Fiche de révision : Introduction aux Instruments Financiers et Marchés

Plan du Cours

  1. Typologie des titres financiers
  2. Marchés d’actions
  3. Instruments de dette
  4. Titres hybrides et structurés
  5. ETF et produits dérivés
  6. Marchés primaires et secondaires
  7. Réglementation et régulateurs
  8. Risques et gestion de portefeuille
  9. Valorisation des titres
  10. Fiscalité des investissements

1. Typologie des titres financiers

Notions clés & Définitions

  • Droit de propriété : Support juridique qui confère à son titulaire la propriété d’un actif, comme une action (source : contexte général du droit des instruments financiers).
  • Droit de créance : Support juridique qui donne à son titulaire un droit de recouvrer une somme d’argent ou une prestation, comme une obligation (source : contexte général du droit des instruments financiers).
  • Droit conditionnel : Support juridique lié à des instruments dont la réalisation dépend de conditions spécifiques, comme les dérivés (source : contexte général du droit des instruments financiers).
  • Action : Titre de propriété qui représente une fraction du capital d’une entreprise, conférant droits politiques, financiers et patrimoniaux (source : description détaillée dans le texte).
  • Obligation : Titre de créance qui constitue un emprunt, par lequel l’émetteur s’engage à rembourser le capital et verser des coupons (source : description détaillée dans le texte).
  • Titre de créance négociable (TCN) : Instrument financier à court ou moyen terme, représentant une dette, émis par des entreprises, banques ou États, pour emprunter rapidement (source : description détaillée dans le texte).
  • Produit dérivé : Contrat dont la valeur dépend d’un sous-jacent, permettant d’acheter ou vendre à une date future à un prix convenu, comme contrats à terme, options, warrants (source : description détaillée dans le texte).

Points essentiels

  • Les titres financiers matérialisent trois types de droits : propriété, créance, conditionnel.
  • Les actions donnent des droits politiques (vote), financiers (dividendes) et patrimoniaux (part de l’entreprise).
  • Les obligations sont des dettes avec une valeur nominale, une maturité, un coupon, et une notation de crédit qui mesure leur qualité.
  • Les titres de créance négociables (TCN) sont utilisés par les entreprises, banques ou États pour emprunter rapidement, avec une durée limitée et sans accès au capital.
  • Les produits dérivés sont des contrats négociés sur des marchés réglementés ou de gré à gré, permettant de couvrir ou d’exposer à un sous-jacent comme une action, une obligation, ou un indice.

À retenir

Les titres financiers se divisent en trois grandes catégories selon leur nature juridique : propriété (actions), créance (obligations, TCN), et conditionnel (dérivés), chacun jouant un rôle clé dans le financement et la gestion des risques.

2. Marchés d’actions

Notions clés & Définitions

Marchés d’actions : Espaces où s’échangent des actions cotées ou non cotées, permettant la confrontation entre l’offre et la demande pour ces titres (source : contenu source).

Organisation des marchés : Structure réglementée ou non réglementée qui régit la cotation, la négociation, et la surveillance des titres financiers, notamment via des sociétés comme Euronext ou l’AMF (source : contenu source).

Indices boursiers : Moyenne du cours d’une série d’actions, conçue pour représenter l’évolution globale d’un marché ou d’un segment, comme le CAC 40, indice de capitalisation pondérée par le nombre de titres (source : contenu source).

Points essentiels

  • Marchés primaires : Lorsqu’une entreprise émet des actions pour la première fois, vente directe à des investisseurs, avec un prix fixé à l’avance. Après cette émission, les actions peuvent être revendues sur le marché secondaire (source : contenu source).

  • Marchés secondaires : Échanges entre investisseurs après l’émission initiale, généralement réalisés en bourse. La bourse est un marché secondaire organisé (source : contenu source).

  • Organisation des marchés : Les marchés boursiers sont très surveillés et régulés, notamment par des sociétés comme Euronext, qui gèrent la cotation et la négociation des actions. L’AMF veille au respect de la réglementation (source : contenu source).

  • Cotation : Processus par lequel les titres financiers sont inscrits et échangés sur un marché. La cotation peut être continue (tout au long de la journée) ou à heure fixe (cotations au fixing). La liquidité d’un titre dépend de sa fréquence de cotation et du volume échangé (source : contenu source).

  • Indices boursiers : Représentent la performance d’un marché ou d’un segment. Par exemple, le CAC 40 est un indice de capitalisation pondérée représentant la bourse de Paris (source : contenu source).

À retenir

Les marchés d’actions se divisent en marchés primaires, où s’émettent de nouvelles actions, et marchés secondaires, où s’échangent ces titres entre investisseurs, sous la surveillance d’organismes comme Euronext et l’AMF. Les indices boursiers offrent une vision synthétique de leur évolution.

3. Instruments de dette

Notions clés & Définitions

  • Instruments de dette : Supports financiers permettant à un émetteur de lever des fonds en s’engageant à rembourser une somme à une échéance déterminée, avec paiement d’intérêts. Leur rôle central est de financer l’économie en proposant une dette négociable ou non, à revenu fixe ou variable.

  • Obligation : Contrat par lequel un émetteur (Etat, entreprise, collectivité) s’engage à rembourser un capital à une date précise (maturité) et à verser des intérêts (coupon) à intervalles réguliers. Elle constitue une dette contractée par l’émetteur pour financer ses activités.

  • Coupon : Intérêt périodiquement versé à l’investisseur détenteur d’une obligation, exprimé en pourcentage de la valeur nominale. Il représente la rémunération de la dette pour l’investisseur.

  • Valeur nominale : Montant de l’obligation lors de son émission, correspondant au capital emprunté par l’émetteur. Elle sert de référence pour le calcul des intérêts et du remboursement.

  • Maturité : Durée du prêt ou de l’obligation, c’est-à-dire la période jusqu’à l’échéance où l’émetteur doit rembourser le capital. Elle peut varier de court à long terme.

  • Notation de crédit : Évaluation de la qualité de la solvabilité de l’émetteur par des agences spécialisées, indiquant la capacité de rembourser sa dette. Elle influence le taux d’intérêt exigé par les investisseurs.

Points essentiels

  • Les obligations sont des actifs financiers à revenu fixe, permettant aux émetteurs de financer leurs projets tout en offrant une rémunération régulière à l’investisseur via le coupon.
  • La valeur nominale est la référence pour le paiement des intérêts et le remboursement, mais la valeur de marché de l’obligation peut fluctuer en fonction des taux d’intérêt.
  • La maturité détermine la durée de l’engagement de l’émetteur, influençant le profil de risque et le rendement.
  • La notation de crédit est cruciale pour évaluer la solvabilité de l’émetteur, impactant le taux d’intérêt et la perception du risque par les investisseurs.
  • La capacité de l’émetteur à rembourser sa dette (sa solvabilité) est le critère principal pour l’investissement en obligations.

À retenir

Les instruments de dette, notamment les obligations, permettent aux émetteurs de financer leurs besoins à travers un engagement de remboursement à une échéance fixée, rémunéré par des coupons, dont la qualité dépend de la notation de crédit.

4. Titres hybrides et structurés

Notions clés & Définitions

Bons de souscription d’action (BSA) : Titres généralement attribués par une entreprise permettant à leur détenteur d’acheter des actions supplémentaires à un prix fixé ou non à l’avance. Ils font l’objet d’une cotation jusqu’à la date limite d’exercice. Les BSA présentent un risque similaire à celui de l’action émise par la société.

Options sur titres : Options d’achat ou de vente d’une société à un cours déterminé et à une date d’exercice fixée. Elles sont attribuées principalement aux dirigeants pour fidéliser et motiver, et concernent souvent la possibilité d’acheter des actions à un prix fixé.

Actions gratuites : Distribution d’actions sans contrepartie financière pour le bénéficiaire, qui n’a rien à débourser. Elles sont données gratuitement, sans risque pour le bénéficiaire, et visent à motiver ou fidéliser les salariés ou dirigeants.

Titres hybrides et structurés : Instruments financiers combinant plusieurs caractéristiques d’actions, d’obligations ou d’autres actifs, permettant d’adapter la gestion du risque et de la rémunération selon les besoins spécifiques des émetteurs ou investisseurs.

Points essentiels

  • Les BSA permettent d’acheter des actions à un prix fixé ou non à l’avance, avec une cotation jusqu’à la date limite d’exercice, et présentent un risque proche de celui de l’action émise.
  • Les options sur titres sont attribuées pour fidéliser ou motiver, notamment les dirigeants, en leur donnant le droit d’acheter ou de vendre des actions à un prix fixé à l’avance, à une date déterminée.
  • Les actions gratuites sont distribuées sans contrepartie, n’engendrant aucun risque pour le bénéficiaire, et sont souvent utilisées pour la fidélisation ou la motivation des salariés ou dirigeants.
  • Ces titres font partie des instruments permettant de structurer la rémunération ou la participation dans l’entreprise, en combinant des caractéristiques de propriété, de rémunération ou de couverture.

À retenir

Les titres hybrides et structurés, tels que les BSA, options sur titres et actions gratuites, offrent des solutions flexibles pour la rémunération, la fidélisation ou la gestion du risque, en combinant différentes caractéristiques d’instruments financiers.

5. ETF et produits dérivés

Notions clés & Définitions

ETF (Exchange-Traded Fund) : Bien que le contenu source ne fournisse pas explicitement une définition, un ETF est un produit financier qui permet d’investir dans un panier d’actifs (actions, obligations, etc.) de manière similaire à une action cotée en bourse. Il reflète la performance d’un indice ou d’un secteur spécifique, offrant une gestion diversifiée et liquide. (Note : cette définition est conforme à la logique générale du droit des instruments financiers, mais n’est pas explicitement mentionnée dans le texte fourni).

Produits dérivés : Contrats financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent (action, obligation, indice, devise, etc.). Ce sont des instruments permettant d’acheter ou vendre à une date future, à un prix convenu, une quantité d’un autre instrument financier. Ils peuvent être négociés sur marché réglementé ou de gré à gré, et incluent notamment les contrats à terme, warrants, options, swaps, et certificats. La valeur de ces produits fluctue en fonction de celle du sous-jacent. (Source : "Un produit dérivé est un contrat permettant d’acheter ou de vendre, à une date fixée, à un prix convenu, une certaine quantité d’un autre instrument financier").

Points essentiels

  • ETF : Instruments financiers cotés en bourse, permettant d’investir dans un panier d’actifs, souvent en suivant un indice ou un secteur précis. Leur gestion est collective, et ils offrent une liquidité proche de celle des actions.
  • Produits dérivés : Contrats dont la valeur dépend d’un sous-jacent, permettant de couvrir ou de spéculer sur l’évolution de cet actif. Ils nécessitent peu ou pas de placements initiaux et leur règlement intervient à une date future.
  • Types de produits dérivés : Incluent notamment les contrats à terme (futures), warrants, options, swaps, et certificats.
  • Fonction : Les dérivés peuvent servir à couvrir une exposition ou à prendre une position spéculative. Leur valeur fluctue en fonction de celle du sous-jacent.
  • Marchés : Les produits dérivés peuvent être négociés sur des marchés réglementés ou de gré à gré, avec une supervision par la banque de France et l’AMF pour leur émission et leur négociation.
  • Risque et utilisation : Ces instruments offrent des possibilités de gestion du risque ou de spéculation, mais comportent aussi des risques importants, notamment en cas de défaillance de l’émetteur ou de mauvaise gestion.

À retenir

Les ETF offrent une gestion collective et liquide pour investir dans un panier d’actifs, tandis que les produits dérivés sont des contrats dont la valeur dépend d’un sous-jacent, utilisés pour couvrir ou spéculer sur l’évolution de cet actif.

6. Marchés primaires et secondaires

Notions clés & Définitions

  • Marché primaire : Lorsqu'une entreprise émet des actions ou des titres pour la première fois, elle met en vente une partie de son capital à des investisseurs. Le prix de ces titres n’est pas déterminé par une interaction offre/demande, mais fixé à l’avance pour une période déterminée. C’est le premier marché où ces titres sont vendus.
  • Marché secondaire : Après l’émission initiale, les titres financiers peuvent être échangés entre investisseurs. Ces échanges se font sur un marché organisé ou non, comme la bourse, où les titres déjà en circulation sont achetés et vendus.
  • Bourse : Organisation structurée et réglementée où s’effectuent les échanges de titres financiers cotés en continu ou à certaines heures, permettant la liquidité et la fixation du prix par l’offre et la demande.

Points essentiels

  • La distinction entre marché primaire et secondaire repose sur le moment de la transaction : première émission pour le primaire, échanges entre investisseurs pour le secondaire.
  • Lors de l’émission sur le marché primaire, l’acheteur est le premier investisseur, et le prix est fixé à l’avance, sans interaction entre offre et demande.
  • Une fois les titres achetés lors du marché primaire, leur revente sur le marché secondaire permet de continuer à échanger ces titres.
  • La bourse est une plateforme organisée qui facilite ces échanges, notamment pour les actions cotées.
  • Les marchés boursiers sont très organisés, surveillés, et peuvent comporter différentes classes (réglementé, growth, access).
  • La cotation en continu ou à certaines heures influence la liquidité et la volatilité des titres.
  • Les indices boursiers, comme le CAC 40, reflètent la performance globale d’un marché ou d’un segment en moyenne pondérée par la capitalisation.

À retenir

Le marché primaire concerne la première vente de titres par l’émetteur, tandis que le marché secondaire permet leur échange entre investisseurs, la bourse étant l’organisation clé de ces échanges pour assurer liquidité et transparence.

7. Réglementation et régulateurs

Notions clés & Définitions

Réglementation financière : Ensemble des règles, lois et normes qui encadrent le fonctionnement des marchés financiers, visant à assurer la sécurité, la transparence, la protection des investisseurs et le bon fonctionnement des infrastructures financières (source : contexte général du droit des instruments financiers).

Régulateurs : Organismes chargés de veiller au respect de la réglementation financière, de contrôler les marchés et d’assurer leur stabilité. Leur rôle est de prévenir les risques systémiques et de garantir la conformité des acteurs (source : contexte général du droit des instruments financiers).

Autorité des marchés financiers (AMF) : Organisme de régulation en France, chargé de veiller au bon fonctionnement des marchés financiers, à la protection des investisseurs et à la régulation des acteurs et produits financiers. Elle supervise notamment l’émission et la négociation des instruments financiers, notamment les TCN (source : mention explicite dans le contenu source).

Points essentiels

  • La réglementation financière encadre la création, la circulation, la négociation et la protection juridique des actifs financiers, dans le but d’assurer la sécurité juridique, la transparence, la protection des investisseurs, le bon fonctionnement des infrastructures (bourses) et la prévention des risques systémiques.
  • La régulation financière implique la mise en place de règles par des organismes spécifiques, dont l’AMF en France.
  • L’AMF joue un rôle de gendarme : elle veille au respect de la réglementation par tous les opérateurs du marché et des investisseurs, notamment dans l’émission et la négociation des TCN.
  • L’émission des TCN est strictement encadrée par la banque de France, qui attribue un code d’identification à chaque titre, supervise les statistiques des marchés, et impose l’enregistrement et la déclaration des émissions.
  • La réglementation vise aussi à assurer la stabilité et la transparence des marchés, notamment par la surveillance des opérations et la régulation des acteurs.

À retenir

La réglementation financière, sous l’égide de régulateurs tels que l’AMF, garantit la sécurité, la transparence et la stabilité des marchés financiers en encadrant strictement l’émission, la négociation et la supervision des instruments financiers.

8. Risques et gestion de portefeuille

Notions clés & Définitions

Risque de crédit : La probabilité que l’émetteur d’un instrument financier ne rembourse pas sa dette ou ses intérêts à l’échéance, mettant en danger la capacité de l’émetteur à honorer ses obligations (voir section 3). La solvabilité de l’émetteur est un critère essentiel pour évaluer ce risque.

Diversification : Stratégie consistant à répartir ses investissements sur plusieurs actifs ou classes d’actifs afin de réduire le risque global du portefeuille. La diversification permet d’atténuer l’impact négatif d’un seul investissement défaillant (voir section 4).

Gestion de portefeuille : Ensemble des techniques et stratégies pour constituer, suivre, et ajuster un portefeuille d’actifs financiers dans le but d’atteindre des objectifs de rendement tout en maîtrisant les risques. Elle inclut la sélection, la répartition, et la révision des investissements (voir section 4).

Risques : Les dangers liés à la détention d’actifs financiers, notamment le risque de crédit, le risque de marché, le risque de liquidité, et autres, qui peuvent entraîner une perte financière pour l’investisseur.

Points essentiels

  • La gestion de portefeuille vise à équilibrer rendement et risque, en utilisant notamment la diversification pour limiter l’exposition à un seul type de risque.
  • Le risque de crédit concerne principalement les instruments de dette comme les obligations, où la défaillance de l’émetteur peut entraîner une perte pour l’investisseur.
  • La diversification est une règle absolue pour réduire la vulnérabilité du portefeuille face à des risques spécifiques ou systémiques.
  • La solvabilité de l’émetteur, notamment pour les obligations, est un point clé dans l’évaluation du risque de crédit.
  • La gestion de portefeuille doit prendre en compte la nature des risques, leur niveau, et la capacité de l’investisseur à les supporter.

À retenir

La gestion de portefeuille efficace repose sur la diversification pour limiter le risque de crédit et d’autres risques, permettant ainsi d’optimiser le rendement tout en maîtrisant la vulnérabilité face aux aléas du marché.

9. Valorisation des titres

Notions clés & Définitions

  • Valorisation des titres : Processus d’évaluation de la valeur d’un titre financier, permettant de déterminer son prix ou sa valeur réelle sur le marché.

  • Cours des actions : Prix auquel s’échangent les actions cotées en bourse, influencé par l’offre et la demande, la performance de l’entreprise, et les conditions économiques. (voir section 2)

  • Valorisation des obligations : Estimation de la valeur d’une obligation, qui varie en fonction de la valeur nominale, du coupon, de la maturité, et des taux d’intérêt du marché. La valeur évolue entre l’émission et l’échéance, en sens inverse des taux d’intérêt. (voir section 3)

  • Taux d’intérêt : Pour une obligation, c’est le coût de l’emprunt, déterminé par le profil de risque de l’émetteur et la durée de l’emprunt. La rémunération versée dépend de la durée et du risque, avec une relation inverse entre le taux d’intérêt et la valeur de l’obligation. (voir section 3)

Points essentiels

  • La valorisation des titres repose sur leur nature : actions ou obligations, chacune ayant ses propres critères d’évaluation.

  • Le cours des actions est déterminé par la cotation en bourse, qui reflète la perception du marché sur la performance et les perspectives de l’entreprise.

  • La valeur d’une obligation fluctue selon l’évolution des taux d’intérêt : elle augmente lorsque les taux baissent, et inversement.

  • La rémunération d’une obligation (coupon) dépend du profil de risque de l’émetteur et de la durée de l’emprunt. Plus le risque est élevé, plus le taux d’intérêt est élevé.

  • La valeur réelle d’un titre financier peut différer de son prix nominal ou de son prix d’émission, en fonction des conditions de marché et des taux d’intérêt.

À retenir

La valorisation des titres financiers est essentielle pour évaluer leur prix sur le marché, en tenant compte des taux d’intérêt, du risque, et de la performance de l’émetteur, permettant ainsi aux investisseurs de prendre des décisions éclairées.

10. Fiscalité des investissements

Notions clés & Définitions

  • Fiscalité des investissements : Ensemble des règles fiscales applicables aux revenus et plus-values issus des investissements financiers, notamment actions, obligations, et autres instruments financiers. Elle encadre la manière dont ces revenus sont imposés et la façon dont les investisseurs doivent déclarer leurs gains.

  • Impôts sur les revenus financiers : Impôts prélevés sur les revenus générés par les investissements financiers, tels que les dividendes, intérêts, ou coupons. Ces impôts concernent aussi bien les investisseurs particuliers qu'institutionnels.

  • Fiscalité des actions : Régime fiscal applicable aux revenus issus de la détention d’actions, comprenant notamment la perception de dividendes, la plus-value lors de la vente, et les obligations déclaratives associées.

  • Fiscalité des obligations : Régime fiscal concernant les revenus issus des obligations, notamment les coupons, ainsi que la fiscalité des plus-values lors de leur cession. Elle prend en compte la nature du revenu (fixe ou variable) et la solvabilité de l’émetteur.

Points essentiels

  • Le droit des instruments financiers encadre la création, la circulation, la négociation, et la protection juridique des actifs financiers, jouant un rôle central dans le financement de l’économie.
  • La fiscalité s’applique aux revenus financiers (dividendes, intérêts, coupons) et aux plus-values réalisées lors de la cession des titres.
  • La fiscalité des actions confère aux actionnaires des droits, notamment la perception de dividendes, mais implique aussi une déclaration fiscale spécifique.
  • La fiscalité des obligations concerne la rémunération fixe ou variable versée sous forme de coupons, ainsi que la fiscalité des plus-values lors de la revente.
  • La solvabilité de l’émetteur et la nature du revenu (fixe ou variable) influencent la fiscalité appliquée.
  • La réglementation vise à assurer la sécurité juridique, la transparence, la protection des investisseurs, et à prévenir les risques systémiques.

À retenir

La fiscalité des investissements financiers est un cadre réglementaire essentiel qui détermine la manière dont les revenus et plus-values issus des titres financiers sont imposés, influençant ainsi les stratégies d’investissement et la gestion patrimoniale.

Tableaux de Synthèse

CatégorieSupport juridiqueExempleCaractéristiquesAuteur / Source
Titres de propriétéDroit de propriétéActionsConfèrent droits politiques, financiers, patrimoniaux
Titres de créanceDroit de créanceObligations, TCNRemboursement d’un capital, paiement de coupons
Titres conditionnelsDroit conditionnelDérivés (contrats à terme, options, warrants)Dépendent de conditions spécifiques, valeur liée à un sous-jacent
MarchésDéfinitionOrganisationRôleAuteur / Source
Marchés primairesÉmission initiale d’actionsVente directe par l’émetteurFinancement des entreprises
Marchés secondairesÉchanges entre investisseursBourse, marché organiséLiquidité, valorisation
Indices boursiersMoyenne de coursCAC 40, autresReprésentent l’évolution du marché

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre droit de propriété (actions) et droit de créance (obligations).
  2. Croire que la cotation continue garantit la liquidité d’un titre.
  3. Confondre la valeur nominale et la valeur de marché d’une obligation.
  4. Sous-estimer l’impact de la notation de crédit sur le taux d’intérêt des obligations.
  5. Confondre marché primaire et marché secondaire, notamment lors de l’émission.
  6. Oublier que les dérivés dépendent d’un sous-jacent et peuvent servir à couvrir ou spéculer.
  7. Confondre titres hybrides (BSA, options) avec des titres classiques (actions, obligations).

Checklist Examen

  • Connaître la définition de PERROUX sur la croissance.
  • Maîtriser la distinction entre titres de propriété, créance, et conditionnels.
  • Savoir décrire le fonctionnement d’un marché primaire et secondaire.
  • Identifier les caractéristiques principales d’une obligation : coupon, valeur nominale, maturité, notation.
  • Connaître la composition et le rôle des indices boursiers comme le CAC 40.
  • Comprendre le rôle et la régulation des marchés par Euronext et l’AMF.
  • Savoir expliquer les risques liés aux investissements financiers, notamment le risque de crédit, de marché, et de liquidité.
  • Connaître la valorisation des titres financiers, notamment la différence entre valeur nominale et valeur de marché.
  • Maîtriser la fiscalité applicable aux investissements financiers.
  • Connaître la définition et le rôle des produits dérivés (contrats à terme, options, warrants).
  • Identifier les principaux instruments de dette et leur usage par les émetteurs.
  • Savoir décrire les titres hybrides et structurés comme les BSA et options sur titres.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux Instruments Financiers et Marchés avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Dans quelle situation une entreprise devrait-elle principalement émettre un titre de créance négociable (TCN) ?

2. Quand a été officiellement instauré le premier marché primaire permettant aux entreprises d’émettre leurs actions pour la première fois ?

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Mémorisez les concepts clés de Introduction aux Instruments Financiers et Marchés avec 20 flashcards interactives.

Titres financiers — définition ?

Supports juridiques conférant droits de propriété, créance ou conditionnels.

Action — rôle ?

Représente une fraction du capital et confère des droits politiques, financiers et patrimoniaux.

Obligation — rôle ?

Titre de créance permettant de financer par emprunt, avec remboursement et coupons.

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