Fiche de révision : Introduction à l'économie verte et bleue

Plan du Cours

  1. Enjeux climatiques et modèle actuel
  2. Pourquoi changer de modèle
  3. Développement durable et économie verte
  4. Économie bleue et concepts associés
  5. Transition vers l’économie verte
  6. Défis et secteurs de transition
  7. Secteurs de l’économie bleue
  8. Stratégies du Burkina Faso
  9. Travaux de réflexion sur le Burkina Faso
  10. Conclusion

1. Enjeux climatiques et modèle actuel

Notions clés & Définitions

  • Réchauffement climatique : Phénomène d’augmentation de la température moyenne liée à l’accumulation de gaz à effet de serre, avec des effets mesurables sur l’environnement.
  • Stress hydrique : Situation où la disponibilité en eau devient insuffisante par rapport aux besoins, ce qui réduit l’accès à l’eau.
  • Déforestation : Processus de disparition des forêts, qui contribue à la dégradation des écosystèmes et à la perte de ressources.
  • Pauvreté multidimensionnelle : Catégorie de pauvreté qui regroupe plusieurs privations à la fois, au-delà du seul revenu.
  • Pauvreté extrême : Niveau de pauvreté correspondant à un revenu très faible, ici mesuré par un seuil de 1,25 dollar par jour.

Points essentiels

  • Le modèle actuel recherche une croissance “à tout prix” et s’appuie sur une énergie fossile peu chère, ce qui s’accompagne d’une hausse exponentielle des émissions de gaz à effet de serre et d’un réchauffement climatique.
  • Le déséquilibre environnemental menace des biens communs essentiels comme l’eau, l’air, les sols et les écosystèmes, avec des atteintes parfois irréversibles.
  • Les villes concentrent plus de la moitié de la population mondiale et représentent 75% de la consommation d’énergie et 75% des émissions de carbone.
  • Environ 20% de l’eau devient rare, et l’offre en eau ne satisferait que 60% de la demande mondiale dans 20 ans.
  • L’usage d’engrais chimiques a surtout accru les rendements agricoles tout en appauvrissant les sols, et la déforestation reste élevée à 13 millions d’hectares de forêt par an entre 1990 et 2005.
  • Les écarts sociaux sont massifs avec 1,4 milliard de personnes sous 1,25 dollar par jour, 1,75 milliard en pauvreté multidimensionnelle dont 925 millions en famine chronique, et 2% de la population détenant 50% du patrimoine mondial.

Astuce mémo

Villes–Énergie (75%-75%) et Eau–Temps (20% rare, 60% couvert en 20 ans).

2. Pourquoi changer de modèle

Notions clés & Définitions

  • Modèle de développement actuel : Un modèle de développement fondé sur une croissance poursuivie à tout prix et sur une exploitation croissante des ressources naturelles, énergie et climat inclus.
  • Changements climatiques : Un phénomène de déséquilibre du système climatique, présenté dans le cours comme réel et comme une menace majeure pour l’humanité.

Points essentiels

  • Les villes concentrent 75 % de la consommation d’énergie et 75 % des émissions de carbone, ce qui dégrade productivité et santé surtout chez les plus pauvres.
  • Environ 20 % de l’eau serait déjà rare et les prévisions annoncent que l’offre en eau ne couvrirait que 60 % de la demande mondiale dans 20 ans.
  • Entre 1990 et 2005, la déforestation resterait d’environ 13 millions d’hectares de forêt par an malgré l’usage d’engrais chimiques.
  • Le cours indique que l’agriculture mondiale peut nourrir 12 milliards de personnes alors qu’environ 7 milliards sont présents aujourd’hui.
  • Environ 1,4 milliard de personnes vivent avec moins de 1,25 dollar par jour, et 1,75 milliard sont en pauvreté multidimensionnelle dont 925 millions en famine chronique.
  • Le cours rapporte que 2 % de la population mondiale détient 50 % du patrimoine mondial, tandis que 50 % n’en détiennent que 1 %.

Astuce mémo

Repère la chaîne 75/75 (villes) puis 20→60 (eau) : villes très émettrices, eau rare aujourd’hui et offre insuffisante dans 20 ans.

3. Développement durable et économie verte

Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Concept macroéconomique qui concilie des dimensions économique, écologique et sociale pour répondre aux besoins du présent sans réduire la capacité des générations futures.
  • Trois piliers du développement durable : Cadre d’action basé sur l’intégration simultanée de l’économique, de l’environnemental et du social dans toute démarche de développement durable.
  • Économie verte : Stratégie économique visant une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant fortement les risques environnementaux et la pénurie de ressources naturelles.
  • Capital naturel et capital social : Notions de capital élargies : le capital naturel regroupe les ressources héritées et le capital social renvoie à la capacité d’une société à intégrer, notamment via une égalité d’accès aux richesses.

Points essentiels

  • Le développement durable apparaît pour la première fois dans les années 1980, puis est popularisé par le rapport Brundtland en 1987 et la conférence de Rio en 1992.
  • La définition de Brundtland décrit un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
  • Le développement durable vise une justice intergénérationnelle en tenant compte des effets à long terme sur des ressources naturelles limitées.
  • Dans le développement durable, la soutenabilité suppose d’élargir la reproduction de trois capitaux : économique, naturel et social.
  • Le PNUE présente l’économie verte comme une voie à long terme de sortie de crise, orientée vers reprise économique, réduction de la pauvreté et réduction des émissions ainsi que de la dégradation des écosystèmes.
  • L’économie verte se conçoit comme un compromis entre gestion responsable du capital naturel non renouvelable et gestion durable du renouvelable, avec une économie à faible intensité carbone et forte efficience des ressources.

Astuce mémo

3 piliers = Écono + Écolo + Social ; et “présent sans voler le futur” (Brundtland 1987).

4. Économie bleue et concepts associés

Notions clés & Définitions

  • Économie bleue : L’économie bleue désigne les activités économiques liées aux mers et aux océans, menées de façon durable pour soutenir la croissance, l’emploi et la santé des écosystèmes marins.
  • Croissance verte : La croissance verte est une croissance qui maintient les actifs naturels capables de fournir des ressources et des services environnementaux tout en protégeant le bien-être.
  • Économie circulaire : L’économie circulaire est un système qui optimise l’usage des ressources sur tout le cycle de vie d’un bien ou d’un service, en réduisant l’empreinte environnementale.
  • Emplois verts : Les emplois verts sont des emplois décents qui diminuent l’énergie et les matières consommées, réduisent les émissions, et limitent déchets et pollution tout en protégeant ou restaurant les écosystèmes.
  • Entreprise bleue : L’entreprise bleue est une forme d’activité ancrée dans des métiers liés aux étendues d’eau et aux rives, comme les océans, mers, côtes, lacs, cours d’eau et nappes souterraines.

Points essentiels

  • L’usage généralisé de l’économie bleue s’est fortement répandu après la conférence des Nations unies sur le développement durable tenue à Rio de Janeiro en juin 2012.
  • Dans un sens étroit, l’économie bleue correspond à l’utilisation durable des ressources des océans pour la croissance, l’amélioration des moyens de subsistance et la santé des écosystèmes marins.
  • Dans la définition étroite, l’économie bleue est considérée comme un sous-ensemble de l’économie verte.
  • Dans l’approche la plus large, l’économie bleue regroupe toute activité économique liée aux mers et aux océans, avec un objectif de rendre cette économie plus verte.
  • L’économie bleue vise une gestion harmonieuse des activités en mer et sur les côtes en préservant le capital naturel pour mieux s’adapter au changement climatique.
  • Selon le BIT, les emplois verts combinent dimension sociale (emploi décent) et réduction énergie, matières, émissions, déchets et pollution avec protection ou restauration des écosystèmes.

Astuce mémo

Économie bleue = mers + océans + durabilité; emplois verts = décent + moins d’énergie/matières + moins de pollution.

5. Transition vers l’économie verte

Notions clés & Définitions

  • Piliers du développement durable : modèle en société, économie et environnement qui, lorsqu’ils sont traités séparément, mène à une juxtaposition plutôt qu’à une intégration.

Points essentiels

  • Les trois piliers du développement durable sont insuffisants lorsqu’ils sont gérés séparément, car cela conduit à une juxtaposition au lieu d’une intégration.
  • L’économie verte rompt avec l’idée d’une moyenne entre piliers : elle met l’accent sur les interactions des variables dans le contexte du développement durable.
  • Dans une économie verte, l’environnement favorise la croissance économique et le bien-être humain via l’intégration environnement-économie.
  • À Rio+20 en 2012, l’économie verte est présentée comme liée aux objectifs de développement durable, notamment pour l’éradication de la pauvreté.
  • Les gouvernements réunis dans « l’avenir que nous voulons » reconnaissent qu’en l’absence de changement de modèle économique, les objectifs de développement durable restent hors de portée.
  • Sur les dernières décennies, la croissance a profité à beaucoup de personnes, mais 60 % des biens et services environnementaux majeurs se sont dégradés ou utilisés sans durabilité.

Astuce mémo

Pas une moyenne des 3 piliers : c’est l’interaction environnement↔économie qui crée la croissance et le bien-être.

6. Défis et secteurs de transition

Notions clés & Définitions

  • Empreinte écologique par habitant : Notion d’impact environnemental qui compare la pression d’un pays sur ses ressources et sa capacité à fournir un cadre de vie selon le niveau de vie et les choix de production-consommation.
  • Transition vers une économie circulaire : Transformation de l’économie visant à limiter l’épuisement des ressources en modifiant à la fois l’offre de biens et services, la consommation, et la gestion des déchets.
  • Coûts externes : Déséquilibres non reflétés dans le prix qui correspondent aux impacts environnementaux supportés par la société, et qui doivent être pris en compte pour orienter les comportements.

Points essentiels

  • La transition vers une économie verte et bleue varie selon les pays car elle dépend de leur capital naturel et humain et de leur niveau de développement.
  • Les pays développés consomment plus que ce que leurs ressources naturelles permettent et doivent réduire fortement les pratiques de gaspillage pour basculer vers une voie durable.
  • Dans les pays développés, les consommateurs à hauts revenus pèsent lourdement : ils représentent plus de 75 % de la consommation mondiale et 41 % des émissions mondiales de CO2.
  • La transition vers une économie circulaire exige des changements côté offre (extraction, production, transformation, distribution) et côté consommation, ainsi qu’une gestion efficace des déchets et une prise en compte des échanges avec le reste du monde.
  • Le changement de cap se heurte à des obstacles juridiques et à des investissements coûteux à court terme, car de nombreuses solutions exigent des capitaux élevés et les prix ne reflètent pas toujours les coûts externes.

Astuce mémo

Côté transition : Offre + Consommation + Déchets, et côté blocages : Droit + Capex + Prix (coûts externes).

7. Secteurs de l’économie bleue

Notions clés & Définitions

  • Eau et environnement : Domaine de transition qui vise la gestion durable du milieu naturel pour soutenir la croissance sans dégrader les ressources.
  • Infrastructures urbaines : Champ d’action qui concerne la modernisation des villes pour rendre les services plus durables et compatibles avec les objectifs environnementaux.
  • Gestion des déchets : Secteur d’organisation des flux de déchets afin de réduire les impacts et mieux valoriser les ressources.
  • Bâtiments écologiques : Branche de la construction orientée vers la baisse de la consommation d’énergie et l’intégration d’exigences environnementales dans tout le cycle du bâtiment.
  • Transports et infrastructures : Ensemble de moyens de déplacement et de réseaux qui doivent être écologisés pour limiter les émissions et décongestionner les villes.

Points essentiels

  • Les domaines phares de la transition sont l’agriculture, l’énergie et les mines, l’industrie et le manufacturier, les infrastructures de transport, la construction et les bâtiments écologiques, l’eau et l’environnement, le développement des infrastructures urbaines et la gestion des déchets.
  • L’écologisation des transports vise notamment à réduire les émissions et à limiter les effets de la congestion urbaine en développant des réseaux ferroviaires et routiers.
  • La transformation du secteur du bâtiment entraîne une mutation des métiers, avec formation à la performance énergétique et à la qualité de l’air intérieur et extérieur.
  • Les bâtiments durables intègrent aussi le recyclage des déchets de chantier et la gestion des risques naturels lors de la construction et de l’exploitation.

Astuce mémo

Transport + bâtiment : moins d’émissions, plus de formation, et des déchets de chantier recyclés.

8. Stratégies du Burkina Faso

Notions clés & Définitions

  • Investissements publics verts : Des interventions directes du secteur public visant à créer ou améliorer des infrastructures déjà compatibles avec l’objectif écologique et à réorganiser des services existants.
  • Mesures incitatives et dissuasives : Des instruments fiscaux ou de subvention destinés à orienter les choix privés en stimulant certains investissements et en freinant d’autres.
  • Cadres réglementaires de durabilité : Des lois et règlements qui imposent formellement des objectifs de durabilité pour garantir leur application et leur respect.
  • Agriculture verte au Burkina Faso : Une trajectoire d’amélioration de l’agriculture et des chaînes de valeur combinant pratiques durables et gains économiques tout en réduisant l’empreinte environnementale.

Points essentiels

  • Les investissements publics peuvent porter sur des réseaux de transport public, des centrales d’énergie renouvelable, et des actions de protection ou restauration d’écosystèmes.
  • Les mesures incitatives et dissuasives incluent notamment les tarifs de rachat des énergies renouvelables et la suppression des subventions aux combustibles fossiles.
  • Les cadres réglementaires peuvent prévoir des normes sur les énergies renouvelables, des normes de consommation de carburant, ainsi que la création de réserves naturelles et de zones protégées.
  • Au Burkina Faso, la stratégie vise notamment le doublement de l’agriculture verte et de la production animale, avec des pratiques d’irrigation durables pour préserver la qualité des sols.
  • La stratégie burkinabè vise aussi l’accroissement de la production alimentaire, la réduction des émissions de carbone et l’accès aux marchés internationaux des produits écologiques.

9. Travaux de réflexion sur le Burkina Faso

Notions clés & Définitions

  • SCADD : La stratégie quinquennale de croissance accélérée et de développement durable intègre des objectifs d’économie verte pour orienter les actions du Burkina Faso.
  • Plan national d’investissement environnemental : Le plan national d’investissement environnemental pour le développement durable sert de cadre pour financer la mise en œuvre des objectifs liés à l’environnement.
  • Économie verte inclusive : L’économie verte inclusive vise une transition verte qui crée des opportunités et réduit la pauvreté en tenant compte des populations les plus concernées.
  • Solidarité sociale : La solidarité sociale désigne la dimension sociale de l’économie verte, mobilisant l’accompagnement des personnes en situation de pauvreté pour soutenir la transition.

Points essentiels

  • Le Burkina Faso a intégré les objectifs de l’économie verte dans la SCADD et dans son plan national d’investissement environnemental pour le développement durable.
  • Six secteurs phares sont retenus dans les consultations : agriculture, élevage, sylviculture, eau, énergie et mines.
  • Dans le secteur primaire, la SCADD vise l’amélioration des rendements et de la productivité agricoles ainsi que l’augmentation de la valeur ajoutée.
  • Le chapitre de travaux de groupe propose d’étudier : économie verte et politique de développement, stratégie de mise en œuvre au Burkina Faso, lutte contre le réchauffement climatique et secteurs clés, ainsi que le lien économie verte–chômage.
  • La stratégie insiste sur l’idée de solidarité sociale dans un contexte où la pauvreté reste une préoccupation majeure.

Astuce mémo

SCADD vert = AÉSEEM : Agriculture, Élevage, Sylviculture, Eau, Énergie, Mines.

10. Conclusion

Notions clés & Définitions

  • Nuances de vert : Ensemble des variantes de politiques et pratiques qui expliquent pourquoi l’économie verte ne se réduit pas à un simple paquet de mesures environnementales.

Points essentiels

  • L’économie verte vise à aller au-delà de l’accumulation matérielle en redéfinissant le progrès humain et les modes de vie.
  • En pratique, l’économie verte est difficile à mettre en œuvre et peut être réduite à des politiques environnementales si le concept n’est pas clarifié.
  • Une économie verte inclusive améliore l’équité sociale et peut contribuer à éradiquer la pauvreté tout en limitant, réparant et même inversant des atteintes aux écosystèmes.
  • La mise en œuvre efficace passe par des produits plus intelligents, une ressource mieux utilisée, moins de ressources naturelles, moins d’émissions et moins de déchets et pollution.
  • Les mesures doivent être conçues pour que les groupes pauvres et vulnérables soient au cœur du processus.

Astuce mémo

Économie verte = Équité + Écosystèmes : progrès humain, pas seulement environnement; inclusion au centre.

Repères chronologiques

DateÉvénement
années1980Première apparition du terme « développement durable »
1987Rapport Brundtland : définition du développement durable
1992Conférence de Rio (développement durable)
1989Publication « Blueprint for a Green Economy » (terme « économie verte »)
2008Crise financière mondiale : appels au « Nouveau Pacte Vert Mondial »
2009PNUE : rapport définissant l’économie verte comme stratégie de sortie de crise
2011PNUE (2011) : définition de l’économie verte
2011EMG : limite due à l’intervention des piliers pris indépendamment
juin 2012Conférence des Nations unies sur le développement durable à Rio de Janeiro : diffusion de l’économie bleue
2012Rio+20 : l’économie verte liée aux objectifs de développement durable

Tableaux de synthèse

Économie verte vs économie bleue (sens)

ConceptSens étroitSens large / lien
Économie verte(Définition PNUE) améliore le bien-être humain et l’équité sociale tout en réduisant significativement les risques environnementaux et la pénurie de ressources.Économie à faible intensité en carbone, très efficiente en ressources, orientée vers l’inclusion sociale ;
Économie bleueUtilisation durable des ressources des océans pour la croissance économique, l’amélioration des moyens de subsistance et des emplois, et la santé des…Toute activité économique liée aux mers et aux océans, avec l’objectif de « rendre l’économie bleue plus verte » ;

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre réchauffement climatique (augmentation via GES) et simple variabilité du climat : le cours insiste sur des changements « réels » et mesurables.
  2. Penser que l’économie verte est « une moyenne » des 3 piliers : le cours dit que ce n’est pas arithmétique, mais l’interaction environnement↔économie (dans un contexte).
  3. Réduire l’économie verte à un « simple paquet de mesures environnementales » : la conclusion rappelle le risque et la nécessité d’une logique inclusive.
  4. Croire que l’économie bleue se limite à la pêche : le cours inclut aussi tourisme côtier, transport maritime/portuaire, construction navale, énergie, bioprospection, etc.
  5. Oublier que les politiques de transition doivent intégrer coûts externes : le cours insiste sur leur prise en compte pour orienter consommateurs et comportements.
  6. Mélanger pauvreté « 1,25 dollar par jour » et pauvreté multidimensionnelle : le cours donne des chiffres distincts et des notions différentes.
  7. Croire que la transition est identique partout : le cours distingue pays développés vs en développement par leurs contraintes (capacité/volonté, empreinte écologique, information, capitaux).

Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi il faut changer de modèle : limites de la croissance « à tout prix », énergie fossile peu chère, émissions → réchauffement et dégradation (eau, sols, atmosphère, écosystèmes).
  2. Citer et mobiliser les repères urbains du cours : plus de la moitié en villes, 75% de l’énergie et 75% des émissions de carbone, et l’impact sur productivité/santé surtout des pauvres.
  3. Rattacher les repères eau/forêt aux enjeux : 20% de l’eau rare, offre à 60% de la demande dans 20 ans, déforestation ~13 millions d’hectares/an (1990-2005) malgré les engrais chimiques.
  4. Présenter les enjeux sociaux quantifiés : 1,4 milliard sous 1,25 dollar/jour, 1,75 milliard en pauvreté multidimensionnelle dont 925 millions en famine chronique, 12 milliards nourrissables vs 7 milliards aujourd’hui, et concentration patrimoniale (2% vs 50% / 1%).
  5. Définir le développement durable (Brundtland) et préciser l’idée de justice intergénérationnelle et l’élargissement du capital : économique, naturel, social.
  6. Lister la logique des 3 piliers (économique, écologique, social) et la formulation « Durable = viable + vivable + équitable » donnée dans le cours.
  7. Définir l’économie verte (PNUE, 2011) et relier le contexte : apparition années1980/rapport (1989), impulsion NPVM (2008) et rapport PNUE (2009) avec objectifs reprise, réduction pauvreté, réduction émissions et dégradation des écosystèmes.
  8. Comparer les définitions de l’économie bleue : sens étroit (ressources des océans durables, sous-ensemble de l’économie verte) et sens le plus large (toute activité liée mers/océans pour la rendre plus verte).
  9. Expliquer le lien développement durable↔économie verte (interaction des variables, Rio+20 2012, « l’avenir que nous voulons ») et préciser le rôle de l’économie bleue comme levier du développement durable et de l’inclusion sociale.
  10. Maîtriser les concepts associés : croissance verte (OCDE/Banque mondiale), économie circulaire, technologies propres, investissement vert, emplois verts (BIT), entreprise verte et entreprise bleue (spécificité des métiers de l’eau).
  11. Identifier les défis et obstacles de la transition (variations selon capital naturel/humain et niveau de développement ; obstacles juridiques/investissements court terme ; coûts externes à intégrer) et résumer les différences pays développés vs en développement (empreinte, consommation, capitaux).
  12. Citer et caractériser les 4 instruments des politiques (investissements, mesures incitatives/dissuasives dont tarifs de rachat + suppression subventions fossiles, cadres réglementaires, interventions sociales) puis relier aux secteurs clés (agriculture, énergie, transports, construction/bâtiment, eau/environnement,…
  13. Expliquer la stratégie burkinabè : intégration SCADD et plan national d’investissement environnemental ; 6 secteurs phares (AÉSEEM : Agriculture, Élevage, Sylviculture, Eau, Énergie, Mines) ; objectif d’économie verte inclusive et solidarité sociale ;

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction à l'économie verte et bleue avec 20 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel effet est directement associé à l’accumulation de gaz à effet de serre ?

2. Dans le modèle actuel, quelle part approximative de la consommation d’énergie et des émissions de carbone est concentrée dans les villes ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction à l'économie verte et bleue avec 20 flashcards interactives.

Réchauffement climatique — définition ?

Augmentation de la température moyenne liée aux gaz à effet de serre.

Stress hydrique — définition ?

Insuffisance d'eau disponible par rapport aux besoins.

Déforestation — conséquence ?

Perte des forêts et dégradation des écosystèmes.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches