Chômage : Selon ****(source)**, le chômage est un écart entre le nombre de personnes qui souhaitent occuper un emploi (offreurs de travail) et le nombre de personnes qui en occupent. Il concerne principalement les actifs inoccupés en recherche d’emploi et disponibles pour travailler. Il inclut ceux qui remplissent deux critères : être en recherche active d’emploi et être privé d’emploi, c’est-à-dire sans emploi mais souhaitant en trouver un et disponible pour le faire.
Sous-emploi : Le sous-emploi concerne les actifs qui travaillent moins qu’ils ne le souhaitent. Par exemple, ceux en temps partiel subi ou en chômage technique. Il s’agit d’actifs présents sur le marché du travail mais ne pouvant vendre toute leur force de travail. Le sous-emploi est associé à un halo du chômage, représentant des personnes proches du chômage mais ne répondant pas strictement aux critères pour être comptabilisées comme chômeurs.
Taux de chômage : C’est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs. Il donne un poids quantitatif au phénomène. Par exemple, en France, en 2008, ce taux était de 6,75 %, et il est passé à 8,5 % en 2018. La formule est :
Taux de chômage = (nombre de chômeurs) / (nombre d’actifs).
Taux d’emploi : Il correspond au rapport entre le nombre d’actifs occupés et la population en âge de travailler (15-64 ans). Il indique la proportion de la population en âge de travailler qui occupe un emploi. Ce taux est corrélé négativement avec le taux de chômage, car une augmentation de l’un tend à diminuer l’autre.
Taux de sous-emploi : Bien que non explicitement défini dans la source, il concerne la part des actifs qui travaillent moins que leur souhait ou leur capacité, incluant ceux en temps partiel subi ou en chômage technique. Il représente une situation intermédiaire entre emploi et chômage.
Halo du chômage : Il désigne un ensemble de personnes proches du chômage, telles que les chômeurs découragés ou ceux en recherche d’emploi mais non enregistrés officiellement. En 2018, ce halo concernait environ 1,622 millions de personnes, illustrant la difficulté à distinguer précisément ceux qui sont réellement sans emploi mais prêts à travailler.
Le chômage est défini comme l’écart entre l’offre (personnes en recherche d’emploi) et la demande (emplois disponibles). Il concerne uniquement les actifs inoccupés, actifs en recherche et disponibles pour travailler. La mesure du chômage dépend du « thermomètre » utilisé : la définition du BIT ou celle de Pôle Emploi, qui diffèrent notamment sur la condition de disponibilité et la durée de travail minimale pour être comptabilisé comme chômeur.
Le taux de chômage permet de quantifier ce phénomène en rapportant le nombre de chômeurs au nombre d’actifs, offrant ainsi une mesure relative. En parallèle, le taux d’emploi indique la proportion d’actifs occupés dans la population en âge de travailler, et il est inversement lié au taux de chômage. La frontière entre emploi, chômage et inactivité peut être floue, notamment pour les chômeurs découragés ou ceux en recherche informelle, formant un halo du chômage.
Comprendre précisément ce qu’est le chômage et comment il se mesure, notamment à travers le taux de chômage et le taux d’emploi, est essentiel pour analyser son impact réel sur l’économie et la société. La définition du chômage varie selon les critères utilisés, ce qui influence la perception et la mesure du phénomène.
Rigidités institutionnelles
Aucune définition explicite dans la source. Cependant, le texte indique que ces rigidités, telles que le SMIC, le droit du travail, ou encore le syndicalisme, peuvent rendre difficile l’ajustement entre l’offre et la demande de travail. Elles limitent la flexibilité du marché du travail, empêchant une adaptation naturelle aux variations économiques.
Salaire minimum
Aucune définition explicite dans la source. Il s’agit d’un seuil légal fixé par la loi en dessous duquel le salaire ne peut pas descendre. Le modèle néoclassique montre que le salaire minimum peut créer un chômage si fixé au-dessus du salaire d’équilibre, en empêchant la baisse du salaire réel nécessaire pour équilibrer l’offre et la demande.
Protection de l'emploi
Aucune définition explicite dans la source. Elle désigne l’ensemble des règles et dispositifs (comme le contrôle des licenciements) qui limitent la capacité des employeurs à licencier, influençant ainsi la dynamique de l’emploi et du chômage.
Chômage frictionnel
Aucune définition explicite dans la source. Ce type de chômage résulte des délais et coûts liés à la recherche d’emploi et à la rencontre entre employeurs et candidats, notamment lors des changements d’emploi ou de la recherche d’un premier emploi.
Chômage d'appariement
Aucune définition explicite dans la source. Il correspond à la situation où des demandeurs d’emploi ne trouvent pas d’employeurs en raison de l’inefficacité ou des délais dans le processus de mise en relation.
Les rigidités institutionnelles, telles que le SMIC et le droit du travail, peuvent empêcher l’ajustement naturel entre l’offre et la demande de travail. Selon le modèle néoclassique, le marché du travail fonctionne comme un marché classique où le salaire réel équilibre l’offre et la demande. Cependant, ces rigidités, notamment le salaire minimum, peuvent créer un chômage en empêchant la baisse du salaire réel, qui serait nécessaire pour équilibrer le marché. La protection de l’emploi, en limitant la capacité des employeurs à licencier, peut également favoriser le chômage en rendant l’embauche plus risquée, surtout en période d’incertitude. Le chômage frictionnel apparaît comme une conséquence normale du processus de recherche d’emploi, lié aux coûts et délais pour la rencontre entre offreurs et demandeurs. Le chômage d’appariement désigne l’inefficacité dans cette rencontre, qui peut être accentuée par des rigidités ou des rigidités institutionnelles.
Identifier les différentes origines du chômage, notamment les rigidités institutionnelles et le chômage frictionnel, permet de mieux cibler les leviers d’action pour sa réduction.
Chômage structurel : Déséquilibre durable entre l’offre et la demande de travail, résultant de rigidités ou d’inadéquations sur le marché du travail, qui empêchent la correspondance efficace entre les emplois disponibles et les compétences des travailleurs.
Rigidités à la baisse des salaires : Obstacles ou résistances empêchant une réduction des salaires, même lorsque l’offre de travail dépasse la demande, ce qui peut contribuer au maintien du chômage structurel.
Inadéquation des qualifications : Situation où les compétences ou le profil des travailleurs ne correspondent pas aux besoins des entreprises, générant un chômage persistant.
Courbe de Beveridge : Représentation graphique illustrant la relation négative entre le taux de chômage et le taux d’emplois vacants, montrant que ces deux variables ne peuvent pas diminuer simultanément en raison des difficultés d’appariement.
Flux de destruction et création d'emplois : Mouvements continus où des emplois sont détruits et d’autres créés, mais dont le déséquilibre ou la difficulté d’appariement peut conduire à un chômage structurel.
Le chômage structurel est lié à des déséquilibres durables entre l’offre et la demande de travail, notamment à cause des rigidités à la baisse des salaires et des rigidités institutionnelles. Ces rigidités empêchent l’ajustement rapide des salaires, ce qui peut maintenir un niveau élevé de chômage même en période de faible activité économique.
L’inadéquation entre les qualifications des travailleurs et les besoins des entreprises est une cause majeure de chômage structurel. Selon B. Lhommeau (2015), 60% des recrutements difficiles sont dus à cet écart, notamment en raison du manque d’expérience ou de compétences spécifiques. La localisation géographique, le profil ou le savoir-faire insuffisant sont aussi des facteurs aggravants.
Les frictions dans le processus de rencontre entre l’offre et la demande, expliquées par la théorie du « search », jouent également un rôle. La période de recherche, influencée par l’indemnisation du chômage, incite les actifs à poursuivre leur recherche tant que le gain espéré est supérieur aux coûts. Ce délai d’adaptation, où employeurs et salariés ajustent leurs attentes, génère un chômage frictionnel, qui augmente avec la durée et la générosité des allocations.
Enfin, le chômage structurel est aussi lié à des difficultés d’appariement dans un flux constant de destruction et de création d’emplois. La courbe de Beveridge montre que, lors de périodes défavorables, le taux de chômage augmente tandis que celui des emplois vacants diminue, en raison des obstacles à l’appariement. La persistance de ces déséquilibres est accentuée par des facteurs comme le niveau des aides sociales, le salaire minimum ou la réglementation, qui peuvent maintenir ces taux à un niveau supérieur dans certains pays.
Le chômage structurel reflète des désajustements profonds du marché du travail, liés à des rigidités et inadéquations, nécessitant des solutions à long terme pour améliorer l’appariement entre offre et demande.
Chômage conjoncturel : AUTEUR (date) : chômage causé par des ralentissements temporaires de l'activité économique et des baisses de la demande globale. Il apparaît lorsque l'économie traverse une période de faible croissance ou de récession, entraînant une diminution de la production et de l'emploi.
Fluctuations économiques : variations à court terme de l'activité économique, caractérisées par des phases de croissance et de ralentissement, qui influencent directement le niveau de chômage conjoncturel.
Demande globale : somme de toutes les demandes de biens et services dans une économie. Une baisse de cette demande, souvent liée à des ralentissements économiques, provoque une augmentation du chômage conjoncturel.
Cycles économiques : oscillations régulières ou irrégulières de l'activité économique, comprenant des phases de croissance (expansion) et de récession (contraction). Le chômage conjoncturel varie en fonction de ces cycles, augmentant en période de récession et diminuant en période de croissance.
Le chômage conjoncturel est causé par des ralentissements temporaires de l'activité économique et des baisses de la demande globale. Lorsqu'une économie entre en récession, la demande globale diminue, ce qui entraîne une réduction de la production et une hausse du chômage. À l'inverse, en période de croissance, la demande augmente, ce qui favorise la création d'emplois et la diminution du chômage.
Il varie en fonction des cycles économiques. En période de récession, le chômage conjoncturel augmente, tandis qu'il diminue en période de croissance. Cette sensibilité aux fluctuations économiques à court terme explique que le chômage conjoncturel peut être atténué par des politiques macroéconomiques adaptées, visant à stimuler la demande globale et à soutenir l'activité économique lors des phases de ralentissement.
Le chômage conjoncturel est sensible aux variations économiques à court terme, augmentant en période de récession et diminuant en période de croissance. Il peut être atténué par des politiques macroéconomiques adaptées visant à stimuler la demande globale.
Politiques de lutte contre le chômage : Ensemble d’interventions économiques et sociales visant à réduire le chômage par diverses approches ciblant ses causes. Elles peuvent inclure des mesures pour stimuler la demande globale, réduire le coût du travail, améliorer la formation des travailleurs ou accroître la flexibilité du marché du travail.
Politiques keynésiennes : Stratégies économiques inspirées par J.M. Keynes, qui consistent à soutenir la demande globale par des politiques monétaires et budgétaires pour relancer l’activité économique et réduire le chômage conjoncturel.
Politiques d'allègement du coût du travail : Ensemble de mesures visant à diminuer le coût que représente le travail pour les employeurs, par exemple par des exonérations ou des réductions de charges sociales, afin d’inciter à l’embauche et diminuer le chômage structurel.
Politiques de formation : Initiatives destinées à améliorer les compétences des travailleurs ou à adapter leur qualification aux besoins du marché du travail, dans le but de réduire le chômage structurel.
Flexibilité du marché du travail : Ensemble de mesures permettant d’adapter plus facilement l’offre et la demande de travail, par exemple en modifiant la réglementation des contrats ou la durée du travail, pour favoriser l’embauche et réduire le chômage.
Les politiques de lutte contre le chômage regroupent diverses approches visant à réduire le chômage par des interventions économiques et sociales. Elles peuvent cibler la demande globale, en soutenant la consommation et l’investissement via des politiques keynésiennes, ou le coût du travail, en allégeant les charges sociales pour encourager l’embauche. La formation des travailleurs constitue également une stratégie pour lutter contre le chômage structurel en améliorant leur employabilité. Enfin, la flexibilité du marché du travail permet d’adapter rapidement l’offre de travail aux besoins économiques, facilitant ainsi l’emploi. La lutte contre le chômage nécessite une combinaison cohérente de ces politiques, adaptées aux causes spécifiques du chômage.
La lutte contre le chômage requiert une approche intégrée combinant des politiques de soutien à la demande, d’allègement du coût du travail, de formation et de flexibilité du marché du travail, afin d’être efficace face aux différentes causes du chômage.
Relance de la demande globale : Action de stimuler la somme de la consommation, de l’investissement, des dépenses publiques et des exportations, afin d’accroître la production et l’emploi. Selon la théorie keynésienne, cette relance est essentielle pour sortir d’une récession.
Investissements publics : Dépenses de l’État ou des collectivités visant à financer des projets d’infrastructures, de grands travaux ou de soutien à la recherche et développement. Ces investissements ont un effet multiplicateur sur l’économie, en créant des emplois et en stimulant la croissance.
Effet multiplicateur : Mécanisme selon lequel une augmentation initiale de la dépense (par exemple, investissement public) engendre une augmentation plus que proportionnelle du revenu national. Il résulte de la relance successive de la consommation et de l’investissement, amplifiant l’impact de la politique de relance.
Les politiques keynésiennes visent à stimuler la demande globale pour relancer l’activité économique et réduire le chômage conjoncturel. Elles utilisent principalement l’investissement public, qui agit comme un levier central en créant directement des emplois et en favorisant la croissance. L’investissement public peut prendre la forme de grands travaux ou de subventions aux investissements privés, notamment dans la R&D ou la fiscalité des entreprises. La relance de la demande passe aussi par des mesures de soutien aux ménages, telles que la baisse des impôts ou des aides à la consommation, permettant d’augmenter leur pouvoir d’achat.
L’effet multiplicateur joue un rôle clé : une dépense initiale génère une série d’effets en cascade, augmentant la demande, la production, l’emploi et les revenus. La croissance ainsi obtenue peut alors se renforcer par des anticipations optimistes des agents économiques, créant un cercle vertueux.
Stimuler la demande globale par des politiques publiques, notamment via l’investissement public, peut efficacement réduire le chômage conjoncturel en déclenchant un effet multiplicateur et en favorisant une croissance auto-entretenue.
Allègement du coût du travail : Réduction du montant total que doit payer l’employeur pour un salarié, notamment par la baisse des charges sociales ou des cotisations patronales, afin de diminuer le coût de l’embauche et d’inciter à l’emploi. (Source : concepts à définir)
Charges sociales : Contributions obligatoires versées par l’employeur et le salarié pour financer la protection sociale (retraite, santé, chômage). La baisse de ces charges réduit le coût total du travail pour l’employeur. (Source : concepts à définir)
Incitations à l'embauche : Mesures ou politiques visant à encourager les entreprises à embaucher davantage, notamment par la réduction du coût du travail ou des charges sociales, rendant l’embauche plus attractive. (Source : concepts à définir)
Compétitivité des entreprises : Capacité d’une entreprise à maintenir ou augmenter sa part de marché, notamment par la maîtrise des coûts, la qualité de ses produits ou ses prix. La baisse du coût du travail peut améliorer cette compétitivité. (Source : concepts à définir)
Réduire les charges sociales diminue le coût du travail, ce qui encourage les entreprises à embaucher davantage. En rendant l’embauche moins coûteuse, ces politiques favorisent la création d’emplois, notamment pour les travailleurs peu qualifiés. La baisse du coût du travail peut aussi améliorer la compétitivité des entreprises en réduisant leurs coûts de production, ce qui peut augmenter leurs exportations et leur part de marché. Ces mesures sont donc une stratégie directe pour stimuler l’emploi en rendant l’embauche plus attractive pour les employeurs.
Diminuer le coût du travail par des allègements de charges sociales ou patronales constitue une stratégie efficace pour encourager l’embauche et renforcer la compétitivité des entreprises, contribuant ainsi à la réduction du chômage.
Flexibilité externe : Capacité pour une entreprise d’ajuster ses effectifs en fonction des fluctuations de la demande, notamment par l’embauche ou le licenciement de salariés. Elle concerne l’adaptation de la main-d’œuvre aux variations économiques sans rigidités excessives.
Flexibilité interne : Capacité à modifier l’organisation du travail au sein de l’entreprise, notamment par la formation, la polyvalence, ou l’aménagement des horaires, afin de s’adapter aux besoins sans recourir systématiquement à des licenciements.
Licenciements : Suppression d’un emploi salarié, souvent utilisée comme un levier pour ajuster la main-d’œuvre en réponse aux variations économiques ou organisationnelles. La flexibilité externe favorise leur recours pour ajuster rapidement les effectifs.
Adaptation des entreprises : Processus par lequel les entreprises modifient leur organisation, leurs effectifs ou leurs compétences pour faire face aux changements du marché ou de leur environnement. La flexibilité, qu’elle soit interne ou externe, facilite cette adaptation.
Plasticité organisationnelle : Capacité d’une organisation à se transformer et à s’adapter rapidement aux évolutions de son environnement, notamment par la diversification des compétences ou la modification des processus internes. La flexibilité interne contribue à cette plasticité.
La flexibilité du marché du travail permet aux entreprises d’ajuster rapidement leur main-d’œuvre selon les fluctuations économiques. La flexibilité du marché du travail s’articule autour de plusieurs dimensions :
La flexibilité externe consiste à s’adapter aux variations de la production en embauchant ou licenciant librement, via des contrats comme le CDD ou le temps partiel, ou par l’externalisation. Elle permet une réponse rapide aux besoins changeants.
La flexibilité interne passe par la modulation des horaires, notamment par l’annualisation du temps de travail ou le recours aux heures supplémentaires. Elle réduit le recours aux licenciements et favorise une adaptation plus douce.
La flexibilité qualitative ou fonctionnelle permet aux salariés de couvrir plusieurs fonctions grâce à leur polyvalence, facilitant la reconversion rapide en cas de changement de secteur ou de besoin.
La flexibilité salariale consiste à faire fluctuer les rémunérations en fonction de la conjoncture ou de la productivité, ce qui peut aussi contribuer à l’adaptation globale de l’entreprise.
Depuis les années 80, cette flexibilité s’est renforcée en France, notamment par la généralisation du temps de travail annualisé et le recours accru aux CDD courts, ainsi qu’à l’externalisation. Cependant, cette flexibilisation a aussi conduit à une multiplication des emplois atypiques, souvent précaires, tels que les contrats courts ou l’intérim.
Accroître la flexibilité du travail permet aux entreprises de mieux gérer les variations économiques tout en limitant le recours aux licenciements, mais cela peut aussi entraîner une précarisation accrue des travailleurs.
Formation professionnelle
Processus permettant d’améliorer ou d’acquérir de nouvelles compétences pour répondre aux besoins du marché du travail. La formation continue, durant la vie active, joue un rôle crucial dans le développement du capital humain et l’adaptation des compétences.
Capital humain
Ensemble des compétences, connaissances et qualités d’un individu, qui augmentent sa productivité et son employabilité. Le développement du capital humain favorise la polyvalence et l’adaptabilité des salariés face aux évolutions du marché.
Polyvalence
Capacité d’un salarié à occuper plusieurs types de postes ou à maîtriser diverses compétences, facilitant son adaptation aux changements technologiques et aux besoins du marché du travail.
Adaptation des compétences
Processus par lequel les travailleurs ajustent ou complètent leurs qualifications pour répondre aux exigences changeantes du marché. La formation permet d’accroître cette capacité, réduisant ainsi le chômage structurel.
Insertion professionnelle
Processus d’intégration durable d’un individu dans le marché du travail, facilité par une formation adaptée, une qualification élevée et une meilleure employabilité.
La formation améliore les compétences des travailleurs, ce qui réduit le chômage structurel lié à l’inadéquation des qualifications. Elle contribue à augmenter la productivité et la polyvalence des salariés, leur permettant de s’adapter plus facilement aux évolutions technologiques et aux besoins changeants du marché. Le développement du capital humain, notamment par une formation initiale de qualité, favorise la polyvalence et l’adaptabilité, rendant plus aisée l’insertion professionnelle. La formation continue, si elle est efficace, dépend fortement de la qualité de la formation initiale, qui doit préparer les individus à apprendre tout au long de leur vie active. Enfin, une meilleure qualification de la population active permet de réduire durablement le chômage structurel en facilitant l’appariement entre l’offre et la demande de travail.
Investir dans la formation est essentiel pour aligner les compétences des travailleurs avec les exigences du marché, ce qui contribue à réduire durablement le chômage. La qualité de la formation initiale conditionne l’efficacité de la formation continue et l’adaptabilité des salariés.
(aucun date explicitement mentionnée dans le contenu fourni)
| Critère | Chômage structurel | Chômage conjoncturel | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|
| Définition | Déséquilibre durable entre offre et demande, rigidités, inadéquation des compétences | Fluctuation liée à la conjoncture économique, variation cyclique | — |
| Causes principales | Rigidités à la baisse des salaires, inadéquation des qualifications, rigidités institutionnelles | Variations de la demande globale, crise économique | — |
| Courbe associée | Courbe de Beveridge (relation négative entre chômage et emplois vacants) | — | — |
| Mécanisme | Inadéquation persistante, rigidités empêchant l’ajustement rapide | Variations cycliques de l’activité économique | — |
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1. Quand les taux de chômage de la France ont-ils été mesurés comme étant de 6,75 % en 2008, puis de 8,5 % en 2018 ?
2. Comment peut-on appliquer la définition du chômage pour évaluer l'efficacité des politiques visant à réduire le chômage ?
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Chômage — définition ?
Écart entre offreurs et demandeurs d’emploi.
Taux de chômage — formule ?
(Chômeurs / Actifs) x 100.
Chômage structurel — cause ?
Déséquilibres durables et rigidités du marché.
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