Fiche de révision : Introduction à l'économie et marchés

Plan du Cours

  1. Secteurs économiques et flux circulaires
  2. Offre, demande et équilibre de marché
  3. Contrôles de prix et intervention publique
  4. PIB et approches comptables
  5. Inflation et indice des prix
  6. Chômage et population active
  7. Nature du chômage et courbe de Phillips
  8. Épargne, investissement et fonds prêtables

1. Secteurs économiques et flux circulaires

Notions clés & Définitions

  • Secteurs de l’économie : Les grands secteurs classent l’activité économique selon la nature générale des opérations, du primaire au tertiaire.
  • Secteur vs branche : Un secteur regroupe des entreprises selon leur activité principale, alors qu’une branche regroupe des unités produisant un même type de produit.
  • Secteur institutionnel : Un secteur institutionnel regroupe des agents indépendants ayant des centres de décision et une fonction principale dans l’économie.
  • Valeur ajoutée : La valeur ajoutée mesure la richesse nouvelle créée localement, après déduction des consommations intermédiaires.
  • Opérations de la comptabilité nationale : Les flux économiques sont répartis en opérations sur biens et services, opérations de répartition, et opérations financières.

Points essentiels

  • Les trois grands secteurs sont le primaire (1,8%), le secondaire (18,4%) et le tertiaire (79,8%, dont 5,4% pour le service marchand).
  • Une branche est un regroupement homogène de production, utile pour analyser l’importance d’un produit et les techniques associées.
  • Les secteurs institutionnels sont au nombre de cinq : SNF, SF, APU, ISBLSM, et le Reste du monde (non résidents avec échanges).
  • La valeur ajoutée se calcule par VA = Production totale − Consommations intermédiaires, puis elle alimente la répartition des revenus.
  • Le point de départ du schéma de flux est la production YY, puis viennent distribution et utilisation via consommation et épargne.
  • Pour éviter la double comptabilisation, un produit intégré dans la production d’un autre ne doit pas être compté deux fois : son coût est inclus dans le prix du bien final.

Astuce mémo

Primaire-Secondaire-Tertiaire : 1,8% – 18,4% – 79,8% (avec service marchand 5,4%).

2. Offre, demande et équilibre de marché

Notions clés & Définitions

  • Marché concurrentiel : Marché concurrentiel : marché où de nombreux acheteurs et vendeurs traitent un même bien, sans qu’aucun acteur n’influence le prix.
  • Demande prévisionnelle : Demande prévisionnelle : quantités qu les consommateurs voudront acheter à différents prix, donnant la relation prix-quantité demandée.
  • Courbe de demande : Courbe de demande : représentation graphique liant la quantité demandée au prix, issue de la demande prévisionnelle.
  • Offre prévisionnelle : Offre prévisionnelle : quantités qu les producteurs proposent à différents prix, donnant la relation prix-quantité offerte.
  • Courbe d’offre : Courbe d’offre : représentation graphique de la quantité offerte en fonction du prix, issue de l’offre prévisionnelle.

Points essentiels

  • Un déplacement le long de la courbe de demande correspond à une variation de la quantité demandée causée par un changement du prix du bien.
  • Un déplacement de la courbe de demande vers la droite correspond à une hausse de la demande pour tout prix donné, par exemple après une augmentation de population.
  • Deux biens substituables : si le prix de l’un augmente, la demande de l’autre augmente, ce qui déplace la demande de ce dernier vers la droite.
  • Un déplacement de la courbe d’offre vers la droite correspond à une hausse de l’offre pour tout prix donné, par exemple quand de nouveaux producteurs entrent sur le marché du café.
  • L’équilibre de marché est atteint au point où la quantité demandée égale la quantité offerte, et il détermine le prix d’équilibre.

3. Contrôles de prix et intervention publique

Notions clés & Définitions

  • Contrôle de prix : Restriction légale qui impose un prix maximum ou minimum au lieu du prix d’équilibre du marché.
  • Prix plafond : Prix maximum autorisé par la loi, fixé en dessous du niveau d’équilibre pour encadrer un marché.
  • Prix plancher : Prix minimum autorisé par la loi, fixé au-dessus du niveau d’équilibre pour encadrer un marché.
  • Contrôle de quantité : Limite légale sur la quantité maximale pouvant être achetée ou vendue sur un marché.
  • Quota : Quantité totale autorisée par la loi correspondant à la limite d’échanges d’un bien sous contrôle.

Points essentiels

  • Un prix plafond fixe une limite à la baisse et provoque une quantité offerte plus faible que la quantité demandée, entraînant pénurie et marché noir.
  • Un prix plancher fixe une limite à la hausse et crée une offre excédentaire, laissant un surplus persistant source d’inefficacité.
  • Avec un contrôle de prix, la quantité effectivement vendue est déterminée par le côté court du marché lorsque l’offre et la demande ne sont pas égales.
  • Les prix planchers peuvent conduire à une allocation inefficace entre vendeurs et à des gaspillages, ainsi qu’à une tentation de contourner la loi.
  • La pénurie liée à un prix plafond et les inefficacités d’un prix plancher ressemblent par plusieurs effets pervers sur quantité et allocation.
  • Un contrôle de quantité prend la forme d’un quota, et peut s’observer via des licences ou permis comme une licence de taxi à Paris ou à New York.

Astuce mémo

Plafond = Pluie de pénurie (prix ↓, pénurie, marché noir) ; Plancher = Plaque de surplus (prix ↑, surplus, opportunités manquées).

4. PIB et approches comptables

Notions clés & Définitions

  • Produit intérieur brut : Le produit intérieur brut mesure la valeur marchande des biens et services finaux produits dans un pays sur une période donnée.
  • Approche production : L’approche production calcule le PIB comme la somme des valeurs ajoutées réalisées dans l’économie.
  • Approche dépenses : L’approche dépenses mesure le PIB comme la somme des dépenses en biens et services finaux réalisées par les agents.
  • Approche revenus : L’approche revenus calcule le PIB comme la somme des revenus produits par une économie.

Points essentiels

  • Le PIB inclut uniquement les biens et services finaux, en excluant les biens intermédiaires utilisés comme consommations intermédiaires.
  • Le PIB exclut aussi l’économie informelle, les marchés d’occasion et comptabilise selon le lieu de production, pas selon la nationalité des producteurs.
  • Le PIB en approche production s’écrit comme somme des valeurs ajoutées, où chaque valeur ajoutée = valeur du bien final − valeur des biens intermédiaires.
  • En approche dépenses, le PIB est la somme des dépenses en biens et services finaux par les agents, ce qui évite de compter deux fois la même production.
  • En approche production, compter la production totale revient à surestimer: avec 200 et 400 pour deux étapes, la somme de production vaut 600 alors que la somme des valeurs ajoutées vaut 400 avec 400−200 pour la dernière étape.

Astuce mémo

PIB = Final (sans intermédiaires) : production = valeurs ajoutées, dépenses = achats finaux, revenus = gains distribués.

5. Inflation et indice des prix

Notions clés & Définitions

  • Inflation : L’inflation est une hausse générale et durable des prix qui réduit le pouvoir d’achat de la monnaie au fil du temps.
  • Indice des prix à la consommation (IPC) : L’indice des prix à la consommation mesure l’évolution des prix d’un panier de biens et services consommés par les ménages.
  • Taux de croissance : Le taux de croissance décrit comment une grandeur varie entre deux périodes, par exemple de 2018 à 2019.

Points essentiels

  • Pour comprendre la mesure de l’inflation, il faut d’abord savoir calculer et interpréter un taux de croissance entre deux dates comme 2018 et 2019.
  • L’inflation est reliée à l’IPC, qui sert d’indicateur d’évolution des prix côté consommation.

6. Chômage et population active

Notions clés & Définitions

  • Emploi : L’emploi correspond au nombre de personnes actuellement travaillant dans l’économie, à temps plein ou à temps partiel.
  • Chômage : Le chômage correspond au nombre de personnes sans emploi qui recherchent activement un travail.
  • Population active : La population active est la somme de l’emploi et du chômage dans l’économie.
  • Halo du chômage : Le halo du chômage regroupe des inactifs proches du chômage qui souhaitent travailler mais ne remplissent pas toutes les conditions de recherche et de disponibilité.

Points essentiels

  • Un chômeur au sens BIT a au moins 15 ans, n’a pas travaillé la semaine de référence, est disponible pour travailler dans les 15 jours et a cherché activement le mois précédent ou a un emploi qui commence sous 3 mois.
  • Le taux de chômage peut baisser si le nombre d’actifs diminue par découragement, même si le taux d’emploi ne baisse pas.
  • Les travailleurs découragés sont capables de travailler mais ont renoncé à chercher car l’état du marché ne leur semble pas favorable.
  • Les inactifs disponibles mais non demandeurs souhaitant être employés n’effectuent pas de démarches de recherche alors qu’ils ont recherché dans un passé récent.
  • Le halo du chômage se décompose en trois composantes selon disponibilité et absence de recherche d’emploi.
  • Le chômage frictionnel provient du temps de recherche entre deux emplois, tandis que le chômage structurel vient d’un désajustement entre profils des demandeurs et emplois disponibles au salaire courant.

Astuce mémo

Actifs = Emploi + Chômage ; Halo = désir de travailler sans remplir tous les critères BIT (recherche et/ou disponibilité).

7. Nature du chômage et courbe de Phillips

Notions clés & Définitions

  • Chômage frictionnel : Le chômage frictionnel correspond au chômage lié au temps nécessaire pour trouver ou changer d’emploi sur le marché du travail au salaire courant.
  • Chômage structurel : Le chômage structurel résulte d’un désajustement entre les emplois disponibles et les personnes qui cherchent un travail aux conditions salariales actuelles.
  • Taux de chômage naturel : Le taux de chômage naturel est le niveau « normal » de chômage autour duquel le chômage observé fluctue, déterminé par le frictionnel et le structurel.
  • Courbe de Phillips : La courbe de Phillips décrit la relation inverse entre le chômage et l’inflation, via les tensions sur les salaires.

Points essentiels

  • Le chômage naturel est égal à la somme du chômage frictionnel et du chômage structurel.
  • Le chômage cyclique mesure l’écart entre le chômage courant et le taux de chômage naturel.
  • Chômage cyclique et chômage naturel s’additionnent pour donner le chômage courant.
  • Aux États-Unis, des estimations évoquent une baisse du taux de chômage naturel de 6,2% à 4,8% depuis 1980, avec un possible effet de l’augmentation de la population carcérale d’environ 0,2 point.
  • Quand le chômage est faible, il apparaît des tensions inflationnistes à cause de la hausse des salaires, tandis qu’un chômage élevé va de pair avec une inflation basse et une activité faible.
  • La courbe de Phillips relie d’abord le chômage au niveau des salaires (puis l’inflation), en partant de l’idée que salaires et chômage évoluent ensemble.

Astuce mémo

Chômage bas ⇒ salaires sous tension ⇒ inflation haute (et inversement : chômage haut ⇒ inflation basse).

8. Épargne, investissement et fonds prêtables

Notions clés & Définitions

  • Investissement : L’investissement désigne les dépenses visant à créer ou à augmenter du capital, moteur de la croissance à long terme.
  • Épargne nationale : L’épargne nationale est l’épargne totale disponible dans l’économie, égale en économie fermée à l’épargne du secteur privé plus celle du secteur public.
  • Marché des fonds prêtables : Le marché des fonds prêtables met en relation l’offre d’épargne (épargnants) et la demande d’emprunts (investisseurs) en se coordonnant via le taux d’intérêt.
  • Taux d’intérêt nominal : Le taux d’intérêt nominal est le taux exprimé sans correction de l’inflation, donc non ajusté pour les variations de prix.
  • Taux d’intérêt réel : Le taux d’intérêt réel est ajusté pour l’évolution des prix afin de refléter le coût/rendement en pouvoir d’achat.

Points essentiels

  • En économie fermée, l’identité comptable impose que l’épargne nationale égale l’investissement, car l’écart se traduit par des investissements non désirés et une variation des stocks.
  • Le système financier regroupe firmes, marchés et institutions qui relient épargnants et investisseurs et offre des alternatives aux emprunteurs et aux prêteurs.
  • La demande de fonds prêtables provient des ménages et des entreprises voulant emprunter pour investir et dépend du taux d’intérêt.
  • L’offre de fonds prêtables provient d’agents ayant une capacité de financement et souhaitant épargner et prêter, et un taux plus élevé renforce l’incitation à épargner.
  • Sur le marché des fonds prêtables, une hausse de la taxe sur la consommation augmente l’épargne privée et donc l’épargne nationale, ce qui relève l’offre de fonds prêtables et fait baisser le taux d’intérêt r.
  • Une politique budgétaire plus expansionniste via une hausse de G augmente le déficit et réduit l’épargne publique, ce qui diminue l’offre de fonds prêtables et modifie le taux d’intérêt et les quantités.

Repères chronologiques

DateÉvénement
22/09/2023Repère de cours sur la classification des secteurs institutionnels (SNF, SF, APU, ISBLSM, RdM)
29/09/2023Repère de cours sur déplacements de la courbe de demande et exemple café
13/10/2023Repère de cours sur l’offre, la demande et l’équilibre (surplus/pénurie) ; début chapitre 3
20/10/2023Repère de cours : exercices de déplacements offre/demande et effets sur prix/quantités
27/10/2023Repère de cours sur PIB réel vs nominal et limites du PIB
10/11/2023Repère de cours : inflation et lien IPC-taux de croissance
17/11/2023Repère de cours : comparaison IPC vs déflateur de PIB
24/11/2023Repère de cours : courbe de Phillips (chômage et inflation)

Tableaux de synthèse

Secteur vs branche

RegroupementContenuExemple typique
SecteurEntreprises ayant la même activité principale (contenu hétérogène)Horlogerie / Bijouterie
BrancheUnités de production fabriquant la même catégorie de produits (contenu homogène)Produire un même produit (horlogerie, etc.)
ButIdem : centres de décision/stratégies/ concentration-diversificationAnalyser l’importance d’un produit et les techniques de production

IPC vs déflateur de PIB

IndiceCe qu’il inclutPanier / population concernée
IPCInclut les B&S importés ; exclut les exportations ; exclut les biens de capital physiquePanier fixe : consommation des ménages
Déflateur de PIBInclut uniquement B&S produits dans le pays ; inclut les exportations ; inclut les biens de capital physiquePanier déterminé par les B&S produits dans l’année (prix à la production)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre secteur et branche : le secteur regroupe l’activité principale des entreprises, la branche regroupe une catégorie de produits homogènes.
  2. Compter deux fois un produit : si x est intégré dans y, le coût de x est déjà dans le prix de y (sinon surestimation de la production/VA).
  3. Croire qu’une hausse du prix entraîne un déplacement de la courbe de demande : c’est un déplacement le long de la courbe, lié au prix.
  4. Inverser prix plafond et prix plancher : plafond = limite à la baisse (prix ↓, pénurie), plancher = limite à la hausse (prix ↑, surplus persistant).
  5. Oublier que la quantité vendue avec contrôle dépend du côté court du marché quand offre et demande ne sont pas égales.
  6. Dire que le PIB inclut les biens intermédiaires : ils sont retranchés via les CI/VA, le PIB ne vise que les biens et services finaux.
  7. Mélanger PIB nominal et PIB réel : nominal utilise les prix courants, réel utilise des prix d’une année de base pour neutraliser l’effet prix.

Checklist Examen

  1. Classer les activités selon les 3 grands secteurs (primaire/secondaire/tertiaire) et donner les pourcentages annoncés (1,8% ; 18,4% ; 79,8% dont 5,4%).
  2. Distinguer secteur vs branche (contenu, homogénéité/hétérogénéité) et rappeler l’avantage d’un regroupement par branche et par secteur.
  3. Définir un secteur institutionnel et citer les 5 secteurs (SNF, SF, APU, ISBLSM, Reste du monde) avec la logique « non résidents » pour RdM.
  4. Expliquer la double logique des flux de comptabilité nationale : opérations sur biens et services, répartition, financières ; préciser le point de départ « production Y ».
  5. Définir la valeur ajoutée (VA = production totale − consommations intermédiaires) et dire pourquoi on évite la double comptabilisation.
  6. Maîtriser l’offre-demande : demande/offre prévisionnelles, déplacement le long vs déplacement de courbe, et l’équilibre (quantité demandée = quantité offerte).
  7. Calculer le sens d’un effet : surplus si quantité offerte > quantité demandée (prix au-dessus de l’équilibre) ; pénurie si quantité demandée > quantité offerte (prix en dessous).
  8. Comparer contrôles : prix plafond vs prix plancher (effets sur pénurie/surplus et inefficacités), et contrôle de quantité (quota) avec coût en opportunités/illégalités.
  9. Définir le PIB (valeur marchande des biens et services finaux) et ses 3 approches (production, dépenses, revenus) en rappelant « pas de biens intermédiaires ».
  10. Expliquer PIB nominal vs PIB réel (prix courants vs prix d’une année de base) et pourquoi on mesure la croissance en réel.
  11. Définir inflation et IPC (taux de croissance annuel de l’IPC) puis distinguer IPC et déflateur de PIB (ce qu’ils incluent et panier).
  12. Définir chômage (BIT), population active, halo du chômage (3 composantes), et décomposer chômage naturel (frictionnel + structurel) vs chômage cyclique ; relier à la courbe de Phillips.

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1. Combien de secteurs institutionnels sont distingués dans l’économie ?

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Secteurs économiques — définition ?

Classifications selon la nature des activités.

Secteur vs branche — différence ?

Secteur : activités principales d’entreprises. Branche : production homogène.

Secteur institutionnel — rôle ?

Regroupe agents économiques ayant centres de décision.

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