers en dividendes pour les ménages.
Elle remplace les revenus du travail par des revenus issus des ventes réalisées par les entreprises.

Elle ajoute les prestations sociales et retire les cotisations, les impôts et les taxes.

Explication

La redistribution augmente les ressources grâce aux prestations sociales et les diminue par les cotisations, les impôts et les taxes. La deuxième proposition inverse donc le mécanisme des prélèvements et des transferts.

11. Quelle opposition théorique distingue la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say de l’analyse de Keynes ?

Say estime que l’offre crée sa demande, tandis que Keynes montre qu’une demande insuffisante peut provoquer une sous-consommation.
Say explique les crises par une demande insuffisante, tandis que Keynes affirme que toute offre engendre automatiquement sa demande.
Say analyse la redistribution des revenus, tandis que Keynes décrit la composition des revenus primaires des ménages.
Say met l’accent sur les prestations sociales, tandis que Keynes étudie principalement les revenus mixtes des indépendants.

Say estime que l’offre crée sa demande, tandis que Keynes montre qu’une demande insuffisante peut provoquer une sous-consommation.

Explication

La loi des débouchés attribuée à Jean-Baptiste Say affirme que l’offre crée sa propre demande, tandis que Keynes admet la possibilité d’une demande globale insuffisante. La deuxième proposition attribue à tort à Say l’analyse keynésienne de la sous-consommation.

12. Quels éléments font partie des facteurs de production ?

Le travail, le capital fixe, les consommations intermédiaires, les ressources naturelles et le progrès technique.
Les salaires, les impôts, les prestations sociales, les dividendes et les dépenses de consommation.
Les biens durables des ménages, les revenus disponibles, les services publics et les exportations.
Les bénéfices, les loyers, les intérêts, les cotisations sociales et les taxes sur la production.

Le travail, le capital fixe, les consommations intermédiaires, les ressources naturelles et le progrès technique.

Explication

Les facteurs de production comprennent le travail, le capital fixe, le capital circulant ou les consommations intermédiaires, les ressources naturelles et le progrès technique. La deuxième proposition énumère principalement des flux de revenus ou de dépenses, qui ne constituent pas les facteurs eux-mêmes.

13. Pourquoi la production repose-t-elle sur une combinaison des facteurs de production ?

Parce que le travail, le capital fixe et le capital circulant sont complémentaires et qu’aucun ne suffit seul à créer la richesse.
Parce que le capital fixe remplace le travail lorsque les consommations intermédiaires sont insuffisantes.
Parce que les ressources naturelles déterminent directement la quantité produite sans intervention des autres facteurs.
Parce que le travail et le capital fixe sont substituables dans toute activité productive, indépendamment des consommations intermédiaires.

Parce que le travail, le capital fixe et le capital circulant sont complémentaires et qu’aucun ne suffit seul à créer la richesse.

Explication

La production résulte de la complémentarité entre le travail, le capital fixe et le capital circulant, car aucun de ces facteurs ne permet à lui seul de créer la richesse. La deuxième proposition confond cette complémentarité avec un remplacement automatique du travail par le capital fixe.

14. Quelle distinction décrit le mieux la différence entre le PIB et le bien-être ?

Le PIB mesure la production monétaire, tandis que le bien-être inclut aussi des dimensions sociales et environnementales.
Le PIB mesure la répartition des revenus, tandis que le bien-être dépend surtout des échanges internationaux.
Le PIB mesure l’éducation et l’environnement, tandis que le bien-être correspond à la valeur des biens produits.
Le PIB mesure la santé collective, tandis que le bien-être dépend principalement de la production nationale.

Le PIB mesure la production monétaire, tandis que le bien-être inclut aussi des dimensions sociales et environnementales.

Explication

Le PIB évalue la valeur monétaire de la production, alors que le bien-être dépend également des inégalités, de la santé, de l’éducation et de l’environnement. L’idée selon laquelle le PIB mesurerait directement la santé ou l’éducation confond cet indicateur avec des dimensions plus larges du bien-être.

15. Quels éléments sont combinés par l’IDH pour mesurer le développement humain ?

La consommation énergétique, la couverture forestière et les exportations.
Les dépenses publiques, la dette nationale et le taux de chômage.
Le revenu par habitant, l’espérance de vie et le niveau d’éducation.
La production industrielle, le taux d’inflation et le solde commercial.

Le revenu par habitant, l’espérance de vie et le niveau d’éducation.

Explication

L’IDH associe le revenu par habitant, l’espérance de vie et le niveau d’éducation afin d’apprécier le développement humain. Les autres ensembles d’éléments décrivent des aspects économiques ou environnementaux, mais ne correspondent pas à la composition de l’IDH.

16. Dans quel contexte le Bonheur National Brut a-t-il été créé ?

En Suède, en 1985, sous l’impulsion d’un ministère de l’environnement.
Au Bhoutan, en 1972, sous l’impulsion du roi Jigme Singye Wangchuck.
En Nouvelle-Zélande, en 2007, sous l’impulsion d’une commission parlementaire.
Au Canada, en 1998, sous l’impulsion d’une organisation internationale.

Au Bhoutan, en 1972, sous l’impulsion du roi Jigme Singye Wangchuck.

Explication

Le Bonheur National Brut a été créé au Bhoutan en 1972 à l’initiative du roi Jigme Singye Wangchuck comme alternative au PIB. Les autres lieux, dates et acteurs ne correspondent pas à l’origine de cet indicateur.

17. Quels sont les quatre piliers du Bonheur National Brut ?

La productivité nationale, les exportations, l’emploi public et la consommation des ménages.
Le développement durable et équitable, les traditions culturelles, l’environnement et la bonne gouvernance.
Le revenu moyen, l’inflation, la dette publique et la balance des paiements.
La croissance industrielle, le commerce extérieur, la fiscalité et la stabilité monétaire.

Le développement durable et équitable, les traditions culturelles, l’environnement et la bonne gouvernance.

Explication

Le BNB repose sur le développement économique et social durable et équitable, la préservation des traditions culturelles, la protection de l’environnement et la bonne gouvernance. Les autres propositions regroupent des variables macroéconomiques, mais elles ne constituent pas les quatre piliers du BNB.

18. Que compare le Better Life Index de l’OCDE ?

La satisfaction professionnelle de 11 pays à partir de 24 indicateurs sociaux.
Le niveau de production de 36 pays à partir de 11 indicateurs budgétaires.
La qualité de vie globale de 36 pays à partir de 24 indicateurs normalisés.
La croissance économique de 24 pays à partir de 36 indicateurs monétaires.

La qualité de vie globale de 36 pays à partir de 24 indicateurs normalisés.

Explication

Le Better Life Index compare 36 pays membres ou partenaires de l’OCDE selon leur qualité de vie globale, en utilisant 24 indicateurs normalisés. Les autres propositions inversent ou modifient le nombre de pays, d’indicateurs ou l’objet mesuré.

19. Laquelle de ces dimensions appartient aux 11 dimensions du Better Life Index ?

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
La productivité globale des entreprises.
Le montant des réserves de change.
La compétitivité des exportations nationales.

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Explication

L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée fait partie des 11 dimensions du Better Life Index, avec notamment la santé, l’éducation et l’environnement. Les autres réponses sont des indicateurs économiques qui ne figurent pas dans cette liste de dimensions.

20. Comment définir le produit intérieur brut ?

La valeur des biens intermédiaires échangés entre entreprises pendant une année donnée.
La valeur monétaire des biens et services finaux produits sur un territoire pendant une période donnée.
La somme des revenus reçus par les ressortissants d’un pays, quel que soit le lieu de production.
Le montant des dépenses publiques engagées pour soutenir l’activité économique nationale.

La valeur monétaire des biens et services finaux produits sur un territoire pendant une période donnée.

Explication

Le PIB correspond à la valeur monétaire totale des biens et services finaux produits à l’intérieur d’un pays sur une période donnée. La proposition sur les revenus des ressortissants renvoie plutôt à une logique de produit ou de revenu national, qui tient compte des revenus provenant de l’étranger.

21. Quelle différence distingue le PIB nominal du PIB réel ?

Le PIB nominal mesure les volumes produits, tandis que le PIB réel utilise les prix courants.
Le PIB nominal utilise les prix courants, tandis que le PIB réel corrige les effets de l’inflation.
Le PIB nominal concerne les ménages, tandis que le PIB réel concerne les administrations publiques.
Le PIB nominal exclut l’inflation, tandis que le PIB réel inclut les variations de prix.

Le PIB nominal utilise les prix courants, tandis que le PIB réel corrige les effets de l’inflation.

Explication

Le PIB nominal est calculé aux prix courants, alors que le PIB réel est corrigé de l’inflation pour suivre l’évolution des volumes produits. Affirmer que le PIB nominal exclut les variations de prix inverse précisément la distinction entre les deux mesures.

22. À quoi le PIB peut-il notamment servir dans l’action économique publique ?

À connaître précisément la répartition des revenus entre tous les ménages.
À comparer les économies, suivre la croissance et contribuer à construire les budgets publics.
À mesurer directement le bonheur individuel et la qualité des relations sociales.
À comptabiliser les activités domestiques non rémunérées et les échanges informels.

À comparer les économies, suivre la croissance et contribuer à construire les budgets publics.

Explication

Le PIB sert notamment à comparer la taille des économies, suivre la croissance, construire les budgets publics et évaluer les politiques publiques. Il ne mesure pas directement le bonheur, la répartition des revenus ni les activités domestiques non rémunérées.

23. Que permet d’estimer le PIB par habitant, malgré sa principale limite ?

La répartition des revenus, sans renseigner sur la production nationale totale.
La qualité environnementale moyenne, sans renseigner sur les volumes produits.
Le niveau de vie moyen, sans renseigner sur la répartition des revenus.
Le niveau d’endettement public, sans renseigner sur la population du pays.

Le niveau de vie moyen, sans renseigner sur la répartition des revenus.

Explication

Le PIB par habitant s’obtient en divisant le PIB total par la population et fournit une estimation du niveau de vie moyen. Il ne montre cependant pas comment les revenus sont répartis entre les habitants, ce qui limite son interprétation sociale.

24. Quelle activité correspond à la définition de la production économique ?

Une activité familiale qui répond à des besoins sans organisation collective formalisée
Une activité socialement organisée qui crée des biens et services pour satisfaire des besoins
Une activité commerciale qui vise principalement à augmenter les revenus des producteurs
Une activité technique qui transforme des ressources sans nécessairement répondre à des besoins

Une activité socialement organisée qui crée des biens et services pour satisfaire des besoins

Explication

La production économique est organisée par la société et vise à créer des biens ou des services destinés à satisfaire des besoins individuels ou collectifs. La production domestique peut répondre à des besoins, mais elle n’est pas toujours comptabilisée comme production économique.

25. Quelle situation illustre correctement la différence entre un bien et un service ?

Un réfrigérateur et une consultation médicale sont deux services immatériels produits et consommés simultanément
Un réfrigérateur et une consultation médicale sont deux biens matériels pouvant être stockés
Une consultation médicale est un bien stockable, tandis qu’un réfrigérateur est un service consommé pendant sa production
Un réfrigérateur est un bien stockable, tandis qu’une consultation médicale est un service généralement consommé pendant sa production

Un réfrigérateur est un bien stockable, tandis qu’une consultation médicale est un service généralement consommé pendant sa production

Explication

Un bien est matériel, stockable et transférable, alors qu’un service est immatériel et souvent produit et consommé simultanément. La consultation médicale correspond donc à un service, contrairement au réfrigérateur.

26. Quel agent produit principalement des services non marchands ?

Les sociétés commerciales publiques
Les ménages indépendants
Les entreprises privées
Les administrations publiques

Les administrations publiques

Explication

Les administrations publiques produisent principalement des services non marchands, comme l’éducation ou la justice. Les entreprises produisent généralement des biens ou services destinés au marché.

27. Une économie présente une consommation des ménages de 500, un investissement de 150, des dépenses publiques de 200, des exportations de 120 et des importations de 90. Quel est son PIB selon l’approche par la demande ?

PIB=970PIB = 970
PIB=790PIB = 790
PIB=880PIB = 880
PIB=1 060PIB = 1\,060

$$PIB = 880$$

Explication

L’approche par la demande donne PIB=C+I+G+(X−M)PIB = C + I + G + (X-M), soit 500+150+200+(120−90)=880500 + 150 + 200 + (120-90) = 880. Ajouter les importations au lieu de les soustraire conduirait à un résultat erroné.

28. Que désigne la concentration économique ?

La coordination des décisions internes entre les différents services d’une même entreprise
Le processus par lequel les entreprises diversifient leurs activités dans des secteurs éloignés
La situation dans laquelle un grand nombre d’entreprises détiennent des parts de marché comparables
Le processus par lequel un nombre restreint d’entreprises contrôle une part croissante du marché

Le processus par lequel un nombre restreint d’entreprises contrôle une part croissante du marché

Explication

La concentration économique correspond à l’accroissement du contrôle du marché ou de la production par un nombre restreint d’entreprises. Elle se distingue de la concurrence parfaite, qui repose sur un grand nombre d’acteurs.

29. Une entreprise acquiert un fournisseur de matières premières afin de contrôler une étape située en amont de sa production. De quel type de concentration s’agit-il ?

D’une concentration horizontale
D’une concentration conglomérale
D’une concentration verticale
D’une concentration territoriale

D’une concentration verticale

Explication

La concentration verticale intègre des entreprises appartenant à des étapes complémentaires de la chaîne de production, comme un fabricant et son fournisseur. La concentration horizontale réunirait plutôt des concurrents directs du même secteur.

30. Quel indicateur mesure la concentration en additionnant les carrés des parts de marché de toutes les entreprises ?

Le ratio de concentration des quatre premières entreprises
Le ratio de concentration des dix premières entreprises
L’indice Herfindahl-Hirschman
La part de marché de l’entreprise dominante

L’indice Herfindahl-Hirschman

Explication

L’indice Herfindahl-Hirschman additionne les carrés des parts de marché de toutes les entreprises du secteur. Les ratios CR4 et CR10 additionnent, eux, les parts des quatre ou dix plus grandes entreprises sans les mettre au carré.

31. Que mesure la concentration de la production ?

La multiplication des entreprises présentes sur un marché au même niveau de production
L’augmentation de la part de marché cumulée détenue par les plus grandes entreprises d’un secteur
La coordination des décisions entre des filiales appartenant à des secteurs différents
La répartition des fonctions de direction entre les services internes d’un même groupe

L’augmentation de la part de marché cumulée détenue par les plus grandes entreprises d’un secteur

Explication

La concentration de la production mesure la part croissante du marché détenue cumulativement par les grandes entreprises. Elle ne décrit pas l’organisation interne d’un groupe, qui relève plutôt de la centralisation.

32. Quelle association décrit correctement les trois formes de concentration selon la relation entre les entreprises ?

Horizontale entre concurrents au même stade, verticale entre stades complémentaires, conglomérale entre activités sans lien direct
Horizontale entre activités sans lien, verticale entre concurrents au même stade, conglomérale entre fournisseurs successifs
Horizontale entre filiales d’un groupe, verticale entre secteurs éloignés, conglomérale entre producteurs identiques
Horizontale entre fournisseurs et clients, verticale entre concurrents directs, conglomérale entre entreprises d’une même branche

Horizontale entre concurrents au même stade, verticale entre stades complémentaires, conglomérale entre activités sans lien direct

Explication

La concentration horizontale réunit des firmes concurrentes au même stade, tandis que la concentration verticale relie des stades complémentaires. La concentration conglomérale associe des activités qui n’ont pas de lien direct.

33. Deux secteurs ont chacun quatre entreprises détenant respectivement 40 %, 30 %, 20 % et 10 % du marché. Comment calcule-t-on leur indice Herfindahl-Hirschman lorsque les parts sont exprimées en pourcentage ?

HHI=42+32+22+12=30HHI = 4^2 + 3^2 + 2^2 + 1^2 = 30
HHI=402+302+202+102100=30HHI = \frac{40^2 + 30^2 + 20^2 + 10^2}{100} = 30
HHI=402+302+202+102=3 000HHI = 40^2 + 30^2 + 20^2 + 10^2 = 3\,000
HHI=40+30+20+10=100HHI = 40 + 30 + 20 + 10 = 100

$$HHI = 40^2 + 30^2 + 20^2 + 10^2 = 3\,000$$

Explication

Avec des parts exprimées en pourcentage, le HHI additionne les carrés des parts : 1 600+900+400+100=3 0001\,600 + 900 + 400 + 100 = 3\,000. Additionner les parts ou utiliser directement des nombres exprimés en dizaines ne respecte pas la formule de l’indice.

34. Un secteur compte quatre grandes entreprises dont les parts de marché sont de 30 %, 25 %, 15 % et 10 %. Quelle est sa valeur de CR4 et que permet-elle d’interpréter ?

Le CR4 vaut 80 %, ce qui indique la part cumulée détenue par les dix premières entreprises
Le CR4 vaut 20 %, ce qui indique l’écart moyen entre les quatre grandes entreprises
Le CR4 vaut 70 %, ce qui indique la part détenue par la plus grande entreprise du secteur
Le CR4 vaut 80 %, ce qui indique la part cumulée détenue par les quatre premières entreprises

Le CR4 vaut 80 %, ce qui indique la part cumulée détenue par les quatre premières entreprises

Explication

Le CR4 additionne les parts des quatre plus grandes entreprises, donc 30+25+15+10=80%30 + 25 + 15 + 10 = 80\%. Le CR10 concerne les dix premières entreprises et ne doit pas être confondu avec cet indicateur.

35. Dans quel ensemble de secteurs quelques entreprises dominent-elles souvent l’essentiel de la production, tandis que les services restent généralement plus dispersés ?

Dans les services financiers, l’éducation et la santé
Dans l’industrie lourde, l’automobile et l’aéronautique
Dans l’agriculture, le commerce et l’artisanat
Dans le tourisme, la restauration et les transports

Dans l’industrie lourde, l’automobile et l’aéronautique

Explication

L’industrie lourde, l’automobile et l’aéronautique sont souvent dominées par quelques grandes entreprises, alors que les services demeurent plus dispersés. L’agriculture présente plutôt une multitude d’exploitations, ce qui en fait un distracteur plausible mais inadapté.

36. Quelle association entre un pôle géographique et sa spécialisation est correcte ?

La Silicon Valley est un pôle automobile et Toulouse un pôle de la métallurgie
La Silicon Valley est un pôle du numérique et Toulouse un pôle de l’aéronautique
La Silicon Valley est un pôle agricole et Toulouse un pôle de la finance
La Silicon Valley est un pôle aéronautique et Toulouse un pôle de l’agroalimentaire

La Silicon Valley est un pôle du numérique et Toulouse un pôle de l’aéronautique

Explication

La Silicon Valley regroupe des entreprises majeures du numérique, tandis que Toulouse constitue un pôle aéronautique avec Airbus. Les autres associations attribuent à ces territoires des spécialisations qui ne correspondent pas à leurs activités dominantes.

37. Quelle caractéristique définit le mieux un cluster ?

Un marché national regroupant des entreprises sans liens avec la recherche
Un réseau commercial reliant des entreprises éloignées sans proximité territoriale
Une zone rurale spécialisée dans la production de matières premières
Un pôle géographique réunissant des acteurs proches qui favorisent l’innovation

Un pôle géographique réunissant des acteurs proches qui favorisent l’innovation

Explication

Un cluster repose sur la proximité géographique d’universités, de centres de recherche, d’infrastructures et d’investisseurs, ce qui crée un environnement favorable à l’innovation. Un réseau d’entreprises éloignées ne correspond donc pas à cette définition fondée sur la proximité.

38. Pourquoi les économies d’échelle favorisent-elles la concentration productive ?

Parce que l’augmentation de la production réduit le coût unitaire
Parce que l’augmentation du nombre d’utilisateurs accroît la valeur du service
Parce que la multiplication des concurrents élève le prix de vente moyen
Parce que la diminution de la production répartit mieux les coûts fixes

Parce que l’augmentation de la production réduit le coût unitaire

Explication

Les économies d’échelle réduisent le coût unitaire lorsque le volume produit augmente, ce qui avantage les grandes entreprises. L’augmentation de la valeur avec le nombre d’utilisateurs relève plutôt des effets de réseau, et non des économies d’échelle.

39. Quelle stratégie correspond à une concentration par fusion-acquisition motivée par la recherche de rentabilité ?

Externaliser une activité afin de diminuer les effectifs internes
Racheter un concurrent afin d’accroître sa part de marché
Réduire la production pour préserver une position commerciale
Développer une nouvelle usine sans acheter d’entreprise rivale

Racheter un concurrent afin d’accroître sa part de marché

Explication

Une fusion-acquisition regroupe des entreprises existantes, notamment lorsqu’une société rachète un concurrent pour augmenter sa part de marché. Le développement d’une usine sans rachat relève plutôt de la croissance interne.

40. Comment les politiques publiques peuvent-elles agir sur la concentration productive ?

Elles peuvent la réduire en supprimant les règles ou la favoriser par une baisse des salaires
Elles peuvent la limiter par la régulation ou la favoriser en soutenant des champions nationaux
Elles peuvent la bloquer par la concurrence ou l’empêcher par des investissements publics
Elles peuvent la provoquer par les exportations ou la supprimer par les innovations

Elles peuvent la limiter par la régulation ou la favoriser en soutenant des champions nationaux

Explication

Les pouvoirs publics disposent de deux leviers possibles : la régulation peut limiter la concentration, tandis que le soutien à des champions nationaux peut la renforcer. Les autres réponses associent à tort des mécanismes qui ne constituent pas les deux orientations décrites.

41. Quel effet la concentration peut-elle avoir sur le pouvoir de marché des grandes entreprises ?

Elle peut supprimer leurs ressources financières et faciliter l’arrivée de nouveaux producteurs
Elle peut les obliger à accepter les prix imposés par une multitude de concurrents
Elle peut leur permettre d’influencer les prix et de limiter l’entrée de concurrents
Elle peut réduire leur influence commerciale en intensifiant automatiquement la concurrence

Elle peut leur permettre d’influencer les prix et de limiter l’entrée de concurrents

Explication

La concentration renforce le pouvoir de marché, ce qui peut permettre aux grandes entreprises d’influencer les prix et de rendre l’entrée plus difficile. Une multitude de concurrents exerce au contraire une pression concurrentielle plus forte.

42. Quelle distinction entre monopole et oligopole est correcte ?

Le monopole concerne les services, tandis que l’oligopole concerne les industries
Le monopole réunit un seul producteur, tandis que l’oligopole en réunit quelques-uns
Le monopole désigne un marché public, tandis que l’oligopole désigne un marché privé
Le monopole réunit quelques producteurs, tandis que l’oligopole n’en compte qu’un

Le monopole réunit un seul producteur, tandis que l’oligopole en réunit quelques-uns

Explication

Un monopole correspond à un marché servi par un seul producteur, alors qu’un oligopole met en présence quelques firmes significatives. La distinction dépend donc du nombre de producteurs, et non du statut du marché ou du secteur concerné.

43. Quel double effet la concentration peut-elle produire sur l’économie ?

Elle peut réduire l’innovation et la productivité tout en égalisant les ressources entre entreprises
Elle peut favoriser les petites entreprises tout en diminuant les moyens financiers des grandes firmes
Elle peut soutenir l’innovation et la productivité tout en accentuant les écarts entre entreprises
Elle peut freiner la productivité des grandes firmes tout en supprimant les écarts de taille

Elle peut soutenir l’innovation et la productivité tout en accentuant les écarts entre entreprises

Explication

Les grandes firmes disposent de ressources financières importantes qui peuvent soutenir l’innovation et la productivité, mais la concentration peut aussi accentuer les inégalités entre grandes et petites entreprises. Elle ne conduit donc pas nécessairement à une amélioration uniforme pour toutes les entreprises.

44. Quelle définition décrit le mieux un groupe industriel ?

Un réseau d’entreprises indépendantes coopérant temporairement sans liens financiers ni organisationnels
Un ensemble d’entreprises juridiquement distinctes reliées autour d’une société mère et de filiales
Une association professionnelle regroupant des entreprises d’un même secteur pour défendre leurs intérêts
Une entreprise unique possédant plusieurs établissements dans différentes régions et différents marchés

Un ensemble d’entreprises juridiquement distinctes reliées autour d’une société mère et de filiales

Explication

Un groupe industriel rassemble des entreprises juridiquement distinctes liées par des relations financières, organisationnelles ou capitalistiques, généralement autour d’une société mère. Une entreprise unique à établissements multiples ne correspond pas à cette structure juridique.

45. Quelle caractéristique distingue un groupe vertical d’un groupe horizontal ?

Le groupe vertical réunit des secteurs variés, tandis que le groupe horizontal contrôle plusieurs étapes de production
Le groupe vertical regroupe des entreprises juridiquement indépendantes, tandis que le groupe horizontal repose sur une société unique
Le groupe vertical privilégie les marchés étrangers, tandis que le groupe horizontal se limite aux activités nationales
Le groupe vertical intègre plusieurs étapes de la chaîne de valeur, tandis que le groupe horizontal réunit des entreprises du même secteur

Le groupe vertical intègre plusieurs étapes de la chaîne de valeur, tandis que le groupe horizontal réunit des entreprises du même secteur

Explication

Un groupe vertical contrôle plusieurs étapes successives de la chaîne de valeur, alors qu’un groupe horizontal rassemble des entreprises opérant dans un même secteur. La diversité sectorielle caractérise plutôt un groupe congloméral.

46. Une entreprise acquiert des sociétés dans plusieurs activités afin de répartir les risques entre ses métiers : quel objectif poursuit-elle principalement ?

Le renforcement du contrôle sur une seule clientèle
La diversification des activités
L’intégration de plusieurs étapes de production
La réduction des coûts par l’augmentation des volumes

La diversification des activités

Explication

La diversification répartit les risques entre plusieurs activités, de sorte que les difficultés d’un métier puissent être compensées par les résultats d’autres métiers. Les économies d’échelle réduisent plutôt les coûts grâce à l’augmentation des volumes.

47. Comment la société mère organise-t-elle généralement ses relations avec les filiales ?

Elle centralise les décisions stratégiques tout en laissant une autonomie relative aux filiales
Elle fusionne les filiales dans une entreprise unique afin de supprimer leur autonomie juridique
Elle impose une structure identique à chaque filiale sans tenir compte de son activité ou de sa zone
Elle délègue toutes les décisions importantes aux filiales et conserve un rôle administratif limité

Elle centralise les décisions stratégiques tout en laissant une autonomie relative aux filiales

Explication

La société mère coordonne les filiales et centralise les grandes orientations stratégiques, tandis que les filiales gardent une autonomie relative dans leur fonctionnement. Une délégation complète des décisions ne correspond pas à cet équilibre organisationnel.

48. Quel indicateur mesure principalement la valeur de marché d’un groupe industriel coté ?

La part de marché réalisée
Le nombre total de salariés
Le chiffre d’affaires annuel
La capitalisation boursière

La capitalisation boursière

Explication

La capitalisation boursière correspond à la valeur de marché d’une entreprise cotée, déterminée par le cours de ses actions et le nombre d’actions en circulation. Le chiffre d’affaires mesure plutôt le volume de son activité économique.

49. Pourquoi une position quasi-monopolistique d’un groupe industriel peut-elle justifier une intervention des autorités ?

Parce qu’elle peut réduire la concurrence et accroître le pouvoir économique du groupe
Parce qu’elle empêche le groupe de développer des activités à l’étranger
Parce qu’elle garantit une baisse des prix dans tous les marchés concernés
Parce qu’elle transforme automatiquement les filiales en administrations publiques

Parce qu’elle peut réduire la concurrence et accroître le pouvoir économique du groupe

Explication

Une position quasi-monopolistique peut affaiblir la concurrence et concentrer un pouvoir économique important, ce qui motive la régulation. La régulation cherche à préserver des conditions concurrentielles plutôt qu’à garantir automatiquement une baisse des prix.

50. Grâce à quelles ressources les groupes industriels peuvent-ils favoriser l’innovation, la croissance et la mondialisation ?

Grâce à leur dépendance accrue envers des fournisseurs et des partenaires externes
Grâce à la réduction de leurs investissements et à la limitation de leurs activités
Grâce à leur spécialisation dans des marchés locaux peu capitalistiques
Grâce à leur puissance financière, organisationnelle et technologique

Grâce à leur puissance financière, organisationnelle et technologique

Explication

Leurs ressources financières, leurs capacités organisationnelles et leurs technologies permettent aux groupes industriels d’investir, d’innover et de se développer à l’échelle mondiale. Une diminution des investissements limiterait plutôt leur capacité d’expansion.

51. Quel risque économique est associé à une concentration excessive des groupes industriels ?

Une diminution de la concurrence et un déséquilibre accru entre pouvoir privé et intérêt général
Une réduction des écarts de pouvoir entre les entreprises et les autorités publiques
Une multiplication des concurrents et une dispersion plus forte du pouvoir économique
Une amélioration automatique de l’équité fiscale entre les territoires d’implantation

Une diminution de la concurrence et un déséquilibre accru entre pouvoir privé et intérêt général

Explication

Une concentration excessive peut réduire la concurrence, renforcer les inégalités de pouvoir et opposer la puissance économique privée à l’intérêt général. Elle ne multiplie pas les concurrents et ne garantit pas une meilleure équité entre acteurs.

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Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Concentration et groupes industriels.

Qu'est-ce que la production en économie ?

Une activité socialement organisée créant biens ou services.

Qu'est-ce qui distingue la production marchande ?

Elle est vendue sur un marché.

Comment se caractérise la production non marchande ?

Elle est fournie gratuitement ou à prix très inférieur au coût.

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Consultez la fiche de révision complète sur Concentration et groupes industriels.

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