Externalité positive
AUTEUR (source) : désigne la conséquence positive d'une activité économique (production ou consommation) sur un autre agent sans que cela ne soit pris en compte par le marché. Elle entraîne une augmentation du bien-être des autres, sans que l'agent qui la génère soit récompensé. Exemple : la protection des autres par le port du masque.
Externalité négative
AUTEUR (source) : survient lorsqu'une activité économique a une conséquence négative pour les autres, sans que cela ne soit intégré dans le calcul privé de l'agent. Elle réduit le bien-être des autres et conduit à une surproduction ou surconsommation par rapport au niveau optimal collectif, car l'agent sous-évalue les coûts externes qu'il engendre.
Défaillance marché en présence d'externalités
AUTEUR (source) : situation où le marché ne parvient pas à prendre en compte les externalités, entraînant une quantité produite ou consommée qui n'est pas socialement optimale. Le marché est défaillant car il ne reflète pas le coût ou le bénéfice social total.
Taxe Pigouvienne
AUTEUR (source) : taxe mise en place par l'État pour internaliser une externalité négative, en fixant un montant équivalent au coût externe. Elle vise à réduire la quantité produite ou consommée de l'activité externalisante, conformément au principe du pollueur-payeur.
Subvention
AUTEUR (source) : aide financière accordée par l'État pour encourager la réalisation d'activités générant des externalités positives. Elle modifie le calcul coût-avantage des agents pour favoriser ces activités.
Marché des quotas d'émission de CO2
AUTEUR (source) : marché instauré au sein de l'Union européenne où chaque entreprise reçoit un quota d'émissions de CO2. Les entreprises peuvent acheter ou vendre ces quotas selon leur besoin, ce qui incite à réduire la pollution par le biais de mécanismes de marché.
Les externalités, qu'elles soient positives ou négatives, entraînent une défaillance du marché, que l'État peut corriger par des mécanismes incitatifs tels que la taxe Pigouvienne, la subvention ou le marché des quotas d'émission de CO2, afin d'aligner le comportement privé sur le bien-être social.
Biens collectifs : Biens non excluables et non rivaux. Cela signifie que leur consommation par un agent ne réduit pas la possibilité pour d’autres agents d’en profiter, et qu’il est difficile d’empêcher quelqu’un de les utiliser. La production de ces biens est souvent une défaillance de marché, car le comportement du passager clandestin tend à leur sous-production (voir section 3).
Biens communs : Biens non excluables mais rivaux. Leur accès est libre, mais leur consommation par un agent réduit la quantité disponible pour les autres. Leur gestion pose problème car ils sont menacés d’épuisement par la surexploitation, illustrant la tragédie des biens communs (Hardin).
Rivalité : Caractéristique d’un bien lorsque sa consommation par un agent empêche ou réduit la consommation par un autre. Un bien est rival si sa disponibilité diminue avec chaque consommation supplémentaire.
Excluabilité : Caractéristique d’un bien lorsque il est possible d’empêcher ou de faire payer un agent pour sa consommation. Un bien excluable peut faire l’objet d’un contrôle d’accès ou d’un paiement pour en bénéficier.
Tragédie des biens communs : Concept selon lequel, en l’absence de régulation, les agents économiques cherchent à maximiser leur propre intérêt en surexploitant ces biens, ce qui mène à leur épuisement ou dégradation. La gestion collective est nécessaire pour préserver ces ressources.
Réglementation des biens communs : Intervention de l’État ou d’une autorité pour limiter ou encadrer l’usage des biens communs, par exemple via des taxes, des quotas ou des interdictions, afin d’éviter leur surexploitation et de préserver leur disponibilité (exemple : réglementation dans les parcs ou quotas d’émission de CO2).
Les biens collectifs et communs illustrent des défaillances de marché où l’absence ou l’insuffisance de régulation peut conduire à leur sous-production ou à leur épuisement, nécessitant une intervention publique pour leur gestion durable.
Asymétrie d'information : Situation où, dans un contrat, l'une des deux parties dispose d'une plus grande quantité d'information que l'autre, ce qui peut entraîner des défaillances de marché. (source : SES)
Sélection adverse (ou antisélection) : Asymétrie d'information ex ante, qui survient avant la signature du contrat. Elle conduit à une sortie du marché des agents ou produits de meilleure qualité, car ils ne peuvent pas être distingués ou valorisés correctement par les demandeurs. (source : SES)
Aléa moral (ou hasard moral / risque moral) : Asymétrie d'information ex post, qui apparaît après la conclusion du contrat. Elle désigne la possibilité pour une partie de modifier son comportement de manière à léser l'autre, en profitant de l'asymétrie d'information. (source : SES)
Contrat asymétrique : Contrat où l'une des parties possède plus d'informations que l'autre, pouvant entraîner une défaillance de marché. (source : SES)
Certification et étiquetage : Mécanismes mis en place par l'État pour réduire l'asymétrie d'information en fournissant une information fiable sur la qualité ou la conformité d’un produit ou service, permettant ainsi aux agents économiques de faire des choix éclairés. (source : SES)
Ticket modérateur : Montant non remboursé par la sécurité sociale pour chaque soin ou médicament, que le patient doit payer lui-même. Il vise à réduire l'opportunisme et la surconsommation en limitant l'incitation à profiter indûment des services de santé. (source : SES)
L'asymétrie d'information, en créant des déséquilibres dans la connaissance entre agents, peut entraîner des défaillances de marché, que l'État cherche à corriger par des mécanismes d'information et de régulation.
Externalité positive : conséquence positive d'une activité économique sur un autre agent, non prise en compte par le marché. (Source) : "Une externalité positive désigne la conséquence positive d'une activité économique (production ou consommation) sur un autre agent économique, sans que cela ne soit pris en compte par le marché."
Externalité négative : effet négatif d'une activité sur un autre agent, qui n'est pas internalisé par le marché. (Source) : "Une externalité négative survient lorsqu'un agent économique, réalise une activité qui a une conséquence négative pour les autres sans que cela ne soit pris en compte par le marché."
Défaillance marché en présence d’externalités : situation où le marché ne parvient pas à intégrer les coûts ou bénéfices externes, menant à une production ou consommation sous ou sur-optimale du point de vue collectif. (Source) : "En présence d'externalité positive, le marché est défaillant, car les actions de consommation et de production sont réalisées en quantité trop faible... Pour faire face aux externalités, afin qu'elles soient prises en compte par le marché, l'État peut mettre en place un système de taxation ou de subvention."
Défaillance marché externalités : situation où le marché ne parvient pas à internaliser les externalités, entraînant une allocation inefficace des ressources. (Source) : "Une externalité positive désigne la conséquence positive d'une activité économique... une externalité négative survient lorsqu'un agent économique... réalise une activité qui a une conséquence négative pour les autres... le marché est défaillant."
Défaillance marché biens collectifs : situation où le marché ne fournit pas efficacement des biens non excluables et non rivaux, menant à une sous-production ou disparition de ces biens. (Source) : "Les biens collectifs sont des biens non excluables et sont non rivaux, ce qui signifie que lorsque où il existe peut bénéficier gratuitement... c'est bien une défaillance de marché."
Défaillance marché asymétrie : situation où une partie détient plus d'informations que l'autre, provoquant des inefficiences ou des marchés qui ne se forment pas ou mal. (Source) : "Une asymétrie d'information survient lorsque dans le cadre d'un contrat, l'une des deux parties du contrat dispose d'une plus grande quantité d'information que l'autre... la sélection adverse et l'aléa moral sont des formes d'asymétrie."
Les externalités positives sont sous-optimales car les agents sous-estiment le bénéfice social, ce qui justifie des interventions comme les subventions. Les externalités négatives sont aussi sous- ou sur-optimales, nécessitant des mécanismes comme la taxe Pigouvienne pour internaliser le coût externe. La taxe doit être égale aux coûts externes pour être efficace, mais sa mise en œuvre pose des défis liés à l'évaluation précise de ces coûts.
La mise en place de taxes ou subventions par l'État vise à modifier le comportement des agents sans contrainte directe, en incitant à produire ou consommer plus ou moins selon le cas. La réglementation peut aussi limiter ou interdire certains comportements ou activités.
Concernant les biens collectifs, leur nature non excluable et non rivale entraîne une tendance au passager clandestin, ce qui justifie l'intervention publique pour assurer leur maintien (ex : gestion par réglementation ou taxation).
La défaillance liée à l'asymétrie d'information se manifeste par la sélection adverse, où les meilleures qualités sortent du marché, et par l'aléa moral, où après la signature du contrat, un comportement risqué ou opportuniste apparaît. La réglementation, la certification, et l'étiquetage sont des moyens pour réduire ces asymétries.
Les externalités, biens collectifs et asymétries d'information entraînent des défaillances de marché qui justifient l'intervention de l'État par des mécanismes incitatifs, réglementaires ou de redistribution pour atteindre une allocation plus efficiente des ressources.
Biens collectifs : Biens qui sont non excluables et non rivaux. Cela signifie que leur consommation par un agent n'empêche pas leur consommation par un autre, et qu'il est impossible d'empêcher quelqu'un d'en profiter. La production de ces biens est souvent sous-investie par le marché en raison du problème du passager clandestin (Garet Hardin).
Biens communs : Biens qui sont non excluables mais rivaux. Leur consommation par un agent réduit la disponibilité pour les autres. Leur gestion est compliquée car ils sont susceptibles d'être surexploités, menant à la tragédie des biens communs (surconsommation et épuisement).
Défaillance de marché : Situation où le marché ne parvient pas à produire efficacement certains biens ou services, notamment en raison des caractéristiques particulières des biens collectifs et communs, ou des asymétries d'information.
Les biens collectifs étant non excluables et non rivaux, ils souffrent du problème du passager clandestin : chaque agent a intérêt à ne pas financer leur production, espérant que d'autres le feront, ce qui conduit à leur sous-production ou absence.
La tragédie des biens communs résulte de leur caractère rival et non excluable : leur accès gratuit et épuisable pousse les agents à une surexploitation, menant à leur épuisement ou disparition.
La défaillance de marché dans ces cas est liée à l'incapacité du marché à fournir ces biens en quantité optimale, car les agents ont intérêt à attendre que d'autres financent leur production ou à exploiter ces ressources sans limite.
L'intervention de l'État peut prendre plusieurs formes : redéfinition des droits de propriété (privatisation), réglementation, taxes ou impôts pour limiter l'exploitation, ou financement direct via taxes pour assurer leur maintien.
Les biens collectifs et communs illustrent des défaillances de marché dues à leurs caractéristiques intrinsèques, nécessitant une intervention publique pour garantir leur disponibilité et leur gestion durable.
Asymétrie d'information : Situation où, dans un contrat, une des parties détient une quantité d'information supérieure à l'autre, ce qui peut entraîner des défaillances de marché (source : contenu source).
Sélection adverse (ou antisélection) : Asymétrie d’information ex ante, qui survient avant la signature du contrat. Elle conduit à une défaillance de marché lorsque, en raison de l’asymétrie, les agents avec les meilleures qualités ou intentions sortent du marché, laissant place à des produits ou agents de moindre qualité (source : contenu source).
Aléa moral (ou hasard moral, risque moral) : Asymétrie d’information ex post, qui apparaît après la signature du contrat. Elle désigne la situation où, suite à un contrat, un agent modifie son comportement de manière à nuire à l’autre partie, car il n’est pas entièrement observable ou contrôlable (source : contenu source).
L’asymétrie d'information peut provoquer deux types de défaillances : la sélection adverse, qui se manifeste avant la transaction, et l’aléa moral, qui apparaît après la transaction.
La sélection adverse entraîne une sortie du marché des agents ou produits de haute qualité, car ils ne peuvent pas faire reconnaître leur valeur, ce qui dégrade la qualité globale des échanges.
L’aléa moral pousse un agent à adopter un comportement risqué ou opportuniste après la conclusion du contrat, car il n’est pas totalement surveillé ou incité à agir dans l’intérêt de l’autre partie.
Pour limiter ces défaillances, l’État peut instaurer des réglementations, des certifications ou des étiquetages (ex : contrôle technique, labels bio, certifications), afin de réduire l’asymétrie d'information et d’inciter à une meilleure qualité ou comportement.
Des mécanismes comme la mise en place de tickets modérateurs ou de participations forfaitaires dans l’assurance santé visent à limiter l’aléa moral en responsabilisant les agents.
L’asymétrie d'information est une source majeure de défaillance de marché, car elle incite à la sous- ou sur-qualité des échanges, et nécessite des interventions publiques telles que réglementations ou certifications pour restaurer la confiance et l'efficacité des marchés.
| Concept | Définition | Caractéristiques | Auteur / Source |
|---|---|---|---|
| Externalité positive | Effet bénéfique d'une activité sur un autre agent sans compensation | Sous-production, non prise en compte | Source : Notions clés & Définitions |
| Externalité négative | Effet nuisible d'une activité sur un autre agent sans prise en compte | Surproduction, coûts externes non internalisés | Source : Notions clés & Définitions |
| Bien collectif | Non excluable, non rivale | Sous-production, passager clandestin | Source : Notions clés & Définitions |
| Bien commun | Non excluable, rivale | Surexploitation, tragédie des biens communs | Source : Notions clés & Définitions |
| Asymétrie d'information | Partie détient plus d'information que l'autre | Sélection adverse, aléa moral | Source : Notions clés & Définitions |
Teste tes connaissances sur Les défaillances de marché et leurs corrections avec 6 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. En quoi la gestion des biens communs et la présence d'externalités négatives illustrent-elles toutes deux une défaillance du marché ?
2. Quand l'article fondamental de Garrett Hardin sur la tragédie des biens communs a-t-il été publié pour la première fois ?
Mémorisez les concepts clés de Les défaillances de marché et leurs corrections avec 12 flashcards interactives.
Externalité — définition ?
Effet d'une activité sur autrui non pris en compte.
Bien collectif — caractéristiques ?
Non excluable, non rivale.
Bien commun — caractéristiques ?
Non excluable, rivale.
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