QCM : Courants de pensée économique — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels principes structurent l’économie de marché selon les auteurs classiques ?

La planification publique, l’égalité des revenus et le contrôle des prix
La propriété collective, la réglementation des échanges et la sécurité sociale
La redistribution fiscale, la production publique et la fixation des salaires
La propriété privée, la liberté individuelle et l’échange

La propriété privée, la liberté individuelle et l’échange

Explication

Les classiques associent l’économie de marché à la propriété privée, à la liberté individuelle et à l’échange. La planification et le contrôle administratif des prix relèvent d’une organisation différente du marché.

2. Quel ouvrage Adam Smith publie-t-il en 1776 ?

Traité d’économie politique et de fiscalité publique
Principes de l’économie politique et de l’impôt
Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
Le Capital et la critique de l’économie politique

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations

Explication

Adam Smith publie en 1776 Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. Les Principes de l’économie politique et de l’impôt sont associés à Ricardo et paraissent en 1817.

3. Par quel mécanisme la division du travail augmente-t-elle la production selon Smith ?

Elle spécialise les travailleurs, accroît leur habileté et réduit certains temps morts
Elle répartit les revenus, stabilise les prix et diminue la concurrence entre entreprises
Elle remplace les échanges, uniformise les tâches et limite les investissements productifs
Elle concentre les décisions, réduit la demande et accroît les coûts de coordination

Elle spécialise les travailleurs, accroît leur habileté et réduit certains temps morts

Explication

La spécialisation améliore l’habileté des travailleurs et réduit certains temps morts, ce qui accroît la productivité et la production. La division du travail ne supprime pas les échanges : elle les rend au contraire nécessaires entre activités spécialisées.

4. Comment l’étendue du marché influence-t-elle la division du travail chez Smith ?

La taille du marché modifie les prix sans influencer la spécialisation
Un marché plus vaste réduit la spécialisation en diversifiant les besoins
Un marché plus vaste rend une spécialisation plus poussée possible
Un marché étroit favorise une spécialisation plus poussée des producteurs

Un marché plus vaste rend une spécialisation plus poussée possible

Explication

Smith établit que l’étendue du marché permet d’approfondir la spécialisation, car la production spécialisée trouve davantage d’acheteurs. Un marché étroit limite cette possibilité en restreignant la demande disponible.

5. Que désigne la « main invisible » chez Adam Smith ?

La coordination des activités économiques par une planification administrative
La recherche directe de l’intérêt collectif par une autorité publique
La transformation des profits privés en recettes fiscales pour l’État
La contribution indirecte de l’intérêt personnel à l’intérêt général

La contribution indirecte de l’intérêt personnel à l’intérêt général

Explication

La main invisible décrit la manière dont la poursuite de l’intérêt personnel peut contribuer indirectement à l’intérêt général. Elle ne correspond pas à une recherche directe de l’intérêt collectif par les individus.

6. Quelle fonction caractérise l’État-gendarme dans la tradition libérale ?

Assurer la justice, la défense et certaines fonctions collectives avec une intervention économique limitée
Diriger la production nationale et fixer les prix dans les secteurs stratégiques
Organiser une protection sociale étendue et prendre en charge les principaux risques sociaux
Garantir un emploi public et redistribuer largement les revenus entre les ménages

Assurer la justice, la défense et certaines fonctions collectives avec une intervention économique limitée

Explication

L’État-gendarme limite son intervention économique tout en assurant notamment la justice, la défense et certaines fonctions collectives. Une protection sociale étendue caractérise davantage l’État-providence.

7. Quel ouvrage David Ricardo publie-t-il en 1817 ?

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
Essai sur le principe de population et la rente foncière
Principes de l’économie politique et de l’impôt

Principes de l’économie politique et de l’impôt

Explication

David Ricardo publie en 1817 les Principes de l’économie politique et de l’impôt. Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations est l’ouvrage publié par Smith en 1776.

8. Quelle correspondance entre classes sociales et revenus Ricardo établit-il ?

Les salariés reçoivent des impôts, les propriétaires fonciers des salaires et les capitalistes une rente
Les salariés reçoivent des salaires, les propriétaires fonciers une rente et les capitalistes un profit
Les salariés reçoivent une rente, les propriétaires fonciers un profit et les capitalistes des salaires
Les salariés reçoivent un profit, les propriétaires fonciers des salaires et les capitalistes une rente

Les salariés reçoivent des salaires, les propriétaires fonciers une rente et les capitalistes un profit

Explication

Ricardo distingue trois revenus : les salaires pour les salariés, la rente pour les propriétaires fonciers et le profit pour les capitalistes. Ces catégories associent chaque revenu à une classe sociale précise.

9. Quel enchaînement Ricardo associe-t-il à la hausse de la population ?

La culture de terres plus fertiles diminue les coûts et le prix du blé, puis augmente le profit
La culture de terres moins fertiles augmente les coûts et le prix du blé, puis réduit le profit
La hausse de la population diminue la demande de blé et allège les coûts de production agricole
La hausse de la population réduit les salaires de subsistance et stimule durablement le profit

La culture de terres moins fertiles augmente les coûts et le prix du blé, puis réduit le profit

Explication

La croissance démographique conduit à exploiter des terres moins fertiles, ce qui augmente les coûts et le prix du blé. Les salaires de subsistance augmentent alors, tandis que le profit diminue.

10. Dans quelle situation l’état stationnaire peut-il apparaître chez Ricardo ?

Lorsque l’augmentation de la production élargit les débouchés et maintient une croissance soutenue
Lorsque l’augmentation du profit stimule l’investissement et accélère la croissance de la production
Lorsque la hausse des salaires accroît l’investissement et entraîne une expansion durable de l’économie
Lorsque la baisse du profit réduit l’incitation à investir et conduit à une croissance nulle

Lorsque la baisse du profit réduit l’incitation à investir et conduit à une croissance nulle

Explication

L’état stationnaire correspond à une croissance nulle pouvant apparaître lorsque la baisse du profit décourage l’investissement. Une croissance soutenue suppose au contraire une progression de la production et une incitation à investir.

11. Que soutient la loi des débouchés formulée par Jean-Baptiste Say ?

Toute production entraîne une baisse générale des revenus disponibles
Toute production dépend d’une intervention publique pour trouver ses débouchés
Toute production provoque une insuffisance durable de la demande globale
Toute production crée un revenu équivalent qui permet l’écoulement de l’offre globale

Toute production crée un revenu équivalent qui permet l’écoulement de l’offre globale

Explication

La loi des débouchés affirme que la production distribue des revenus d’une valeur équivalente, de sorte que l’offre globale crée sa propre demande. Malthus et Sismondi contestent cette idée en soulignant qu’une demande insuffisante peut apparaître.

12. Quel problème central est mis en évidence par le principe de population de Malthus ?

La population s’adapte spontanément aux ressources disponibles
Les moyens de subsistance progressent plus vite que la population
Les ressources augmentent au même rythme que la population
La population peut croître plus rapidement que les moyens de subsistance

La population peut croître plus rapidement que les moyens de subsistance

Explication

Malthus considère que la population tend à augmenter plus vite que les moyens de subsistance, ce qui impose des mécanismes de limitation. Cette thèse s’oppose à l’idée d’une adaptation automatique des ressources aux besoins démographiques.

13. Quelle conséquence Malthus et Sismondi associent-ils à une insuffisance de la demande ?

Une adaptation immédiate de l’offre aux besoins des producteurs
Une disparition des écarts entre la production et la consommation
Une baisse des revenus pouvant conduire à une crise des débouchés
Une hausse des revenus provoquant une expansion automatique des ventes

Une baisse des revenus pouvant conduire à une crise des débouchés

Explication

Pour Malthus et Sismondi, une demande insuffisante peut réduire les revenus et provoquer une dépression ou une crise des débouchés. Cette possibilité les distingue de Say, pour qui l’offre crée sa propre demande.

14. Quel principe caractérise le matérialisme historique de Marx ?

Les croyances religieuses expliquent principalement les transformations économiques
Les conditions matérielles de production déterminent l’organisation sociale
Les institutions politiques évoluent sans relation avec les conditions matérielles
Les idées déterminent l’organisation sociale indépendamment de la production

Les conditions matérielles de production déterminent l’organisation sociale

Explication

Le matérialisme historique fait des conditions matérielles de production un déterminant de l’organisation de la société. Il se distingue ainsi d’une perspective idéaliste qui accorde la primauté aux idées.

15. Quelle distinction Marx établit-il entre infrastructure et superstructure ?

L’infrastructure concerne la production, tandis que la superstructure regroupe des formes juridiques et idéologiques
L’infrastructure regroupe les lois, tandis que la superstructure concerne les techniques de production
L’infrastructure concerne la politique, tandis que la superstructure réunit les forces productives
L’infrastructure désigne les croyances, tandis que la superstructure désigne les rapports de production

L’infrastructure concerne la production, tandis que la superstructure regroupe des formes juridiques et idéologiques

Explication

L’infrastructure réunit les forces productives et les rapports de production, alors que la superstructure comprend notamment les formes juridiques, politiques, religieuses et philosophiques. Confondre ces deux niveaux revient à attribuer les institutions idéologiques à la base économique.

16. Que désigne l’aliénation du travailleur dans l’analyse marxienne du capitalisme ?

La transformation du travail salarié en activité indépendante du capital
La maîtrise du producteur sur son travail, son produit et ses conditions de travail
La séparation du producteur d’avec son travail, son produit et ses conditions de travail
La disparition des rapports entre le producteur et les moyens de production

La séparation du producteur d’avec son travail, son produit et ses conditions de travail

Explication

L’aliénation décrit la séparation du producteur capitaliste d’avec son travail, son produit et les conditions dans lesquelles il travaille. Elle ne désigne donc pas une maîtrise accrue du producteur sur son activité.

17. Quelle relation Marx établit-il entre travail concret et travail abstrait ?

Le travail concret constitue la substance de la valeur, tandis que le travail abstrait produit la valeur d’usage
Le travail concret détermine le prix, tandis que le travail abstrait organise les rapports juridiques
Le travail concret produit la valeur d’usage, tandis que le travail abstrait constitue la substance de la valeur
Le travail concret mesure la plus-value, tandis que le travail abstrait détermine les salaires

Le travail concret produit la valeur d’usage, tandis que le travail abstrait constitue la substance de la valeur

Explication

Le travail concret produit une utilité particulière, c’est-à-dire la valeur d’usage, tandis que le travail abstrait représente une dépense générale de force humaine et constitue la substance de la valeur. Inverser ces fonctions confond l’utilité du produit avec la valeur sociale de la marchandise.

18. Comment faut-il comprendre le temps de travail socialement nécessaire pour une marchandise ?

C’est le temps individuel déclaré par chaque producteur pour sa marchandise
C’est le temps effectivement consacré par le producteur le plus lent
C’est le temps moyen requis dans des conditions normales de production
C’est le temps minimal obtenu grâce aux conditions techniques les plus avancées

C’est le temps moyen requis dans des conditions normales de production

Explication

Le temps de travail socialement nécessaire correspond au temps moyen requis pour produire une marchandise dans des conditions normales. Il ne se confond donc pas avec le temps individuel effectivement dépensé par un producteur particulier.

19. Quel circuit représente le mouvement du capital chez Marx, lorsqu’un capitaliste cherche à accroître la valeur avancée ?

MMAM \rightarrow M’ \rightarrow A avec M=MM’ = M
MAMM \rightarrow A \rightarrow M’ avec M>MM’ > M
AAMA \rightarrow A’ \rightarrow M avec A<AA’ < A
AMAA \rightarrow M \rightarrow A’ avec A>AA’ > A

$$A \rightarrow M \rightarrow A’$$ avec $$A’ > A$$

Explication

Le circuit du capital est AMAA \rightarrow M \rightarrow A’, et sa finalité est l’obtention d’une valeur d’échange supérieure, donc A>AA’ > A. Le mouvement ne vise pas principalement l’acquisition d’une marchandise pour sa valeur d’usage, mais l’accroissement du capital avancé.

20. Comment Marx définit-il la plus-value produite dans le rapport salarial ?

Comme l’écart entre le temps individuel de travail et le temps de repos
Comme la différence entre le prix de vente d’une marchandise et son coût matériel
Comme la totalité de la valeur d’usage obtenue par le consommateur salarié
Comme la différence entre la valeur créée par la force de travail et la valeur de cette force de travail

Comme la différence entre la valeur créée par la force de travail et la valeur de cette force de travail

Explication

La plus-value est l’écart entre la valeur créée par l’utilisation de la force de travail et la valeur de cette force de travail. Elle ne correspond donc pas simplement à la différence entre le prix de vente et les coûts matériels.

21. Quelle distinction décrit correctement la plus-value absolue et la plus-value relative chez Marx ?

La plus-value absolue résulte d’une productivité accrue, tandis que la plus-value relative résulte d’un temps de travail prolongé.
La plus-value absolue résulte d’un temps de travail prolongé, tandis que la plus-value relative résulte d’une productivité accrue.
La plus-value absolue résulte d’une diminution de la production, tandis que la plus-value relative résulte d’une hausse des prix.
La plus-value absolue résulte d’une hausse des salaires, tandis que la plus-value relative résulte d’une baisse des investissements.

La plus-value absolue résulte d’un temps de travail prolongé, tandis que la plus-value relative résulte d’une productivité accrue.

Explication

La plus-value absolue augmente la durée du travail, alors que la plus-value relative réduit le temps nécessaire à la reproduction de la force de travail grâce aux gains de productivité. La confusion fréquente consiste à inverser les mécanismes associés aux deux formes de plus-value.

22. Une entreprise réalise une plus-value de 40 et emploie un capital variable de 100 ainsi qu’un capital constant de 300. Quels sont son taux d’exploitation et son taux de profit ?

Le taux d’exploitation est de 10 % et le taux de profit est de 40 %.
Le taux d’exploitation est de 10 % et le taux de profit est de 10 %.
Le taux d’exploitation est de 40 % et le taux de profit est de 40 %.
Le taux d’exploitation est de 40 % et le taux de profit est de 10 %.

Le taux d’exploitation est de 40 % et le taux de profit est de 10 %.

Explication

Le taux d’exploitation vaut 40100=40%\frac{40}{100}=40\,\%, tandis que le taux de profit vaut 40300+100=10%\frac{40}{300+100}=10\,\%. Le taux d’exploitation utilise le capital variable comme dénominateur, contrairement au taux de profit qui rapporte la plus-value au capital total.

23. Quelle succession décrit le mécanisme de crise lié à l’accumulation du capital chez Marx ?

L’accumulation réduit le chômage, augmente les salaires, stimule la demande, puis entraîne une dispersion des entreprises.
L’accumulation supprime la concurrence, stabilise les profits, limite la production, puis empêche la concentration industrielle.
L’accumulation développe le chômage, comprime les salaires, favorise la surproduction, puis entraîne faillites et concentration.
L’accumulation diminue la productivité, accroît les salaires, réduit l’offre, puis provoque une hausse durable des prix.

L’accumulation développe le chômage, comprime les salaires, favorise la surproduction, puis entraîne faillites et concentration.

Explication

Chez Marx, l’accumulation forme une armée de réserve industrielle, exerce une pression sur les salaires et peut conduire à la surproduction, à la baisse des prix et des profits, puis aux faillites et à la concentration. Les autres enchaînements inversent ou écartent plusieurs étapes de ce processus.

24. Comment les néoclassiques et les économistes classiques expliquent-ils principalement la valeur ?

Les néoclassiques l’expliquent par le travail nécessaire, tandis que les classiques la rapportent à l’utilité et à la rareté.
Les néoclassiques l’expliquent par l’utilité et la rareté, tandis que les classiques la rapportent au travail nécessaire à la production.
Les néoclassiques l’expliquent par les salaires et les profits, tandis que les classiques la rapportent aux préférences individuelles.
Les néoclassiques l’expliquent par la quantité produite, tandis que les classiques la rapportent à la demande solvable.

Les néoclassiques l’expliquent par l’utilité et la rareté, tandis que les classiques la rapportent au travail nécessaire à la production.

Explication

L’approche néoclassique met l’accent sur l’utilité et la rareté, alors que l’approche classique privilégie le travail nécessaire à la production. Inverser ces deux explications constitue la confusion principale entre les deux courants.

25. Que mesure l’utilité marginale d’un bien ?

La variation de l’utilité totale due à la consommation d’une unité supplémentaire, généralement décroissante.
La variation du prix d’un bien provoquée par une unité supplémentaire produite, généralement décroissante.
La quantité totale d’un bien disponible pour satisfaire plusieurs besoins, généralement limitée.
Le niveau d’utilité totale procuré par l’ensemble des unités consommées, généralement croissant.

La variation de l’utilité totale due à la consommation d’une unité supplémentaire, généralement décroissante.

Explication

L’utilité marginale mesure le supplément d’utilité apporté par une unité de consommation supplémentaire et elle tend à décroître. L’utilité totale, elle, concerne l’ensemble des unités consommées et ne désigne pas cette variation marginale.

26. Quelle situation correspond à la définition économique de la rareté proposée par Lionel Robbins ?

Des ressources abondantes sont consacrées à une fin unique, alors que les besoins restent parfaitement hiérarchisés.
Des moyens identiques sont disponibles en quantité suffisante, alors que les usages possibles sont peu nombreux.
Des moyens limités peuvent être affectés à plusieurs fins, alors que les besoins ou objectifs sont multiples.
Des biens gratuits répondent à des préférences semblables, alors que les choix individuels ne se concurrencent pas.

Des moyens limités peuvent être affectés à plusieurs fins, alors que les besoins ou objectifs sont multiples.

Explication

La rareté apparaît lorsque des moyens limités doivent être choisis entre plusieurs usages pour répondre à des fins multiples. Une ressource abondante ou sans choix concurrentiels ne correspond pas à cette définition.

27. Que caractérise un équilibre général dans l’analyse économique ?

Tous les marchés sont simultanément à l’équilibre, avec une égalité entre l’offre et la demande sur chacun.
Les entreprises maximisent leurs profits, même lorsque les échanges ne correspondent pas aux demandes.
Les prix restent fixes, même lorsque l’offre et la demande diffèrent sur plusieurs marchés.
Un marché particulier atteint l’équilibre, tandis que les autres marchés peuvent rester déséquilibrés.

Tous les marchés sont simultanément à l’équilibre, avec une égalité entre l’offre et la demande sur chacun.

Explication

L’équilibre général concerne l’ensemble des marchés et suppose que l’offre égale la demande sur chacun d’eux. L’équilibre d’un seul marché relève plutôt de l’équilibre partiel, qui ne garantit pas la coordination de tous les autres marchés.

28. Une allocation est-elle un optimum de Pareto lorsqu’il est impossible d’améliorer la situation d’un agent sans détériorer celle d’au moins un autre ?

Oui, car aucune amélioration individuelle supplémentaire n’est possible sans nuire à un autre agent.
Non, car un optimum exige que tous les agents disposent exactement du même niveau de bien-être.
Oui, car toute allocation produisant le maximum de biens est automatiquement équitable pour tous.
Non, car une allocation optimale doit maintenir chaque agent dans une situation strictement identique.

Oui, car aucune amélioration individuelle supplémentaire n’est possible sans nuire à un autre agent.

Explication

L’optimum de Pareto décrit l’absence d’amélioration possible pour un agent sans dégradation de la situation d’au moins un autre. Il ne garantit ni l’égalité des niveaux de bien-être ni une répartition jugée équitable.

29. Quel ensemble réunit les conditions de la concurrence pure et parfaite ?

Barrières réglementaires, nombreux vendeurs, produit homogène, information privée et facteurs peu mobiles.
Barrières à l’entrée, quelques grandes entreprises, produits différenciés, information inégale et facteurs immobiles.
Libre entrée, entreprise dominante, produits différenciés, information partielle et facteurs spécialisés.
Libre entrée, atomicité, produit homogène, information transparente et mobilité des facteurs.

Libre entrée, atomicité, produit homogène, information transparente et mobilité des facteurs.

Explication

La concurrence pure et parfaite repose sur cinq conditions : libre entrée, atomicité, homogénéité du produit, transparence de l’information et mobilité des facteurs. Les autres ensembles introduisent des caractéristiques incompatibles, comme les barrières à l’entrée ou la différenciation des produits.

30. Quelle différence oppose l’ajustement néoclassique à l’analyse keynésienne à court terme ?

Les néoclassiques privilégient l’ajustement des prix, tandis que Keynes met l’accent sur celui des quantités
Les néoclassiques privilégient l’ajustement des quantités, tandis que Keynes met l’accent sur celui des prix
Les deux approches supposent une adaptation simultanée des prix et des quantités
Les deux approches considèrent que les salaires déterminent directement le niveau de production

Les néoclassiques privilégient l’ajustement des prix, tandis que Keynes met l’accent sur celui des quantités

Explication

L’approche néoclassique repose sur la flexibilité des prix, alors que Keynes souligne leur rigidité à court terme et l’ajustement par les quantités. La deuxième proposition inverse précisément les mécanismes associés aux deux courants.

31. Dans l’analyse keynésienne, de quoi dépend principalement le niveau de production et d’emploi des entrepreneurs ?

Du montant des exportations réalisées pendant la période
De la demande globale qu’ils anticipent
Du niveau des prix fixé par les autorités publiques
Du volume d’épargne constaté après la production

De la demande globale qu’ils anticipent

Explication

La demande effective correspond à la demande globale anticipée par les entrepreneurs et guide leurs décisions de production et d’emploi. L’épargne constatée après la production relève d’un résultat ex post, et non de cette anticipation initiale.

32. Pourquoi une volonté générale d’épargner davantage peut-elle finalement ne pas accroître l’épargne globale ?

Elle élève les prix, ce qui accroît mécaniquement les revenus nominaux
Elle stimule l’investissement public, ce qui absorbe la totalité des revenus supplémentaires
Elle augmente la consommation, ce qui provoque une hausse excessive des importations
Elle réduit la consommation, ce qui diminue la demande, la production et les revenus

Elle réduit la consommation, ce qui diminue la demande, la production et les revenus

Explication

Selon le paradoxe de l’épargne, la baisse collective de la consommation contracte la demande, puis la production et les revenus, ce qui peut empêcher l’épargne totale d’augmenter. L’idée d’une hausse de la consommation contredit le mécanisme de départ.

33. Quel enchaînement décrit le mieux les effets d’une relance budgétaire keynésienne ?

Réduction des impôts, baisse des salaires, diminution de la demande et ralentissement de la production
Hausse de la masse monétaire, baisse des intérêts, progression de l’investissement et de l’activité
Hausse des dépenses publiques, injection de revenus, progression de la demande, de la production et de l’emploi
Baisse des dépenses publiques, réduction des revenus, progression de l’épargne et contraction de l’emploi

Hausse des dépenses publiques, injection de revenus, progression de la demande, de la production et de l’emploi

Explication

La relance budgétaire agit par l’augmentation des dépenses publiques, qui injecte des revenus et stimule ensuite la demande, la production et l’emploi. Le troisième enchaînement décrit plutôt le mécanisme d’une relance monétaire.

34. Quel outil la synthèse néoclassique associe-t-elle notamment à Hicks et Hansen pour analyser les politiques économiques ?

La courbe de Phillips, utilisée pour relier directement inflation et commerce extérieur
Le modèle IS-LM, utilisé pour étudier les politiques monétaire et budgétaire
Le modèle de croissance de Solow, utilisé pour expliquer les contrats incomplets
Le tableau input-output, utilisé pour mesurer les préférences des ménages

Le modèle IS-LM, utilisé pour étudier les politiques monétaire et budgétaire

Explication

Hicks et Hansen mobilisent le modèle IS-LM pour examiner l’efficacité comparée des politiques monétaire et budgétaire. La courbe de Phillips appartient à une autre problématique, notamment discutée par Friedman.

35. Que soutiennent les anticipations adaptatives mobilisées par Friedman dans sa critique de la courbe de Phillips ?

Les salaires nominaux restent constants lorsque l’inflation anticipée augmente
Les agents prévoient parfaitement les décisions monétaires des autorités publiques
La politique monétaire maintient durablement le chômage sous son niveau naturel
La politique monétaire ne réduit pas durablement le chômage sous son niveau naturel

La politique monétaire ne réduit pas durablement le chômage sous son niveau naturel

Explication

Friedman utilise les anticipations adaptatives pour montrer qu’une politique monétaire ne peut pas maintenir durablement le chômage sous son niveau naturel. La deuxième proposition reprend précisément la conclusion que cette analyse conteste.

36. Comment l’institutionnalisme explique-t-il le lien entre institutions et comportements économiques ?

Les institutions interviennent après les décisions économiques sans influencer leur formation
Les comportements résultent des choix individuels, indépendamment des normes sociales existantes
Les institutions façonnent les comportements, qui doivent être étudiés dans leur contexte social
Les préférences sont données, tandis que les institutions modifient principalement les prix relatifs

Les institutions façonnent les comportements, qui doivent être étudiés dans leur contexte social

Explication

L’institutionnalisme considère que les institutions contribuent à former les comportements et que ceux-ci sont inséparables de leur contexte social. La deuxième proposition correspond davantage à l’hypothèse néoclassique de préférences données.

37. Quelle situation illustre une asymétrie d’information entre deux agents économiques ?

Un acheteur et un vendeur disposent des mêmes informations sur la qualité du produit
Un assureur et son client accèdent aux mêmes données avant la signature du contrat
Deux entreprises observent simultanément les mêmes coûts et les mêmes débouchés
Un emprunteur connaît mieux le risque de son projet que la banque qui doit le financer

Un emprunteur connaît mieux le risque de son projet que la banque qui doit le financer

Explication

Il y a asymétrie d’information lorsque les agents engagés dans une relation économique disposent d’informations différentes, comme dans le cas de l’emprunteur mieux informé sur son projet. Les autres situations décrivent une information symétrique ou parfaite.

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Quelles valeurs les classiques défendent-ils en économie ?

Ils défendent les valeurs du libéralisme.

Sur quoi les classiques conçoivent-ils l’économie de marché ?

Sur la propriété privée, la liberté individuelle et l’échange.

En quelle année Adam Smith a-t-il publié son œuvre majeure ?

En 1776.

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