Croissance extensive
On produit plus en utilisant plus de facteurs de production, tels que l'augmentation du nombre de travailleurs ou de machines.
Croissance intensive
On produit davantage grâce à des gains de productivité, sans nécessairement augmenter les facteurs de production.
Croissance endogène
La croissance provient de mécanismes internes à l'économie, comme l'innovation, la technologie ou le capital humain, qui s'entretiennent eux-mêmes.
Modèle Harrod-Domar
Modèle keynésien montrant que la croissance dépend de l'épargne et de l'investissement, mais que l'équilibre est instable et difficile à maintenir durablement.
Modèle Solow-Swan
Modèle de croissance exogène où le progrès technique est considéré comme extérieur au modèle. À long terme, sans progrès technique, la croissance par habitant s'annule, et il prévoit la convergence entre pays selon leur capital initial.
Rendements décroissants du capital
Hypothèse selon laquelle, plus on ajoute de capital, moins chaque unité supplémentaire de capital rapporte en termes de croissance.
Mondialisation — Accroissement des échanges de biens, services, capitaux et connaissances à l’échelle mondiale. (source)
Internationalisation — Démarche par laquelle une entreprise cherche des débouchés à l’étranger, répartit ses risques géographiquement et peut réduire ses coûts par spécialisation internationale. (source)
Avantage comparatif (Ricardo) — Un pays a intérêt à se spécialiser dans les productions où il est relativement le plus efficace, même s’il est moins efficace que ses partenaires en valeur absolue. (source)
Dotations factorielles — Quantité relative de facteurs de production (travail, capital, ressources naturelles) disponibles dans un pays, qui oriente sa spécialisation. (source)
Modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson) — Les pays se spécialisent selon leurs dotations : un pays riche en capital produit des biens intensifs en capital, un pays riche en main-d'œuvre produit des biens intensifs en travail. (source)
Modèle Ricardo-Viner — À court terme, certains facteurs sont mobiles (travail) et d’autres sont spécifiques (machines liées à un secteur). L’ouverture commerciale crée des gagnants et des perdants. (source)
Les structures de marché varient selon le degré de concurrence, de la pure et parfaite à l’oligopole ou au monopole, en passant par la différenciation, avec des implications différentes pour la fixation des prix et la stratégie des entreprises. Le marché biface illustre une organisation spécifique où deux groupes interagissent via une plateforme.
Produit = vecteur de caractéristiques (Lancaster) — Un produit est évalué à travers ses attributs (design, fonctionnalités, couleur...) dont le consommateur tire sa satisfaction. Ce n'est pas le produit en lui-même qui compte, mais ses caractéristiques.
Différenciation horizontale — Différences subjectives de perception entre produits de qualité comparable. Elle repose sur l'image de marque, la publicité ou la localisation. Exemple : le monopole local de Hotelling, où deux vendeurs de glaces identiques sur une plage bénéficient d’un avantage selon leur proximité avec les clients.
Différenciation verticale — Différences objectives de qualité reconnues par tous les consommateurs. Elle se traduit par des gammes (entrée de gamme, luxe). La qualité est perçue comme hiérarchique.
Échanges intra-branche — Échanges de produits similaires entre pays comparables (ex : voitures contre voitures). Krugman explique cela par la variété et les rendements croissants.
Économies d'échelle internes — Baisse du coût moyen liée à la croissance de la firme elle-même, grâce à une production plus importante.
La différenciation des produits, qu’elle soit horizontale ou verticale, constitue une stratégie clé pour les entreprises afin de se démarquer et d’obtenir un avantage concurrentiel, en jouant sur la perception ou la qualité objective du produit.
La chaîne de valeur de Porter permet d'identifier les leviers d'avantage concurrentiel en analysant les activités internes et leurs interactions, tandis que les forces de Porter évaluent la rentabilité potentielle d’un secteur. La stratégie consiste à choisir une position différenciée ou de coûts pour exploiter ces leviers.
Alliances stratégiques (Dussauge & Garette) — Association entre entreprises indépendantes qui coordonnent compétences et ressources pour mener à bien un projet commun, sans fusion.
Alliance de pseudo-concentration — Les partenaires produisent un même produit en commun tout en restant indépendants sur le reste de leur gamme.
Alliance complémentaire — Chaque partenaire apporte des compétences spécifiques que l'autre ne possède pas.
Coopétition — Coopération sur un projet commun entre entreprises qui restent concurrentes sur d'autres segments.
Joint-venture — Filiale commune créée par deux entreprises partenaires qui en détiennent chacune une part.
Réseau vertical — Entreprises situées à différents niveaux de la chaîne de valeur, liées par des contrats longs, des systèmes d'information partagés (EDI) et une collaboration technique.
Réseau horizontal — Entreprises situées au même niveau de la chaîne de valeur, partiellement concurrentes, qui mutualisent des ressources ou des compétences.
Franchise — Réseau dans lequel une firme (franchiseur) concède à des indépendants (franchisés) le droit d'exploiter sa marque en échange d'une redevance et du respect de normes.
Cluster / district industriel — Concentration géographique d'entreprises d'un même secteur entretenant des relations, sans firme pivot.
Échange de données informatisé (EDI) — Système d'échange d'informations standardisé entre partenaires d'un réseau vertical pour fluidifier flux logistiques et commerciaux.
Les alliances et réseaux sont des stratégies permettant aux entreprises de coordonner leurs compétences, ressources et activités pour renforcer leur compétitivité et s’adapter aux enjeux du marché, tout en conservant leur indépendance.
Cycle Juglar — Cycle d'environ 8 ans caractérisé par une alternance entre phases d'expansion, crise, dépression et reprise. Il reflète les fluctuations économiques à moyen terme liées à des déséquilibres dans l’investissement et la production.
Cycle Kitchin — Cycle court d’environ 40 mois, correspondant aux fluctuations dans la gestion des stocks et la production à court terme. Il influence principalement la cadence des investissements et des stocks.
Cycle Kondratiev — Cycle long d’environ 50 ans, associé à de grandes innovations technologiques. Il comporte deux phases : une phase ascendante (~25 ans) et une phase descendante (~25 ans), liées aux grandes transformations économiques.
Destruction créatrice (Schumpeter) — Processus selon lequel le capitalisme renouvelle ses structures en détruisant les anciennes industries pour en créer de nouvelles grâce à l’innovation. Toute entreprise doit s’adapter à ce processus pour survivre.
Grappes d'innovations — Groupements d’innovations apparaissant en groupe par imitation, attirés par le surprofit de l’innovateur, favorisant la diffusion technologique et économique.
Crise systémique — Crise dont les effets se propagent à l’ensemble du système financier mondial, en raison du degré d’intégration des économies, impactant la stabilité globale du système financier.
Les cycles économiques, qu’ils soient courts, moyens ou longs, illustrent la nature cyclique de l’économie capitaliste, où innovation, crise et adaptation se succèdent, façonnant l’évolution du système. La destruction créatrice est le moteur de ces transformations, pouvant conduire à des crises systémiques en cas de défaillance du système financier mondial.
Inflation : Hausse générale et durable du niveau des prix.
Courbe de Phillips : Relation empirique négative entre le taux de chômage et l'inflation, indiquant que lorsque le chômage diminue, l'inflation tend à augmenter, et inversement.
NAIRU (Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment) : Taux de chômage qui n'entraîne pas d'accélération de l'inflation, représentant le niveau d'équilibre à long terme compatible avec une inflation stable.
Stagflation : Situation paradoxale où une économie connaît à la fois une stagnation (faible croissance + chômage élevé) et une forte inflation.
Taux d'intérêt directeur (Règle de Taylor) : Taux d'intérêt fixé par la banque centrale, calculé en fonction de l'écart entre l'inflation réelle et la cible d'inflation, ainsi que de l'écart de production, pour stabiliser l'économie.
Carré magique de Kaldor : Représentation graphique de 4 objectifs économiques (croissance, faible chômage, faible inflation, équilibre commercial), impossible à atteindre simultanément.
L'inflation et le chômage sont liés par une relation empirique négative, mais cette relation peut être rompue en cas de stagflation ou de chocs d'offre, rendant la gestion macroéconomique complexe. La règle de Taylor vise à stabiliser cette relation, tandis que le carré magique de Kaldor montre l'impossibilité de tout concilier simultanément.
Coefficient de Gini — Indicateur des inégalités de niveau de vie. Il s’interprète comme l’espérance de la différence de niveau de vie entre deux ménages pris au hasard. Sa valeur varie entre 0 (égalité parfaite) et 1 (inégalité maximale).
Institutions inclusives — Institutions qui partagent et contrôlent le pouvoir, protègent les droits de propriété et favorisent l'innovation et le développement.
Institutions extractives — Institutions qui concentrent le pouvoir et les richesses entre quelques mains, freinant la croissance et l'innovation.
Paradoxe d'Inglehart — Observation selon laquelle, contrairement à l’attente que les sociétés postindustrielles deviennent plus tolérantes avec l’éducation et le niveau de vie, on constate une montée de l’intolérance et de la contestation politique.
Droits à polluer (Dales, 1968) — Mécanisme où l’État fixe un quota global d’émissions et distribue des droits à polluer. Les entreprises moins polluantes peuvent revendre leurs droits aux plus polluantes.
Bien commun — Bien rival (sa consommation réduit la disponibilité pour les autres) mais non excluable (impossibilité d’en empêcher l’accès). Menacé de surexploitation : la tragédie des biens communs.
Public Choice (Tullock, Buchanan, Stigler) — Approche qui considère que les politiciens et fonctionnaires agissent selon leurs intérêts personnels (réélection, carrière), plutôt que pour l’intérêt général. L’État est vu comme capturé par des coalitions d’intérêts, ce qui influence ses décisions et politiques.
Ignorance rationnelle — Concept selon lequel il est rationnel pour un électeur de ne pas s’informer sur la politique, car son vote seul ne modifie pas le résultat et s’informer coûte du temps. Cela explique en partie la production limitée de bonnes décisions par la démocratie.
Cycle politique des affaires (Nordhaus) — Théorie selon laquelle les gouvernements manipulent l’économie en créant de l’inflation avant les élections pour réduire le chômage, puis en combattant cette inflation après. Ce comportement tend à augmenter l’inflation et réduire le chômage au-delà de l’optimum.
Démocratie — Procédure de désignation des dirigeants par des élections libres et multipartites, permettant au peuple d’exercer le pouvoir par le biais du suffrage.
Libéralisme constitutionnel — Principe selon lequel tout gouvernement doit respecter les droits fondamentaux des individus et limiter son pouvoir par une constitution, afin de protéger les libertés et garantir un cadre juridique stable.
Hobbes — Philosophe qui affirme que sans organisation politique, les hommes vivent dans un état de nature caractérisé par la guerre de tous contre tous. La représentation politique naît d’un pacte, qui constitue la base de la souveraineté et de l’ordre social.
La stagflation résulte d’un compromis difficile entre croissance faible, chômage élevé et inflation forte, souvent exacerbée par les comportements politiques et économiques guidés par des intérêts personnels et des stratégies électoralistes, selon les théories de Public Choice, Nordhaus et Hobbes.
(aucune date explicite dans le contenu fourni, donc cette section est omise)
| Thème | Notions clés | Modèles / Concepts | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|
| Croissance macroéconomique | Croissance extensive, intensive, endogène | Modèle Harrod-Domar, Modèle Solow-Swan | — |
| Mondialisation et commerce | Avantage comparatif, Dotations factorielles, Modèle HOS, Ricardo-Viner | Ricardo, Heckscher-Ohlin-Samuelson | Ricardo, HOS, Samuelson |
| Structures de marché | CPP, Monopole, Oligopole, Concurrence monopolistique, Marché biface | — | — |
| Différenciation et concurrence | Différenciation horizontale/verticale, Échanges intra-branche, Économies d’échelle | Lancaster, Krugman | Lancaster, Krugman |
| Stratégies et ressources | Chaîne de valeur, Activités principales/soutien | Porter | Porter |
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1. Selon le modèle de croissance endogène, quels mécanismes internes à l'économie expliquent la croissance à long terme ?
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Croissance extensive — définition ?
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Croissance intensive — définition ?
Augmentation par gains de productivité.
Croissance endogène — origine ?
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