📋 Plan du Cours
- Marché de capitaux
- Valeurs mobilières
- Actions et dividendes
- Obligations et rendement
- Evaluation des obligations
- Modèle MEDAF
- Risque systématique
- Risque spécifique
- Frontière efficiente
- Portefeuille optimal
- Bêta et décomposition du risque
- Actif sans risque
📖 1. Marché de capitaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché de capitaux : lieu de rencontre entre une offre et une demande de capitaux à terme variable, où s’effectuent des opérations financières de longue durée. Il peut prendre la forme d’un marché intermédié ou direct (voir sources).
- Marché primaire : marché d’émission initiale de valeurs mobilières, où les titres financiers sont mis en circulation pour la première fois. Sur ce marché, les nouvelles valeurs mobilières sont proposées à la souscription ou à l’achat par les investisseurs.
- Marché secondaire : marché où s’échangent des valeurs mobilières déjà émises lors du marché primaire. Il permet la mobilité de l’épargne en facilitant la revente et l’achat de titres existants.
- Marché officiel : marché réglementé destiné aux grandes entreprises performantes, soumis à des conditions strictes d’admission et d’information.
- Marché hors cote : marché non réglementé, accessible aux sociétés non cotées, caractérisé par une absence de garanties et de réglementation, donc plus risqué.
- Marché des titres de créance négociables (TCN) : marché où s’échangent des titres à court terme, tels que bons du trésor, billets de trésorerie, émis par des banques, entreprises ou l’État, avec une durée généralement de quelques jours à plusieurs mois.
📝 Points essentiels
- Le marché de capitaux permet la rencontre entre l’offre d’épargne (émetteurs) et la demande de financement (investisseurs).
- Le marché primaire concerne l’émission de nouvelles valeurs mobilières, tandis que le marché secondaire facilite leur échange après émission.
- La distinction entre marché officiel, marché alternatif (second marché) et marché hors cote repose sur les conditions d’admission, la réglementation et le niveau de transparence.
- Les titres négociables à court terme (TCN) incluent notamment bons du trésor, billets de trésorerie, et autres titres émis par des banques ou des entreprises pour des durées limitées.
- Le marché de capitaux à long terme constitue une alternative au crédit bancaire pour les entreprises, permettant de financer des investissements et de mobiliser l’épargne.
💡 À retenir
Le marché de capitaux, en séparant l’émission initiale et l’échange de titres, facilite la mobilisation de l’épargne pour financer l’économie, tout en offrant aux investisseurs des opportunités de placement à long terme ou à court terme selon la nature des titres échangés.
📖 2. Valeurs mobilières
🔑 Notions clés & Définitions
- Valeurs mobilières : Titres financiers négociables représentant un droit de propriété ou de créance (source : "Les valeurs mobilières négociées sur le marché financier Tunisien").
- Titres de capital : Actions ordinaires, actions à dividende prioritaire, certificats d’investissement.
- Actions ordinaires : Titres de participation donnant des droits de gestion, de dividende, et d’information, proportionnels au nombre d’actions détenues (source : "Les actions").
- Actions à dividende prioritaire (ADP) : Actions donnant un droit au dividende supérieur sans droit de vote, limité à un tiers du capital social, avec un droit à l’information (source : "Les actions à dividende prioritaire").
- Certificats d’investissement (CI) : Actions sans droit de vote, issus du démembrement d’une action ordinaire, permettant de recueillir des capitaux sans modifier l’actionnariat (source : "Les certificats d’investissement").
- Titres de créance : Obligations, obligations convertibles, obligations à bons de souscription en actions.
- Obligations : Titres représentant une fraction d’emprunt, rémunérés par intérêts fixes ou variables, avec un droit au remboursement du capital (source : "Les obligations").
- Obligations convertibles en actions (OCA) : Obligations permettant au porteur de devenir actionnaire selon les modalités du contrat, offrant un rendement sans risque (source : "Les obligations convertibles").
- Obligations à bons de souscription d’actions (OBSA) : Obligations avec bons de souscription permettant à leur détenteur d’être à la fois créancier et actionnaire (source : "Les obligations à bon de souscription").
- Titres hybrides : Titres combinant caractéristiques de capitaux et de dettes, regroupant obligations convertibles et OBSA (source : "Titres hybrides").
- OPCVM : Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières, structures gérant des portefeuilles diversifiés pour le compte d’épargnants.
- SICAV : Sociétés d’Investissement à Capital Variable, sociétés anonymes gérant un portefeuille de valeurs mobilières, avec un capital variable selon souscriptions et rachats (source : "SICAV").
- FCP : Fonds Commun de Placement, copropriété de valeurs mobilières sans personnalité morale, soumis à une réglementation souple (source : "FCP").
📝 Points essentiels
- Les valeurs mobilières comprennent des titres de capital (actions, CI, ADP) et des titres de créance (obligations, OCA, OBSA).
- Les actions donnent des droits de participation à la gestion, au dividende, et à l’information, avec des variations selon leur type (ordinaires, ADP, CI).
- Les obligations sont des emprunts représentés par des titres, rémunérés par intérêts, avec un risque inférieur à celui des actions.
- Les titres hybrides (OCA, OBSA) combinent caractéristiques de capitaux et de dettes, permettant une flexibilité pour l’émetteur et le porteur.
- Les OPCVM, notamment SICAV et FCP, permettent la gestion collective de portefeuilles diversifiés, facilitant l’investissement pour les épargnants.
- La réglementation et la gestion du marché boursier tunisien sont assurées par des organismes tels que le CMF, la BVMT, Tunisie Clearing, et les intermédiaires en bourse.
- Le marché primaire sert au financement des agents économiques par émission de nouvelles valeurs, tandis que le marché secondaire facilite la liquidité par l’échange de valeurs déjà émises.
💡 À retenir
Les valeurs mobilières regroupent des titres de propriété ou de créance négociables, essentiels pour le financement et l’investissement, leur diversité permettant de répondre à différents profils de risque et de rendement.
📖 3. Actions et dividendes
🔑 Notions clés & Définitions
- Actions : Titres de participation donnant des droits de vote et de dividende, permettant à leur détenteur d’être associé dans la gestion de l’entreprise et de percevoir une rémunération en fonction du nombre d’actions détenues.
- Dividendes : Rémunération distribuée aux actionnaires en fonction du nombre d’actions détenues, représentant une part des bénéfices de l’entreprise. La distribution ou non de la totalité du bénéfice revient à l’assemblée générale des actionnaires.
- Actions ordinaires : Actions qui donnent droit à la gestion, au dividende, et à l’information, mais pas au droit de vote prioritaire. Elles permettent de participer à la gestion de l’entreprise et de percevoir des dividendes.
- Actions à dividende prioritaire (ADP) : Actions qui confèrent un droit au dividende supérieur à celui des actions ordinaires, sans droit de vote. Leur montant d’émission est limité à un tiers du capital social sous conditions, et elles reprennent le caractère d’une action ordinaire si l’entreprise ne distribue aucun dividende pendant trois ans consécutifs.
- Certificats d’investissement (CI) : Actions sans droit de vote, émises en démembrement d’une action ordinaire, permettant de recueillir des capitaux sans modifier l’actionnariat. Leur émission est limitée au tiers du capital incluant les ADP.
📝 Points essentiels
- Les actions ordinaires offrent des droits de gestion, de dividende, et d’information, et leur émission permet de renforcer les capitaux propres de l’entreprise.
- Les actions à dividende prioritaire (ADP) donnent un dividende supérieur sans droit de vote, avec une limite d’émission à un tiers du capital social, sous condition de bénéfices antérieurs.
- Les certificats d’investissement (CI) sont des actions sans droit de vote, issus du démembrement d’une action ordinaire, permettant de lever des capitaux sans changer la structure de propriété.
- Le rendement d’un titre de capital comprend deux composantes : le dividende (distribution en fonction du bénéfice) et la plus ou moins-value lors de la vente du titre (écart entre prix d’achat et de vente).
- La distribution de dividendes dépend de la décision de l’assemblée générale, et la vente du titre peut générer une plus-value ou une moins-value.
💡 À retenir
Les actions, qu’elles soient ordinaires, à dividende prioritaire ou sous forme de certificats d’investissement, sont des titres de participation permettant à l’entreprise de financer ses capitaux propres tout en offrant des droits et rémunérations variables à leurs détenteurs.
📖 4. Obligations et rendement
🔑 Notions clés & Définitions
-
Obligations : Titres de créance représentant un emprunt, rémunérés par intérêts, émis par une entreprise, un État ou une collectivité, permettant au détenteur de bénéficier d’un droit à la rémunération sous forme d’intérêt annuel fixe ou variable et au remboursement de la somme prêtée (voir section 3.2).
-
Rendement : Intérêt annuel fixe ou variable versé aux détenteurs d’obligations, constituant la rémunération de leur investissement (voir section 3.2).
-
Evaluation des obligations : Processus de cotation et de calcul du taux de rendement actuariel (TRA), permettant de déterminer la valeur d’une obligation en intégrant ses flux futurs, son prix actuel et son échéance (voir section 3.2, 3.3).
-
Taux de rendement actuariel (TRA) : Taux d’intérêt effectif tenant compte du prix d’achat ou de vente de l’obligation, de ses flux futurs et de son échéance, permettant d’évaluer la rentabilité réelle de l’obligation (voir section 3.2).
-
Evaluation du cours : Détermination du prix d’une obligation en fonction de son échéance, en actualisant ses flux futurs de paiement à un taux correspondant au TRA ou à un taux de marché (voir section 3.2, 3.4).
📝 Points essentiels
-
Les obligations sont des titres de créance qui représentent une fraction d’emprunts émis par divers émetteurs (entreprises, États, collectivités). Elles offrent une rémunération sous forme d’intérêts fixes ou variables, et leur remboursement intervient à l’échéance (section 3.2).
-
La cotation d’une obligation et le calcul du TRA permettent d’évaluer sa rentabilité réelle en tenant compte du prix actuel, des flux futurs et de la durée restante jusqu’à l’échéance (section 3.2, 3.4).
-
L’évaluation du cours d’une obligation repose sur la méthode d’actualisation des flux futurs, en utilisant un taux d’intérêt effectif, généralement le TRA, pour déterminer sa valeur sur le marché (section 3.2, 3.4).
-
Les obligations convertibles en actions (OCA) et à bons de souscription en actions (OBSA) sont des titres hybrides combinant caractéristiques de créance et de capital, offrant des options de conversion ou de souscription (section 3.2).
💡 À retenir
L’évaluation précise d’une obligation repose sur le calcul du taux de rendement actuariel, qui intègre le prix, l’échéance et les flux futurs, permettant ainsi d’estimer sa valeur sur le marché et sa rentabilité réelle.
📖 5. Evaluation des obligations
🔑 Notions clés & Définitions
- Evaluation d’une obligation : processus permettant de déterminer la valeur d’une obligation en actualisant ses flux futurs de paiement, notamment les intérêts et le remboursement du principal (voir principe d’évaluation).
- Taux de rendement actuariel (TRA) : indicateur de rentabilité d’une obligation, calculé en actualisant tous les flux futurs de paiement à un taux qui égalise la valeur actuelle de ces flux avec le prix actuel de l’obligation (voir évaluation d’une obligation).
- Principe d’évaluation : actualisation des flux futurs de paiement (intérêts et remboursement) à un taux déterminé, afin d’obtenir la valeur présente de l’obligation.
- Cours de l’obligation : prix auquel une obligation peut être achetée ou vendue sur le marché, déterminé par l’offre et la demande et basé sur l’évaluation actualisée de ses flux futurs.
- Échéance : durée restante avant le remboursement de l’obligation, c’est-à-dire le temps restant jusqu’à la date à laquelle le principal sera remboursé.
📝 Points essentiels
- La méthode d’évaluation repose sur l’actualisation des flux futurs, incluant les intérêts et le remboursement du principal.
- Le TRA est utilisé pour mesurer la rentabilité effective de l’obligation en tenant compte du prix d’achat, de la durée restante (échéance) et des flux de paiement.
- Le prix ou cours de l’obligation fluctue en fonction des taux du marché, de la qualité de crédit de l’émetteur, et de l’échéance restante.
- La durée restante (échéance) influence directement la sensibilité du prix de l’obligation aux variations des taux d’intérêt.
- La relation entre le prix de l’obligation et son rendement est inverse : lorsque le prix augmente, le rendement diminue, et vice versa.
💡 À retenir
L’évaluation d’une obligation consiste à actualiser ses flux futurs à un taux qui reflète le marché, permettant ainsi de déterminer son prix et son rendement effectif, essentiels pour mesurer sa rentabilité et son risque.
📖 6. Modèle MEDAF
🔑 Notions clés & Définitions
- Modèle MEDAF : Modèle d’évaluation des actifs financiers basé sur la relation risque-rendement, qui permet de déterminer la juste rémunération attendue d’un actif en fonction de son risque systématique.
- Décomposition du risque : Processus qui consiste à distinguer le risque total d’un actif en deux composantes : le risque systématique et le risque spécifique.
- Bêta : Coefficient mesurant la sensibilité d’un actif au risque systématique par rapport au marché. Il indique dans quelle mesure le rendement de l’actif varie en fonction des variations du marché.
- Risque systématique : Risque lié aux facteurs macroéconomiques affectant l’ensemble du marché, non diversifiable, qui influence tous les actifs financiers.
- Risque spécifique : Risque propre à une entreprise ou un secteur, pouvant être réduit par diversification, et qui n’est pas lié aux fluctuations générales du marché.
📝 Points essentiels
- Le MEDAF repose sur l’idée que le rendement attendu d’un actif doit compenser le risque systématique qu’il comporte.
- La décomposition du risque permet d’isoler la part du risque qui ne peut pas être éliminée par diversification (risque systématique) de celle qui peut l’être (risque spécifique).
- La formule du MEDAF implique que le rendement attendu d’un actif est égal au taux sans risque plus une prime de risque proportionnelle à son bêta.
- Le bêta est la mesure clé du risque systématique, car il indique la sensibilité de l’actif par rapport au marché dans son ensemble.
- La relation entre risque et rendement dans le MEDAF est linéaire, ce qui facilite l’évaluation et la comparaison des actifs financiers.
💡 À retenir
Le modèle MEDAF établit que seul le risque systématique, mesuré par le bêta, doit être rémunéré, car le risque spécifique peut être éliminé par diversification.
📖 7. Risque systématique
🔑 Notions clés & Définitions
-
Risque systématique : Risque affectant l’ensemble du marché, non diversifiable. Il est lié aux facteurs macroéconomiques ou globaux qui influencent tous les actifs financiers simultanément, et ne peut être éliminé par diversification (voir section 8).
-
Risque spécifique : Risque propre à une entreprise, pouvant être réduit par diversification. Il est lié à des événements ou facteurs propres à une entreprise ou un secteur précis, et est donc diversifiable (voir section 8).
-
Bêta : Coefficient mesurant la sensibilité d’un actif au risque systématique. Il indique dans quelle mesure le rendement d’un actif varie en réponse aux variations du marché global (voir section 8).
-
Portefeuille : Ensemble d’actifs financiers détenus par un investisseur. La composition de ce portefeuille influence le niveau de risque et de rendement attendu (voir section 8).
-
Frontière efficiente : Ensemble des portefeuilles offrant le meilleur rendement pour un risque donné. Ces portefeuilles sont optimaux car ils maximisent le rendement attendu pour un niveau de risque spécifique (voir section 8).
📝 Points essentiels
-
Le risque systématique est non diversifiable, affectant l’ensemble du marché, et lié à des facteurs macroéconomiques (voir section 8).
-
Le risque spécifique est propre à une entreprise, et peut être réduit par diversification, ce qui n’est pas le cas du risque systématique (voir section 8).
-
La décomposition du risque distingue entre risque systématique et risque spécifique, avec le bêta comme indicateur de la sensibilité d’un actif au risque systématique (voir section 8).
-
La gestion de portefeuille vise à optimiser la combinaison d’actifs pour atteindre la frontière efficiente, en tenant compte du risque systématique et spécifique (voir section 8).
💡 À retenir
Le risque systématique représente la part du risque d’un actif liée aux fluctuations globales du marché, et ne peut être éliminé par diversification, contrairement au risque spécifique. Le bêta mesure la sensibilité d’un actif à ce risque, et la frontière efficiente rassemble les portefeuilles optimaux pour un niveau de risque donné.
📖 8. Risque spécifique
🔑 Notions clés & Définitions
- Risque spécifique : Risque propre à une entreprise ou un secteur, pouvant être réduit par diversification. Il est lié aux caractéristiques particulières de l'entreprise, telles que sa gestion, sa situation financière ou ses activités propres. (source : PALN DU COURS)
- Bêta : Indicateur de la sensibilité d’un actif au risque systématique, permettant de mesurer la réaction du rendement d’un actif face aux variations du marché global. (source : PALN DU COURS)
- Portefeuille optimal : Portefeuille offrant le meilleur compromis entre rendement et risque, en maximisant l’utilité de l’investisseur selon ses préférences. (source : PALN DU COURS)
- Frontière efficiente : Ensemble des portefeuilles efficients, c’est-à-dire ceux qui offrent le rendement maximal pour un niveau de risque donné ou le risque minimal pour un rendement attendu. (source : PALN DU COURS)
- Risque systématique : Risque du marché, non diversifiable, lié aux facteurs macroéconomiques affectant l’ensemble du marché. (source : PALN DU COURS)
📝 Points essentiels
- Le risque spécifique est propre à une entreprise ou un secteur et peut être réduit par diversification, contrairement au risque systématique qui ne peut pas l’être.
- Le bêta mesure la sensibilité d’un actif au risque systématique, permettant d’évaluer sa réaction face aux fluctuations du marché global.
- La décomposition du risque distingue le risque systématique, non diversifiable, du risque spécifique, diversifiable par la diversification du portefeuille.
- La gestion du risque spécifique consiste à diversifier le portefeuille pour réduire l’impact de risques propres à une seule entreprise ou secteur.
- La frontière efficiente rassemble tous les portefeuilles qui offrent le meilleur rendement pour un risque donné, ou le risque minimal pour un rendement attendu.
💡 À retenir
Le risque spécifique est un risque propre à une entreprise ou un secteur, qu’il est possible de réduire par diversification, contrairement au risque systématique qui affecte l’ensemble du marché et ne peut être éliminé.
📖 9. Frontière efficiente
🔑 Notions clés & Définitions
- Frontière efficiente : ensemble des portefeuilles optimaux offrant le meilleur rendement pour un risque donné.
- Portefeuille optimal : portefeuille situé sur la frontière efficiente qui maximise l’utilité de l’investisseur.
- Risque systématique : risque non diversifiable lié au marché, affectant l’ensemble des actifs (voir section 7).
- Risque spécifique : risque diversifiable propre à une entreprise, pouvant être réduit par diversification (voir section 8).
- Actif sans risque : actif offrant un rendement sans risque de perte (voir section 10, 11, 12).
📝 Points essentiels
- La frontière efficiente représente l’ensemble des portefeuilles qui offrent le rendement maximal pour un niveau de risque donné.
- Le portefeuille optimal est celui qui se trouve sur cette frontière et qui maximise l’utilité de l’investisseur, en tenant compte de ses préférences.
- La décomposition du risque distingue le risque systématique, non diversifiable, du risque spécifique, diversifiable.
- La frontière efficiente est un concept central pour l’allocation optimale des ressources dans le cadre de la théorie du portefeuille.
- La sélection du portefeuille optimal dépend de la tolérance au risque de l’investisseur, en choisissant un point sur la frontière efficiente.
💡 À retenir
La frontière efficiente rassemble tous les portefeuilles offrant le meilleur rendement pour un risque donné, tandis que le portefeuille optimal est celui qui maximise l’utilité de l’investisseur sur cette frontière.
📖 10. Portefeuille optimal
🔑 Notions clés & Définitions
- Portefeuille : ensemble d’actifs financiers détenus par un investisseur.
- Frontière efficiente : ensemble des portefeuilles offrant le meilleur rendement pour un risque donné, c’est-à-dire la meilleure combinaison possible entre rendement et risque.
- Risque systématique : risque lié au marché global, non diversifiable, affectant l’ensemble du marché.
- Risque spécifique : risque propre à une entreprise, diversifiable par diversification.
- Bêta : mesure de la sensibilité d’un actif au risque systématique, indiquant comment le rendement de l’actif varie en fonction du marché.
- Actif sans risque : actif offrant un rendement sans risque de perte.
📝 Points essentiels
-
Le portefeuille optimal est celui qui se trouve sur :
-
La sélection du portefeuille optimal repose sur la décomposition du risque en deux composantes : risque systématique (non diversifiable, mesuré par le bêta) et risque spécifique (diversifiable).
-
La théorie de l’optimisation de portefeuille consiste à choisir une combinaison d’actifs pour atteindre la meilleure performance selon le profil de risque de l’investisseur.
-
La relation entre le risque et le rendement d’un actif est analysée à travers la décomposition du risque et la formulation du modèle MEDAF (voir section 6).
-
La diversification permet de réduire le risque spécifique, mais pas le risque systématique, qui doit être pris en compte dans la sélection du portefeuille.
💡 À retenir
Le portefeuille optimal est celui qui, sur la frontière efficiente, offre le meilleur compromis entre rendement et risque, en tenant compte de la sensibilité de chaque actif au risque systématique.
📖 11. Bêta et décomposition du risque
🔑 Notions clés & Définitions
- Actif sans risque : actif offrant un rendement sans risque de perte.
- Risque systématique : risque lié au marché global, non diversifiable.
- Risque spécifique : risque propre à une entreprise, diversifiable.
- Bêta : mesure de la sensibilité d’un actif au risque systématique.
📝 Points essentiels
- Le bêta est une mesure qui indique la sensibilité d’un actif au risque systématique, c’est-à-dire au risque du marché global.
- La décomposition du risque distingue entre le risque systématique, qui ne peut être éliminé par diversification, et le risque spécifique, qui peut l’être.
- Le risque systématique est non diversifiable, affectant l’ensemble du marché, alors que le risque spécifique est propre à une entreprise ou secteur et peut être réduit par diversification.
- La relation entre le bêta et le risque systématique permet d’évaluer la contribution de chaque actif au risque global d’un portefeuille.
- La formulation du MEDAF repose sur cette décomposition, en intégrant le bêta pour évaluer la performance attendue d’un actif en fonction du risque systématique.
💡 À retenir
Le bêta quantifie la sensibilité d’un actif au risque systématique, qui constitue la composante non diversifiable du risque total, décomposant ainsi le risque en ses deux composantes essentielles.
📖 12. Actif sans risque
🔑 Notions clés & Définitions
Actif sans risque : actif offrant un rendement sans risque de perte, c’est-à-dire un actif dont la rémunération est considérée comme certaine et exempte de tout risque de perte (source : PALN DU COURS).
Risque systématique : risque lié au marché global, non diversifiable, affectant l’ensemble des actifs financiers (source : PALN DU COURS).
Risque spécifique : risque propre à une entreprise, pouvant être réduit par diversification, et qui est diversifiable (source : PALN DU COURS).
Bêta : mesure de la sensibilité d’un actif au risque systématique, indiquant la variation du rendement de l’actif en réponse à une variation du marché (source : PALN DU COURS).
Portefeuille : ensemble d’actifs financiers détenus par un investisseur (source : PALN DU COURS).
Frontière efficiente : ensemble des portefeuilles offrant le meilleur rendement pour un risque donné, c’est-à-dire la meilleure combinaison risque/rendement possible (source : PALN DU COURS).
📝 Points essentiels
- L’actif sans risque est défini comme un actif qui procure un rendement sans risque de perte, ce qui implique une rémunération certaine et exempte de tout risque (source : PALN DU COURS).
- Le risque systématique, lié au marché global, ne peut pas être éliminé par diversification, car il affecte tous les actifs (source : PALN DU COURS).
- Le risque spécifique est propre à une entreprise et peut être réduit par diversification, car il ne concerne qu’un seul actif ou secteur (source : PALN DU COURS).
- La mesure du risque systématique d’un actif est donnée par le bêta, qui indique la sensibilité de cet actif par rapport aux fluctuations du marché (source : PALN DU COURS).
- La notion de portefeuille regroupe l’ensemble des actifs détenus par un investisseur, permettant d’évaluer la performance globale et le risque associé (source : PALN DU COURS).
- La frontière efficiente représente l’ensemble des portefeuilles optimaux qui offrent le meilleur rendement pour un risque donné, ou inversement, le risque minimal pour un rendement donné (source : PALN DU COURS).
💡 À retenir
L’actif sans risque constitue la référence pour mesurer la performance et le risque dans la gestion de portefeuille, tandis que la frontière efficiente rassemble tous les portefeuilles optimaux selon le compromis rendement-risque.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Marché de capitaux | Valeurs mobilières |
|---|
| Définition | Lieu de rencontre entre offre et demande de capitaux à long terme | Titres financiers négociables représentant propriété ou créance |
| Types de marchés | Marché primaire (émission initiale), marché secondaire (échange) | Titres de capital (actions, CI, ADP), titres de créance (obligations, OCA, OBSA) |
| Réglementation | Marché officiel (réglementé), marché hors cote (non réglementé) | Gestion par organismes comme CMF, BVMT, intermédiaires |
| Objectifs | Financement long terme, mobiliser l’épargne | Financement par émission, diversification de portefeuille |
| Instruments principaux | Titres de propriété, titres de créance | Actions ordinaires, actions à dividende prioritaire, obligations, titres hybrides |
| Critère | Actions et Dividendes |
|---|
| Définition | Titres de participation donnant droits de vote et de dividende |
| Types d’actions | Actions ordinaires, actions à dividende prioritaire (ADP), certificats d’investissement (CI) |
| Droits | Gestion, dividende, information (ordinaires), dividende supérieur (ADP), sans droit de vote (CI) |
| Distribution | Assemblée générale décide de la distribution des bénéfices |
| Particularités | ADP limité à 1/3 du capital, CI démembrement d’une action ordinaire |
| Critère | Obligations et Evaluation |
|---|
| Définition | Titres de créance, représentant un emprunt |
| Rémunération | Intérêts fixes ou variables, remboursement du capital |
| Types d’obligations | Obligations classiques, obligations convertibles (OCA), OBSA (bons de souscription) |
| Evaluation | Rendement, risque, taux d’intérêt, décomposition du risque (bêta, risque systématique, spécifique) |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre marché primaire et secondaire : le premier concerne l’émission initiale, le second l’échange de titres déjà existants.
- Confusion entre actions ordinaires et actions à dividende prioritaire (ADP) : ADP ne donne pas de droit de vote, mais un dividende supérieur.
- Mauvaise compréhension des titres hybrides : ils combinent caractéristiques de capitaux et de dettes, notamment OCA et OBSA.
- Confondre obligation et obligation convertible : la convertible peut se transformer en actions selon modalités spécifiques.
- Confusion entre OPCVM, SICAV, et FCP : tous sont des organismes de gestion collective, mais avec des structures juridiques différentes.
- Erreur dans la compréhension des droits attachés aux actions : notamment la limite d’émission des ADP et CI.
- Confusion entre le marché officiel et hors cote : le marché officiel est réglementé, le hors cote ne l’est pas, avec plus de risques.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition du marché de capitaux et ses différentes formes (marché primaire, secondaire, officiel, hors cote).
- Maîtriser la distinction entre valeurs mobilières de capital (actions, CI, ADP) et de créance (obligations, OCA, OBSA).
- Savoir décrire les droits attachés aux actions ordinaires, ADP, et CI.
- Comprendre le fonctionnement et la réglementation du marché boursier tunisien (organismes comme CMF, BVMT, Tunisie Clearing).
- Connaître la définition et le rôle des OPCVM, SICAV, et FCP dans la gestion collective.
- Savoir expliquer la rémunération des obligations, leur évaluation, et la décomposition du risque (risque systématique, spécifique, bêta).
- Maîtriser la différence entre risque systématique et risque spécifique, et leur impact sur la frontière efficiente.
- Connaître la notion de portefeuille optimal et la frontière efficiente selon le modèle MEDAF.
- Comprendre le concept de bêta, sa décomposition du risque, et son lien avec le risque systématique.
- Savoir définir un actif sans risque et son rôle dans la construction du portefeuille.
- Connaître la formule et la signification de la ligne du marché des capitaux (LMC).
- Maîtriser la notion de risque total, risque systématique, et risque spécifique dans la décomposition du risque d’un portefeuille.
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