QCM : Évaluation environnementale et développement durable (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie appliquer le principe de précaution lorsqu’une évolution irréversible de la biosphère est possible mais incertaine ?

Attendre une certitude scientifique complète avant de modifier les décisions
Choisir l’option la plus prudente face au risque d’un dommage irréversible
Privilégier l’option la plus rentable malgré les conséquences environnementales possibles
Écarter toute action économique dès qu’une incertitude scientifique apparaît

Choisir l’option la plus prudente face au risque d’un dommage irréversible

Explication

Le principe de précaution conduit à retenir les choix les plus prudents lorsqu’un dommage irréversible est possible, même si sa probabilité reste incertaine. Attendre une certitude complète reviendrait à ignorer précisément la fonction préventive de ce principe.

2. Quel objet d’étude caractérise principalement l’économie de l’environnement ?

L’organisation des échanges commerciaux entre les secteurs économiques
La mesure des stocks naturels disponibles dans les écosystèmes
L’extraction et la reproduction des ressources naturelles non reproductibles
La gestion et la réduction des rejets issus des activités économiques

La gestion et la réduction des rejets issus des activités économiques

Explication

L’économie de l’environnement analyse les moyens de gérer et de réduire les pollutions produites par les activités économiques. L’étude de l’extraction et de la reproduction des ressources relève plutôt de l’économie des ressources naturelles.

3. Comment la pollution et l’exploitation des ressources naturelles peuvent-elles interagir ?

La pollution concerne les stocks naturels, tandis que leur exploitation concerne les équilibres climatiques
La pollution peut limiter la reproduction des ressources, tandis que leur exploitation peut accroître la pollution
La pollution et l’exploitation évoluent séparément sans influence réciproque notable
La pollution favorise la reproduction des ressources, tandis que leur exploitation réduit les rejets

La pollution peut limiter la reproduction des ressources, tandis que leur exploitation peut accroître la pollution

Explication

La pollution peut perturber la reproduction des ressources naturelles, alors que l’extraction et la consommation de ces ressources peuvent intensifier la pollution. Cette relation montre que les deux phénomènes sont interdépendants.

4. Quels éléments le développement durable doit-il intégrer simultanément dans la décision collective ?

La prévisibilité scientifique, l’équité présente, la réversibilité et l’uniformité des objectifs
La croissance économique, la stabilité des prix, l’emploi et la compétitivité internationale
La multidimensionnalité, l’irréversibilité, l’équité entre générations et l’incertitude
La protection des espèces, l’exploitation minière, la fiscalité et la mobilité sociale

La multidimensionnalité, l’irréversibilité, l’équité entre générations et l’incertitude

Explication

Le développement durable exige de considérer ensemble plusieurs dimensions, notamment l’incertitude, les effets irréversibles et l’équité entre générations. Les autres réponses mélangent des objectifs économiques ou écartent certaines dimensions essentielles.

5. Qui est associé à l’avènement de l’agriculture au IXe millénaire avant J.-C., marquant le début de la révolution néolithique ?

Les sociétés humaines du Néolithique
Les cités marchandes de l’Antiquité
Les communautés de chasseurs du Paléolithique
Les populations industrielles et urbaines

Les sociétés humaines du Néolithique

Explication

L’agriculture apparaît au IXe millénaire avant J.-C. et inaugure l’exploitation systématique des milieux physiques par les sociétés humaines du Néolithique. Les populations industrielles et urbaines interviennent bien plus tard, tandis que les chasseurs du Paléolithique et les cités antiques ne correspondent pas à cette transition.

6. Une collectivité souhaite analyser les effets de l’agriculture sur les équilibres naturels ; quel concept décrit le mieux le système ainsi étudié ?

Un capital naturel qui regroupe les biens et services fournis par la nature
Un agrosystème qui remplace les équilibres naturels par des équilibres secondaires plus instables
Une ressource commune qui appartient à un groupe sans propriétaire clairement défini
Une externalité qui affecte d’autres agents sans être intégrée au fonctionnement du marché

Un agrosystème qui remplace les équilibres naturels par des équilibres secondaires plus instables

Explication

L’agrosystème désigne un système de production qui détourne la production naturelle et substitue aux équilibres naturels des équilibres secondaires plus instables. Le capital naturel concerne l’ensemble des biens et services fournis par la nature, tandis qu’une ressource commune et une externalité renvoient à d’autres distinctions.

7. Quelle caractéristique distingue principalement l’approche néoclassique de l’approche classique en économie ?

Elle analyse les conditions du fonctionnement optimal des marchés à partir des choix marginaux
Elle relie les mécanismes économiques aux structures sociales, culturelles et historiques
Elle explique la richesse par la fertilité des terres et l’extraction des ressources naturelles
Elle défend la réduction de la croissance afin de limiter l’empreinte écologique

Elle analyse les conditions du fonctionnement optimal des marchés à partir des choix marginaux

Explication

L’approche néoclassique étudie le fonctionnement optimal des marchés en s’appuyant notamment sur la comparaison des coûts et avantages marginaux. L’approche classique s’intéresse davantage à la formation des prix et aux limites liées aux ressources, à la population et au développement.

8. Quelle école de pensée relie les mécanismes économiques aux structures sociales et historiques et attribue un rôle actif à l’État ?

L’école historique allemande
L’école marginaliste autrichienne
L’école néoclassique américaine
L’école physiocratique française

L’école historique allemande

Explication

L’école historique allemande interprète les mécanismes économiques à partir des structures sociales, de l’histoire et des pratiques culturelles, ce qui justifie une intervention active de l’État. L’école marginaliste explique plutôt les phénomènes économiques par les comportements individuels et le calcul des agents.

9. Que désigne une externalité au sens d’Alfred Marshall ?

Une décision publique qui impose une norme aux producteurs afin de réduire une pollution
Un effet de l’interdépendance entre agents que le marché ne fait pas payer ou rétribuer
Une variation du prix d’une ressource provoquée par sa raréfaction progressive
Une différence entre le coût privé d’une activité et son coût social total

Un effet de l’interdépendance entre agents que le marché ne fait pas payer ou rétribuer

Explication

Chez Alfred Marshall, une externalité est une conséquence positive ou négative de l’activité d’un agent sur d’autres agents, sans compensation par le marché. Le coût social correspond plutôt à l’ensemble des coûts supportés par la collectivité, ce qui constitue une notion différente.

10. Quel est le rôle d’un bien public dans la consommation collective ?

Il impose une propriété privée afin de répartir les coûts entre les usagers
Il réduit la consommation collective lorsque les ressources deviennent plus abondantes
Il réserve son accès aux agents capables de révéler leur disponibilité à payer
Il peut être consommé par plusieurs personnes sans rivalité entre leurs usages

Il peut être consommé par plusieurs personnes sans rivalité entre leurs usages

Explication

Un bien public se caractérise par l’absence de rivalité : plusieurs personnes peuvent en bénéficier simultanément dans une même quantité. La propriété privée concerne plutôt l’organisation de l’accès à certaines ressources et ne définit pas la fonction d’un bien public.

11. À quelle période le concept de valeur économique de la nature distingue-t-il la valeur d’opinion, la valeur de legs et la valeur d’existence comme des composantes de la valeur de non-usage ?

En 1997, lors de l’adoption du protocole de Kyoto
En 1987, lors de la définition du développement durable
Dans les années 1970, avec l’essor des préoccupations environnementales
En 1992, pendant la conférence mondiale de Rio

Dans les années 1970, avec l’essor des préoccupations environnementales

Explication

La distinction entre les différentes valeurs de non-usage s’inscrit dans l’essor des préoccupations environnementales des années 1970, période où l’économie commence à mieux intégrer les biens naturels. Les autres dates concernent respectivement le développement durable, la coopération climatique internationale et les engagements chiffrés de réduction des émissions.

12. Pourquoi les méthodes indirectes d’évaluation environnementale s’appuient-elles sur des comportements observés ?

Parce qu’elles demandent aux individus de déclarer directement leur consentement à payer
Parce qu’elles fixent la valeur d’un bien naturel selon le coût administratif de sa protection
Parce qu’elles mesurent les dommages écologiques sans leur attribuer de valeur monétaire
Parce qu’elles déduisent la valeur environnementale des choix ou dépenses réellement effectués

Parce qu’elles déduisent la valeur environnementale des choix ou dépenses réellement effectués

Explication

Les méthodes indirectes infèrent la valeur de l’environnement à partir de comportements observables, comme les achats immobiliers ou les dépenses de protection. La déclaration directe d’un consentement à payer relève plutôt de la méthode directe, notamment de l’évaluation contingente.

13. En quoi la méthode des prix hédonistes diffère-t-elle de la méthode d’évaluation contingente pour estimer la valeur d’un bien environnemental ?

Elle déduit la valeur environnementale des prix observés, tandis que l’autre interroge directement les préférences
Elle impose une taxe aux pollueurs, tandis que l’autre fixe une quantité maximale de pollution autorisée
Elle interroge les ménages sur leurs paiements, tandis que l’autre mesure les dommages physiques observés
Elle calcule les coûts de protection, tandis que l’autre compare les dépenses de déplacement engagées

Elle déduit la valeur environnementale des prix observés, tandis que l’autre interroge directement les préférences

Explication

Les prix hédonistes utilisent des comportements observables, comme les variations des prix immobiliers, pour isoler la valeur d’une caractéristique environnementale, alors que l’évaluation contingente demande directement un consentement à payer ou à recevoir. Les dépenses de protection et les coûts de déplacement sont d’autres méthodes indirectes, et la taxation ne constitue pas une méthode d’évaluation.

14. Qui a proposé, dans *The Economics of Welfare*, une taxe destinée à compenser les dommages causés par le pollueur afin d’internaliser les externalités négatives ?

Arthur Cecil Pigou
W. S. Jevons
Alfred Marshall
Ronald H. Coase

Arthur Cecil Pigou

Explication

Arthur Cecil Pigou a proposé une taxe corrective visant à faire supporter au pollueur le dommage externe qu’il impose à la collectivité. Ronald H. Coase est associé à la négociation entre les parties lorsque les coûts de transaction sont absents, et non à cette proposition fiscale.

15. Une politique publique vise à préserver les ressources naturelles pour les générations futures tout en répondant aux besoins actuels ; quelle définition du développement durable doit guider cette politique ?

Accroître la production présente en utilisant les ressources disponibles pour financer les générations futures
Maintenir les ressources naturelles intactes en limitant les activités économiques et les besoins actuels
Répondre aux besoins présents sans réduire la capacité des générations futures à répondre aux leurs
Privilégier la croissance économique actuelle afin d’améliorer progressivement les conditions sociales futures

Répondre aux besoins présents sans réduire la capacité des générations futures à répondre aux leurs

Explication

Le développement durable cherche à satisfaire les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. La croissance actuelle ne constitue donc pas, à elle seule, le critère directeur si elle réduit les possibilités futures.

16. Quelle distinction caractérise principalement la soutenabilité forte par rapport à la soutenabilité faible ?

Elle recherche un optimum de Pareto grâce à une information complète
Elle privilégie la substituabilité entre les capitaux naturel, humain et produit
Elle refuse la substituabilité entre certains capitaux et préserve des stocks naturels essentiels
Elle recommande d’investir les profits des ressources dans le capital humain

Elle refuse la substituabilité entre certains capitaux et préserve des stocks naturels essentiels

Explication

La soutenabilité forte considère que certains stocks de capital naturel ne peuvent pas être remplacés par du capital humain ou produit. La soutenabilité faible admet au contraire une certaine substituabilité entre ces différentes formes de capital.

17. Selon Pigou, comment une externalité négative est-elle internalisée dans le coût de production ?

En ajoutant au coût privé le coût social non pris en compte
En laissant les dommages environnementaux à la charge de la collectivité
En fixant une quantité produite indépendante des coûts marginaux
En supprimant toute liberté de réaction des agents économiques

En ajoutant au coût privé le coût social non pris en compte

Explication

L’internalisation consiste à intégrer au coût privé les coûts sociaux imposés par l’activité, ce qui rapproche l’offre du coût marginal social. La suppression directe de la liberté de réaction relève plutôt d’un instrument réglementaire que d’un instrument économique.

18. Que désigne l’internalisation d’une externalité négative dans l’analyse économique ?

La fixation administrative d’une quantité produite indépendante des dommages
L’ajout des coûts sociaux au coût privé de l’activité concernée
La suppression des coûts privés supportés par l’agent à l’origine de l’activité
La compensation intégrale des dommages par une baisse du prix de marché

L’ajout des coûts sociaux au coût privé de l’activité concernée

Explication

L’internalisation consiste à intégrer dans le coût privé les coûts sociaux auparavant ignorés, ce qui rapproche la décision de l’optimum social. La fixation administrative d’une quantité relève plutôt d’un instrument réglementaire, qui ne constitue pas en elle-même une internalisation par les prix.

19. Quelle est la fonction d’une norme d’émission dans la lutte contre la pollution ?

Faire payer au pollueur le montant de la déséconomie marginale
Fixer une obligation de résultat sur la quantité de polluants rejetés
Imposer une obligation de moyens concernant les équipements utilisés
Égaliser le coût marginal de dépollution et le dommage marginal

Fixer une obligation de résultat sur la quantité de polluants rejetés

Explication

Une norme d’émission encadre directement les quantités de polluants rejetées et constitue donc une obligation de résultat. L’obligation portant sur les techniques ou les équipements correspond aux normes de procédé, tandis que l’égalisation des coûts caractérise une norme économiquement optimale.

20. À quelle date Coase a-t-il soutenu que, sans coûts de transaction, une négociation entre les parties pouvait éliminer une externalité ?

En 1932
En 1968
En 1987
En 1960

En 1960

Explication

Coase défend cette idée dans un article publié en 1960, en reliant l’efficacité de la négociation à l’absence de coûts de transaction. La date de 1932 renvoie plutôt à la proposition de Pigou concernant la taxation des externalités.

21. Quelle est la fonction de l’agriculture dans la relation entre l’homme et le milieu naturel ?

Remplacer les ressources naturelles par des biens fabriqués sans transformer les espaces exploités
Réduire les prélèvements humains en favorisant la reproduction autonome des espèces sauvages
Modifier le milieu naturel afin de produire des animaux et des végétaux utiles à l’homme
Préserver les équilibres naturels afin de maintenir la production spontanée des écosystèmes

Modifier le milieu naturel afin de produire des animaux et des végétaux utiles à l’homme

Explication

L’agriculture transforme le milieu naturel pour produire des animaux et des végétaux destinés à répondre aux besoins humains. L’agrosystème, en revanche, remplace les équilibres naturels par des équilibres secondaires plus instables, ce qui ne correspond pas à une préservation spontanée du milieu.

22. Quel penseur classique a formulé l’idée que la croissance démographique progresse de manière exponentielle tandis que la croissance économique évolue linéairement ?

François Quesnay
John Stuart Mill
David Ricardo
Thomas Malthus

Thomas Malthus

Explication

Thomas Malthus associe la croissance démographique exponentielle à une croissance économique linéaire, ce qui met en évidence la limite liée à la finitude des terres agricoles. David Ricardo analyse plutôt la pression démographique sur les terres et l’évolution du droit de propriété foncière.

23. Pourquoi le raisonnement néoclassique peut-il conduire à recommander une décision économique ?

Parce que sa production augmente indépendamment de ses coûts sociaux
Parce que sa croissance réduit automatiquement les nuisances écologiques
Parce que ses prix sont fixés par les institutions historiques
Parce que ses avantages marginaux dépassent ses coûts marginaux

Parce que ses avantages marginaux dépassent ses coûts marginaux

Explication

Le raisonnement néoclassique recommande une décision lorsque les avantages marginaux sont supérieurs aux coûts marginaux, ce qui correspond à une comparaison coûts-avantages. L’analyse des structures historiques et sociales relève davantage de l’approche institutionnelle que du raisonnement néoclassique.

24. En quoi l’école historique allemande se distingue-t-elle de l’école marginaliste dans l’explication des comportements économiques ?

Elle analyse les mécanismes économiques à partir des prix et des coûts marginaux
Elle attribue les mécanismes économiques aux échanges entre agents rationnels
Elle explique les mécanismes économiques par les préférences individuelles marginales
Elle relie les mécanismes économiques aux structures sociales et historiques

Elle relie les mécanismes économiques aux structures sociales et historiques

Explication

L’école historique allemande considère que les structures sociales, les institutions et l’histoire façonnent les comportements économiques. L’école marginaliste privilégie au contraire l’analyse des comportements individuels pour expliquer les mécanismes du marché.

25. Qui est associé au premier ouvrage consacré à l’économie des ressources naturelles, publié en 1865 sous le titre *La question charbonnière* ?

Alfred Marshall
Arthur Cecil Pigou
Harold Hotelling
William Stanley Jevons

William Stanley Jevons

Explication

William Stanley Jevons est associé à *La question charbonnière*, publiée en 1865, qui constitue un ouvrage fondateur de l’économie des ressources naturelles. Alfred Marshall est plutôt connu pour sa formulation du concept d’externalité.

26. Une entreprise exploite une ressource non renouvelable dans un marché concurrentiel ; selon le modèle de Hotelling, quelle évolution du prix de cette ressource est attendue ?

Son prix augmente à un rythme égal au taux d’intérêt réel
Son prix s’aligne sur le coût moyen de dépollution
Son prix reste stable tant que la demande demeure constante
Son prix diminue à un rythme égal au taux d’épuisement annuel

Son prix augmente à un rythme égal au taux d’intérêt réel

Explication

Dans le modèle de Hotelling, le prix d’une ressource non renouvelable doit augmenter au même rythme que le taux d’intérêt réel en concurrence pure. La baisse liée à l’épuisement ou la stabilité du prix ne correspondent pas à cette règle d’arbitrage intertemporel.

27. Laquelle de ces propositions caractérise le mieux la valeur économique des biens environnementaux ?

Ils présentent une offre fixe, une demande croissante et un prix propre souvent absent.
Ils présentent une offre variable, une demande stable et un prix propre généralement établi.
Ils sont produits directement par l’homme, avec une demande décroissante et un prix réglementé.
Ils sont privés par nature, avec une offre reproductible et une valeur déterminée par leurs coûts.

Ils présentent une offre fixe, une demande croissante et un prix propre souvent absent.

Explication

Les biens environnementaux se caractérisent notamment par une offre fixe, une demande croissante, un caractère souvent commun et l’absence fréquente de prix propre. L’idée d’une offre reproductible et d’une valeur déterminée par les coûts correspond mal à des biens produits par des mécanismes partiellement indépendants de l’homme.

28. Quelle méthode estime la valeur d’une caractéristique environnementale en observant son influence sur le prix d’un bien immobilier ?

Les fonctions de dommage
Les dépenses de protection
L’évaluation contingente
Les prix hédonistes

Les prix hédonistes

Explication

Les prix hédonistes isolent la valeur implicite d’une caractéristique environnementale à partir de son effet sur le prix d’un bien, notamment un logement. Les fonctions de dommage relient plutôt une modification environnementale à ses conséquences avant de leur attribuer une valeur monétaire.

29. Que désigne l’évaluation contingente d’un bien environnemental ?

Une enquête directe sur le montant à payer ou à recevoir pour une modification environnementale
Une évaluation déduite des coûts de déplacement vers les sites naturels concernés
Une mesure calculée à partir des dépenses engagées pour se protéger d’une nuisance
Une estimation fondée sur l’effet d’un environnement donné sur les prix immobiliers

Une enquête directe sur le montant à payer ou à recevoir pour une modification environnementale

Explication

L’évaluation contingente interroge directement les individus sur leur consentement à payer pour une amélioration ou leur consentement à recevoir pour tolérer une dégradation. Les prix immobiliers relèvent de la méthode des prix hédonistes, qui utilise un comportement observé plutôt qu’une déclaration directe.

30. Quelle est la fonction principale de l’analyse coûts-avantages dans une décision collective ?

Privilégier les bénéfices immédiats en réduisant la valeur des effets futurs
Comparer les bénéfices et les coûts afin d’évaluer le gain net de la décision
Mesurer les dommages environnementaux sans leur attribuer de valeur monétaire
Transformer les taxes versées par les agents en coûts collectifs supplémentaires

Comparer les bénéfices et les coûts afin d’évaluer le gain net de la décision

Explication

L’analyse coûts-avantages sert à déterminer si la somme des bénéfices dépasse celle des coûts, éventuellement après actualisation des flux futurs. La taxe est traitée comme un transfert entre agents et ne constitue donc pas un coût collectif supplémentaire dans le bilan.

31. Quel ordre chronologique présente correctement les alertes de Malthus, Ricardo et Jevons sur les limites de la croissance ?

Malthus en 1798, Ricardo en 1817, puis Jevons en 1865
Malthus en 1798, Jevons en 1865, puis Ricardo en 1817
Ricardo en 1817, Malthus en 1798, puis Jevons en 1865
Jevons en 1865, Malthus en 1798, puis Ricardo en 1817

Malthus en 1798, Ricardo en 1817, puis Jevons en 1865

Explication

Malthus alerte en 1798 sur les limites liées à la terre, Ricardo poursuit cette réflexion en 1817, puis Jevons analyse la dépendance au charbon en 1865. Les autres séquences inversent l’ordre des publications et ne respectent pas la chronologie historique.

32. Pourquoi l’analyse des dimensions de la soutenabilité distingue-t-elle la soutenabilité faible de la soutenabilité forte ?

Parce qu’elles diffèrent sur la possibilité de remplacer certains capitaux par d’autres
Parce qu’elles opposent la croissance démographique à la croissance économique
Parce qu’elles distinguent les ressources renouvelables des ressources non renouvelables
Parce qu’elles séparent les politiques nationales des accords environnementaux

Parce qu’elles diffèrent sur la possibilité de remplacer certains capitaux par d’autres

Explication

La soutenabilité faible admet une certaine substitution entre capital naturel, humain et produit, alors que la soutenabilité forte exige la conservation de certains stocks naturels. La distinction ne porte donc pas principalement sur la démographie, la nature des ressources ou le niveau d’action publique.

33. En quoi les instruments économiques se distinguent-ils des instruments réglementaires dans la lutte contre les externalités environnementales ?

Les instruments économiques laissent une liberté de réaction, tandis que les instruments réglementaires imposent directement des obligations
Les instruments économiques fixent directement les techniques, tandis que les instruments réglementaires modifient les coûts privés
Les instruments économiques interdisent les rejets, tandis que les instruments réglementaires organisent une négociation entre pollueurs
Les instruments économiques déterminent la quantité produite, tandis que les instruments réglementaires fixent le prix de la pollution

Les instruments économiques laissent une liberté de réaction, tandis que les instruments réglementaires imposent directement des obligations

Explication

Les instruments économiques internalisent les effets externes tout en laissant aux agents le choix de leur réaction, par exemple au moyen d’une taxe. Les instruments réglementaires agissent directement en imposant des limites, des techniques ou des obligations qui empêchent la manifestation de l’externalité.

34. Quel économiste a proposé de faire payer au pollueur une taxe correspondant au dommage causé afin d’internaliser les externalités négatives ?

Arthur Cecil Pigou
Alfred Marshall
Ronald H. Coase
Harold Hotelling

Arthur Cecil Pigou

Explication

Arthur Cecil Pigou a proposé une taxe compensant le dommage causé par le pollueur afin d’intégrer le coût social dans les décisions privées. Alfred Marshall est associé à la définition de l’externalité, tandis que Coase privilégie la négociation et Hotelling l’analyse des ressources non renouvelables.

35. Une usine doit choisir entre installer un équipement de dépollution ou acquitter une taxe calculée selon le dommage supplémentaire causé par chaque unité rejetée ; quel principe guide le montant optimal de cette taxe ?

La taxe doit être fixée selon la quantité maximale autorisée par la norme d’émission
La taxe doit égaler le coût total historique des dommages causés par l’usine
La taxe doit égaler le coût marginal du dommage au niveau de production socialement optimal
La taxe doit correspondre au coût moyen de fonctionnement de l’équipement de dépollution

La taxe doit égaler le coût marginal du dommage au niveau de production socialement optimal

Explication

La taxation pigouvienne fixe la taxe au coût marginal des dommages au niveau de production socialement optimal, afin d’intégrer l’externalité dans la décision du pollueur. Une norme d’émission fixe plutôt une obligation de résultat sur les rejets et ne détermine pas directement le montant d’une taxe selon le dommage marginal.

36. Quelle combinaison décrit correctement les deux mécanismes de négociation bilatérale face à une externalité négative ?

L’émetteur paie l’État pour obtenir un permis, ou la victime reçoit gratuitement des droits de pollution
La victime paie l’émetteur pour réduire sa production, ou l’émetteur paie la victime pour l’accroître
La victime taxe l’émetteur pour financer ses dommages, ou l’État subventionne l’émetteur pour polluer davantage
La victime réduit sa consommation pour dépolluer, ou l’émetteur impose une norme technique à la victime

La victime paie l’émetteur pour réduire sa production, ou l’émetteur paie la victime pour l’accroître

Explication

Une négociation bilatérale peut conduire la victime à indemniser l’émetteur afin qu’il réduise son activité, ou l’émetteur à indemniser la victime pour obtenir le droit de l’accroître. Les autres réponses remplacent cette négociation entre parties par une taxe, une subvention, un permis ou une norme réglementaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 11 flashcards sur Évaluation environnementale et développement durable.

Que désigne le capital naturel en économie environnementale ?

L'ensemble des biens et services fournis par la nature.

Dans quelle décennie la question environnementale a-t-elle émergé en économie ?

Dans les années 1970.

Qu'impose le développement durable simultanément ?

La multidimensionnalité, l'irréversibilité, l'équité entre générations et l'incertitude.

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