Fiche de révision : Introduction aux Revenus et Impôts

Plan du Cours

  1. Impôt sur le revenu
  2. Revenus catégoriels
  3. Calcul du revenu net
  4. Traitements et salaires
  5. Déductions sociales
  6. Rémunération dirigeants
  7. Bénéfices BIC
  8. Revenus de capitaux mobiliers
  9. Contributions sociales

1. Impôt sur le revenu

Notions clés & Définitions

  • Impôt sur le revenu : impôt direct annuel qui frappe les personnes physiques, établi sur l’ensemble des revenus du foyer fiscal (source : rappel).
  • Revenu imposable : revenu global, net, annuel et disponible, correspondant à la somme des revenus nets catégoriels après déductions, charges et abattements (source : rappel).
  • Revenu net global imposable : résultat obtenu en déduisant du revenu brut global les charges déductibles, déficits et abattements, constituant la base de l’imposition (source : rappel).

Points essentiels

  • L’impôt sur le revenu est un impôt direct annuel, calculé sur l’ensemble des revenus du foyer fiscal, comprenant notamment les revenus catégoriels nets, le revenu global, et le revenu disponible (source : rappel).
  • La détermination de l’impôt se déroule en plusieurs étapes :
    1. Calcul des revenus nets catégoriels en déduisant les charges du revenu brut déclaré (voir section 2).
    2. Somme des revenus nets catégoriels pour obtenir le revenu brut global.
    3. Déduction des charges déductibles, déficits, et abattements pour obtenir le revenu net global imposable.
    4. Liquidation de l’impôt avec application du quotient familial, du barème progressif, et déductions éventuelles (source : rappel).
  • La notion de revenu disponible concerne les revenus dont le contribuable a pu disposer, excluant certains revenus exonérés ou non perçus en liquidité (source : rappel).
  • La méthode de calcul implique l’utilisation du quotient familial pour ajuster l’imposition selon la composition du foyer (source : rappel).

À retenir

L’impôt sur le revenu est une imposition annuelle, progressive, et calculée à partir du revenu global après déductions, en tenant compte du quotient familial pour ajuster la progressivité.

2. Revenus catégoriels

Notions clés & Définitions

  • Revenus nets catégoriels : Revenus déclarés après déduction des charges générées du revenu brut déclaré dans chaque catégorie (traitements et salaires, BIC, revenus de capitaux mobiliers, etc.).
  • Revenus catégoriels : Revenus regroupés par nature ou catégorie, tels que traitements et salaires, BIC, revenus de capitaux mobiliers, chacun étant soumis à des règles spécifiques de déduction pour obtenir le revenu net catégoriel.
  • Détermination du revenu net catégoriel : Processus consistant à déduire du revenu brut déclaré les charges générées pour obtenir le revenu net, en appliquant notamment des déductions spécifiques à chaque catégorie (voir source).
  • Traitements et salaires : Revenus perçus par les salariés et fonctionnaires, comprenant rémunérations principales, accessoires, avantages en nature, revenus de remplacement, avec exonérations pour certains frais et indemnités (voir source).
  • Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : Revenus issus d’une activité commerciale exercée par une personne physique ou société non soumise à l’IS, le bénéfice net étant imposé à l’IR, avec une imposition spécifique des plus-values (voir source).
  • Revenus de capitaux mobiliers : Revenus issus de placements financiers, tels que dividendes, intérêts, soumis au PFU ou flat tax de 12,8% plus prélèvements sociaux de 17,2%, avec option pour imposition au barème (voir source).

Points essentiels

  • La première étape pour le calcul de l’impôt sur le revenu consiste à déterminer les revenus nets catégoriels en déduisant du revenu brut déclaré les charges générées (voir source).
  • La catégorie des traitements et salaires inclut diverses rémunérations, avec exonérations pour certains frais et indemnités, notamment heures supplémentaires dans la limite de 7 500 € net (voir source).
  • La détermination du revenu net catégoriel pour les salariés implique la déduction des cotisations sociales déductibles, notamment la CSG à hauteur de 6,8% (voir source).
  • La déduction des frais professionnels peut se faire via une déduction forfaitaire de 10% ou par option pour les frais réels, sous conditions de justificatifs (voir source).
  • Les rémunérations des dirigeants de société sont imposables selon leur régime fiscal : dans les sociétés non soumises à l’IS, elles sont considérées comme un bénéfice distribué, non déductible ; dans celles soumises à l’IS, elles relèvent des traitements et salaires ou de l’article 62 du CGI (voir source).
  • Les revenus de capitaux mobiliers sont soumis au PFU ou flat tax, avec possibilité d’option pour le barème progressif, et sont soumis à des prélèvements sociaux de 17,2% (voir source).

À retenir

Les revenus catégoriels nets sont obtenus en déduisant les charges spécifiques de chaque catégorie de leur revenu brut déclaré, permettant ainsi de déterminer leur montant imposable dans le cadre de la déclaration d’impôt sur le revenu.

3. Calcul du revenu net

Notions clés & Définitions

  • Cotisations sociales déductibles : cotisations sociales dont le montant est déduit du salaire brut pour déterminer le salaire à déclarer, notamment la CSG (à hauteur de 6,8%) et la CRDS (non déductible) (rappel : la CSG n’est déductible qu’à hauteur de 6,8% selon l’article 83 CGI).
  • Revenu net catégoriel : montant obtenu après déduction des cotisations sociales déductibles et des frais professionnels du salaire brut, servant de base pour le calcul de l’impôt sur le revenu.
  • Déduction forfaitaire de 10 % : option permettant de déduire 10 % du salaire brut pour frais professionnels, avec un plafond fixé à 504 € ou 14 426 € selon la déclaration (voir section 2.2.2).
  • Frais réels : option qui consiste à déduire les frais professionnels justifiés et professionnels, nécessitant des pièces justificatives, mais rendant imposables les allocations pour frais d’emploi et remboursements de frais versés par l’employeur.
  • Plafonds de déduction : limites fixées pour la déduction forfaitaire (504 € ou 14 426 €), permettant de limiter la déduction en fonction du montant du salaire ou des règles fiscales en vigueur.

Points essentiels

  • Le calcul du revenu net catégoriel commence par la déduction des cotisations sociales déductibles du salaire brut, notamment la CSG (6,8%) qui est déductible, contrairement à la CRDS qui ne l’est pas (article 83 CGI).
  • La déduction des frais professionnels peut se faire via deux options : la déduction forfaitaire de 10 %, plafonnée à 504 € ou 14 426 €, ou l’option pour les frais réels, qui nécessite des justificatifs et peut entraîner l’imposition des allocations pour frais d’emploi et remboursements de frais.
  • Les allocations forfaitaires et remboursements pour frais d’emploi sont exonérés si la déduction forfaitaire est choisie, mais sont imposables si l’option pour les frais réels est retenue.
  • La rémunération des dirigeants de société, selon leur régime (art 62 CGI ou TS), est soumise à des règles spécifiques concernant la déduction des frais professionnels et leur imposition.
  • Les revenus de capitaux mobiliers peuvent faire l’objet d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou flat tax de 12,8 %, avec prélèvements sociaux de 17,2 %, ou d’une imposition au barème progressif si option est exercée, avec une réfaction de 40 % sur les dividendes et une déduction partielle de la CSG (voir section 5.2).

À retenir

Le revenu net catégoriel est obtenu en déduisant les cotisations sociales déductibles et les frais professionnels (forfaitaire ou réels) du salaire brut, ce qui constitue la base pour le calcul de l’impôt sur le revenu, avec des options et plafonds à respecter selon la situation du contribuable.

4. Traitements et salaires

Notions clés & Définitions

  • Champ d’application des traitements et salaires : Ensemble des revenus perçus par les salariés, fonctionnaires, pensions et rentes, soumis à l’impôt dans la catégorie des traitements et salaires (voir source).
  • Revenus imposables dans la catégorie traitements et salaires : Rémunérations principales, accessoires, avantages en nature, revenus de remplacement, qui sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu (voir source).
  • Revenus exonérés dans la catégorie traitements et salaires : Certaines rémunérations ou prestations bénéficient d’une exonération, notamment heures supplémentaires sous conditions, prestations familiales, RSA, participation et intéressement sous conditions (voir source).
  • Notion de rémunérations principales et accessoires : La rémunération principale correspond au salaire ou traitement de base, tandis que les accessoires incluent primes, gratifications, indemnités, etc. (voir source).
  • Revenus de remplacement : Indemnités versées en cas de chômage, sécurité sociale, invalidité, qui peuvent être partiellement ou totalement exonérés selon leur nature et conditions (voir source).
  • Revenus exonérés dans la catégorie traitements et salaires : Incluent notamment heures supplémentaires dans certaines limites, prestations familiales, RSA, participation et intéressement sous conditions, ainsi que certaines indemnités (voir source).

Points essentiels

  • Le champ d’application concerne principalement les revenus perçus par les salariés et fonctionnaires, incluant rémunérations principales, accessoires, avantages en nature, revenus de remplacement et pensions (voir source).
  • Les revenus imposables comprennent la majorité des rémunérations, mais certains éléments sont exonérés, notamment :
    • Heures supplémentaires dans la limite de 7 500 € net par an (depuis 2019) (voir source).
    • Prestations familiales légales, RSA, participation et intéressement sous conditions (voir source).
    • Rémunérations versées aux lycéens, étudiants, apprentis, stagiaires dans certaines limites (voir source).
    • Indemnités de sécurité sociale dans la limite de 50% (voir source).
  • La détermination du revenu imposable dans cette catégorie implique la déduction des cotisations sociales déductibles (CSG à 6,8%) et des frais professionnels (forfait de 10% ou frais réels) (voir source).
  • Certaines rémunérations, notamment celles des dirigeants de société, sont imposables selon leur régime spécifique (voir source).
  • Les revenus de capitaux mobiliers, bénéfices BIC, et autres catégories, font l’objet de traitements distincts, non abordés ici (voir source).

À retenir

Les traitements et salaires regroupent l’ensemble des rémunérations perçues par les salariés et fonctionnaires, avec des éléments imposables et exonérés selon des conditions précises, et leur calcul repose sur la déduction des cotisations sociales et frais professionnels.

5. Déductions sociales

Notions clés & Définitions

  • CSG (Contribution Sociale Généralisée) : Contribution sociale visant à financer la protection sociale, déductible à hauteur de 6,8 % sur le salaire brut (selon CHAPITRE 5).
  • CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) : Contribution sociale destinée à réduire la dette sociale, non déductible, appliquée sur le salaire brut (CHAPITRE 5).
  • Cotisations sociales déductibles : Cotisations sociales dont le montant peut être déduit du salaire brut pour déterminer le salaire net imposable, incluant notamment la CSG à 6,8 %.
  • Cotisations sociales non déductibles : Cotisations sociales qui ne peuvent pas être déduites du salaire brut, comme la CRDS.
  • Déductions sociales applicables : Ensemble des déductions sur le salaire brut permettant d’obtenir le salaire net imposable, comprenant la déductibilité partielle de la CSG et l’absence de déduction pour la CRDS (CHAPITRE 5).

Points essentiels

  • La CSG est déductible à hauteur de 6,8 % du salaire brut, ce qui permet de réduire la base de calcul du salaire net imposable (CHAPITRE 5).
  • La CRDS n’est pas déductible du salaire brut, elle doit être intégrée intégralement dans le calcul du salaire net imposable (CHAPITRE 5).
  • La distinction entre cotisations sociales déductibles (ex : CSG partielle) et non déductibles (ex : CRDS) est essentielle pour le calcul du salaire net imposable.
  • La déduction partielle de la CSG à 6,8 % permet d’alléger la base imposable, tandis que la CRDS doit être intégralement prise en compte sans déduction.
  • Ces notions s’appliquent uniquement pour le calcul du salaire net imposable, en excluant toute autre forme de cotisations ou prélèvements sociales non mentionnés ici.

À retenir

La déduction partielle de la CSG à 6,8 % et la non-déductibilité de la CRDS déterminent la manière dont les cotisations sociales influencent le calcul du salaire net imposable, distinguant clairement cotisations déductibles et non déductibles.

6. Rémunération dirigeants

Notions clés & Définitions

  • Régime d’imposition selon la forme et le régime fiscal de la société : La fiscalité appliquée aux rémunérations des dirigeants dépend de la structure juridique de la société (société soumise ou non à l’IS) et de son régime fiscal, déterminant si ces rémunérations sont déductibles ou considérées comme un bénéfice distribué (voir "Rémunérations dans sociétés non soumises à l’IS").

  • Rémunérations dans sociétés non soumises à l’IS : Les rémunérations versées aux dirigeants dans ces sociétés sont considérées comme un bénéfice distribué et ne sont pas déductibles pour la détermination du résultat imposable à l’IR (voir "Rémunérations dans sociétés non soumises à l’IS").

  • Rémunérations dans sociétés soumises à l’IS : Ces rémunérations sont imposables en traitements et salaires ou selon l’article 62 du CGI, selon la forme de la société (SA, SARL, SAS) et le statut du dirigeant (voir "Rémunérations des dirigeants dans sociétés soumises à l’IS").

Points essentiels

  • La fiscalité des rémunérations dépend de la structure juridique de la société : dans les sociétés non soumises à l’IS, ces rémunérations sont considérées comme un bénéfice distribué et ne sont pas déductibles (voir "Rémunérations dans sociétés non soumises à l’IS").
  • Dans les sociétés soumises à l’IS, les rémunérations sont imposables en traitements et salaires ou selon l’article 62 du CGI, selon la catégorie du dirigeant et la nature de la rémunération (voir "Rémunérations des dirigeants dans sociétés soumises à l’IS").
  • Les allocations forfaitaires pour frais sont toujours imposables pour les dirigeants salariés, tandis que les remboursements de frais réels sont exonérés, sauf si ces derniers optent pour la déduction des frais réels (voir "Traitement fiscal des allocations forfaitaires et remboursements de frais pour dirigeants").
  • La distinction entre rémunérations imposables en traitements et salaires ou selon l’article 62 du CGI dépend du statut du dirigeant (gérant minoritaire, majoritaire, salarié) et de la forme de la société (voir "Rémunération des dirigeants de société (art 62 CGI)").

À retenir

La fiscalité des rémunérations des dirigeants varie selon la structure de la société et leur statut, avec des règles spécifiques pour les sociétés soumises ou non à l’IS, influençant leur déductibilité et leur traitement fiscal.

7. Bénéfices BIC

Notions clés & Définitions

  • Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : bénéfices issus d’une activité commerciale exercée par une personne physique ou une société non soumise à l’IS, constituant la rémunération de l’exploitant, imposable à l’impôt sur le revenu (IR).
  • Bénéfice net BIC : résultat de l’activité commerciale après déduction des charges, qui constitue la rémunération de l’exploitant et est déclarée pour l’imposition à l’IR.
  • Plus-values non professionnelles (PVNLT) : gains réalisés lors de la cession d’actifs non liés à une activité professionnelle, soumis à un taux fixe de 12,8 % plus prélèvements sociaux, selon PERROUX (date).
  • Rémunération du conjoint de l’exploitant : part de la rémunération relevant des traitements et salaires, déduite du résultat fiscal des BIC, conformément à la réglementation en vigueur.
  • Activité non soumise à l’IS : activité commerciale exercée par une personne physique ou société non imposée à l’impôt sur les sociétés, relevant de la catégorie des BIC.

Points essentiels

  • Les bénéfices issus d’une activité commerciale exercée par une personne physique ou une société non soumise à l’IS relèvent de la catégorie des BIC.
  • Le bénéfice net BIC constitue la rémunération de l’exploitant, déclarée pour une imposition à l’IR selon le barème progressif.
  • Les plus-values non professionnelles (PVNLT) réalisées par ces activités sont imposées à un taux fixe de 12,8 % plus prélèvements sociaux, conformément à PERROUX (date).
  • La rémunération du conjoint de l’exploitant est considérée comme relevant des traitements et salaires pour la part déduite du résultat fiscal des BIC.
  • Ces bénéfices concernent notamment les exploitants d’EIRL, d’EURL, ou associés de SARL option IR, et leur déclaration doit respecter les règles spécifiques de déduction et d’imposition.

À retenir

Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) représentent la rémunération de l’activité commerciale exercée par une personne physique ou une société non soumise à l’IS, et leur traitement fiscal inclut une imposition à l’IR ou à un taux fixe pour les plus-values non professionnelles.

8. Revenus de capitaux mobiliers

Notions clés & Définitions

  • Champ d’application : Ensemble des revenus imposables issus de placements financiers, notamment les dividendes, jetons de présence, intérêts d’emprunts obligataires, etc., selon le contenu source (voir section 5.1).
  • Exclusions d’imposition : Revenus qui ne sont pas soumis à l’impôt, tels que les intérêts des livrets A ou les produits d’un PEP après 8 ans, conformément au rappel (voir section 5.1).
  • Prélèvement forfaitaire unique (PFU) : Imposition au taux fixe de 12,8 % plus prélèvements sociaux de 17,2 %, appliquée aux revenus de capitaux mobiliers, selon le contenu source (voir section 5.2).
  • Option pour le barème progressif : Possibilité pour le contribuable d’opter pour une imposition selon le barème de l’impôt sur le revenu, avec un abattement de 40 % sur les dividendes et une déduction partielle de la CSG (voir section 5.2).
  • Prélèvement forfaitaire obligatoire (PFO) : Retenue à la source de 12,8 % sur les revenus de capitaux mobiliers, qui constitue un crédit d’impôt lors de la déclaration (voir section 5.2).
  • Contributions sociales : CSG (6,8 % déductible partiellement), CRDS, et prélèvement de solidarité, qui s’appliquent aux revenus du patrimoine, selon le rappel (voir section 6.2).

Points essentiels

  • Les revenus de capitaux mobiliers comprennent principalement les dividendes, jetons de présence, intérêts d’emprunts obligataires, et intérêts de comptes courants si déductibles.
  • Certains revenus, comme les intérêts des livrets A ou produits PEP après 8 ans, sont exonérés d’imposition (voir section 5.1).
  • L’imposition standard est réalisée via le PFU, qui combine un taux fixe de 12,8 % et 17,2 % de prélèvements sociaux, totalisant 30 %.
  • La retenue à la source (PFO) de 12,8 % est non libératoire, mais elle peut être imputée lors de la déclaration, sous forme de crédit d’impôt (voir section 5.2).
  • Les contribuables peuvent choisir l’imposition au barème progressif avec un abattement de 40 %, ce qui peut être avantageux selon leur situation fiscale.
  • Les contributions sociales (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) s’appliquent sur le montant brut des revenus, avec des taux respectifs de 6,8 %, 0,5 %, et 7,5 %, selon le rappel (voir section 6.2).

À retenir

Les revenus de capitaux mobiliers sont principalement soumis au PFU de 12,8 % plus prélèvements sociaux, mais une option pour le barème progressif avec abattement de 40 % est possible, en tenant compte des contributions sociales applicables.

9. Contributions sociales

Notions clés & Définitions

  • CSG (Contribution Sociale Généralisée) : Contribution visant à financer la protection sociale, applicable sur la plupart des revenus, calculée sur le montant brut, avec un taux spécifique (voir section 6.2).
  • CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) : Contribution destinée à réduire la dette sociale, également calculée sur le montant brut des revenus, non déductible (voir section 6.2).
  • Prélèvement de solidarité : Contribution spécifique aux revenus du patrimoine, appliquée sur ces revenus, calculée sur le montant brut, à la source (voir section 6.2).
  • Champ d’application des contributions : La CSG et la CRDS s’appliquent à la majorité des revenus, tandis que le prélèvement de solidarité concerne uniquement les revenus du patrimoine, tous calculés sur le montant brut (voir source).
  • Calcul des contributions sur montant brut : La base de calcul pour la CSG, CRDS et prélèvement de solidarité est le montant brut des revenus, avant déduction ou abattement (voir source).
  • Retenue à la source des contributions sociales : Les contributions sociales sont prélevées directement à la source lors de la perception des revenus, assurant leur recouvrement immédiat (voir source).

Points essentiels

  • La CSG et la CRDS s’appliquent à la majorité des revenus, y compris les traitements, salaires, revenus de capitaux mobiliers, etc., sur la base du montant brut (voir source).
  • Le prélèvement de solidarité concerne uniquement les revenus du patrimoine, tels que dividendes, intérêts, plus-values, et est également calculé sur le montant brut (voir source).
  • Ces contributions sont prélevées à la source, ce qui signifie qu’elles sont directement retenues lors de la perception des revenus, facilitant leur collecte (voir source).
  • Le taux des contributions sociales varie selon la nature du revenu et la contribution concernée, avec des taux précis mentionnés dans la documentation officielle (voir section 6.2).
  • La notion de montant brut implique que ces contributions ne sont pas déduites avant le calcul de l’impôt sur le revenu, ce qui peut influencer le montant net perçu (voir source).

À retenir

Les contributions sociales (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) sont calculées sur le montant brut des revenus et prélevées à la source, participant au financement de la protection sociale et de la dette sociale, selon leur champ d’application spécifique.

Tableaux de Synthèse

Catégorie de revenuDéfinitionDéduction spécifiqueImpositionAuteur / Référence
Traitements et salairesRémunérations des salariés et fonctionnairesCotisations sociales (CSG 6,8%) déductibles, déduction forfaitaire 10% ou frais réelsBarème progressif, exonérations pour certains fraisSource : rappel, article 83 CGI
BICBénéfices industriels et commerciauxCharges déductibles spécifiques, plus-values imposablesIR, régime micro-BIC ou réelSource : rappel
Revenus de capitaux mobiliersDividendes, intérêtsPFU ou option barème, prélèvements sociaux 17,2%Flat tax ou barèmeSource : rappel
Contributions socialesPrélèvements sociaux sur revenusPrélèvements sociaux de 17,2%Applicable sur tous revenus catégorielsSource : rappel

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre revenu brut et revenu net catégoriel, notamment en oubliant la déduction des charges spécifiques.
  2. Confondre déduction forfaitaire de 10% et déduction pour frais réels, notamment en ne justifiant pas les frais réels.
  3. Oublier que la CSG à 6,8% est déductible, contrairement à la CRDS.
  4. Confondre le régime fiscal des rémunérations des dirigeants selon leur société (art 62 CGI vs TS).
  5. Mauvaise application du plafond de déduction forfaitaire (504 € ou 14 426 €).
  6. Confusion entre le PFU (flat tax) et l’imposition au barème pour les revenus de capitaux mobiliers.
  7. Omettre d’intégrer les prélèvements sociaux dans le calcul global des revenus mobiliers.
  8. Négliger l’impact de l’option pour le barème sur les dividendes ou intérêts.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de l’impôt sur le revenu selon la source : impôt direct annuel sur les personnes physiques.
  2. Savoir que le revenu imposable est le revenu global, après déductions, charges et abattements.
  3. Maîtriser la méthode de calcul de l’impôt : revenus nets catégoriels, revenu brut global, déductions, quotient familial.
  4. Identifier les différentes catégories de revenus : traitements et salaires, BIC, revenus de capitaux mobiliers, etc.
  5. Connaître la déduction des cotisations sociales déductibles, notamment la CSG à 6,8% selon l’article 83 CGI.
  6. Savoir différencier déduction forfaitaire de 10% et déduction pour frais réels, avec leurs plafonds.
  7. Comprendre le traitement fiscal des rémunérations des dirigeants selon leur régime (art 62 CGI ou TS).
  8. Connaître le régime d’imposition des revenus de capitaux mobiliers : PFU ou barème, prélèvements sociaux.
  9. Maîtriser la notion de revenu net global imposable et ses composantes.
  10. Connaître la notion de quotient familial et son rôle dans la progressivité de l’impôt.
  11. Savoir que les traitements et salaires incluent rémunérations, avantages en nature, indemnités, etc.
  12. Vérifier la maîtrise de la définition et des règles de déduction des charges dans chaque catégorie.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux Revenus et Impôts avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la fonction principale du calcul du revenu net dans le processus d'imposition ?

2. Quelle est la principale différence entre la CSG à 6,8 % et la CRDS en ce qui concerne leur traitement fiscal dans le calcul des déductions sociales ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction aux Revenus et Impôts avec 18 flashcards interactives.

Impôt sur le revenu — définition ?

Impôt direct annuel sur les personnes physiques.

Revenu imposable — rôle ?

Base pour calculer l’impôt après déductions.

Calcul de l’impôt — étapes ?

Revenus nets, revenu brut, déductions, quotient familial.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches