Fiche de révision : Dialogue social au Burkina Faso

Plan du Cours

  1. Repères et enjeux de la GRH
  2. Définitions de la GRH
  3. Styles de management
  4. Concept du dialogue social
  5. Importance et fonctions
  6. Mouvements sociaux au Burkina Faso
  7. Syndicats et revendications
  8. Fondements juridiques et culturels
  9. Acteurs du dialogue social
  10. Structures de concertation
  11. Processus de conduite
  12. Limites du dialogue social
  13. Conditions de réussite

1. Repères et enjeux de la GRH

Notions clés & Définitions

  • Gestion des ressources humaines : Un ensemble de pratiques élaborées dans l’entreprise pour lui fournir, au moment voulu, les ressources humaines nécessaires à ses objectifs dans un contexte d’incertitude accrue.

★ À maîtriser

  • La GRH considère les ressources humaines comme des acteurs ayant des sentiments et des aspirations, et non comme de simples objets ou moyens de production.

  • Gérer les ressources humaines implique d’anticiper et de gérer les situations conflictuelles au sein de l’organisation.

Compléments

  • La gestion d’une organisation mobilise le savoir, c’est-à-dire les connaissances et les théories, le savoir-être, c’est-à-dire les attitudes et comportements, et le savoir-faire, c’est-à-dire l’expérience et les compétences pratiques.

2. Définitions de la GRH

Notions clés & Définitions

  • Management : Une activité visant à obtenir un résultat collectif en donnant aux membres d’une équipe un but et des valeurs communs, une organisation adaptée et la formation nécessaire à leur performance et à leur adaptation au changement.

★ À maîtriser

📌 Le management désigne la manière de conduire une équipe, tandis que la gestion désigne l’utilisation judicieuse des ressources pour assurer son fonctionnement.

Compléments

  • Le management est présenté à la fois comme une science fondée sur des connaissances, techniques et méthodes, et comme un art de gouverner une organisation dans un contexte donné.

3. Styles de management

Points essentiels

📌 Le style persuasif est mobilisateur avec une forte présence du manager et une faible autonomie, tandis que le style participatif privilégie l’écoute et le dialogue avec une bonne autonomie.

📌 Le style directif se caractérise par des décisions prises par le manager et une très faible autonomie, tandis que le style délégatif repose sur une faible présence du manager et une forte autonomie des collaborateurs.

📌 Le choix d’un style de management doit tenir compte de l’organisation, des acteurs, du contexte, du but, du délai et des moyens disponibles.

4. Concept du dialogue social

Notions clés & Définitions

  • Dialogue social : Un échange entre des acteurs sociaux, notamment les employeurs et les employés, ayant des intérêts plus ou moins opposés et cherchant des solutions communes.
  • Dialogue social selon l’OIT : Selon l’OIT, le dialogue social regroupe les processus de négociation, de partage d’information et de consultation entre le gouvernement, les employeurs et les salariés sur les politiques économiques et sociales de l’État.

★ À maîtriser

📌 Le dialogue social est permanent et doit être entretenu comme un cadre de recherche de consensus entre des parties aux préoccupations parfois antagonistes.

Compléments

  • Au Burkina Faso, le terme « dialogue social » est entré dans le langage courant entre 2010 et 2012, après les mutineries de certains corps paramilitaires et les grèves de 2011.

5. Importance et fonctions

★ À maîtriser

  • Le dialogue social sert d’outil d’information, de consultation, de négociation et de concertation entre les parties prenantes.

📌 Le dialogue social permet d’anticiper les dysfonctionnements et les conflits, même en l’absence de crise.

Compléments

  • Le dialogue social peut améliorer la participation et l’implication des parties prenantes, favoriser leur motivation et créer une culture organisationnelle fondée sur la considération et l’appartenance.

  • Le dialogue social aide à préserver l’image de l’organisation, à trouver des solutions consensuelles, à créer un environnement de travail sain et à suivre l’application des engagements.

6. Mouvements sociaux au Burkina Faso

Notions clés & Définitions

  • Grève : Un arrêt collectif et concerté du travail, décidé par les travailleurs pour une durée et un motif professionnel déterminés, après un préavis informant l’État ou le patronat.
  • Grève illimitée : Un arrêt collectif et concerté dont la durée n’est pas définie à l’avance.
  • Grève du zèle : Consiste à rester à son poste tout en ralentissant volontairement et progressivement l’exécution des tâches, et devient une grève perlée lorsqu’elle perdure.
  • Lock-out : Un arrêt collectif et concerté du travail décidé par les employeurs pour une durée et un motif professionnel déterminés, après un préavis informant l’État et les travailleurs.
  • Grève générale : Un arrêt collectif et concerté qui concerne tout ou une grande partie de l’administration ou des services sur l’ensemble du territoire autour des mêmes revendications.
  • Grève bouchon : L’arrêt de travail des salariés d’un service situé à un point névralgique, ce qui bloque tout ou partie du fonctionnement de l’organisation.
  • Grève tournante : Affecte successivement des catégories professionnelles ou des services spécifiques afin de paralyser certains secteurs sans asphyxier l’économie ou le système de santé.
  • Grève sauvage : Un arrêt de travail décidé directement par les salariés en dehors des consignes syndicales.

7. Syndicats et revendications

Notions clés & Définitions

  • Centrales syndicales : Des regroupements syndicaux, au nombre de six au Burkina Faso : la CGT-B, la CSB, l’USTB, l’ONSL, la FO-UNS et la CNTB.

Points essentiels

  • Entre 2017 et 2018, le Burkina Faso a recensé 68 revendications sociales, dont 12 au ministère des Finances, 6 à l’Administration territoriale, 7 à l’Éducation, 6 aux Infrastructures et 37 à la Fonction publique.

  • Les syndicats autonomes sont créés par les travailleurs sans concertation ni demande d’avis de l’employeur et ne sont pas affiliés à une centrale, comme le SYNAFI, le SYNAGRH et le SYNASEB.

8. Fondements juridiques et culturels

★ À maîtriser

  • Le fondement socio-culturel du dialogue social repose sur les pratiques de règlement amiable, de gestion communautaire et familiale, notamment l’arbre à palabre, la charte de Kouroukan Fouga et le collège des sages créé au Burkina Faso en 1999 après l’assassinat de Norbert Zongo.

  • L’article 21, alinéa 2, de la Constitution burkinabè du 2 juin 1991 consacre la liberté syndicale.

Compléments

  • Le dialogue social est encadré notamment par la loi n°028-2008/AN du 13 mai 2008 portant Code du travail et la loi n°081-2015/AN du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’État.

  • La convention n°87 de l’OIT sur la liberté syndicale a été ratifiée par le Burkina Faso le 21 novembre 1960, et la convention n°98 sur la négociation collective le 16 avril 1960.

9. Acteurs du dialogue social

★ À maîtriser

  • Les trois acteurs traditionnels du dialogue social sont l’État ou l’administration centrale, les employeurs regroupés au sein du patronat et les organisations de travailleurs représentées par les syndicats.

  • Au niveau national, le ministère chargé du Travail intervient par la Direction générale du travail, tandis que la Direction générale de la fonction publique intervient pour le secteur public avec l’appui des directions des ressources humaines.

Compléments

  • Les cinq acteurs additionnels sont les organisations de la société civile, les ONG, l’Assemblée nationale, les leaders communautaires, religieux ou associatifs et les partis politiques.

10. Structures de concertation

★ À maîtriser

  • Les cadres de concertation comprennent notamment la Commission consultative du travail, le Conseil consultatif de la fonction publique, le Comité technique national consultatif de sécurité et santé au travail, la Commission mixte paritaire et le Comité technique paritaire.

Compléments

  • Les autres structures citées sont le Conseil d’administration du secteur ministériel, le Conseil de direction, les rencontres gouvernement-organisations syndicales, les rencontres gouvernement-organisations professionnelles d’employeurs, le bipartite Patronat-Centrales syndicales et la Commission consultative relative aux normes internationales du travail.

11. Processus de conduite

Points essentiels

  • La conduite du dialogue social commence par la création d’un cadre de concertation, la fixation de ses modalités, la transmission et l’accusé-réception du cahier de doléances, puis la négociation d’un calendrier de rencontres.

  • Les parties désignent leurs représentants, organisent des rencontres en groupes de travail, respectent la parole de chacun, désignent des rapporteurs et négocient les points de revendication.

  • Les accords ou désaccords sont consignés dans un document comportant un plan de mise en œuvre et de suivi, puis font l’objet d’évaluations périodiques et d’une information sur les difficultés rencontrées.

12. Limites du dialogue social

★ À maîtriser

  • Le dialogue social est limité par la perception qu’en ont certains acteurs comme un « dilatoire », un « jeu de dupe » ou une perte de temps.

  • La faible connaissance du dialogue social et la méconnaissance des instruments juridiques diminuent la qualité des échanges et de la conduite des négociations.

  • La méfiance, les positions non négociables, le déficit de communication, l’intervention de tierces structures et l’absence de suivi permanent peuvent compromettre les accords.

Compléments

  • La pluralité des structures chargées du dialogue social, l’instabilité politique et institutionnelle et les changements de direction peuvent empêcher l’harmonisation ou interrompre un processus engagé.

13. Conditions de réussite

Notions clés & Définitions

  • Dialogue social comme outil : Le dialogue social est un outil de prévention et de gestion des conflits et des mouvements sociaux.

★ À maîtriser

📌 Les participants aux négociations doivent faire preuve de souplesse, clarifier les incohérences, garder le secret professionnel, pratiquer l’écoute active, s’informer à la source, être reconnaissants et prioriser les points de discussion.

  • La réussite du dialogue social repose notamment sur l’écoute active, l’exemplarité, la célébration des succès, la gestion des conflits, l’humilité et la confiance.

Compléments

📌 Durant les concertations, il faut éviter de se placer au centre du monde, d’adopter une position extrême ou radicalisée, d’être distrait et d’interrompre une collaboration en pleine explication.

Tableaux de synthèse

Acteurs traditionnels et additionnels

CatégorieActeursRôle général
TraditionnelsÉtat, patronat, organisations de travailleursPorter la concertation et la négociation sociale
AdditionnelsOSC, ONG, Assemblée nationale, leaders, partis politiquesIntervenir, alerter, faciliter ou concilier

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1. Quelle conception des ressources humaines correspond à la GRH ?

2. Quelle situation relève directement de la gestion des ressources humaines ?

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Qu'est-ce que la gestion des ressources humaines ?

Un ensemble de pratiques pour fournir les ressources humaines nécessaires à l'entreprise.

Comment la GRH considère-t-elle les ressources humaines ?

Comme des acteurs avec sentiments et aspirations.

Que faut-il anticiper dans la gestion des ressources humaines ?

Les situations conflictuelles au sein de l'organisation.

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