QCM : Gestion des risques bancaires et assurantiels — 54 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle formulation décrit le mieux le risque pour un établissement ?

L’absence totale d’information sur une situation sans conséquence potentielle
La possibilité qu’un événement futur incertain entraîne une perte ou un impact négatif
La décision volontaire d’accepter une perte déjà réalisée
La présence certaine d’un danger entraînant immédiatement un dommage

La possibilité qu’un événement futur incertain entraîne une perte ou un impact négatif

Explication

Le risque correspond à la possibilité qu’un événement futur incertain survienne et provoque une perte ou un impact négatif. Il ne se confond donc pas avec le danger lui-même.

2. Quels sont les trois éléments indissociables qui caractérisent le risque ?

Le danger, la prévention et l’assurance
La rentabilité, la solvabilité et la liquidité
La probabilité, la réglementation et la stratégie
L’incertitude, l’aléa et la perte potentielle

L’incertitude, l’aléa et la perte potentielle

Explication

Le risque associe nécessairement l’incertitude, l’aléa et une perte potentielle. Ces trois éléments forment ses composantes essentielles.

3. Quelle distinction entre danger, incertitude et risque est correcte ?

L’incertitude est une source objective de dommage, tandis que le danger désigne l’absence de connaissance de l’avenir
Le risque existe sans impact potentiel, alors que le danger suppose une connaissance complète de l’avenir
Le danger mesure une probabilité, tandis que l’incertitude représente un dommage déjà réalisé
Le danger est une source objective de dommage, tandis que le risque associe danger, incertitude et impact

Le danger est une source objective de dommage, tandis que le risque associe danger, incertitude et impact

Explication

Le danger est une source objective de dommage, l’incertitude concerne la connaissance incomplète de l’avenir et le risque combine ces éléments avec un impact potentiel.

4. Un événement a une probabilité d’occurrence de 4 % et un impact estimé à 2 millions d’euros. Selon la relation de mesure du risque, quelle est son exposition au risque ?

500 000 euros
2,04 millions d’euros
50 000 euros
8 000 euros

8 000 euros

Explication

La relation est Risque = Probabilité d’occurrence × Impact. Ainsi, 0,04 × 2 000 000 = 8 000 euros.

5. Quelle différence décrit correctement la rentabilité et la solvabilité d’une société commerciale ?

La rentabilité mesure le respect des engagements, tandis que la solvabilité vise l’augmentation du bénéfice
La rentabilité correspond à l’absence de risque, tandis que la solvabilité désigne le rendement attendu
La rentabilité désigne la mutualisation des risques, tandis que la solvabilité mesure leur transfert
La rentabilité vise le bénéfice, tandis que la solvabilité concerne le respect durable des engagements

La rentabilité vise le bénéfice, tandis que la solvabilité concerne le respect durable des engagements

Explication

La rentabilité recherche principalement le bénéfice. La solvabilité correspond à la capacité de respecter durablement ses engagements et contribue à la pérennité de l’entreprise.

6. Un investisseur exige un rendement attendu plus élevé pour accepter un placement davantage exposé aux fluctuations. Quel principe applique-t-il ?

La recherche de solvabilité au détriment de toute rentabilité
L’existence d’un rendement garanti indépendamment du risque
L’arbitrage entre rendement attendu et niveau de risque accepté
La suppression du risque par la seule diversification

L’arbitrage entre rendement attendu et niveau de risque accepté

Explication

Il n’existe pas de rendement sans risque : la décision doit mettre en balance le rendement attendu et le niveau de risque que l’investisseur accepte.

7. Quelle proposition distingue correctement l’activité d’une banque de celle d’une assurance face au risque ?

La banque mutualise principalement le risque, tandis que l’assurance cherche directement le rendement
La banque accepte le risque pour générer du rendement, tandis que l’assurance mutualise et transfère le risque
La banque refuse le risque par principe, tandis que l’assurance le prend pour accroître ses bénéfices
La banque transfère systématiquement le risque, tandis que l’assurance l’élimine entièrement

La banque accepte le risque pour générer du rendement, tandis que l’assurance mutualise et transfère le risque

Explication

La banque accepte le risque dans l’objectif de générer du rendement. L’assurance a pour cœur de métier la mutualisation et le transfert du risque.

8. Que mesure la Value at Risk (VaR) ?

Le bénéfice moyen attendu quelle que soit la période d’observation
La perte maximale potentielle sur une période et pour un niveau de confiance donnés
La résistance d’une institution à des crises historiques uniquement
La perte certaine d’un portefeuille après la réalisation d’un scénario extrême

La perte maximale potentielle sur une période et pour un niveau de confiance donnés

Explication

La VaR estime une perte maximale potentielle pour un portefeuille, un actif ou une institution, sur une période et à un niveau de confiance déterminés. Elle s’inscrit dans des conditions normales, contrairement au stress test.

9. Que signifie une VaR à 99 % sur un jour égale à 5 millions d’euros ?

La probabilité de perdre 5 millions d’euros ou moins est de 1 %
La perte maximale possible est de 5 millions d’euros, même en situation extrême
La perte sera nécessairement de 5 millions d’euros le lendemain
Il existe 1 % de probabilité que la perte dépasse 5 millions d’euros le lendemain

Il existe 1 % de probabilité que la perte dépasse 5 millions d’euros le lendemain

Explication

Une VaR de 5 millions d’euros à 99 % signifie qu’il existe 1 % de probabilité que la perte dépasse ce montant le lendemain. Elle ne constitue pas une limite absolue aux pertes.

10. Une banque simule une combinaison de récession sévère, de hausse des taux et de chute des marchés afin d’évaluer ses faiblesses. De quel outil s’agit-il ?

D’une mesure de rentabilité fondée sur le rendement attendu
D’une VaR calculée dans des conditions normales de marché
D’un calcul de solvabilité ne tenant compte d’aucun scénario
D’un stress test fondé sur un scénario extrême mais plausible

D’un stress test fondé sur un scénario extrême mais plausible

Explication

Un stress test évalue la résistance d’une institution financière face à des scénarios extrêmes mais plausibles. Il peut notamment révéler des vulnérabilités et tester la solidité financière.

11. Une banque souhaite évaluer simultanément les faiblesses de son bilan, sa capacité à absorber des chocs et les mesures à prendre avant une crise. Quelle utilisation des stress tests correspond à cet objectif ?

Identifier les vulnérabilités et orienter les décisions stratégiques
Calculer une perte maximale en situation normale avec un niveau de confiance
Mesurer la probabilité quotidienne que les pertes dépassent un seuil donné
Déterminer uniquement la valeur comptable des actifs après une crise passée

Identifier les vulnérabilités et orienter les décisions stratégiques

Explication

Les stress tests servent notamment à identifier les vulnérabilités, tester la solidité financière, anticiper les crises et orienter les décisions stratégiques. Ils ne se limitent donc pas au calcul probabiliste d’une perte dans des conditions normales, qui relève de la VaR.

12. Quels facteurs ont contribué à la crise financière mondiale de 2008-2009 ?

La suppression des marchés dérivés, la nationalisation des banques et la baisse des taux
L’augmentation des réserves obligatoires, la croissance industrielle et la stabilité immobilière
Les subprimes, les titrisations complexes et l’éclatement de la bulle immobilière
La baisse des dépenses publiques, la déflation salariale et la hausse de l’épargne

Les subprimes, les titrisations complexes et l’éclatement de la bulle immobilière

Explication

La crise de 2008-2009 a été associée aux subprimes, aux titrisations complexes, à un effet de levier élevé, à une supervision insuffisante et à l’éclatement de la bulle immobilière.

13. Quelle conséquence caractérise la crise financière de 2008-2009 ?

Une disparition des faillites bancaires grâce à l’autorégulation des marchés
Une expansion rapide du crédit accompagnée d’une baisse durable du chômage
Un gel du crédit accompagné d’une crise de liquidité et d’une récession mondiale
Une réduction de la régulation financière afin de soutenir l’innovation bancaire

Un gel du crédit accompagné d’une crise de liquidité et d’une récession mondiale

Explication

La crise a provoqué des faillites et des sauvetages bancaires, une crise de liquidité, un gel du crédit et une récession mondiale, avant de conduire à un renforcement de la régulation.

14. Pourquoi l’interconnexion des acteurs financiers peut-elle produire un risque systémique ?

Parce qu’elle transforme automatiquement les pertes attendues en bénéfices futurs
Parce qu’un choc subi par un acteur peut se propager à l’ensemble du système financier
Parce qu’elle garantit que chaque établissement absorbe seul ses propres pertes
Parce qu’elle empêche les marchés financiers de transmettre les tensions économiques

Parce qu’un choc subi par un acteur peut se propager à l’ensemble du système financier

Explication

Le risque systémique résulte de l’interconnexion des acteurs : un choc initial peut ainsi se transmettre et affecter l’ensemble du système financier.

15. Qu’est-ce que le Comité de Bâle ?

Une autorité européenne créée après 2008 pour garantir les dépôts bancaires
Une instance internationale créée en 1974 par les gouverneurs des banques centrales du G10
Une association privée de banques commerciales chargée de fixer les taux directeurs
Un tribunal international chargé de sanctionner les établissements insolvables

Une instance internationale créée en 1974 par les gouverneurs des banques centrales du G10

Explication

Le Comité de Bâle a été créé en 1974 par les gouverneurs des banques centrales du G10 et est hébergé par la Banque des règlements internationaux.

16. Quelle est une fonction essentielle du Comité de Bâle ?

Remplacer les autorités nationales dans le contrôle quotidien des assureurs
Déterminer directement les taux d’intérêt appliqués par toutes les banques commerciales
Financer les déficits publics grâce à l’émission de monnaie internationale
Élaborer des normes prudentielles et favoriser la coopération entre superviseurs

Élaborer des normes prudentielles et favoriser la coopération entre superviseurs

Explication

Le Comité de Bâle élabore des normes prudentielles, harmonise les pratiques, favorise la coopération entre superviseurs et suit les risques financiers mondiaux.

17. Lequel des ensembles correspond aux trois piliers de Bâle II ?

Rentabilité bancaire, croissance du crédit et réduction de la transparence
Exigences minimales de fonds propres, surveillance prudentielle et discipline de marché
Réserves de change, politique monétaire et garantie publique des dépôts
Liquidité d’urgence, contrôle des changes et nationalisation des banques

Exigences minimales de fonds propres, surveillance prudentielle et discipline de marché

Explication

Bâle II repose sur trois piliers : les exigences minimales de fonds propres, la surveillance prudentielle et la discipline de marché fondée sur la transparence.

18. Quel est l’objectif principal de Solvabilité II ?

Remplacer les règles prudentielles par un système fondé sur l’autorégulation des assureurs
Harmoniser exclusivement les tarifs des contrats d’assurance automobile en Europe
Encadrer la solvabilité, la gestion des risques et le contrôle des assureurs et réassureurs européens
Organiser uniquement la protection des déposants des banques européennes

Encadrer la solvabilité, la gestion des risques et le contrôle des assureurs et réassureurs européens

Explication

Solvabilité II est le cadre réglementaire européen qui encadre depuis 2016 la solvabilité, la gestion des risques et le contrôle des assureurs et réassureurs européens.

19. Quels sont les trois piliers de Solvabilité II ?

Tarification des contrats, garantie des dépôts et contrôle des taux d’intérêt
Provisions fiscales, soutien public et limitation des investissements internationaux
Fonds propres bancaires, politique monétaire et surveillance des marchés boursiers
Exigences quantitatives de capital, gouvernance et gestion des risques, puis transparence et reporting

Exigences quantitatives de capital, gouvernance et gestion des risques, puis transparence et reporting

Explication

Solvabilité II distingue les exigences quantitatives de capital, les exigences qualitatives de gouvernance et de gestion des risques, ainsi que la transparence et le reporting.

20. Un assureur doit couvrir des pertes inattendues résultant d’un choc extrême mais plausible sur un horizon d’un an. Quelle exigence correspond au SCR ?

Un montant de provisions techniques destiné à couvrir les pertes attendues
Un niveau de fonds propres couvrant ce choc avec un niveau de confiance de 99,5 %
Un capital couvrant uniquement les risques de marché sur un horizon indéfini
Une réserve calculée exclusivement à partir des primes encaissées l’année précédente

Un niveau de fonds propres couvrant ce choc avec un niveau de confiance de 99,5 %

Explication

Le SCR correspond au niveau de fonds propres permettant d’absorber, sur un an, un choc extrême mais plausible avec un niveau de confiance de 99,5 %. Il couvre les pertes inattendues, tandis que les provisions techniques couvrent les pertes attendues.

21. Quelle différence distingue principalement la directive NIS 2 du règlement DORA ?

NIS 2 doit être transposée par les États, tandis que DORA est directement applicable
NIS 2 traite des normes comptables, tandis que DORA traite de la fiscalité numérique
NIS 2 est directement applicable, tandis que DORA doit être transposé par les États
NIS 2 concerne exclusivement les banques, tandis que DORA concerne tous les secteurs

NIS 2 doit être transposée par les États, tandis que DORA est directement applicable

Explication

NIS 2 est une directive qui nécessite une transposition nationale, alors que DORA est un règlement directement applicable. NIS 2 renforce notamment la cybersécurité et la résilience des systèmes d’information.

22. Quel est l’objectif principal du règlement européen DORA ?

Garantir la résilience numérique des acteurs financiers
Encadrer exclusivement l’émission des crypto-actifs
Harmoniser la classification comptable des actifs financiers
Définir les règles européennes de calcul des fonds propres

Garantir la résilience numérique des acteurs financiers

Explication

DORA vise à assurer la résilience des acteurs financiers face aux risques numériques et informatiques, notamment les cyberattaques et les pannes de prestataires.

23. Une banque évalue un actif financier en tenant compte de la manière dont elle le gère et de la nature des flux contractuels. Quelle norme applique-t-elle ?

DORA
Bâle III
IFRS 9
NIS 2

IFRS 9

Explication

IFRS 9 classe et évalue les actifs financiers selon le modèle de gestion et la nature des flux contractuels, tout en intégrant l’anticipation des pertes de crédit.

24. Une exposition présente une probabilité de défaut de 2 %, une perte en cas de défaut de 40 % et une exposition au défaut de 100 000 euros, sans ajustement d’actualisation. Quelle perte de crédit attendue obtient-on ?

2 000 euros
40 000 euros
80 000 euros
800 euros

800 euros

Explication

La formule est ECL = PD × LGD × EAD × Discount. Le calcul donne 0,02 × 0,40 × 100 000 = 800 euros, avec un facteur d’actualisation égal à 1.

25. Quelle caractéristique définit le mieux un crypto-actif ?

Un actif numérique reposant généralement sur la cryptographie et une blockchain
Un titre financier dont la valeur est fixée par une autorité publique
Un dépôt bancaire garanti par une banque centrale
Une monnaie ayant nécessairement cours légal dans tous les pays

Un actif numérique reposant généralement sur la cryptographie et une blockchain

Explication

Un crypto-actif est un actif numérique reposant sur la cryptographie et généralement sur une blockchain. Il ne constitue pas nécessairement une monnaie au sens juridique classique.

26. Quel mécanisme caractérise une blockchain ?

Un registre partagé et immuable où les transactions sont regroupées en blocs liés
Un système où chaque transaction est enregistrée indépendamment des précédentes
Une base de données conservée par un intermédiaire central unique
Un fichier local modifiable par chaque utilisateur sans vérification

Un registre partagé et immuable où les transactions sont regroupées en blocs liés

Explication

La blockchain est un registre décentralisé, partagé et immuable. Les transactions y sont regroupées en blocs liés et copiées sur les nœuds du réseau.

27. Une entreprise utilise des crypto-actifs pour transférer des fonds, mais subit une forte variation de leur valeur et une attaque informatique. Quels risques sont directement illustrés ?

La volatilité et le risque de cyberattaque
Le risque actuariel et le risque de taux
Le risque de concentration et le risque ALM
Le risque de solvabilité et le risque assurantiel

La volatilité et le risque de cyberattaque

Explication

Les crypto-actifs peuvent servir aux paiements et aux transferts, mais ils exposent notamment à la volatilité, aux risques de liquidité, aux cyberattaques et aux risques réglementaires.

28. Quelle distinction décrit correctement les risques financiers et les risques non financiers ?

Les risques financiers sont toujours externes, tandis que les risques non financiers sont toujours internes
Les risques financiers concernent les systèmes, tandis que les risques non financiers concernent uniquement les marchés
Les risques financiers ont un impact direct et quantifiable, tandis que les risques non financiers ont souvent un impact indirect et difficile à mesurer
Les risques financiers sont qualitatifs, tandis que les risques non financiers sont directement mesurables dans le bilan

Les risques financiers ont un impact direct et quantifiable, tandis que les risques non financiers ont souvent un impact indirect et difficile à mesurer

Explication

Les risques financiers affectent directement et de manière quantifiable les résultats, le bilan ou la solvabilité. Les risques non financiers ont plutôt un impact indirect, parfois difficile à quantifier.

29. Lequel des ensembles suivants regroupe uniquement des risques financiers ?

Non-conformité, crédit, réputationnel et opérationnel
Crédit, marché, liquidité et solvabilité
Opérationnel, juridique, réputationnel et stratégique
Stratégique, marché, juridique et non-conformité

Crédit, marché, liquidité et solvabilité

Explication

Les risques financiers comprennent notamment les risques de crédit, de marché, de liquidité, de taux et ALM, assurantiel, de concentration et de solvabilité.

30. Lequel des ensembles suivants regroupe uniquement des risques non financiers ?

Marché, stratégique, crédit et liquidité
Taux, ALM, concentration et assurantiel
Crédit, marché, liquidité et solvabilité
Opérationnel, non-conformité, juridique et réputationnel

Opérationnel, non-conformité, juridique et réputationnel

Explication

Les risques non financiers comprennent les risques opérationnel, de non-conformité, juridique, réputationnel et stratégique.

31. Une panne provoquée par une procédure interne défaillante entraîne une perte pour une entreprise. De quel type de risque s’agit-il ?

D’un risque opérationnel
D’un risque de concentration
D’un risque de marché
D’un risque de liquidité

D’un risque opérationnel

Explication

Le risque opérationnel est le risque de perte résultant de processus internes, de personnes ou de systèmes inadéquats ou défaillants, ainsi que d’événements externes.

32. Que désigne la culture du risque au sein d’un établissement financier ?

La liste des risques imposés par les autorités de supervision
Les valeurs, comportements, connaissances et pratiques partagés qui orientent la maîtrise des risques
Le montant de capital réglementaire affecté à chaque catégorie de risque
La procédure de calcul des pertes attendues sur les crédits

Les valeurs, comportements, connaissances et pratiques partagés qui orientent la maîtrise des risques

Explication

La culture du risque correspond aux valeurs, comportements, connaissances et pratiques partagés qui influencent l’identification, la compréhension, l’acceptation et la maîtrise des risques.

33. Une banque fixe le niveau global de risque qu’elle accepte afin d’atteindre ses objectifs stratégiques. Quel concept décrit cette décision ?

L’appétence au risque
La tolérance opérationnelle
La marge de solvabilité
Le contrôle indépendant

L’appétence au risque

Explication

L’appétence au risque est le niveau global de risque qu’un établissement accepte pour atteindre ses objectifs stratégiques.

34. Quelle répartition décrit correctement les trois lignes de défense ?

La fonction risques prend les risques, les métiers les auditent, puis la direction fixe les pertes attendues
Les métiers contrôlent indépendamment les risques, l’audit les accepte, puis la fonction risques les commercialise
L’audit prend les risques, les métiers les supervisent, puis la fonction risques assure l’indépendance
Les métiers prennent et maîtrisent les risques, la fonction risques les supervise, puis l’audit exerce un contrôle indépendant

Les métiers prennent et maîtrisent les risques, la fonction risques les supervise, puis l’audit exerce un contrôle indépendant

Explication

La première ligne regroupe les métiers, la deuxième ligne supervise et contrôle, et la troisième ligne, composée notamment de l’audit et de l’inspection, assure un contrôle indépendant.

35. Quelle définition correspond au risque de crédit ?

Le risque de perte financière lié à l’incapacité d’un emprunteur à honorer ses obligations
Le risque de variation de la valeur d’un portefeuille sous l’effet des marchés
Le risque qu’une banque ne puisse pas régler ses paiements à très court terme
Le risque d’insuffisance de fonds propres pour absorber les pertes globales

Le risque de perte financière lié à l’incapacité d’un emprunteur à honorer ses obligations

Explication

Le risque de crédit est la possibilité de subir une perte financière lorsqu’un emprunteur ne respecte pas le remboursement du principal, des intérêts ou d’un engagement garanti.

36. Une exposition de crédit présente une probabilité de défaut de 2 %, une perte en cas de défaut de 40 % et une exposition au défaut de 1 000 000 €. Quelle est sa perte attendue ?

400 000 €
500 000 €
8 000 €
20 000 €

8 000 €

Explication

La perte attendue se calcule avec EL = PD × LGD × EAD, soit 0,02 × 0,40 × 1 000 000 = 8 000 €. La perte inattendue renvoie plutôt à la volatilité et au capital économique.

37. Quelle combinaison constitue un ensemble cohérent de moyens de pilotage du risque de crédit ?

Les limites d’exposition, les garanties, la diversification, la tarification et les covenants
La conversion de tous les crédits en liquidités et la suppression des limites d’exposition
La seule augmentation des dividendes, la réduction des audits et l’abandon des garanties
La concentration des prêts, la baisse de la tarification et l’absence de clauses contractuelles

Les limites d’exposition, les garanties, la diversification, la tarification et les covenants

Explication

Le pilotage du risque de crédit repose notamment sur les limites d’exposition, les garanties, la diversification, la tarification et les covenants.

38. Que recouvre le risque de solvabilité pour un établissement financier ?

Le risque de ne pas disposer de fonds propres suffisants pour absorber ses pertes et respecter durablement ses engagements
Le risque de dépasser une limite d’exposition sur un emprunteur particulier
Le risque de voir diminuer la rentabilité d’un portefeuille en raison de la concurrence
Le risque de ne pas pouvoir effectuer un paiement à très court terme malgré des fonds propres suffisants

Le risque de ne pas disposer de fonds propres suffisants pour absorber ses pertes et respecter durablement ses engagements

Explication

La solvabilité concerne la capacité durable de l’établissement à absorber ses pertes et à respecter ses engagements grâce à des fonds propres suffisants. La liquidité concerne plutôt les paiements à court terme.

39. Quels instruments correspondent respectivement au cadre de capital des banques et à celui principalement utilisé par les assureurs ?

Le SCR de Solvabilité II pour les banques, et les fonds propres CET1, AT1 et T2 pour les assureurs
L’ICAAP pour les banques, et les limites d’exposition ainsi que la tarification pour les assureurs
Les fonds propres CET1, AT1 et T2 ainsi que les actifs pondérés des risques pour les banques, et le SCR de Solvabilité II pour les assureurs
Les covenants et les garanties pour les banques, et la PD, la LGD et l’EAD pour les assureurs

Les fonds propres CET1, AT1 et T2 ainsi que les actifs pondérés des risques pour les banques, et le SCR de Solvabilité II pour les assureurs

Explication

Les banques s’appuient notamment sur les catégories de fonds propres CET1, AT1 et T2 et sur les actifs pondérés des risques, tandis que les assureurs utilisent principalement le SCR de Solvabilité II.

40. Que désigne le risque de liquidité pour un établissement financier ?

La baisse de valeur d’un portefeuille après une variation des taux d’intérêt
L’augmentation des coûts informatiques liés au traitement des opérations
L’impossibilité d’honorer des engagements à court ou moyen terme sans pertes importantes
La probabilité qu’un emprunteur cesse définitivement de rembourser sa dette

L’impossibilité d’honorer des engagements à court ou moyen terme sans pertes importantes

Explication

Le risque de liquidité correspond à l’incapacité d’honorer des engagements financiers à court ou moyen terme sans subir de pertes significatives.

41. Une banque dispose d’actifs qu’elle pourrait vendre rapidement, mais elle risque de ne pas obtenir les ressources nécessaires pour faire face aux retraits de ses clients. De quel type de liquidité s’agit-il principalement ?

De la liquidité réglementaire
De la liquidité actuarielle
De la liquidité de marché
De la liquidité de financement

De la liquidité de financement

Explication

La liquidité de financement concerne l’accès aux ressources et la capacité à faire face aux retraits. La liquidité de marché concerne plutôt la vente d’actifs sans perte importante.

42. Quelle association entre les ratios de liquidité bancaire et leur objectif est correcte ?

Le LCR couvre les sorties nettes à trente jours, tandis que le NSFR vise un financement stable à plus long terme
Le LCR évalue la solvabilité, tandis que le NSFR mesure uniquement la liquidité de marché
Le LCR mesure la stabilité à long terme, tandis que le NSFR couvre les sorties nettes à trente jours
Le LCR mesure les pertes opérationnelles, tandis que le NSFR mesure les fraudes bancaires

Le LCR couvre les sorties nettes à trente jours, tandis que le NSFR vise un financement stable à plus long terme

Explication

Le LCR est orienté vers les sorties nettes de trésorerie sur trente jours, alors que le NSFR évalue la stabilité du financement à plus long terme.

43. Quels éléments peuvent être à l’origine d’un risque opérationnel ?

Des changements dans les préférences des investisseurs uniquement
Des processus, des personnes, des systèmes ou des événements externes
Uniquement des variations de taux et de change
Uniquement des défauts de paiement des clients

Des processus, des personnes, des systèmes ou des événements externes

Explication

Les risques opérationnels proviennent de processus, de personnes, de systèmes ou d’événements externes. Ils peuvent notamment provoquer des pertes, des sanctions ou une interruption d’activité.

44. Laquelle de ces situations constitue une fraude bancaire typique ?

Une hausse des coûts due à une nouvelle obligation réglementaire
Une panne générale d’un système informatique sans intention frauduleuse
Une baisse temporaire de la valeur d’un titre coté
L’usurpation d’identité pour effectuer une opération financière

L’usurpation d’identité pour effectuer une opération financière

Explication

L’usurpation d’identité fait partie des fraudes bancaires, au même titre que les fraudes aux moyens de paiement, les virements frauduleux ou les détournements internes.

45. Quelle séquence décrit correctement la gestion d’une alerte de fraude ?

Investigation, décision, détection, analyse préliminaire, puis classement automatique
Décision, détection, sanction immédiate, analyse préliminaire, puis investigation
Analyse préliminaire, classement, détection, investigation, puis décision
Détection, analyse préliminaire, investigation, décision, puis mise en œuvre des conséquences éventuelles

Détection, analyse préliminaire, investigation, décision, puis mise en œuvre des conséquences éventuelles

Explication

La gestion suit une progression structurée : détection, analyse préliminaire, investigation, décision et mise en œuvre éventuelle des conséquences.

46. Que désigne le risque assurantiel ?

La certitude qu’un assuré réclamera une indemnisation à chaque échéance
La possibilité qu’un événement futur, incertain et aléatoire entraîne un sinistre et une charge pour l’assureur
La variation quotidienne du prix des actions détenues par une banque
L’impossibilité pour un client de retirer immédiatement ses dépôts

La possibilité qu’un événement futur, incertain et aléatoire entraîne un sinistre et une charge pour l’assureur

Explication

Le risque assurantiel naît de la possibilité qu’un événement futur, incertain et aléatoire provoque un sinistre et une charge financière pour l’assureur.

47. Quels risques figurent parmi les principaux risques assurantiels ?

Les risques de production, de stockage, de transport et de distribution uniquement
Les risques de souscription, de tarification, de sinistralité et les événements catastrophiques
Les risques informatiques, de réputation, de fraude et de recrutement uniquement
Les risques de change, de taux, de liquidité et de crédit uniquement

Les risques de souscription, de tarification, de sinistralité et les événements catastrophiques

Explication

Les principaux risques assurantiels sont liés à la souscription, à la tarification, à la sinistralité et aux événements catastrophiques.

48. Quelle distinction caractérise le mieux l’assurance vie et l’assurance non-vie ?

L’assurance vie comporte surtout des risques catastrophiques à engagements courts, tandis que la non-vie est dominée par les risques démographiques à engagements longs
Les deux branches présentent les mêmes risques dominants et les mêmes durées d’engagement
L’assurance vie est dominée par des risques financiers et démographiques à engagements longs, tandis que la non-vie comporte surtout des risques techniques et catastrophiques à engagements courts ou moyens
L’assurance vie concerne principalement les risques opérationnels, tandis que la non-vie concerne uniquement les risques de marché

L’assurance vie est dominée par des risques financiers et démographiques à engagements longs, tandis que la non-vie comporte surtout des risques techniques et catastrophiques à engagements courts ou moyens

Explication

L’assurance vie implique principalement des risques financiers et démographiques sur des engagements longs. L’assurance non-vie est davantage exposée aux risques techniques et catastrophiques sur des engagements courts ou moyens.

49. Une compagnie répartit ses risques entre plusieurs pays, branches d’activité et placements afin de réduire son exposition à un même événement. Quelle technique applique-t-elle ?

La diversification
La mutualisation
La tarification
La liquidation

La diversification

Explication

La diversification répartit les risques entre plusieurs zones géographiques, branches, périodes ou placements. La mutualisation, elle, regroupe des risques homogènes pour répartir les pertes entre assurés.

50. Lorsqu’une banque débloque un crédit, quelle évolution comptable se produit immédiatement ?

Le dépôt du client augmente tandis que les fonds propres diminuent
L’actif crédit augmente tandis que le dépôt du client diminue
L’actif crédit et le dépôt du client diminuent du même montant
L’actif crédit et le dépôt du client augmentent du même montant

L’actif crédit et le dépôt du client augmentent du même montant

Explication

Le déblocage augmente simultanément l’actif crédit et le passif correspondant, c’est-à-dire le dépôt du client, du même montant. Cette opération crée de la monnaie scripturale sans modifier immédiatement les fonds propres.

51. Quelle composante entre dans le calcul du coût du risque bancaire ?

Les commissions nettes augmentées des intérêts sur créances saines
Les dotations aux provisions diminuées des reprises et récupérations
Les fonds propres augmentés des dépôts de la clientèle
Les charges d’exploitation diminuées du produit net bancaire

Les dotations aux provisions diminuées des reprises et récupérations

Explication

Le coût du risque comprend les dotations aux provisions et les pertes irrécupérables, desquelles sont déduites les reprises, les récupérations et les intérêts sur créances douteuses.

52. Quelle est la mission principale du Groupe d’action financière créé en 1989 ?

Superviser directement les banques et les assurances de chaque État membre
Élaborer des standards internationaux contre le blanchiment et les financements illicites
Protéger les données personnelles détenues par les établissements financiers
Gérer le registre national des intermédiaires financiers autorisés

Élaborer des standards internationaux contre le blanchiment et les financements illicites

Explication

Le Groupe d’action financière élabore des standards internationaux contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Il ne constitue pas l’autorité nationale de supervision ou de protection des données.

53. Quelle association entre autorité européenne et secteur supervisé est correcte ?

L’EBA supervise les données personnelles, l’EIOPA les banques et l’ESMA les assurances
L’EBA supervise les marchés financiers, l’EIOPA les banques et l’ESMA les assurances
L’EBA supervise les assurances, l’EIOPA les marchés financiers et l’ESMA les banques
L’EBA supervise les banques, l’EIOPA les assurances et l’ESMA les marchés financiers

L’EBA supervise les banques, l’EIOPA les assurances et l’ESMA les marchés financiers

Explication

L’EBA est l’autorité européenne du secteur bancaire, l’EIOPA celle de l’assurance et l’ESMA celle des marchés financiers.

54. Quelle distinction caractérise un règlement européen par rapport à une directive européenne ?

Le règlement est facultatif, tandis que la directive s’applique immédiatement sans adaptation nationale
Le règlement concerne les marchés, tandis que la directive concerne exclusivement les banques
Le règlement doit être transposé, tandis que la directive est directement applicable
Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit être transposée par les États

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit être transposée par les États

Explication

Un règlement européen s’applique directement dans les États concernés. Une directive fixe des objectifs qui doivent être intégrés dans le droit national par une transposition.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Gestion des risques bancaires et assurantiels.

Qu'est-ce que le risque ?

La possibilité qu’un événement futur incertain survienne et cause une perte.

Quels sont les trois éléments indissociables du risque ?

L’incertitude, l’aléa et la perte potentielle.

Qu'est-ce que le danger ?

Une source objective de dommage.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Gestion des risques bancaires et assurantiels.

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