QCM : Fondamentaux du keynésianisme — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que représente l’hydraulique keynésienne ?

Un modèle des échanges internationaux centré sur les importations et les exportations nationales.
Une méthode de calcul des bénéfices fondée sur la comparaison des prix et des salaires.
Une théorie de la production industrielle fondée sur la mécanisation et les hauts salaires ouvriers.
Une représentation simplifiée de l’économie fondée sur un circuit de revenus et de dépenses entre les agents.

Une représentation simplifiée de l’économie fondée sur un circuit de revenus et de dépenses entre les agents.

Explication

L’hydraulique keynésienne représente l’économie comme un circuit de flux reliant les revenus et les dépenses des agents. Elle ne constitue pas une théorie spécifique de l’industrie, du commerce extérieur ou de la formation des prix.

2. Quelle situation illustre une demande effective ?

Un achat envisagé par un consommateur qui dispose des moyens financiers nécessaires
Un produit désiré par un consommateur dont le budget ne permet pas l’achat
Une consommation imaginée indépendamment de toute contrainte financière
Une préférence exprimée sans considération pour les revenus disponibles

Un achat envisagé par un consommateur qui dispose des moyens financiers nécessaires

Explication

La demande effective est une demande solvable, correspondant à une consommation compatible avec les moyens financiers disponibles. Un désir qui dépasse le budget relève d’une intention de consommation, mais pas d’une demande effective.

3. Quelle intervention convient à une situation où la demande globale diminue et où l’activité économique ralentit ?

Accroître les dépenses publiques afin de relancer la demande et l’activité.
Réduire les dépenses publiques afin de diminuer les revenus distribués dans l’économie.
Encourager la baisse des salaires afin de limiter les achats des ménages et des entreprises.
Favoriser les importations afin de transférer davantage de revenus vers les producteurs étrangers.

Accroître les dépenses publiques afin de relancer la demande et l’activité.

Explication

Lorsque la demande diminue, l’activité ralentit ; l’État peut soutenir la demande en augmentant ses dépenses publiques. Une réduction des dépenses publiques risquerait au contraire d’accentuer la contraction de la demande.

4. Lequel de ces enchaînements présente correctement les trois objectifs du New Deal ?

Augmenter les impôts, soutenir les exportations, puis privatiser les entreprises
Secourir les victimes, relancer l’activité, puis réformer la finance
Réduire les dépenses publiques, libéraliser les banques, puis limiter les travaux
Développer l’agriculture, fermer les marchés, puis supprimer les aides sociales

Secourir les victimes, relancer l’activité, puis réformer la finance

Explication

Le New Deal vise à aider les chômeurs et les populations touchées, à relancer l’activité par les dépenses publiques et les grands travaux, puis à réformer les banques et les marchés financiers. Les autres enchaînements inversent ou remplacent ces objectifs.

5. Pourquoi le New Deal ne constitue-t-il pas initialement une application directe du keynésianisme intellectuel ?

Il est libéral, tandis que La Théorie générale défend la suppression de l’État
Il commence en 1933, avant la parution de La Théorie générale en 1936
Il concerne les banques, tandis que La Théorie générale traite de production
Il commence en 1936, après la parution de La Théorie générale en 1933

Il commence en 1933, avant la parution de La Théorie générale en 1936

Explication

Le New Deal débute en 1933, alors que La Théorie générale de Keynes paraît en 1936, ce qui empêche d’y voir initialement une application directe de cet ouvrage. La distinction ne repose pas sur une opposition entre banques et production ni sur la suppression de l’État.

6. Quelle attitude générale est attribuée aux keynésiens par comparaison avec les libéraux ?

Un scepticisme radical, qui rejette toute possibilité d’action publique efficace.
Un optimisme marqué, qui suppose un équilibre spontané des marchés économiques.
Un pessimisme modéré, qui souligne les difficultés tout en recherchant des solutions.
Un pragmatisme budgétaire, qui réduit l’économie à la gestion des dépenses nationales.

Un pessimisme modéré, qui souligne les difficultés tout en recherchant des solutions.

Explication

Les keynésiens sont présentés comme des pessimistes modérés parce qu’ils mettent en évidence les problèmes économiques tout en cherchant des moyens de les résoudre. L’optimisme fondé sur l’autorégulation est plutôt associé aux libéraux.

7. Dans quel cas une importation constitue-t-elle une fuite pour l’économie nationale ?

Lorsqu’une entreprise française verse un salaire à un salarié employé sur le territoire national.
Lorsqu’un salarié français utilise son revenu pour acheter un produit fabriqué à l’étranger.
Lorsqu’un salarié français épargne une partie de son revenu dans une banque située en France.
Lorsqu’un ménage français achète un produit fabriqué par une entreprise implantée en France.

Lorsqu’un salarié français utilise son revenu pour acheter un produit fabriqué à l’étranger.

Explication

L’achat d’un produit étranger détourne le revenu vers des producteurs situés hors de l’économie nationale et constitue donc une fuite. Une épargne domestique ou un achat de production nationale ne correspond pas à cette définition de l’importation comme fuite extérieure.

8. Quels sont les deux courants opposés autour desquels s’organise la pensée économique étudiée ?

Les monétaristes et les institutionnalistes
Les interventionnistes et les écologistes
Les keynésiens et les libéraux
Les protectionnistes et les mondialistes

Les keynésiens et les libéraux

Explication

La pensée économique étudiée est structurée par l’opposition entre les keynésiens et les libéraux. La distinction centrale porte notamment sur la priorité accordée à la demande par les premiers et à l’offre par les seconds.

9. Pourquoi la crise de 1929 contribue-t-elle à replacer l’intervention économique au centre des débats ?

Elle établit immédiatement la supériorité durable des politiques de libre-échange
Elle entraîne directement la publication de La Théorie générale de Keynes
Elle met en évidence la nécessité de discuter davantage le rôle de l’État dans l’économie
Elle provoque le retour général des politiques libérales dans les années 1930

Elle met en évidence la nécessité de discuter davantage le rôle de l’État dans l’économie

Explication

La crise de 1929 contribue à remettre la question de l’intervention économique au cœur des débats keynésiens. Elle ne provoque pas directement la publication de l’ouvrage de Keynes et ne marque pas un retour général du libéralisme.

10. Comment définir une fuite des revenus dans une économie donnée ?

Une partie du revenu distribué qui ne revient pas sous forme de dépenses dans cette économie.
Un transfert financier qui transforme les bénéfices des entreprises en salaires supplémentaires.
Une hausse du revenu disponible qui accroît les achats de produits fabriqués dans cette économie.
Une dépense publique qui augmente la demande adressée aux entreprises nationales.

Une partie du revenu distribué qui ne revient pas sous forme de dépenses dans cette économie.

Explication

Une fuite correspond à une déperdition ou à une dispersion du revenu qui empêche une partie des revenus distribués de retourner dans les dépenses de l’économie considérée. Une dépense intérieure supplémentaire produit au contraire un flux de demande dans cette économie.

11. Quelle conception de la coordination économique distingue les keynésiens des libéraux ?

Les keynésiens font confiance au marché, tandis que les libéraux privilégient la planification des dépenses publiques.
Les keynésiens préconisent l’action de l’État, tandis que les libéraux font confiance à la coordination spontanée du marché.
Les keynésiens défendent l’épargne privée, tandis que les libéraux organisent directement la demande globale.
Les keynésiens attribuent la coordination aux échanges extérieurs, tandis que les libéraux l’attribuent aux salaires élevés.

Les keynésiens préconisent l’action de l’État, tandis que les libéraux font confiance à la coordination spontanée du marché.

Explication

Les keynésiens estiment que l’économie ne s’équilibre pas naturellement et qu’une intervention publique est nécessaire. La coordination spontanée par la « main invisible » caractérise au contraire la perspective libérale.

12. Quelle caractéristique correspond à la période allant de 1945 à 1974 ?

Le libéralisme y devient dominant et l’État réduit fortement son action
Le keynésianisme y est majeur et l’État y intervient activement
La croissance y est absente et les politiques publiques restent inchangées
La crise de 1974 y déclenche déjà le regain libéral des années 1980

Le keynésianisme y est majeur et l’État y intervient activement

Explication

Entre 1945 et 1974, le keynésianisme constitue le courant économique majeur et l’État est interventionniste. Le regain du libéralisme est associé aux années 1980, après la crise de 1974.

13. Que signifie raisonner selon une pensée dialectique en économie ?

Examiner deux positions opposées qui dialoguent selon le pour et le contre
Déduire une théorie économique à partir d’une seule hypothèse dominante
Appliquer une même solution économique à des situations différentes
Comparer plusieurs statistiques sans confronter les interprétations

Examiner deux positions opposées qui dialoguent selon le pour et le contre

Explication

La pensée dialectique confronte deux positions opposées afin de les faire dialoguer selon une logique du pour et du contre. Elle ne consiste donc pas à retenir d’emblée une seule hypothèse.

14. Quelle opposition Keynes établit-il entre l’épargne et la croissance économique ?

L’épargne est une fuite définitive pour Keynes, tandis que les libéraux la voient comme une consommation différée pouvant soutenir la croissance future.
L’épargne constitue une importation pour Keynes, tandis que les libéraux l’assimilent à une baisse durable des revenus distribués.
L’épargne finance directement les achats courants pour Keynes, tandis que les libéraux la présentent comme une perte définitive de revenu.
L’épargne stimule immédiatement la demande pour Keynes, tandis que les libéraux la considèrent comme une dépense publique sans effet productif.

L’épargne est une fuite définitive pour Keynes, tandis que les libéraux la voient comme une consommation différée pouvant soutenir la croissance future.

Explication

Pour Keynes, l’épargne réduit la demande présente et constitue ainsi une fuite définitive susceptible de freiner la croissance. Les libéraux l’interprètent plutôt comme une consommation différée pouvant soutenir la croissance ultérieure.

15. Dans l’hydraulique keynésienne, quel facteur détermine à court terme le niveau de production et d’emploi ?

La demande globale adressée aux producteurs et aux entreprises.
Le niveau d’épargne accumulé par les agents au cours des périodes précédentes.
La production potentielle fixée par les capacités techniques des entreprises.
Le volume des importations réalisé par les ménages et les entreprises.

La demande globale adressée aux producteurs et aux entreprises.

Explication

Dans l’analyse keynésienne, la demande globale détermine à court terme la production et l’emploi. L’épargne ou les capacités productives peuvent influencer l’économie, mais elles ne remplacent pas ce rôle central de la demande à court terme.

16. Une analyse part-elle de la consommation des ménages ou de la production lorsqu’elle adopte le modèle keynésien plutôt que le modèle d’offre libéral ?

Elle part de la réglementation des échanges extérieurs
Elle part de la demande et de la consommation
Elle part de la production et de ses qualités
Elle part de la quantité de monnaie en circulation

Elle part de la demande et de la consommation

Explication

Le modèle keynésien privilégie la demande et la consommation, tandis que le modèle d’offre libéral met l’accent sur la production et ses qualités. La quantité de monnaie ou les échanges extérieurs ne définissent pas cette opposition précise.

17. Quelle distinction décrit correctement la croissance potentielle et la croissance désirée ?

La croissance potentielle mesure une ambition politique, tandis que la croissance désirée mesure une capacité économique
La croissance potentielle dépend des préférences, tandis que la croissance désirée dépend des capacités productives
La croissance potentielle est souhaitée, tandis que la croissance désirée est toujours réalisable
La croissance potentielle est réalisable, tandis que la croissance désirée peut rester inaccessible

La croissance potentielle est réalisable, tandis que la croissance désirée peut rester inaccessible

Explication

La croissance potentielle désigne la croissance possible et réalisable, alors que la croissance désirée exprime une croissance souhaitée qui peut être inaccessible ou irréaliste. Les deux notions ne s’opposent donc pas par une inversion des capacités et des préférences.

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Quels sont les deux courants opposés en pensée économique étudiée ?

Les keynésiens et les libéraux.

Qu'est-ce que la pensée dialectique ?

Raisonner à partir de deux positions opposées qui dialoguent.

Que privilégient les modèles d’offre libéraux ?

La production et ses qualités.

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