QCM : Courants de la pensée économique (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception de la richesse caractérise le mercantilisme entre 1500 et 1750 ?

La production agricole associée à la liberté du commerce
L’accumulation de métaux précieux associée à la puissance de l’État
L’utilité des biens associée à leur valeur relative
La division du travail associée à l’enrichissement collectif

L’accumulation de métaux précieux associée à la puissance de l’État

Explication

Le mercantilisme associe la richesse à l’accumulation d’or et d’argent ainsi qu’à la puissance politique de l’État. La production agricole comme fondement de la richesse caractérise plutôt la physiocratie.

2. Quelle opposition distingue principalement le bullionisme ibérique du colbertisme français et du commercialisme anglais ?

Le bullionisme défend la liberté commerciale, tandis que les deux autres renforcent la conservation des métaux précieux
Le bullionisme développe l’industrie nationale, tandis que les deux autres organisent principalement la production agricole
Le bullionisme conserve les métaux précieux, tandis que les deux autres cherchent l’or par l’activité économique extérieure
Le bullionisme favorise les exportations maritimes, tandis que les deux autres limitent les échanges avec les colonies

Le bullionisme conserve les métaux précieux, tandis que les deux autres cherchent l’or par l’activité économique extérieure

Explication

Le bullionisme espagnol et portugais repose sur le pillage et la conservation des métaux précieux, alors que le colbertisme et le commercialisme cherchent à obtenir l’or grâce à l’industrie ou aux exportations. Assimiler le bullionisme à une stratégie d’exportation confond des politiques mercantilistes différentes.

3. Quelle politique commerciale correspond à l’objectif mercantiliste d’un excédent commercial ?

Limiter les importations et favoriser les exportations
Accroître les importations et réduire les ventes extérieures
Laisser les échanges se régler par la seule valeur d’usage
Financer les dépenses publiques par la production agricole

Limiter les importations et favoriser les exportations

Explication

Les mercantilistes recherchent un excédent commercial en freinant les importations et en soutenant les exportations. Cette stratégie découle de leur vision de l’économie comme un jeu à somme nulle, et non d’une priorité donnée à l’agriculture.

4. Quel fondement de la richesse la physiocratie française met-elle en avant entre 1756 et 1776 ?

L’accumulation monétaire issue des échanges
La production agricole issue de la terre
La production industrielle issue des manufactures
La puissance navale issue du commerce colonial

La production agricole issue de la terre

Explication

La physiocratie fonde la richesse sur la production agricole et considère la terre comme sa source principale. L’accumulation de métaux précieux appartient plutôt à la conception mercantiliste.

5. Comment les physiocrates répartissent-ils les rôles entre les trois classes sociales ?

Les propriétaires créent le produit net, les cultivateurs le reçoivent et les artisans le détruisent
Les artisans créent le produit net, les cultivateurs le reçoivent et les propriétaires l’exportent
Les cultivateurs créent le produit net, les artisans le reçoivent et les propriétaires cessent d’y participer
Les cultivateurs créent le produit net, les propriétaires le reçoivent et les artisans le transforment

Les cultivateurs créent le produit net, les propriétaires le reçoivent et les artisans le transforment

Explication

La classe productive regroupe les cultivateurs qui créent le produit net, tandis que les propriétaires le perçoivent et que la classe stérile rassemble notamment les industriels et les artisans. La classe stérile n’est pas inactive : elle participe au circuit économique, même si elle est improductive au sens agricole.

6. Quelle organisation économique les physiocrates défendent-ils au nom de l’ordre naturel ?

La conservation des métaux, les monopoles coloniaux et le contrôle des échanges
La protection industrielle, les restrictions commerciales et la centralisation politique
La propriété collective, la réglementation des prix et la direction étatique
La propriété privée, les libertés individuelles et la non-ingérence de l’État

La propriété privée, les libertés individuelles et la non-ingérence de l’État

Explication

La physiocratie défend la propriété privée et les libertés individuelles, ainsi qu’une intervention limitée de l’État dans l’économie. La protection industrielle et les monopoles coloniaux relèvent davantage de politiques mercantilistes.

7. Comment l’école classique définit-elle principalement la richesse ?

Comme la quantité de terres cultivables détenues par les propriétaires
Comme le stock national de métaux précieux accumulés
Comme le volume des exportations réalisées par les marchands
Comme l’ensemble de la production de biens et de services

Comme l’ensemble de la production de biens et de services

Explication

Pour l’école classique, la richesse correspond à la production de biens et de services, analysée notamment à partir de la valeur travail. La définition par les métaux précieux appartient à la conception mercantiliste.

8. Dans l’analyse d’Adam Smith, comment la poursuite de l’intérêt personnel peut-elle contribuer à l’intérêt collectif ?

Elle est supprimée par une organisation collective de la production
Elle est orientée principalement par l’accumulation publique des métaux précieux
Elle est remplacée directement par les décisions explicites de l’État
Elle est coordonnée indirectement par le mécanisme de la main invisible

Elle est coordonnée indirectement par le mécanisme de la main invisible

Explication

Selon Adam Smith, la recherche rationnelle de l’intérêt personnel peut contribuer indirectement à l’intérêt collectif grâce à la main invisible. Une intervention étatique repose au contraire sur une décision explicite et ne désigne pas ce mécanisme de coordination spontanée.

9. Quelle distinction Adam Smith établit-il entre valeur d’usage et valeur d’échange ?

La première mesure la quantité produite, tandis que la seconde mesure le travail nécessaire à sa fabrication
La première mesure le prix relatif d’un bien, tandis que la seconde mesure son utilité individuelle
La première mesure la rareté d’un bien, tandis que la seconde mesure son coût de transport
La première mesure l’utilité d’un bien, tandis que la seconde mesure sa valeur relative à d’autres biens

La première mesure l’utilité d’un bien, tandis que la seconde mesure sa valeur relative à d’autres biens

Explication

La valeur d’usage renvoie à l’utilité qu’un bien procure à un individu, alors que la valeur d’échange exprime sa valeur relative par rapport à d’autres biens. Le prix relatif ne définit donc pas la valeur d’usage.

10. Quel effet Adam Smith attribue-t-il à la division du travail ?

Elle accroît la productivité, augmente la production et favorise l’enrichissement national
Elle réduit la productivité, limite la production et ralentit l’enrichissement national
Elle remplace la production agricole par une consommation accrue de biens importés
Elle déplace la richesse vers les métaux précieux et diminue les échanges extérieurs

Elle accroît la productivité, augmente la production et favorise l’enrichissement national

Explication

Pour Adam Smith, la division du travail améliore la productivité, ce qui augmente la production et contribue à l’enrichissement de la nation. Elle ne se définit pas par une accumulation de métaux précieux, qui relève d’une logique mercantiliste.

11. Dans l’analyse de Ricardo, quels éléments composent le travail incorporé dans la valeur d’un bien ?

Le travail agricole et la rente versée aux propriétaires fonciers
Le travail qualifié et le profit obtenu par les entrepreneurs
Le travail direct et le travail indirect nécessaires à sa production
Le travail immédiat et la demande globale des consommateurs

Le travail direct et le travail indirect nécessaires à sa production

Explication

Pour Ricardo, le travail incorporé comprend à la fois le travail directement effectué et celui qui a servi à produire les machines, les outils et les consommations intermédiaires. Réduire cette notion au seul travail immédiat exclurait la contribution du capital fabriqué antérieurement.

12. Que se produit-il lorsqu’un facteur de production agricole est augmenté alors que les autres conditions restent comparables ?

Son rendement tend à augmenter, ce qui réduit les coûts et le prix du blé
Son rendement reste stable, car la fertilité des terres ne dépend pas des facteurs utilisés
Son rendement tend à diminuer, ce qui peut conduire à cultiver des terres moins fertiles
Son rendement devient nul, ce qui entraîne l’abandon immédiat de toute production agricole

Son rendement tend à diminuer, ce qui peut conduire à cultiver des terres moins fertiles

Explication

Ricardo associe l’augmentation de la quantité d’un facteur à une baisse de son rendement, pouvant rendre nécessaire l’exploitation de terres moins fertiles. Cette évolution peut contribuer à une hausse du prix du blé, plutôt qu’à sa diminution.

13. Comment Ricardo répartit-il les revenus issus de la production entre les principales classes sociales ?

Entre le salaire intégral, la consommation publique et la rente financière
Entre la rente foncière, le salaire de subsistance et le profit résiduel
Entre la rente industrielle, le salaire marchand et l’épargne des travailleurs
Entre le profit garanti, le salaire variable et l’impôt sur les propriétaires

Entre la rente foncière, le salaire de subsistance et le profit résiduel

Explication

Dans le modèle ricardien, les revenus prennent la forme de rentes pour les propriétaires fonciers, de salaires de subsistance pour les travailleurs et d’un profit résiduel destiné notamment à l’accumulation. Le salaire de subsistance ne correspond donc pas au profit du capital.

14. Quelle distinction oppose l’avantage absolu de Smith à l’avantage comparatif de Ricardo ?

Smith retient l’efficacité supérieure, tandis que Ricardo retient la productivité relative
Smith retient la fertilité des terres, tandis que Ricardo retient le niveau des salaires
Smith retient la demande intérieure, tandis que Ricardo retient la quantité de capital disponible
Smith retient le coût monétaire, tandis que Ricardo retient le volume total produit

Smith retient l’efficacité supérieure, tandis que Ricardo retient la productivité relative

Explication

L’avantage absolu repose sur la capacité d’un pays à être plus efficace dans une production donnée, tandis que l’avantage comparatif concerne la production où il est relativement le plus productif ou le moins désavantagé. Les deux notions ne reposent donc pas sur le même critère d’efficacité.

15. Pourquoi la loi de Say soutient-elle que l’offre crée sa propre demande ?

Parce que les entreprises adaptent automatiquement les quantités produites aux besoins exprimés
Parce que les ménages consacrent nécessairement tout leur revenu à des biens de consommation
Parce que la production distribue un revenu consommé ou épargné puis investi
Parce que la demande publique garantit l’achat de toute production supplémentaire

Parce que la production distribue un revenu consommé ou épargné puis investi

Explication

Selon Say, la production distribue un revenu équivalent à la valeur produite, revenu qui est consommé ou épargné puis investi. L’idée ne repose pas sur une garantie publique d’achat, mais sur le rôle du revenu distribué par la production.

16. Comment Malthus explique-t-il la possibilité d’une surproduction ?

Une demande insuffisante peut empêcher l’écoulement de la production et ralentir l’enrichissement
Une baisse des salaires stimule nécessairement la consommation et résorbe les stocks invendus
Une offre abondante augmente automatiquement les revenus et accélère la production future
Une hausse de l’épargne transforme directement toute production excédentaire en demande courante

Une demande insuffisante peut empêcher l’écoulement de la production et ralentir l’enrichissement

Explication

Pour Malthus, l’offre ne génère pas automatiquement une demande suffisante : une insuffisance de la demande peut donc provoquer une surproduction et ralentir la production ainsi que l’accumulation des richesses. Cette position s’oppose à la confiance de Say dans l’ajustement automatique entre offre et demande.

17. Quelle différence Marx établit-il entre le travail vivant et le travail mort ?

Le travail vivant est contenu dans les machines, tandis que le travail mort est fourni par les salariés
Le travail vivant provient des matières premières, tandis que le travail mort désigne les produits consommés
Le travail vivant est fourni par la main-d’œuvre, tandis que le travail mort est incorporé au capital
Le travail vivant désigne les profits réalisés, tandis que le travail mort correspond aux salaires versés

Le travail vivant est fourni par la main-d’œuvre, tandis que le travail mort est incorporé au capital

Explication

Marx appelle travail vivant l’activité directement fournie par les travailleurs et travail mort le travail déjà incorporé dans le capital et dans sa fabrication. Les machines et les équipements relèvent donc du travail mort, non du travail vivant.

18. Comment Marx définit-il la plus-value ?

La somme des salaires distribués et des dépenses engagées pour les machines
La valeur totale des marchandises vendues avant le paiement des travailleurs
La différence entre la rente foncière reçue et le capital investi dans la production
La différence entre la valeur produite par le travail et les salaires versés

La différence entre la valeur produite par le travail et les salaires versés

Explication

La plus-value correspond à la part de valeur créée par le travail qui dépasse les salaires versés et qui est accaparée par les capitalistes. Elle ne désigne donc ni la valeur totale des ventes ni la simple différence entre une rente et un investissement.

19. Quel effet la pression concurrentielle produit-elle sur l’accumulation du capital dans l’analyse de Marx ?

Elle encourage l’investissement dans le capital, réduit l’emploi et exerce une pression à la baisse sur le profit
Elle freine l’investissement productif, augmente l’emploi et stabilise durablement le profit
Elle réduit la concurrence entre entreprises, augmente la plus-value et renforce les salaires réels
Elle transfère les profits vers les salaires, accroît la demande et élimine les crises de production

Elle encourage l’investissement dans le capital, réduit l’emploi et exerce une pression à la baisse sur le profit

Explication

La concurrence pousse les capitalistes à investir davantage dans le capital, ce qui peut réduire l’emploi et la plus-value, puis entraîner une baisse tendancielle du taux de profit. Elle ne conduit donc pas nécessairement à une hausse simultanée de l’emploi et des profits.

20. Que mesure l’utilité marginale d’un bien consommé ?

La satisfaction procurée par la dernière unité consommée
La variation du prix lorsque la consommation augmente
La dépense consacrée à l’ensemble des biens consommés
La satisfaction procurée par l’ensemble des unités consommées

La satisfaction procurée par la dernière unité consommée

Explication

L’utilité marginale mesure la satisfaction apportée par la dernière unité consommée et tend généralement à diminuer quand la quantité augmente. La satisfaction de toutes les unités correspond à l’utilité totale, et non à l’utilité marginale.

21. Quelle distinction oppose correctement l’utilité totale et l’utilité marginale ?

L’utilité totale concerne la dernière unité, tandis que l’utilité marginale concerne l’ensemble consommé
L’utilité totale mesure le prix, tandis que l’utilité marginale mesure le revenu du consommateur
L’utilité totale classe les préférences, tandis que l’utilité marginale mesure leur intensité
L’utilité totale concerne l’ensemble consommé, tandis que l’utilité marginale concerne la dernière unité

L’utilité totale concerne l’ensemble consommé, tandis que l’utilité marginale concerne la dernière unité

Explication

L’utilité totale additionne la satisfaction procurée par l’ensemble des unités consommées, alors que l’utilité marginale porte sur la dernière unité. Confondre ces deux notions revient à attribuer à l’utilité marginale une mesure globale de la consommation.

22. Comment les néoclassiques déterminent-ils théoriquement un prix d’équilibre ?

En supposant que les entreprises produisent selon une demande fixée par l’État
En modélisant des agents rationnels qui maximisent leur utilité ou leur profit
En déduisant les prix de la quantité de monnaie créée par les banques
En considérant que les consommateurs recherchent d’abord la stabilité des prix

En modélisant des agents rationnels qui maximisent leur utilité ou leur profit

Explication

Les néoclassiques construisent des fonctions d’utilité et de production à partir d’agents rationnels maximisant leur utilité ou leur profit, ce qui permet de déterminer un prix d’équilibre. Une demande imposée par l’État ne correspond pas à cette démarche de maximisation.

23. Dans l’analyse de Keynes, quel élément détermine le niveau de production et le volume d’emploi ?

Le niveau des salaires fixé par les négociations collectives
La demande effective anticipée par les entreprises
L’offre globale qui crée automatiquement son propre débouché
La quantité de monnaie détenue par les ménages

La demande effective anticipée par les entreprises

Explication

Les entreprises adaptent leur production et leurs embauches à la demande effective qu’elles anticipent. Cette analyse s’oppose à la loi de Say, qui fait dépendre la demande de l’offre.

24. Que signifie l’incertitude radicale dans l’analyse keynésienne ?

L’impossibilité de probabiliser complètement certains événements futurs
Une situation où les probabilités de tous les événements sont connues
Une fluctuation temporaire dont les agents peuvent calculer l’issue
Une erreur de prévision corrigée par l’ajustement immédiat des prix

L’impossibilité de probabiliser complètement certains événements futurs

Explication

L’incertitude radicale concerne des événements futurs qui ne peuvent pas être entièrement rationalisés ni probabilisés. Elle se distingue donc d’un risque calculable, pour lequel les probabilités sont connues ou estimables.

25. Quelle conséquence peut avoir une demande anticipée insuffisante par les entreprises ?

Une baisse de la production et de l’emploi, pouvant conduire à un sous-emploi durable
Une disparition du chômage involontaire par l’ajustement rapide des investissements
Une stabilité de l’emploi parce que les salaires compensent automatiquement la demande
Une hausse de la production et de l’emploi grâce à la réduction des débouchés

Une baisse de la production et de l’emploi, pouvant conduire à un sous-emploi durable

Explication

Une demande anticipée faible conduit les entreprises à réduire leur production, puis leurs besoins de main-d’œuvre, ce qui peut créer un équilibre de sous-emploi avec chômage involontaire durable. La baisse des débouchés ne stimule donc pas mécaniquement la production.

26. Si la propension marginale à épargner est de 0,250{,}25 et que la FBCF vaut 100100, quel revenu le multiplicateur keynésien associe-t-il à cet investissement ?

400400
125125
7575
2525

$$400$$

Explication

La formule donne Y=100×10,25=400Y = 100 \times \frac{1}{0{,}25} = 400. Le résultat 125125 correspondrait à une addition entre l’investissement et son multiplicateur, ce qui ne respecte pas la relation keynésienne.

27. Quelle orientation associe correctement la synthèse néoclassique aux politiques contracycliques ?

La relance combat le ralentissement, tandis que la rigueur vise l’emballement inflationniste
La relance maintient la demande inchangée, tandis que la rigueur accroît les dépenses publiques
La relance réduit l’emploi, tandis que la rigueur augmente les salaires nominaux
La relance combat l’inflation, tandis que la rigueur vise le ralentissement économique

La relance combat le ralentissement, tandis que la rigueur vise l’emballement inflationniste

Explication

La synthèse néoclassique combine les analyses néoclassique et keynésienne et justifie une relance en période de ralentissement ainsi qu’une rigueur face à l’emballement inflationniste. Inverser ces objectifs conduit à une politique contracyclique mal orientée.

28. Pourquoi une entreprise peut-elle verser un salaire d’efficience supérieur au salaire d’équilibre ?

Pour réduire la productivité en limitant la concurrence entre les travailleurs
Pour aligner les salaires sur les prix lorsque l’inflation devient élevée
Pour accélérer la baisse des rémunérations lorsque la demande de travail diminue
Pour fidéliser, motiver et attirer des travailleurs productifs malgré la rigidité des salaires à la baisse

Pour fidéliser, motiver et attirer des travailleurs productifs malgré la rigidité des salaires à la baisse

Explication

Le salaire d’efficience est supérieur au salaire d’équilibre parce qu’il peut fidéliser, motiver et attirer des travailleurs productifs. Il ne vise pas à réduire la productivité ni à accélérer l’ajustement à la baisse des salaires.

29. Selon Friedman, comment une hausse ponctuelle du revenu influence-t-elle généralement la consommation ?

Elle augmente fortement la consommation, car tout revenu supplémentaire est dépensé.
Elle modifie peu la consommation, car celle-ci dépend surtout du revenu permanent.
Elle réduit la consommation, car les ménages anticipent une hausse future des impôts.
Elle rend la consommation indépendante du revenu anticipé par les ménages.

Elle modifie peu la consommation, car celle-ci dépend surtout du revenu permanent.

Explication

Friedman considère que les ménages déterminent principalement leur consommation à partir de leur revenu permanent, et non d’une variation temporaire. L’idée d’une dépense immédiate de tout revenu supplémentaire ne correspond donc pas à cette analyse.

30. Dans l’équation quantitative de la monnaie, que représente la relation M×V=P×TM \times V = P \times T ?

Les transactions divisées par les prix égalent la masse monétaire multipliée par la vitesse.
Le niveau des prix multiplié par la vitesse égale la masse monétaire additionnée aux transactions.
La masse monétaire multipliée par sa vitesse égale le niveau des prix multiplié par les transactions.
La masse monétaire additionnée aux prix égale la vitesse de circulation multipliée par les transactions.

La masse monétaire multipliée par sa vitesse égale le niveau des prix multiplié par les transactions.

Explication

L’équation quantitative relie la masse monétaire MM et sa vitesse de circulation VV à la valeur des transactions, représentée par P×TP \times T. Elle ne décrit pas une addition entre ces variables, mais une égalité entre deux produits.

31. Quelle caractéristique distingue les anticipations rationnelles de la nouvelle école classique ?

Elles supposent que les marchés restent durablement éloignés de leur équilibre.
Elles supposent que les agents corrigent progressivement leurs prévisions à partir des erreurs passées.
Elles supposent que les agents ne commettent pas d’erreurs systématiques dans leurs anticipations.
Elles supposent que les agents ignorent les conséquences futures des décisions économiques.

Elles supposent que les agents ne commettent pas d’erreurs systématiques dans leurs anticipations.

Explication

Les anticipations rationnelles impliquent que les agents utilisent l’information disponible et ne commettent pas d’erreurs systématiques. La correction progressive fondée sur les erreurs passées caractérise plutôt les anticipations adaptatives associées à Friedman.

32. Selon la courbe de Laffer, pourquoi une hausse de la fiscalité peut-elle finir par réduire les recettes publiques ?

Parce qu’un taux élevé augmente automatiquement la production et diminue l’assiette fiscale.
Parce qu’un taux élevé empêche les entreprises d’utiliser la monnaie dans leurs échanges.
Parce qu’un taux élevé peut désinciter au travail et à l’épargne par un effet de substitution.
Parce qu’un taux élevé transfère les recettes publiques vers les dépenses des ménages.

Parce qu’un taux élevé peut désinciter au travail et à l’épargne par un effet de substitution.

Explication

La courbe de Laffer indique qu’une fiscalité accrue peut réduire l’activité déclarée lorsque l’effet de substitution décourage le travail et l’épargne. Les autres propositions attribuent la baisse des recettes à des mécanismes qui ne sont pas ceux retenus par cette courbe.

33. Quelle démarche caractérise principalement l’institutionnalisme en économie ?

Une explication psychologique des marchés reposant sur les préférences individuelles stables.
Une modélisation déductive centrée sur les choix d’agents individuels parfaitement rationnels.
Une étude inductive et pluridisciplinaire des règles, des institutions et des rapports sociaux.
Une analyse comptable des prix fondée sur les décisions internes des grandes entreprises.

Une étude inductive et pluridisciplinaire des règles, des institutions et des rapports sociaux.

Explication

L’institutionnalisme analyse les faits économiques à partir des règles, des institutions et des rapports sociaux, dans une démarche inductive et pluridisciplinaire. La modélisation d’agents rationnels individuels renvoie davantage à l’approche néoclassique.

34. Une entreprise doit-elle produire elle-même une activité lorsque ses coûts d’organisation sont inférieurs à ses coûts de transaction ?

Oui, car la production interne est alors moins coûteuse que le recours au marché.
Oui, car les coûts de transaction déterminent directement le niveau de production optimal.
Non, car l’externalisation permet toujours de réduire les coûts d’organisation.
Non, car une activité internalisée devient nécessairement moins flexible pour l’entreprise.

Oui, car la production interne est alors moins coûteuse que le recours au marché.

Explication

L’entreprise a intérêt à internaliser une activité lorsque ses coûts d’organisation sont inférieurs à ses coûts de transaction. L’externalisation devient préférable dans la situation inverse, lorsque le recours au marché est moins coûteux.

35. Pourquoi une externalité négative peut-elle conduire à une production supérieure au niveau socialement optimal ?

Parce que le producteur ne prend pas en compte dans son coût privé le dommage imposé à d’autres agents.
Parce que le coût privé inclut déjà le dommage collectif et réduit la production en conséquence.
Parce que les consommateurs supportent directement toutes les dépenses liées à la production.
Parce que le coût social exclut les effets subis par les agents extérieurs à l’échange.

Parce que le producteur ne prend pas en compte dans son coût privé le dommage imposé à d’autres agents.

Explication

Une externalité négative n’est pas intégrée au coût privé de l’agent qui produit ou consomme, alors qu’elle augmente le coût social. Le producteur peut donc choisir une quantité supérieure à celle qui serait optimale pour la collectivité.

36. Quel est l’objectif d’une taxe pigouvienne appliquée à une activité polluante ?

Intégrer le coût de l’externalité dans la décision privée afin de rapprocher coût privé et coût social.
Financer les dépenses publiques sans modifier les coûts pris en compte par les producteurs.
Remplacer le coût privé par une subvention afin d’accroître la quantité produite par les entreprises.
Réduire le coût social en transférant la totalité de la production vers les marchés étrangers.

Intégrer le coût de l’externalité dans la décision privée afin de rapprocher coût privé et coût social.

Explication

La taxe pigouvienne fait supporter au décideur une charge correspondant au coût de l’externalité, ce qui rapproche le coût privé du coût social. Une mesure qui ne modifie pas les coûts privés ne corrige pas directement le problème d’externalité.

37. Quelle opposition distingue la soutenabilité faible de la soutenabilité forte ?

La soutenabilité faible concerne les ressources communes, tandis que la soutenabilité forte concerne les décisions fiscales.
La soutenabilité faible impose des limites environnementales strictes, tandis que la soutenabilité forte autorise toutes les substitutions.
La soutenabilité faible refuse toute substitution entre capitaux, tandis que la soutenabilité forte privilégie le capital produit.
La soutenabilité faible admet la substitution du capital naturel, tandis que la soutenabilité forte impose de préserver la biosphère.

La soutenabilité faible admet la substitution du capital naturel, tandis que la soutenabilité forte impose de préserver la biosphère.

Explication

La soutenabilité faible accepte que le capital naturel soit remplacé par d’autres formes de capital, tandis que la soutenabilité forte considère la biosphère comme une contrainte à préserver. La protection environnementale stricte est donc associée à la soutenabilité forte, et non à la soutenabilité faible.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Courants de la pensée économique.

Qu'est-ce que le mercantilisme entre 1500 et 1750 ?

Un courant associant richesse à l'accumulation de métaux précieux et puissance politique de l'État.

Sur quoi repose le bullionisme espagnol et portugais ?

Sur le pillage et la conservation des métaux précieux.

Quelle est la base du colbertisme français ?

L'industrie.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Courants de la pensée économique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM