Impôt sur les bénéfices : Impôt établi sur l’ensemble des bénéfices ou revenus réalisés par les sociétés et autres personnes morales désignées à l’article 206 du CGI (CGI, art. 205). Il s’agit d’un impôt direct, proportionnel et synthétique, qui frappe les bénéfices des entreprises en fonction de leur forme juridique et de leur localisation (D. n° 48-1268, 17 août 1948 ; D. n° 48-1986, 9 déc. 1948).
Législation de l’IS : Ensemble des règles législatives qui déterminent le champ d’application, la base imposable, la liquidation et le paiement de l’impôt sur les bénéfices des sociétés. Elle précise notamment que l’IS est un impôt d’État, basé sur le résultat des entreprises exploitées en France ou selon des conventions internationales (CGI, art. 205).
Objectifs de l’impôt sur les bénéfices : Assurer la contribution des entreprises à la fiscalité de l’État, financer les dépenses publiques, et participer à la redistribution des richesses. Il vise aussi à encadrer la concurrence fiscale entre États, en favorisant une certaine harmonisation et en limitant la délocalisation des bénéfices (notion de concurrence fiscale, réforme de la personnalisation croissante de l’IS).
L’impôt sur les bénéfices est un impôt direct, proportionnel et synthétique, dont la législation vise à équilibrer la contribution fiscale des entreprises tout en luttant contre la concurrence fiscale déloyale. Son champ d’application dépend de la forme juridique, de la localisation de l’activité, et des conventions internationales.
Régimes d’imposition : Ensemble des règles qui déterminent comment une entité ou une personne doit payer ses impôts, notamment en ce qui concerne le mode d’imposition, le calcul du montant dû, et les éventuelles exonérations ou dérogations.
Imposition sur le revenu : Mode d’imposition où le bénéfice ou le revenu d’une personne ou d’une entité est soumis à l’impôt. Elle peut concerner différentes catégories de contribuables, notamment les personnes physiques ou morales, selon leur régime fiscal.
Taux proportionnel : Taux d’imposition qui reste constant quel que soit le montant du bénéfice ou du revenu imposé. La charge fiscale est donc proportionnelle à la base imposable.
Les régimes d’imposition déterminent le mode et le taux d’imposition applicable aux contribuables, avec des règles spécifiques pour l’imposition sur le revenu et un taux généralement constant dans le cas du taux proportionnel. La transposition de la directive européenne a renforcé l’uniformité en matière d’imposition minimum sur les bénéfices.
Entreprises imposables : Personnes ou entités soumises à l’impôt sur les sociétés (IS), comprenant notamment les sociétés de capitaux et certaines sociétés de personnes qui ont opté pour l’imposition à l’IS (source : contenu source).
Sociétés de capitaux : Personnes morales imposables de plein droit à l’IS selon les dispositions législatives (CGI, art. 206-1). Elles ont une personnalité juridique propre, distincte de celle des personnes physiques qui la composent. Exemples : sociétés anonymes (SA), sociétés par actions simplifiées (SAS), sociétés en commandite par actions (SCA), sociétés à responsabilité limitée (SARL), sociétés coopératives, sociétés d’exercice libéral (SEL, SELARL).
Sociétés de personnes : Personnes morales ou sociétés civiles qui peuvent être imposables à l’IS sur option, notamment celles ayant une activité industrielle ou commerciale ou réalisant des opérations lucratives (CGI, art. 206-2). Exemples : sociétés en nom collectif (SNC), sociétés en commandite simple, sociétés en participation, entreprises individuelles à responsabilité limitée (EIRL), exploitations agricoles à responsabilité limitée (EARL), EURL dont l’associé unique est une personne morale, sociétés civiles professionnelles.
Le champ d’application de l’IS distingue deux catégories de personnes morales : celles qui y sont imposées de plein droit (sociétés de capitaux) et celles qui peuvent y être imposées sur option (certaines sociétés de personnes et autres organismes comme les caisses de Crédit Agricole, etc.).
Les sociétés de capitaux ont une personnalité juridique distincte, ce qui implique que leurs bénéfices sont imposés au nom de la société, et non de leurs associés.
Les sociétés de personnes, en principe, imposent leurs bénéfices à l’impôt sur le revenu (IR) au nom des associés, sauf option pour l’IS dans certains cas.
Certaines sociétés civiles ayant une activité commerciale ou industrielle, ainsi que des associations lucratives, peuvent opter pour l’imposition à l’IS (CGI, art. 206-2, 206-3).
Les entreprises imposables à l’IS regroupent principalement les sociétés de capitaux de plein droit, mais aussi certaines sociétés de personnes qui choisissent cette imposition, avec des règles spécifiques selon leur nature et leur activité.
Les personnes morales, selon leur forme et leur activité, peuvent être soumises de plein droit ou sur option à l’impôt sur les sociétés, avec une distinction essentielle entre sociétés de capitaux et sociétés civiles.
Exonérations : Dispositions permettant à certaines personnes morales ou activités d’être totalement ou partiellement dispensées de l’impôt sur les bénéfices, souvent sous conditions spécifiques. Elles peuvent être totales, partielles ou temporaires (source : concepts exclusifs).
Dérogations : Dispositions qui modifient ou exceptionnent le régime général de l’impôt sur les bénéfices, notamment en permettant des régimes spécifiques ou des régimes d’imposition alternatifs, comme le régime du bénéfice mondial consolidé ou le régime du BMC (source : concepts exclusifs).
Zones d’aide à l’investissement : Zones territoriales où les entreprises peuvent bénéficier d’exonérations temporaires ou d’incitations fiscales pour encourager leur implantation et leur développement économique. Exemples : zones d’aide à l’investissement des PME, zones de revitalisation rurale, zones franches urbaines (source : concepts exclusifs).
Exonérations temporaires : Dispositions qui accordent une dispense d’imposition pour une période limitée, souvent dans le cadre de politiques d’incitation à l’implantation ou au développement dans des zones spécifiques ou pour certains types d’organismes (source : concepts exclusifs).
Territorialité de l’IS : Règle selon laquelle l’impôt sur les sociétés (IS) est dû uniquement sur les bénéfices réalisés dans les entreprises exploitées en France, conformément à l’article 209-1 du CGI. Elle limite l’assujettissement à l’IS aux bénéfices produits par des activités exercées sur le territoire français, sauf application de conventions internationales.
Domiciliation fiscale : Concept désignant le lieu où une personne morale est considérée comme ayant son centre principal d’activité pour l’application de l’IS. La domiciliation fiscale détermine si une entreprise est soumise à l’IS en France, en fonction de ses activités et de sa localisation.
Territorialité : Principe selon lequel l’imposition est limitée à la zone géographique où l’activité économique est exercée. En droit fiscal français, ce principe s’applique à l’IS en définissant que seuls les bénéfices réalisés en France ou attribués à la France par une convention internationale sont imposables.
L’impôt sur les sociétés est en principe limité aux bénéfices réalisés par des activités exercées en France, conformément au principe de territorialité, sauf dérogations prévues par la loi ou conventions internationales.
Bénéfice mondial consolidé (BMC) : régime prévu par le législateur (CGI, art. 209 quinquies) permettant aux groupes internationaux de retenir l’ensemble des résultats (bénéficiaires ou déficitaires) de leurs exploitations directes ou indirectes, situées en France ou à l’étranger, pour l’assiette de l’impôt sur les sociétés. Ce régime est accordé sur agrément du ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, pour une période initiale de cinq ans renouvelable sur trois ans, en contrepartie d’engagements en faveur de l’emploi en France. Il permet la prise en compte des déficits subis à l’étranger et l’élimination de la double imposition, offrant ainsi des économies d’impôt substantielles. Son usage a été limité et finalement abrogé par la loi en 2011.
Impôt mondial : nouvel impôt instauré par la directive (UE) 2022/2523 du 14 décembre 2022, visant à instaurer un niveau minimum d’imposition de 15 % sur les bénéfices des multinationales et grands groupes, distinct de l’impôt sur les sociétés. Il s’agit d’un impôt complémentaire, créé dès 2024, pour renforcer la fiscalité des groupes internationaux et lutter contre la concurrence fiscale entre États.
Directive (UE) 2022/2523 : texte de l’Union européenne adopté le 14 décembre 2022, qui établit un cadre pour l’instauration d’un impôt mondial minimum de 15 % sur les bénéfices des multinationales, avec pour objectif d’harmoniser la fiscalité au sein de l’UE et de réduire la concurrence fiscale. La directive a été transposée en droit français par la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023, créant un impôt complémentaire distinct de l’impôt sur les sociétés à partir de 2024.
Détermination du bénéfice imposable : Processus visant à établir le résultat net d’une entreprise à partir des résultats comptables, en y apportant des corrections fiscales pour obtenir le montant sur lequel l’impôt sera calculé.
Sources : La notion s’appuie sur l’article CGI, art. 38, qui définit le bénéfice imposable comme le bénéfice net déterminé d’après les résultats d’ensemble des opérations de toute nature effectuées par l’entreprise, y compris la cession d’éléments d’actifs. La différence entre la valeur de l’actif net à la clôture et à l’ouverture de l’exercice, ajustée des apports et prélèvements, constitue la base de ce calcul.
Charges déductibles : Charges supportées par l’entreprise qui peuvent être soustraites du résultat comptable pour déterminer le bénéfice imposable, sous réserve de respecter les règles fiscales.
Sources : La définition implique que le résultat comptable doit être corrigé selon des règles fiscales, notamment en tenant compte des déductions autorisées par la législation fiscale, sans que celles-ci soient explicitement détaillées dans le texte source.
Produits imposables : Revenus ou gains réalisés par l’entreprise, qui doivent être inclus dans le calcul du bénéfice imposable.
Sources : Selon l’article CGI, art. 38, le bénéfice imposable inclut l’ensemble des opérations de toute nature, notamment les cessions d’éléments d’actifs, et doit faire l’objet de corrections pour respecter les règles fiscales. La base est constituée par la différence entre l’actif net de clôture et celui d’ouverture, ajustée des apports et prélèvements.
La détermination du bénéfice imposable consiste à ajuster le résultat comptable en intégrant toutes les opérations de l’entreprise, en tenant compte des charges déductibles et des produits imposables, afin d’établir la base d’imposition fiscale.
Produits imposables : Ensemble des revenus ou gains qui doivent être inclus dans le calcul du bénéfice imposable d’une entreprise, conformément aux règles fiscales. Selon le CGI, le bénéfice imposable est le résultat net déterminé d’après les résultats d’ensemble des opérations de toute nature effectuées par l’entreprise, y compris notamment les cessions d’éléments quelconques de l’actif.
Revenus imposables : Revenus issus des opérations de toute nature effectuées par l’entreprise, qui doivent être intégrés dans le calcul du bénéfice imposable. Ils comprennent notamment les produits d’exploitation, financiers et exceptionnels.
Résultat fiscal : Résultat net de l’entreprise après corrections comptables pour respecter les règles fiscales, servant de base à l’imposition. Il est déterminé par la différence entre les valeurs de l’actif net à la clôture et à l’ouverture de l’exercice, diminuée des apports et augmentée des prélèvements effectués par les associés.
Les produits imposables regroupent l’ensemble des revenus générés par l’entreprise, qui, après ajustements fiscaux, constituent le socle du calcul du bénéfice imposable soumis à l’IS.
Charges déductibles : Charges que l’entreprise peut déduire de son résultat fiscal si elles remplissent certaines conditions, notamment qu’elles soient en lien avec la gestion normale de l’entreprise et qu’elles soient exposées dans l’intérêt direct de l’exploitation (CGI, art. 39). Elles regroupent notamment les frais généraux, les amortissements, et les provisions.
Amortissements : Constats comptables de la diminution de valeur d’une immobilisation, permettant d’étaler le coût de l’actif sur sa durée d’utilisation. Selon le CGI, les amortissements réellement effectués, dans la limite de ceux admis d’après les usages, sont considérés comme des charges déductibles.
Dépenses fiscales : Charges ou déductions spécifiques prévues par la législation fiscale, notamment en lien avec la valorisation des stocks ou autres éléments comptables, qui peuvent influencer la détermination du résultat fiscal. (voir section 8 pour la notion précise, mais non définie ici).
Les charges déductibles sont celles qui, en lien avec la gestion normale de l’entreprise, permettent de réduire le résultat fiscal, sous réserve du respect des conditions légales et comptables. Les amortissements, en tant que charges comptables de dépréciation, jouent un rôle central dans cette déduction.
L’amortissement permet d’étaler le coût d’un actif immobilisé sur sa durée d’utilisation, avec des méthodes linéaires ou dégressives, facilitant la gestion fiscale et comptable de l’entreprise.
| Critère | Sociétés de capitaux | Sociétés de personnes | Organismes sans but lucratif |
|---|---|---|---|
| Imposition par défaut | Plein droit à l’IS (CGI, art. 206-1) | IR, option pour l’IS possible (CGI, art. 206-2) | Exonérés sous conditions (gestion désintéressée, recettes plafonnées) |
| Personnalité juridique | Oui | Oui | Oui |
| Exemple | SA, SAS, SARL, SCA | SNC, sociétés civiles, EURL (si option) | Associations, fondations |
| Imposition des bénéfices | Directement à l’IS | Sur option à l’IS ou IR | Exonération ou régime spécifique |
| Critère | Régimes d’imposition | Notions clés |
|---|---|---|
| Taux d’imposition | Taux proportionnel (normalement 15% pour certains) | Taux constant, sauf exonérations ou dérogations |
| Régimes spécifiques | Régime normal, régimes spéciaux, exonérations | Dépendent de la nature de l’entreprise et de la localisation |
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1. Qui a formulé ou instauré l'impôt sur les bénéfices en France ?
2. Que désigne un régime d'imposition dans le contexte fiscal des entreprises ?
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Impôt sur les bénéfices — définition ?
Impôt sur les bénéfices réalisés par les sociétés et personnes morales.
Régimes d'imposition — rôle ?
Définir comment et à quel taux une entité paie ses impôts.
Entreprises imposables — exemples ?
Sociétés de capitaux et sociétés de personnes optant pour l’IS.
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