QCM : Fondamentaux de l’assurance — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie, dans l’assurance, l’inversion du cycle de production ?

La prestation est versée avant même que le risque ne soit couvert
Le paiement des sinistres intervient uniquement après la signature du contrat sans lien avec la cotisation
L’assureur reçoit la cotisation avant d’effectuer une prestation éventuelle en cas de sinistre
L’assureur paie d’abord les prestations, puis exige ensuite la cotisation

L’assureur reçoit la cotisation avant d’effectuer une prestation éventuelle en cas de sinistre

Explication

L’inversion du cycle de production correspond au fait que l’assureur perçoit la cotisation avant toute prestation éventuelle en cas de sinistre. Les autres choix inversent ce principe en plaçant la prestation avant la cotisation.

2. Quel effet l’inversion du cycle de production a-t-elle sur la gestion de l’assureur lors du calcul de sa cotisation ?

Elle garantit que la cotisation reflète exactement le coût réel dès le début
Elle procure des avantages de trésorerie, mais limite sa connaissance du coût réel de production
Elle supprime le besoin de trésorerie et rend le coût réel toujours visible
Elle oblige l’assureur à attendre le sinistre pour fixer la cotisation

Elle procure des avantages de trésorerie, mais limite sa connaissance du coût réel de production

Explication

Le mécanisme apporte des avantages de trésorerie à l’assureur, tout en l’empêchant de connaître le coût réel de sa production lorsqu’il fixe la cotisation. Les autres réponses attribuent à ce mécanisme une maîtrise du coût qu’il ne donne pas.

3. Quel cas correspond le mieux à un risque assurable ?

Un événement dépendant exclusivement de la volonté de l’assuré
Un événement déjà réalisé depuis longtemps
Un événement futur et incertain qui ne dépend pas exclusivement de la volonté de l’assuré
Un événement dont la date de survenance est connue avec certitude

Un événement futur et incertain qui ne dépend pas exclusivement de la volonté de l’assuré

Explication

Un risque assurable est un événement futur et incertain qui ne dépend pas exclusivement de la volonté de l’assuré, ou un événement certain dont la date est inconnue. Les distracteurs décrivent soit un événement déjà réalisé, soit un fait dépendant de la volonté de l’assuré.

4. Dans la terminologie assurantielle, comment ne faut-il pas confondre le « risque » utilisé pour la tarification ?

Le « risque » peut désigner l’objet assuré ou une catégorie utilisée pour la tarification, à ne pas confondre avec le bien assuré
Le « risque » utilisé pour la tarification correspond exclusivement à l’événement assuré sans lien avec la catégorie
Le « risque » utilisé pour la tarification correspond toujours à l’incertitude de la date uniquement
Le « risque » désigne uniquement le bien assuré et ne peut pas être une catégorie de tarification

Le « risque » peut désigner l’objet assuré ou une catégorie utilisée pour la tarification, à ne pas confondre avec le bien assuré

Explication

En assurance, le terme risque peut désigner l’objet assuré ou une catégorie de tarification, ce qui doit être distingué du bien assuré. Les autres options confondent ou réduisent à tort la notion (date uniquement, événement uniquement).

5. Que représente la prime dans une opération d’assurance ?

La contribution versée par l’assuré à l’assureur en échange de la garantie
Le montant versé par l’assureur à l’assuré lors de la survenance d’un sinistre
Le taux appliqué au risque pour calculer le coût administratif de l’assureur
La somme restant due par l’assureur lorsque le contrat n’est pas renouvelé

La contribution versée par l’assuré à l’assureur en échange de la garantie

Explication

La prime est la contribution versée par l’assuré à l’assureur en échange de la garantie, généralement au début de l’opération ou de l’année d’assurance. Les distracteurs confondent avec l’indemnisation du sinistre ou avec d’autres éléments de calcul.

6. Quelle différence caractérise la cotisation fixe par rapport à la cotisation variable pendant la vie du contrat ?

La cotisation variable n’entraîne jamais ni rappel de cotisation ni ristourne
La cotisation fixe peut varier librement sans consentement dès le premier sinistre
La cotisation fixe est forfaitaire et ne peut en principe pas être modifiée sans consentement, sauf indexation convenue
La cotisation fixe entraîne systématiquement une ristourne à la fin de l’année

La cotisation fixe est forfaitaire et ne peut en principe pas être modifiée sans consentement, sauf indexation convenue

Explication

La cotisation fixe est déterminée forfaitairement et ne se modifie en principe pas pendant la validité du contrat sans le consentement du souscripteur, sauf indexation convenue. La cotisation variable, elle, peut donner lieu à rappel ou ristourne.

7. Comment peut-on définir la mutualité en assurance ?

Une assurance qui ne couvre que des événements déjà certains
L’ensemble des personnes assurées contre un même risque et cotisant mutuellement
Une pratique qui consiste à calculer une prime sans tenir compte des assurés
Un système où une seule personne supporte le risque de tous les autres

L’ensemble des personnes assurées contre un même risque et cotisant mutuellement

Explication

La mutualité correspond à l’ensemble des personnes assurées contre un même risque, cotisant mutuellement pour faire face à ses conséquences. Les autres choix décrivent des structures qui ne sont pas la mutualité.

8. Quel est le rôle de la compensation au sein de la mutualité ?

Réduire les sanctions liées aux déclarations trompeuses pour maintenir la confiance
Éviter toute règle de souscription et laisser chacun fixer librement sa cotisation
Assurer l’équité entre ses membres et justifier des règles strictes (souscription, paiements des sinistres, sanctions)
Remplacer la souscription par un calcul uniquement basé sur le coût administratif

Assurer l’équité entre ses membres et justifier des règles strictes (souscription, paiements des sinistres, sanctions)

Explication

La compensation impose l’équité entre les membres et explique pourquoi la mutualité prévoit des règles strictes de souscription, de paiement des sinistres et des sanctions en cas de déclarations trompeuses. Les distracteurs suppriment précisément ces exigences.

9. Que prédit la loi des grands nombres lorsque le nombre d’expériences augmente ?

Les résultats s’éloignent davantage de la probabilité théorique
Les résultats deviennent identiques à chaque expérience
Les probabilités théoriques cessent d’être pertinentes
Les résultats se rapprochent de la probabilité théorique de survenance

Les résultats se rapprochent de la probabilité théorique de survenance

Explication

La loi des grands nombres indique qu’avec un nombre croissant d’expériences, les résultats se rapprochent de la probabilité théorique. Une série limitée peut encore s’écarter fortement de cette probabilité.

10. Comment calcule-t-on la prime nette ?

Prime nette = prime totale + chargements
Prime nette = prime pure − chargements
Prime nette = prime pure + frais accessoires et taxes
Prime nette = prime pure + chargements

Prime nette = prime pure + chargements

Explication

La prime nette est égale à la prime pure augmentée des chargements. L’erreur typique consiste à confondre les chargements avec un autre type de frais.

11. Si la prime nette est connue, que faut-il ajouter pour obtenir la prime totale payée par le souscripteur ?

Ajouter uniquement les chargements et retirer la prime nette
Ajouter des frais accessoires et des taxes
Soustraire les chargements et ajouter uniquement les taxes
Rien de plus : la prime nette est la prime totale

Ajouter des frais accessoires et des taxes

Explication

La prime totale correspond à la prime nette augmentée des frais accessoires et des taxes. Les taxes et frais accessoires ne se confondent pas avec les chargements déjà inclus dans la prime nette.

12. Pourquoi l’assureur cherche-t-il à réunir un maximum d’assurés et à réaliser en permanence de nouvelles affaires ?

Pour garantir que les contrats restent identiques jusqu’à leur échéance
Pour compenser les sorties du portefeuille dues à résiliation, décès ou disparition du risque
Pour diminuer définitivement les risques plutôt que renouveler le portefeuille
Pour éviter toute forme de compensation des sinistres

Pour compenser les sorties du portefeuille dues à résiliation, décès ou disparition du risque

Explication

Le rôle demandé est de faciliter la compensation et de remplacer les contrats sortis du portefeuille (résiliation, décès, disparition du risque). La production ne sert pas uniquement à accroître le portefeuille ; elle sert aussi à compenser ses sorties.

13. Que signifie l’homogénéité des risques en assurance ?

Réunir des risques tous strictement identiques
Rassembler un grand nombre de risques semblables, comparables pour la compensation
Regrouper uniquement des risques à coûts de sinistres très faibles
Écarter les risques dont les probabilités de réalisation diffèrent fortement

Rassembler un grand nombre de risques semblables, comparables pour la compensation

Explication

L’homogénéité consiste à réunir de nombreux risques semblables avec des probabilités de réalisation et des coûts de sinistres du même ordre. Elle ne veut pas dire que tous les risques sont identiques, mais qu’ils sont comparables.

14. Que fait concrètement la sélection des risques ?

Fixer une dispersion géographique pour réduire la simultanéité
Interdire toute majoration et ne traiter que des risques moyens
Remplacer les contrats sortis du portefeuille par de nouveaux assurés
Classer les risques en catégories tarifaires et majorer ou refuser certains risques

Classer les risques en catégories tarifaires et majorer ou refuser certains risques

Explication

La sélection des risques consiste à classer par catégories tarifaires, à majorer les risques plus graves ou à refuser ceux dont la réalisation est quasi certaine. Les autres choix mélangent avec des notions liées à la compensation ou à la dispersion.

15. Quelle est l’idée centrale de la dispersion des risques ?

Maintenir une forte concentration de risques similaires afin d’assurer une compensation
Répartir les risques pour éviter qu’ils se réalisent simultanément au même endroit ou dans le même ensemble
Regrouper les risques dans une zone unique pour mieux calculer la prime
Établir des garanties identiques pour tous les risques, quelle que soit leur zone

Répartir les risques pour éviter qu’ils se réalisent simultanément au même endroit ou dans le même ensemble

Explication

La dispersion consiste à éviter de concentrer, dans une même zone ou un même ensemble, des risques susceptibles de se réaliser simultanément. Les autres réponses conduisent au contraire à une concentration.

16. Que décrit la coassurance dans le partage d’un même risque ?

Un assureur unique verse toutes les prestations au bénéficiaire
L’assuré décide du pourcentage exact payé à chaque assureur
Chaque assureur prend une part proportionnelle du risque et reçoit un pourcentage de prime
Les assureurs supportent des prestations sans lien proportionnel avec la prime

Chaque assureur prend une part proportionnelle du risque et reçoit un pourcentage de prime

Explication

La coassurance est un partage proportionnel : chaque assureur reçoit le même pourcentage de prime et supporte le même pourcentage des prestations. Elle ne suppose pas que l’assuré agisse contre chacun des coassureurs comme indiqué dans la confusion.

17. Que représente le plein de souscription (ou plein d’acceptation) ?

La prime maximale pouvant être facturée sur un contrat
Le nombre maximal d’assurés qu’un assureur peut accepter
Le montant maximum qu’un assureur peut accepter sur un risque déterminé
Le montant des sinistres maximum garanti sur une année

Le montant maximum qu’un assureur peut accepter sur un risque déterminé

Explication

Le plein de souscription correspond à la somme maximale qu’un assureur peut accepter sur un risque déterminé. La confusion consiste à croire qu’il diminue automatiquement quand le risque encouru augmente.

18. Quel est le rôle de l’apériteur dans une opération de coassurance ?

Établir les garanties uniquement après que les sinistres aient eu lieu
Refuser les risques jugés trop importants et répartir ensuite les refus
Représenter les autres coassureurs vis-à-vis du client et notamment gérer la police et l’encaissement
Assurer l’intégralité du risque seul et fixer seul la police

Représenter les autres coassureurs vis-à-vis du client et notamment gérer la police et l’encaissement

Explication

L’apériteur est le coassureur représentant les autres dans les relations avec le client : définir les garanties, fixer les primes, établir la police, encaisser et répartir. Les autres choix attribuent des fonctions à tort (ou après les sinistres).

19. Dans une coassurance, à quoi chaque coassureur est-il tenu ?

Seulement si la police est établie en plusieurs polices distinctes
Uniquement dans la limite de la quote-part qu’il a acceptée
À la totalité des prestations, quelle que soit sa quote-part
À la totalité de la prime, mais pas aux prestations

Uniquement dans la limite de la quote-part qu’il a acceptée

Explication

Chaque coassureur n’est tenu qu’à concurrence de la quote-part qu’il a acceptée, même si la coassurance figure dans une police collective à quittance unique. La confusion consiste à penser que la responsabilité suit la présentation de la police.

20. Quel énoncé décrit correctement la réassurance ?

Une relation où le réassuré devient cocontractant du réassureur pour une quote-part
Une formalité qui fixe uniquement la date d’effet et la durée du risque
Un contrat par lequel le réassureur indemnise directement l’assuré en cas de sinistre
Une opération par laquelle l’assureur direct transfère une partie des risques à un réassureur

Une opération par laquelle l’assureur direct transfère une partie des risques à un réassureur

Explication

La réassurance correspond au transfert, par l’assureur direct (cédante), d’une partie des risques vers un réassureur. Elle n’est pas une relation directe entre réassureur et assuré, mais une protection de la cédante.

21. Dans quel but la réassurance protège-t-elle la mutualité ?

En garantissant que chaque risque individuel est traité de façon identique
En remplaçant les statistiques passées par des observations en temps réel
En limitant l’impact des cumuls de risques et des écarts entre sinistres attendus et réels
En assurant que les sinistres ne se répètent jamais d’une année à l’autre

En limitant l’impact des cumuls de risques et des écarts entre sinistres attendus et réels

Explication

La réassurance sert à protéger la mutualité contre les cumuls de risques, les écarts statistiques et les séries noires de sinistres. Les autres propositions confondent protection de portefeuille et gestion statistique en temps réel.

22. Quelle différence correspond à la manière de calculer une réassurance proportionnelle et une réassurance non proportionnelle ?

La proportionnelle se calcule selon les capitaux avant tout sinistre, la non proportionnelle selon le montant des sinistres après leur survenance
La proportionnelle se calcule selon le montant des sinistres après leur survenance, la non proportionnelle selon les capitaux
La non proportionnelle se calcule selon les capitaux avant tout sinistre, la proportionnelle selon les sinistres après survenance
Les deux types se calculent de la même façon, uniquement selon les capitaux assurés

La proportionnelle se calcule selon les capitaux avant tout sinistre, la non proportionnelle selon le montant des sinistres après leur survenance

Explication

La réassurance proportionnelle est calculée sur les capitaux avant sinistre, tandis que la non proportionnelle est calculée sur le montant des sinistres après leur survenance. Les distracteurs inversent cette logique ou affirment à tort qu’il n’y a pas de différence.

23. Quelle phrase caractérise le rapport entre l’assuré et les parties dans une opération de coassurance versus une opération de réassurance ?

En coassurance, l’assuré ne connaît pas les coassureurs et ne peut pas agir contre eux
En réassurance, l’assuré connaît le réassureur et peut exercer un recours contre lui
En coassurance, l’assuré connaît les coassureurs et peut exercer un recours contre chacun ; en réassurance, l’assureur direct est seul responsable envers l’assuré
En réassurance, le réassureur est seul responsable envers l’assuré

En coassurance, l’assuré connaît les coassureurs et peut exercer un recours contre chacun ; en réassurance, l’assureur direct est seul responsable envers l’assuré

Explication

La coassurance permet à l’assuré de connaître les coassureurs et de recourir contre chacun, alors qu’en réassurance l’assureur direct seul est responsable envers l’assuré, qui ne connaît pas le réassureur. Les autres options attribuent à tort la responsabilité ou le recours au réassureur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 45 flashcards sur Fondamentaux de l’assurance.

Que signifie l'inversion du cycle de production en assurance ?

L'assureur perçoit la cotisation avant d'effectuer une prestation éventuelle.

Quel avantage financier procure l'inversion du cycle de production à l'assureur ?

Elle procure des avantages de trésorerie.

Quelle limite impose l'inversion du cycle de production à l'assureur lors de la fixation de la cotisation ?

Elle empêche de connaître le coût réel de sa production.

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