Fiche de révision : Introduction aux investissements et croissance économique

📋 Plan du Cours

  1. Investissement et FBCF : définitions et périmètre
  2. Motifs de l’investissement : capacité et remplacement
  3. Épargne, investissement et multiplicateur keynésien
  4. Oscillateur de Samuelson et accélérateur
  5. Progrès technique : invention, innovation et croissance
  6. Neutralité du progrès technique : Harrod Solow Hicks
  7. Progrès technique, compétitivité et croissance
  8. Schumpeter : circuit, évolution et monopole d’innovation
  9. Grappes d’innovations et destruction créatrice
  10. Cycles économiques : Juglar Kondratieff et GPT
  11. Progrès technique et emploi : substitution et conditions

📖 1. Investissement et FBCF : définitions et périmètre

🔑 Notions clés & Définitions

  • Investissement : L’investissement est l’opération par laquelle un agent crée ou acquiert des biens de production ou réalise des dépenses de services pour accroître sa capacité de production future.
  • Investissement matériel : L’investissement matériel regroupe les dépenses portant sur l’acquisition de biens corporels utilisés pour produire (ex. machines, terrains, locaux).
  • Investissement financier : L’investissement financier correspond à l’acquisition de participations dans d’autres entreprises.
  • Investissement immatériel : L’investissement immatériel regroupe des dépenses visant des actifs non corporels utiles à la production future (ex. logiciels, œuvres, prospection).
  • FBCF : La FBCF mesure la valeur des acquisitions moins les cessions d’actifs fixes réalisées par les producteurs résidents.

📝 Points essentiels

  • L’investissement peut être matériel, financier ou immatériel, mais la définition donnée ici est du point de vue microéconomique.
  • En comptabilité nationale, l’investissement est appréhendé via la FBCF plutôt que par une typologie microéconomique directe.
  • Les actifs fixes de la FBCF sont des actifs corporels ou incorporels issus de la production et utilisés de façon répétée ou continue pendant au moins 1 an.
  • La FBCF retient les investissements productifs matériels et certains immatériels, et exclut les investissements financiers.
  • Avant la réforme du SEC de 2010, la formation et la R&D n’étaient pas comptabilisées en investissements immatériels mais en consommations intermédiaires.
  • La révision de la FBCF (SEC 2010) entraîne un écart de 63,9 Md€ entre avant et après, dont 43,5 Md€ liés à la R&D (tableau INSEE, 2010).

💡 Astuce mémo

Micro = 3 formes (matériel/financier/immatériel) ; Macro = FBCF = acquisitions − cessions d’actifs fixes (≥ 1 an) ; SEC 2010 = R&D bascule vers l’immatériel.

📖 2. Motifs de l’investissement : capacité et remplacement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Investissement brut : L’investissement brut est la part de l’investissement qui correspond à la demande totale de capital et qui s’ajoute au stock existant.
  • Investissement net : L’investissement net est la différence entre l’investissement brut et la dépréciation du capital existant.
  • Investissement de capacité : L’investissement de capacité vise à augmenter la capacité de production afin de produire davantage.
  • Investissement de remplacement : L’investissement de remplacement correspond à l’acquisition de machines pour renouveler à l’identique celles qui sont usées.
  • Investissement de productivité : L’investissement de productivité a pour objectif d’accroître l’efficacité de la production du travail.

📝 Points essentiels

  • L’investissement brut regroupe deux motifs : ajouter du capital au stock et compenser la dépréciation du capital existant.
  • L’investissement net mesure l’augmentation effective du stock de capital après prise en compte de la dépréciation.
  • Un investissement n’est presque jamais mono-motif : le remplacement s’accompagne souvent de productivité car racheter “la même” machine devient difficile avec le progrès technique.
  • Selon l’INSEE (tableau 2021, répartition 2010-2021), le renouvellement est majoritaire (29), devant les autres motifs comme modernisation (23→22) et capacité (16→14).
  • Selon l’INSEE (2010-2021), les “nouveaux produits” restent proches (13→14) et les “autres” motivations (conditions de travail, environnement) augmentent légèrement (20→21).
  • La révision de la FBCF par le SEC (INSEE, 2010) fait apparaître un écart de 63,9 Md€ entre avant et après, dont 43,5 Md€ liés à la R&D.

💡 Astuce mémo

Capacité = produire plus ; Remplacement = remettre à neuf ; Productivité = produire mieux (souvent ensemble).

📖 3. Épargne, investissement et multiplicateur keynésien

🔑 Notions clés & Définitions

  • Accélérateur flexible : Théorie selon laquelle l’investissement réagit à l’évolution de la demande, mais avec un retard, ce qui conditionne la réaction des entreprises à la durabilité anticipée de la demande.
  • Taux d’utilisation des capacités (TUC) : Indicateur mesurant dans quelle mesure les capacités de production sont utilisées, utilisé comme signal de l’investissement futur des entreprises.
  • Marché des fonds prêtables : Marché où se rencontrent l’épargne (offre de fonds) et la demande de capital des entreprises et de l’État (demande de fonds).
  • Productivité marginale du capital (PmK) : Mesure de la contribution supplémentaire du capital à la production, utilisée pour décider jusqu’où investir en comparant cette productivité au coût du capital.
  • Coût d’usage du capital : Notion qui élargit le coût du capital en intégrant le taux d’intérêt et d’autres coûts comme l’amortissement et l’inflation.

📝 Points essentiels

  • L’effet d’accélération relie l’investissement à la variation du stock de capital et dépend fortement du niveau de la demande anticipée.
  • L’accélérateur fonctionne aussi à la baisse : une baisse de la demande peut entraîner une baisse plus marquée de l’investissement.
  • Les conditions de l’accélérateur incluent un TUC proche de 100%, une hausse de production pour répondre à la demande (sinon hausse des prix/inflation) et l’absence de plein-emploi pour permettre des embauches liées à l’$
  • Le TUC précède l’investissement : quand le TUC monte, l’investissement tend à suivre, et quand il baisse, l’investissement se replie.
  • Exemples TUC INSEE : 1990-2000 passe d’environ 82% à 87% (croissance et demande en hausse), puis 2018-COVID baisse d’environ 85% à 61% (récession et investissement en recul).
  • Critique du modèle d’accélérateur : lors d’une baisse de la demande, les entreprises cherchent plutôt à réduire l’utilisation des capacités qu’à désinvestir immédiatement, car jeter des machines est coûteux et risqué si

💡 Astuce mémo

TUC → Investissement : TUC monte, I suit ; TUC baisse, I recule.

📖 4. Oscillateur de Samuelson et accélérateur

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coût d’usage du capital : Le coût d’usage du capital regroupe le taux d’intérêt et d’autres coûts liés à l’utilisation du capital, comme l’amortissement et l’inflation.
  • Efficacité marginale du capital : L’efficacité marginale du capital correspond aux recettes futures escomptées d’un capital supplémentaire, comparées aux coûts afférents à son usage.
  • Taux d’intérêt réel : Le taux d’intérêt réel mesure le coût réel du financement, et il influence l’investissement via son niveau.
  • VAN : La VAN est la somme actualisée des flux de fonds générés par un investissement, permettant d’évaluer sa rentabilité.
  • Ratio q de Tobin : Le ratio q de Tobin relie la valeur de marché et la valeur comptable du capital pour expliquer la décision d’investir.

📝 Points essentiels

  • Entre 1980 et 1990, le taux d’intérêt réel passe d’environ 3% à 8% tandis que l’investissement baisse d’environ 23% à 18%.
  • Entre 1988 et 1993, le taux d’intérêt réel augmente d’environ 5% à 7% et l’investissement augmente d’environ 18% à 21%.
  • Entre 1993 et 1998, le taux d’intérêt réel diminue d’environ 7% à 5% et l’investissement baisse d’environ 21% à 16%.
  • Pour Keynes, la décision d’investissement dépend de l’efficacité marginale du capital, qui compare recettes futures et coûts d’usage du capital.
  • Si l’efficacité marginale du capital (EMAC) dépasse le taux d’intérêt réel (r), les entrepreneurs investissent, sinon ils n’investissent pas.
  • L’incertitude sur la rentabilité future fait varier l’EMAC et contribue aux fluctuations de l’activité et du niveau d’emploi.

💡 Astuce mémo

EMAC > r = investir ; sinon attendre (EMAC comme “rendement espéré”, r comme “coût du capital”).

📖 5. Progrès technique : invention, innovation et croissance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Désintermédiation : La désintermédiation décrit le recul du rôle des banques au profit des marchés financiers, car les entreprises peuvent accéder directement aux capitaux.
  • Décloisonnement : Le décloisonnement correspond à la réduction de la séparation historique entre banques de dépôt et banques d’affaires, ce qui rapproche banques et marchés.
  • Déréglementation : La déréglementation regroupe les mesures visant à accroître la concurrence bancaire et à libéraliser les marchés financiers, y compris à l’échelle internationale.
  • Théorème des 3D : Le théorème des 3D relie désintermédiation, décloisonnement et déréglementation à la baisse du coût du capital via plus de concurrence sur les marchés financiers.
  • Théorème de séparation : Le théorème de séparation affirme que, sous certaines conditions, la décision d’investissement peut être séparée de la décision de consommation grâce au marché financier.

📝 Points essentiels

  • Le financement externe indirect passe par un intermédiaire financier qui facture une intermédiation, ce qui rend le coût plus élevé que le financement externe direct.
  • Hicks (1974) décrit un passage d’une économie d’endettement vers une économie de marchés financiers, lié à la libéralisation et à la baisse de l’intermédiation.
  • Entre 1994 et 2009 (Banque de France), les crédits passent d’environ 53% à 40%, tandis que les actions passent d’environ 1% à 3% et les obligations d’environ 12% à 8%.
  • Le théorème des 3D (Henri Bourguinat, 1992) vise une hausse de la concurrence pour réduire le coût du capital, ce qui peut augmenter les emprunts, puis l’investissement, puis la croissance.
  • Le système bancaire a longtemps été séparé (banques de dépôt vs banques d’affaires), ce qui est présenté comme une raison de la transformation du krach de 1929 en crise économique.
  • Le Glass-Steagall Act (1933) modifie la séparation, puis il est abrogé en 1999, ce qui s’inscrit dans la logique de banque universelle en France (système décrit comme universel).

💡 Astuce mémo

3D = Concurrence → Coût du capital ↓ → Emprunts ↑ → Investissement ↑ → Croissance ↑

📖 6. Neutralité du progrès technique : Harrod Solow Hicks

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rentabilité économique : La rentabilité économique compare les recettes nettes d’exploitation générées par un investissement aux capitaux nécessaires à son financement.
  • Rentabilité financière : La rentabilité financière mesure le rapport entre les résultats et les capitaux propres investis, pour évaluer ce que rapporte l’argent des actionnaires.
  • Effet de levier : L’effet de levier désigne l’impact de l’endettement sur la rentabilité des capitaux propres, via la comparaison entre rentabilité économique et taux d’intérêt réel.
  • Effet de massue : L’effet de massue est la contrepartie de l’endettement qui peut conduire à une chute de la valeur des actions et à la faillite quand la rentabilité financière devient trop faible.
  • Structure financière optimale : La structure financière optimale est le niveau de financement qui minimise le coût global du capital en choisissant le bon dosage dette/capitaux propres.

📝 Points essentiels

  • Rentabilité économique : elle reflète la capacité de l’entreprise à produire des profits à partir des recettes moyennes dont elle dispose, en comparant recettes nettes et capitaux mobilisés.
  • Rentabilité financière : elle indique ce qu’un montant investi dans l’entreprise rapporte à l’actionnaire, via le ratio résultats/capitaux propres.
  • Effet de levier : si la rentabilité économique tet_e est supérieure au taux d’intérêt réel rr, alors la rentabilité financière des capitaux propres augmente avec l’endettement.
  • Effet de levier : si tert_e \le r, plus l’entreprise s’endette, plus la rentabilité financière baisse, et sans endettement les rentabilités économique et financière sont égales.
  • Effet de massue : si la rentabilité financière est inférieure à 1 (le taux d’intérêt réel), les actionnaires perdent et peuvent vendre leurs actions, ce qui dégrade la valeur et peut mener à la faillite.
  • Exemples de déclenchement : un choc offre/demande avec O>DO>D et des bulles spéculatives peuvent amplifier l’endettement puis la crise quand les taux remontent (ex. 2006-2007, puis remontée en 2008).

💡 Astuce mémo

Comparaison clé : tet_e vs rr → si te>rt_e>r alors levier aide, sinon la massue tombe.

📖 7. Progrès technique, compétitivité et croissance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paradoxe de la stabilité : Mécanisme financier où la prudence initiale des banquiers se transforme en prise de risque, puis en panique quand les débiteurs ne remboursent plus.
  • Effet de massue (Minsky) : Enchaînement où l’excès d’endettement du secteur privé finit par déclencher un risque de faillite du secteur financier.
  • Comité de Bâle : Institution à l’origine de règles prudentielles visant à encadrer l’activité bancaire et limiter les risques.
  • Bâle III : Réforme prudentielle (2008) imposant un ratio limitant l’endettement bancaire relativement aux capitaux propres.
  • Théorème de Modigliani-Miller : Résultat selon lequel, sous certaines hypothèses, la valeur de l’entreprise et le coût du capital ne dépendent pas de la structure financière.

📝 Points essentiels

  • Le paradoxe de la stabilité décrit une dynamique en deux temps : l’optimisme des banquiers augmente quand les entreprises confirment leurs prévisions, puis une panique survient quand les débiteurs ne remboursent plus.
  • Quand la panique financière démarre, les créanciers pressent les débiteurs, ce qui peut provoquer un effondrement financier.
  • La baisse du cours des titres s’accompagne d’une ruée des actionnaires vers la liquidité (vente d’actions).
  • Selon Minsky, l’excès d’endettement du secteur privé peut conduire à un effet de massue et à un risque de faillite du secteur financier.
  • Pour contrer le phénomène, l’État peut réglementer le crédit (ex : mensualités ≤ 1/3 des revenus dans le crédit immobilier des particuliers).
  • Le comité de Bâle met en place des règles prudentielles, dont Bâle III (2008) qui impose un ratio limitant le montant prêté par rapport aux capitaux propres de la banque.

💡 Astuce mémo

Stabilité→Optimisme→Défaut→Panique : prudence au début, puis effondrement quand le remboursement casse.

📖 8. Schumpeter : circuit, évolution et monopole d’innovation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Circuit économique : Enchaînement des flux entre production, revenus et dépenses qui relie l’activité économique aux décisions d’investissement.
  • Évolution économique : Transformation dynamique de l’économie au fil du temps, portée par des innovations et des ajustements des entreprises.
  • Monopole d’innovation : Situation où une entreprise tire un avantage temporaire de sa nouveauté avant que la concurrence ne rattrape l’avance.
  • Progrès technique : Ensemble des innovations qui modifient les méthodes de production et influencent directement l’investissement.

📝 Points essentiels

  • Le texte fourni ne contient pas de contenu explicite sur Schumpeter (circuit, évolution, monopole d’innovation) : il traite surtout Keynes, multiplicateur-accélérateur, Samuelson, Hicks et Goodwin.
  • Les notions de Samuelson (multiplicateur et accélérateur) expliquent des cycles via une réaction en chaîne entre variations de la demande et de l’investissement, puis un arrêt lié au plein-emploi.
  • Samuelson combine multiplicateur et accélérateur pour produire un oscillateur, avec des configurations dépendant des paramètres (propension à consommer c et accélération v).
  • Le modèle de Samuelson distingue des trajectoires stationnaires, amorties, explosives et une croissance explosive selon les valeurs de c et v.
  • Goodwin relie cycles et luttes de classes par une dynamique proie-prédateur : hausse du PIB → hausse du salaire et du pouvoir des travailleurs → baisse des profits → baisse de l’investissement → hausse du chômage, puis r
  • memoryHook

📖 9. Grappes d’innovations et destruction créatrice

🔑 Notions clés & Définitions

  • Investissement : L’investissement est le moteur du progrès technique et de sa diffusion, ce qui modifie ensuite la structure et le niveau de l’emploi.
  • Progrès technique : Le progrès technique correspond à une nouvelle façon d’organiser les facteurs de production pour produire plus avec les mêmes quantités ou autant avec moins d’un facteur.
  • Invention : L’invention est la découverte d’une nouveauté, sans garantie qu’elle devienne utile économiquement.
  • Innovation : L’innovation est l’application d’une idée nouvelle dans le processus économique, à condition qu’elle rencontre une demande solvable.
  • Neutralité du progrès technique : La neutralité du progrès technique décrit comment le progrès modifie l’usage des facteurs sans changer l’un d’eux, en déplaçant l’autre.

📝 Points essentiels

  • Le progrès technique influence la croissance via la relation de production Y=F(K,L)Y=F(K,L), en agissant sur la quantité produite et/ou sur les facteurs utilisés.
  • La croissance extensive repose sur l’extension de l’emploi et de la taille du marché, à technique constante, donc sans progrès technique.
  • La croissance intensive provient de gains de productivité, donc intègre les effets du progrès technique.
  • Schumpeter distingue 5 formes d’innovations : produit nouveau ou amélioré, nouvelle méthode, nouvelle organisation, nouveau débouché/marché, nouvelle source de matière première ou d’énergie.
  • Une innovation ne suit pas automatiquement une invention : il faut un intérêt économique et une demande solvable pour qu’elle s’impose.
  • Neutralité au sens d’Harrod : le progrès augmente l’efficacité du travail seule, permettant le même output avec moins de travail, ce qui réduit l’emploi si la production reste inchangée et fait monter le salaire via la $

💡 Astuce mémo

Harrod = Travail plus efficace (moins de travail), Solow = Capital plus efficace (moins de capital), Hicks = Les deux ensemble (mêmes parts relatives).

📖 10. Cycles économiques : Juglar Kondratieff et GPT

🔑 Notions clés & Définitions

  • Circuit schumpétérien : Le circuit désigne le fonctionnement normal de l’économie, sans changement visible, où la production suit une routine stable.
  • Évolution schumpétérienne : L’évolution correspond à la période où l’économie est perturbée par des innovations qui améliorent l’efficacité de production.
  • Monopole d’innovation : Le monopole d’innovation est une situation temporaire où l’innovateur peut capter des profits élevés avant l’imitation.
  • Grappes d’innovations : Les grappes d’innovations désignent l’enchaînement d’innovations liées, souvent dans des domaines proches, déclenché par une innovation majeure.
  • Technologie à usage général GPT : Une GPT est une innovation radicale qui modifie la manière de produire et se décline en de nombreuses applications dans plusieurs secteurs.

📝 Points essentiels

  • Schumpeter distingue un circuit sans changement apparent et une évolution déclenchée par des innovations améliorant l’efficacité de production.
  • En circuit, la concurrence ramène l’entrepreneur à tarifer au coût marginal, ce qui limite les profits à long terme.
  • Les innovations proviennent de l’offre : ce sont les producteurs-entrepreneurs qui créent de nouveaux besoins et opportunités pour les consommateurs.
  • L’entrepreneur innove en prenant un risque motivé par la perspective de profit, mais aussi par la volonté de puissance et le goût de l’aventure ; le profit n’est que la récompense de l’initiative créatrice.
  • Les monopoles d’innovation sont temporaires : l’imitation attire d’autres entreprises après l’exclusivité, ce qui fait revenir l’économie vers le circuit.
  • La diffusion d’une innovation produit deux effets opposés : création (hausse des investissements et cohabitation avec l’ancien) puis destruction (obsolescence, disparition de métiers, hausse du chômage).

💡 Astuce mémo

Schumpeter = Circuit (routine, peu de profits) → Évolution (innovation, profits) → Imitation (destruction créatrice) ; GPT = une innovation-racine qui engendre des grappes d’applications.

📖 11. Progrès technique et emploi : substitution et conditions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Substitution capital-travail : Mécanisme où l’investissement remplace une partie du travail par du capital, ce qui peut réduire l’emploi si le travail et le capital se substituent facilement.
  • Investissement de productivité : Type d’investissement visant à améliorer l’efficacité du travail, pouvant entraîner une hausse du chômage si les gains ne compensent pas la demande ou si le capital remplace le travail.
  • Investissement de capacité et de remplacement : Investissements orientés vers l’augmentation des capacités ou le renouvellement du capital, généralement plus favorables à l’emploi que l’investissement de productivité.
  • Théorie de l’appariement : Approche expliquant le chômage par des difficultés de correspondance entre les compétences des travailleurs et celles exigées par les nouvelles technologies.
  • Théorie du déversement : Thèse selon laquelle le progrès technique crée des secteurs en expansion et d’autres en déclin, générant un chômage transitoire puis une compensation via de nouveaux emplois.

📝 Points essentiels

  • Le progrès technique peut être néfaste si l’investissement conduit à substituer le capital au travail plutôt qu’à augmenter l’emploi.
  • L’effet sur l’emploi dépend du type d’investissement : l’investissement de productivité est plus susceptible de détruire des emplois que l’investissement de capacité ou de remplacement.
  • Le choix de combinaisons plus ou moins capitalistiques dépend notamment des prix relatifs du capital et du travail, de la flexibilité du marché et du droit du travail.
  • La thèse “le progrès technique alimente le chômage” n’est pas automatique : elle suppose notamment une substituabilité forte entre capital et travail.
  • Techniquement, si le capital augmente dans la fonction de production, il faut aussi du travail pour manipuler les machines, ce qui limite la substitution totale.
  • En période de croissance, la demande peut augmenter plus vite que les gains de productivité, obligeant à créer des emplois malgré les gains d’efficacité.

💡 Astuce mémo

Substitution = capital remplace travail ; Capacité/Remplacement = emploi plus probable ; Conditions = substituabilité + demande + compétences.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1997Pacte de Stabilité Européen instauré (coordination des politiques budgétaires dans la zone euro).
2010Réforme du SEC 2010 : bascule de la FBCF pour mieux comptabiliser la R&D en investissements immatériels.
2008Bâle III : mise en place d’un ratio prudentiel limitant l’endettement bancaire relativement aux capitaux propres.
1994-2009Évolution des sources de financement externes (crédits, actions, obligations) selon la Banque de France.
1990-2000Exemple de TUC : 82% à 87% (hausse de la demande et investissement).
2018-COVIDExemple de TUC : 85% à 61% (baisse de l’investissement et récession).
2006-2007Bulles spéculatives : endettement accru et profits avant la crise (ex. contexte Lehman).
février 2008Remontée des taux : dépassement de la rentabilité financière de certaines entreprises et chute de valeur (ex. Lehman).
1933Glass-Steagall Act : modification de la séparation banques de dépôt / banques d’affaires.
1999Abrogation du Glass-Steagall Act : logique de banque universelle en France.

📊 Tableaux de synthèse

Motifs de l’investissement (INSEE, 2010-2021)

Motif20102021
Renouvellement2929
Modernisation2322
Capacité1614
Nouveaux produits1314
Autres (conditions de travail, environnement)2021

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre investissement (micro : matériel/financier/immatériel) et FBCF (macro : acquisitions − cessions d’actifs fixes, actifs utilisés ≥ 1 an).
  2. Croire que la FBCF inclut les investissements financiers : le cours précise qu’elle les exclut.
  3. Penser que l’accélérateur implique un désinvestissement immédiat quand la demande baisse : le cours dit plutôt que les entreprises réduisent l’utilisation des capacités avant de toucher au stock de capital.
  4. Mélanger EMAC et coût du capital : pour Keynes, la décision dépend de l’efficacité marginale du capital comparée au taux d’intérêt réel (r).
  5. Inverser l’effet de levier : si te > r, l’endettement augmente la rentabilité financière ; si te ≤ r, elle baisse avec l’endettement.
  6. Confondre effet de levier et effet de massue : la massue correspond à la contrepartie de l’endettement pouvant mener à la faillite quand la rentabilité financière devient trop faible.
  7. Croire que Modigliani-Miller implique une structure financière optimale : au contraire, le cours indique que la valeur et le coût du capital ne dépendent pas du mode de financement (sous hypothèses).

✅ Checklist Examen

  1. Définir l’investissement et distinguer matériel, financier et immatériel selon le point de vue microéconomique du cours.
  2. Expliquer la FBCF : acquisitions moins cessions d’actifs fixes, définition des actifs fixes (corporels/incorporels, usage ≥ 1 an) et ce que la FBCF retient/exclut.
  3. Justifier pourquoi la réforme SEC 2010 change la comptabilisation de la R&D (avant : consommations intermédiaires ; après : investissements immatériels) et rappeler l’écart INSEE (63,9 Md€ dont 43,5 Md€).
  4. Présenter les deux motifs de l’investissement brut (ajouter au stock, compenser la dépréciation) et relier investissement net = brut − dépréciation.
  5. Décrire les trois types d’investissement (capacité, remplacement, productivité) et expliquer pourquoi un investissement est rarement mono-motif (remplacement + productivité).
  6. Savoir interpréter le tableau INSEE 2010-2021 des motivations (renouvellement, modernisation, capacité, nouveaux produits, autres) et repérer le motif majoritaire.
  7. Expliquer l’accélérateur : lien entre demande et investissement, fonctionnement à la hausse et à la baisse, et les conditions (TUC proche de 100%, hausse de production, pas de plein-emploi).
  8. Expliquer la critique de l’accélérateur : en cas de baisse de la demande, les entreprises réduisent plutôt l’utilisation des capacités que le stock, et rappeler l’idée d’accélérateur flexible (ajustement avec retard et “

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1. Dans le cadre microéconomique, que désigne l’investissement ?

2. Quelle est la définition de l'investissement dans le contexte macroéconomique ?

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Investissement — définition ?

Opération créant ou acquérant des biens pour accroître la capacité future.

Investissement micro vs macro

Microscopique: biens, financiers, immatériels; Macro: FBCF

FBCF — périmètre ?

Acquisitions nettes d’actifs fixes corporels ou incorporels utilisés ≥ 1 an.

Voir les flashcards →

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