QCM : Histoire et philosophie de l’économie — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le critère de démarcation de Popper :

L’observation d’un cygne noir réfute l’énoncé selon lequel tous les cygnes sont blancs.
Une expérience contrôlée peut servir à tester une proposition scientifique.
Une expérience particulière démontre définitivement un énoncé général confirmé.
Une proposition scientifique doit pouvoir être confrontée à la réalité.
Une proposition scientifique doit être cohérente avec ses hypothèses.

L’observation d’un cygne noir réfute l’énoncé selon lequel tous les cygnes sont blancs. · Une expérience contrôlée peut servir à tester une proposition scientifique. · Une proposition scientifique doit pouvoir être confrontée à la réalité. · Une proposition scientifique doit être cohérente avec ses hypothèses.

Explication

Pour Popper, une proposition scientifique doit être cohérente avec ses hypothèses et confrontable à la réalité par une expérience contrôlée. L’énoncé sur les cygnes est réfutable par l’observation d’un seul cygne noir, tandis qu’une observation positive ne démontre pas définitivement un énoncé général.

2. Dans la théorie microéconomique de l’entreprise, quelle condition caractérise la maximisation du profit ?

La condition de maximisation s’écrit CM=RMCM = RM.
Le profit est maximisé lorsque le coût marginal égale la recette marginale.
La maximisation du profit exige que le coût moyen égale la recette moyenne.
L’égalité entre coût marginal et recette marginale décrit une condition théorique.
La condition du modèle suppose que chaque entrepreneur calcule consciemment les coûts marginaux.

La condition de maximisation s’écrit $$CM = RM$$. · Le profit est maximisé lorsque le coût marginal égale la recette marginale. · L’égalité entre coût marginal et recette marginale décrit une condition théorique.

Explication

Dans le modèle microéconomique de l’entreprise, le profit est maximisé lorsque le coût marginal égale la recette marginale, soit CM=RMCM = RM. Cette égalité caractérise une condition du modèle et n’implique pas que chaque entrepreneur réel effectue nécessairement ce calcul.

3. Concernant les conditions de la concurrence pure et parfaite et l’expérimentation économique :

Le modèle suppose la mobilité des facteurs et des produits, ainsi que l’homogénéité des produits.
Les économistes disposent de laboratoires permettant de reproduire des crises parfaitement contrôlées.
Les économistes peuvent provoquer expérimentalement une crise dans des conditions identiques et maîtrisées.
Le modèle repose sur des produits différenciés et une information partielle des agents.
Le modèle inclut la liberté d’entrée et de sortie, avec une information parfaite et complète.

Le modèle suppose la mobilité des facteurs et des produits, ainsi que l’homogénéité des produits. · Le modèle inclut la liberté d’entrée et de sortie, avec une information parfaite et complète.

Explication

La concurrence pure et parfaite repose sur la mobilité, l’homogénéité, la liberté d’entrée et de sortie, ainsi que l’information parfaite et complète. Les laboratoires contrôlés permettant de reproduire une crise économique n’existent pas en économie.

4. Pourquoi l’expérimentation pose-t-elle une difficulté particulière pour l’analyse des crises économiques ?

Les économistes disposent de laboratoires spécialisés pour isoler chaque facteur d’une crise.
L’expérimentation économique permet de contrôler les crises comme une expérience de physique.
Les expériences historiques fournissent toujours des conditions expérimentales parfaitement maîtrisées.
Les économistes ne peuvent pas provoquer une crise dans un laboratoire parfaitement contrôlé.
Les crises économiques ne peuvent pas être reproduites dans des conditions strictement identiques.

Les économistes ne peuvent pas provoquer une crise dans un laboratoire parfaitement contrôlé. · Les crises économiques ne peuvent pas être reproduites dans des conditions strictement identiques.

Explication

L’économie ne dispose pas de laboratoires permettant de provoquer et de reproduire une crise dans des conditions parfaitement contrôlées. Les expériences historiques ne fournissent donc pas le même contrôle qu’une expérimentation de laboratoire.

5. Pour évaluer une théorie économique, quelles dimensions faut-il distinguer ?

Le réalisme descriptif des hypothèses constitue une dimension de l’évaluation théorique.
La justesse des prédictions constitue une dimension distincte du réalisme des hypothèses.
Une théorie est valide lorsque ses hypothèses décrivent parfaitement chaque comportement réel.
Une théorie prédictive doit nécessairement reposer sur des hypothèses littéralement réalistes.
Le réalisme des hypothèses et la précision des prédictions désignent une même propriété.

Le réalisme descriptif des hypothèses constitue une dimension de l’évaluation théorique. · La justesse des prédictions constitue une dimension distincte du réalisme des hypothèses.

Explication

L’évaluation d’une théorie distingue le réalisme descriptif de ses hypothèses et la justesse de ses prédictions. Une hypothèse simplificatrice peut donc appartenir à un modèle utile sans décrire fidèlement tous les comportements réels.

6. À propos des lois tendancielles en économie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une loi tendancielle décrit l’évolution d’une variable sous certaines conditions.
La présence d’obstacles rend la réfutation d’une loi tendancielle difficile.
Des facteurs perturbateurs peuvent empêcher l’évolution prévue par une loi tendancielle.
Une loi tendancielle est réfutée dès qu’une observation s’écarte de la tendance annoncée.
Une loi tendancielle décrit une relation indépendante de tout facteur extérieur.

Une loi tendancielle décrit l’évolution d’une variable sous certaines conditions. · La présence d’obstacles rend la réfutation d’une loi tendancielle difficile. · Des facteurs perturbateurs peuvent empêcher l’évolution prévue par une loi tendancielle.

Explication

Une loi tendancielle décrit une évolution sous certaines conditions, mais des facteurs perturbateurs peuvent l’empêcher. Cette possibilité rend sa réfutation difficile, car une exception peut être attribuée à ces facteurs.

7. Parmi les propositions suivantes concernant la réfutabilité des énoncés généraux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un contre-exemple peut infirmer un énoncé général.
Un seul cygne noir suffit à réfuter l’énoncé selon lequel tous sont blancs.
Une observation particulière ne démontre pas définitivement un énoncé universel.
Une proposition ayant résisté aux tests est une vérité définitivement établie.
La confirmation répétée d’un énoncé général exclut toute réfutation ultérieure.

Un contre-exemple peut infirmer un énoncé général. · Un seul cygne noir suffit à réfuter l’énoncé selon lequel tous sont blancs. · Une observation particulière ne démontre pas définitivement un énoncé universel.

Explication

L’énoncé universel sur les cygnes est testable parce qu’un seul contre-exemple suffit à le réfuter. Une expérience particulière ne démontre pas un énoncé général, mais elle peut l’infirmer ; une proposition ayant résisté aux tests n’est pas une vérité définitive.

8. Concernant les explications théoriques du chômage et la coexistence des paradigmes :

La théorie classique associe le chômage à des salaires trop élevés relativement à la productivité.
La fragilité de l’expérimentation historique permet le retour d’anciennes théories économiques.
La théorie classique attribue principalement le chômage à la faiblesse de la demande globale.
La théorie keynésienne explique le chômage par une insuffisance de la demande.
La théorie keynésienne relie principalement le chômage à un coût du travail excessif.

La théorie classique associe le chômage à des salaires trop élevés relativement à la productivité. · La fragilité de l’expérimentation historique permet le retour d’anciennes théories économiques. · La théorie keynésienne explique le chômage par une insuffisance de la demande.

Explication

La théorie classique relie le chômage à des salaires supérieurs à la productivité, donc au coût du travail. La théorie keynésienne l’explique par une insuffisance de la demande, et la fragilité de l’expérimentation historique permet la coexistence de paradigmes concurrents.

9. Concernant l’approche du « comme si » et les capacités d’une théorie économique :

La capacité explicative désigne l’aptitude à prévoir correctement un phénomène.
Cette approche accepte des hypothèses qui ne décrivent pas littéralement les comportements réels.
Milton Friedman associe la validité scientifique principalement au réalisme des hypothèses.
L’approche du « comme si » évalue un modèle par la justesse de ses prédictions.
La capacité explicative concerne une compréhension réaliste et complète du phénomène étudié.

Cette approche accepte des hypothèses qui ne décrivent pas littéralement les comportements réels. · L’approche du « comme si » évalue un modèle par la justesse de ses prédictions. · La capacité explicative concerne une compréhension réaliste et complète du phénomène étudié.

Explication

L’approche du « comme si », associée à Milton Friedman, juge un modèle principalement par ses prédictions, même si ses hypothèses ne décrivent pas les comportements réels. La capacité explicative renvoie au contraire à une compréhension réaliste et complète du phénomène.

10. Comment l’approche de Milton Friedman peut-elle être illustrée par l’exemple du joueur de billard ?

Le comportement réel du joueur repose notamment sur l’entraînement et l’expérience.
Le modèle attribue au joueur des calculs parfaits des angles, de la force et de la rotation.
L’approche du « comme si » exige que le joueur effectue réellement les calculs supposés.
Un modèle peut prédire les coups d’un joueur sans décrire ses processus mentaux réels.
La validité scientifique dépend principalement d’hypothèses réalistes plutôt que de prévisions exactes.

Le comportement réel du joueur repose notamment sur l’entraînement et l’expérience. · Le modèle attribue au joueur des calculs parfaits des angles, de la force et de la rotation. · Un modèle peut prédire les coups d’un joueur sans décrire ses processus mentaux réels.

Explication

Selon Milton Friedman, la validité scientifique dépend principalement de prévisions justes plutôt que du réalisme littéral des hypothèses. L’exemple du joueur de billard illustre un calcul parfait supposé par le modèle, alors que le joueur réel s’appuie sur l’entraînement, l’expérience et l’instinct.

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