📋 Plan du Cours
- Définition et caractéristiques de la croissance économique selon Simon Kuznets
- Évolution historique des théories de la croissance économique et influence de la conjoncture
- Modèle Harrod-Domar et l'instabilité de la croissance économique
- Modèle néoclassique de Solow et rôle du progrès technique exogène
- Théories de la croissance endogène et rôle du learning by doing selon Romer
- Modélisation de la croissance par l'innovation et la destruction créatrice selon Agion et Howitt
- Limites environnementales de la croissance : épuisement des ressources et catastrophes écologiques
- Développement durable : conciliation des dimensions économique, sociale et environnementale
- Actions internationales et nationales face aux enjeux environnementaux et climatiques
- Conséquences économiques du changement climatique et rapport Stern
- Synthèse des approches de la croissance économique et enjeux contemporains de durabilité
- Critiques et réflexions contemporaines sur la croissance économique et ses limites sociales et environnementales
📖 1. Définition et caractéristiques de la croissance économique selon Simon Kuznets
🔑 Notions clés & Définitions
- Valeur ajoutée (V.A) : Grandeur économique représentant la richesse nouvelle produite par les agents économiques, calculée comme la différence entre la valeur de la production et celle des consommations intermédiaires.
- Taux de croissance du produit par tête : Indicateur mesurant l'évolution du produit intérieur brut par habitant, reflétant la variation du niveau de vie moyen dans une population.
- CROISSANCE ECONOMIQUE : Marx, Le Manifeste du Parti Communiste, 1848, estime que le M.P.C, mode de production capitaliste, est voué à sa perte en raison de ses contradictions internes.
📝 Points essentiels
- Simon Kuznets définit la croissance économique comme une hausse de long terme de la capacité d’offrir une gamme élargie de biens économiques à la population.
- Kuznets distingue une vision qualitative (phénomène global) et une vision quantitative (évolution du PIB) de la croissance économique.
- Avec cette conception très large, Kuznets envisage la croissance économique comme un phénomène global (vision qualitative) qui ne saurait se limiter à la seule évolution du P.I.B (vision quantitative).
💡 À retenir
La croissance économique doit être comprise comme un phénomène multidimensionnel intégrant à la fois des mesures quantitatives, telles que le taux de croissance du produit par tête, et une perspective qualitative élargie qui inclut des mutations sociales, idéologiques et géographiques.
📖 2. Évolution historique des théories de la croissance économique et influence de la conjoncture
🔑 Notions clés & Définitions
- Prodigalité : Comportement caractérisé par une dépense excessive ou un gaspillage des ressources, souvent évoqué dans les débats sur la durabilité de la croissance économique.
- Classiques optimistes : Courant économique du XVIIIe et XIXe siècle, représenté notamment par Adam Smith, qui considère que la croissance économique est illimitée grâce à la division du travail, la concurrence et l'autorégulation du marché.
- Trente Glorieuses : Période d'environ trente ans après la Seconde Guerre mondiale caractérisée par une forte croissance économique, une expansion géographique et technique, et une vision optimiste de la croissance, dont la fin a suscité des interrogations sur sa durabilité face aux contraintes environnementales.
- Classiques pessimistes : B / POUR LES CLASSIQUES PESSIMISTES, UN BLOCAGE INEVITABLE DE LA CROISSANCE
📝 Points essentiels
- Les classiques optimistes (Adam Smith) envisagent une croissance illimitée, tandis que les classiques pessimistes (David Ricardo) prévoient un état stationnaire.
- La croissance économique est marginalisée avant de retrouver sa place avec Keynes et les modèles post-1945.
- Les périodes de forte croissance ont engendré des visions optimistes, alors que les périodes de crise ont généré des visions pessimistes.
- Depuis la fin des Trente Glorieuses, la durabilité de la croissance face aux contraintes environnementales est de plus en plus questionnée.
- En 2006 est publié le RAPPORT STERN fixant à 5 500 milliards € le coût du changement climatique par an = coût de l’inaction
—> coût plus élevé que l’action !!!
Si rien n’est fait, les conséquences du changement climatique pourraient coûter 5% du PIB mondial par an et les conséquences collatérales pourraient porter ce chiffre à 20% du PIB mondial par an !
France: 2022 = coût du réchauffement 10 milliards d’€ par an
10 ans plus tot 3,6 milliards €
CONCLUSION
1. Depuis la fin du XVIIIe siècle, la pensée économique a développé plusieurs approches de la croissance
Chaque conception a été influencée par son contexte:
Les périodes de forte croissance ont engendré des visions optimistes
Les périodes de crise ont généré des visions pessimistes
Cependant, il est difficile d’expliquer les origines de la croissance uniquement par des facteurs quantitatifs comme le travail, le capital ou le P&T
La croissance économique ne repose pas seulement sur des facteurs économiques !!!
Walt Whitman ROSTOW, Les étapes de la croissance économique, 1961, souligne l’importance des facteurs politiques, sociaux et institutionnels pour expliquer les origines de la croissance
Pendant des décennies, les économistes se sont questionnés sur les origines de la croissance économique
Or depuis une quarantaine d’années, les réflexions portent davantage sur les conséquences de la
💡 À retenir
Depuis la fin des Trente Glorieuses, la durabilité de la croissance face aux contraintes environnementales est de plus en plus questionnée.
📖 3. Modèle Harrod-Domar et l'instabilité de la croissance économique
🔑 Notions clés & Définitions
- Taux de croissance effectif : Le taux de croissance effectif désigne le taux réel de croissance observé dans l'économie, influencé par les décisions d'investissement des entreprises, la consommation des ménages et les variations démographiques.
- Croissance économique : La croissance économique représente l'augmentation soutenue de la production de biens et services dans une économie, résultant des interactions entre investissement, consommation, démographie et interventions publiques.
- Le taux de croissance garanti : = taux de croissance potentiel qui permettrai l'équilibre entre l'épargne des ménages et l'investissement de l'entreprise.
- Modèle Harrod-Domar : Échoue dans les P.D.E
📝 Points essentiels
- Le modèle Harrod-Domar dissocie le taux de croissance effectif, qui est réalisé, du taux de croissance garanti, qui correspond au potentiel d'équilibre entre épargne et investissement.
- Un écart permanent entre le taux de croissance effectif et le taux de croissance garanti rend la croissance intrinsèquement instable.
- Le sentier d'équilibre entre ces deux taux est une construction théorique rarement atteinte dans la réalité économique.
- Les décisions d'investissement sont prises par les entreprises selon leurs perspectives, tandis que la consommation dépend des ménages et la démographie influence la population active.
- L'État est le seul acteur capable de stabiliser la croissance en régulant la demande globale, notamment par l'investissement public.
- En pratique, le taux de croissance effectif peu de chances de correspondre au taux de croissance garanti : - l'investissement est décidé par les entreprises selon es résultats, selon ses perspectives de RI, selon le contexte qui pousse à être - La consommation est réalisée par les ménages - La démographie peut modifier la population active Au final, face à une croissance instable, le modèle Harrod-Domar souligne la nécessaire intervention de l'Etat en particulier par l'investissement public.
- Pour Harrod, il existe toujours un écart entre le taux de croissance effectif ( la réalité ) et le taux de croissance garanti ( qui permettrait le plein emploi ) Selon Harrod, il existe un sentier d'équilibre entre le taux de croissance garant et le taux de croissance effectif mais par nature la croissance est toujours instable.
💡 À retenir
Le modèle Harrod-Domar dissocie le taux de croissance effectif, qui est réalisé, du taux de croissance garanti, qui correspond au potentiel d'équilibre entre épargne et investissement.
📖 4. Modèle néoclassique de Solow et rôle du progrès technique exogène
🔑 Notions clés & Définitions
- Paradoxe de Solow : Une observation selon laquelle les avancées technologiques majeures ne se traduisent pas immédiatement par une augmentation visible de la productivité dans les statistiques économiques.
- Progrès technique : Solow ne l'explique pas : " le progrès technique est une manne ( avantage inattendu ) tombé du ciel" = la croissance économique est exogène .
📝 Points essentiels
- Le modèle de Solow considère que l'équilibre de croissance est naturellement possible via des sentiers successifs.
- Tous les facteurs (travail, capital, progrès technique) sont substituables, permettant la flexibilité de l'équilibre.
- Le paradoxe de Solow, qui affirme que le progrès technique n'a pas toujours un impact visible sur la croissance, a été contesté par les gains de productivité liés aux N.T.I.C. aux États-Unis.
- Le progrès technique est considéré comme un facteur exogène et explique une part importante de la croissance économique, appelée résidu inexpliqué.
- L'État doit faciliter l'adaptation aux technologies par la formation et le développement des institutions.
- Dès les années 1990, le paradoxe de Solow est contredit aux Etats-Unis. Les gains de productivité portés par les N.T.I.C amènent Solow à reconnaître que son paradoxe n'existe pas.
- À la différence du modèle Harrod-Domar, Solow considère que l'équilibre est naturellement possible en économie.
💡 À retenir
Le modèle de Solow considère que l'équilibre de croissance est naturellement possible via des sentiers successifs.
📖 5. Théories de la croissance endogène et rôle du learning by doing selon Romer
🔑 Notions clés & Définitions
- Capital humain : L'ensemble des connaissances, qualifications, compétences et caractéristiques individuelles incorporées aux individus tout au long de leur vie, qui facilitent la création du bien-être personnel, social et économique et constituent un facteur endogène de la croissance.
- Croissance endogène : Des dépenses publiques ciblées rendent les entreprises privées plus productives
- Learning by doing : Stimulé par des investissements en R&D et en formation de sorte que le P&T résulte d'une activité consciente des entreprises.
📝 Points essentiels
- La croissance endogène intègre le progrès technique comme résultat des décisions économiques internes, notamment par l'investissement en R&D et formation.
- L'accumulation du capital humain génère des externalités positives qui augmentent la productivité à la fois au niveau individuel et collectif.
- Le learning by doing désigne l'apprentissage par la pratique, qui améliore la productivité au fil du temps et stimule la croissance.
- L'État joue un rôle clé en finançant la formation et en développant le capital public (infrastructures) pour soutenir la croissance.
- Les politiques éducatives et actives de l'emploi sont essentielles pour renforcer le capital humain et favoriser la croissance endogène.
- Ainsi, l'Etat doit améliorer le capital humain par : - Des politiques éducatives - Des politiques actives de l'emploi En 1990, dans l'article " les dépenses publiques dans un modèle simple de croissance endogène", Barro explique l'importance de certaines dépenses publiques sur la croissance.
- Cet apprentissage par la pratique permet aux travailleurs d'améliorer leur productivité.
Pourtant, Romer complète l'analyse d'Arrow en montrant les externalités positives du Learning by doing.
💡 À retenir
L'accumulation du capital humain génère des externalités positives qui augmentent la productivité à la fois au niveau individuel et collectif.
📖 6. Modélisation de la croissance par l'innovation et la destruction créatrice selon Agion et Howitt
🔑 Notions clés & Définitions
- Taux de croissance : Le rythme auquel le produit intérieur brut ou la production par tête augmente sur une période donnée.
- Destruction créatrice : Ils dégagent les fondements micro-économiques de la croissance en s'intéressant sur ses conséquences en termes de concurrence, d'innovation et de destruction créatrice = portent la croissance.
📝 Points essentiels
- La croissance économique est modélisée par un processus d'innovation qui remplace les anciennes technologies par de nouvelles, entraînant la destruction créatrice.
- L'innovation est un moteur endogène de la croissance, résultant des décisions d'investissement en recherche et développement.
- Le modèle Agion-Howitt formalise ce mécanisme dynamique d'innovation et de renouvellement technologique.
- Ce processus implique des effets positifs sur la productivité mais aussi des destructions d'emplois et de secteurs obsolètes.
- —> une gestion durable et raisonnée des ressources naturelles:
Éviter l’utilisation extensive de l’eau, de la terre, des matière premières
Limiter les atteintes aux milieux naturels (air, sols, faune, flore, paysages)
—> mettre en place une économie mondiale durable avec:
Une répartition équitable des richesses entre les pays
Une meilleure répartition des activités humaines
—> remise en question des avantages absolus et comparatifs des classiques
—> une meilleure gestion de la croissance démographique (politiques d’éducation, planning familial…)
—> la satisfaction des besoins essentiels à tous (eau, alimentation, emploi, énergie, salubrité) en respectant les traditions locales adaptées à chaque écosystème —> remise en question de la spécialisation des classiques
≠ décroissance
L’intégration des principes du développement durable dans le processus de prise de décisions
Institutions internationales
Etats
Collectivités territoriales
Entreprises
Administrations
Associations
Ménages
—> quel impact sur l’environnement ? Peut-on faire autrement ?
—> L’amélioration et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement
Pourtant, au départ, le concept de développement durable a un faible écho international
En 1988 est créé le G.I.E.C (qui dépend du P.N.U.E) dont les premiers rapports alertent des réalités du réchauffement climatique
—> Le premier rapport du GIEC est publié en 1990 = le climat risque d’être perturbé par les actions humaines.
- Cependant, le modèle Aghion-Howitt démontre les limites de la destruction créatrice. Une entreprise qui finance la R&D est récompensée par l'innovation qui lui permet de dégager du profit.
💡 À retenir
La croissance se voit comme un cycle continu d'innovation et de renouvellement technologique qui transforme l'économie en permanence.
📖 7. Limites environnementales de la croissance : épuisement des ressources et catastrophes écologiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Épuisement des ressources : Le phénomène de raréfaction progressive des ressources naturelles, incluant les ressources non-renouvelables comme le gaz, l'uranium et le pétrole qui atteindront leur pic d'extraction dans les prochaines décennies, ainsi que la dégradation des ressources renouvelables due à une surconsommation, entraînant la disparition d'espèces et la déforestation.
- Origines de la croissance : Les facteurs à l'origine du développement économique qui ne se limitent pas aux éléments quantitatifs tels que le travail et le capital, mais incluent également des dimensions politiques, sociales et institutionnelles, comme l'a souligné Walt Whitman Rostow.
📝 Points essentiels
- Le rapport Meadows (1972) alerte sur les limites physiques de la croissance liées à l'épuisement des ressources naturelles.
- Il préconise de restreindre la croissance démographique et industrielle pour préserver les écosystèmes.
- Les catastrophes écologiques, comme les ouragans Katrina, illustrent les conséquences des déséquilibres environnementaux.
- Certaines interprétations du rapport appellent à la décroissance ou à la croissance zéro pour éviter la destruction écologique.
- Les limites environnementales posent une contrainte majeure à la poursuite d’une croissance économique illimitée.
💡 À retenir
La croissance économique est confrontée à des frontières écologiques incontournables qui menacent sa durabilité, nécessitant une gestion raisonnée des ressources et une limitation de la croissance démographique et industrielle.
📖 8. Développement durable : conciliation des dimensions économique, sociale et environnementale
🔑 Notions clés & Définitions
- Obligations : = prêt émis par une entreprise
- Développement durable : Il a ses églises, ses grands prêtres, son catéchisme
📝 Points essentiels
- Le développement durable vise à concilier les dimensions économique, sociale et environnementale pour assurer un avenir viable.
- Le Sommet de la Terre de Stockholm (1972) a marqué la première coordination internationale sur les politiques environnementales.
- Le développement durable implique des politiques intégrées qui prennent en compte les impacts à long terme de la croissance.
- Il nécessite un équilibre entre la satisfaction des besoins présents et la préservation des ressources pour les générations futures.
- —> une gestion durable et raisonnée des ressources naturelles:
Éviter l’utilisation extensive de l’eau, de la terre, des matière premières
Limiter les atteintes aux milieux naturels (air, sols, faune, flore, paysages)
—> mettre en place une économie mondiale durable avec:
Une répartition équitable des richesses entre les pays
Une meilleure répartition des activités humaines
—> remise en question des avantages absolus et comparatifs des classiques
—> une meilleure gestion de la croissance démographique (politiques d’éducation, planning familial…)
—> la satisfaction des besoins essentiels à tous (eau, alimentation, emploi, énergie, salubrité) en respectant les traditions locales adaptées à chaque écosystème —> remise en question de la spécialisation des classiques
≠ décroissance
L’intégration des principes du développement durable dans le processus de prise de décisions
Institutions internationales
Etats
Collectivités territoriales
Entreprises
Administrations
Associations
Ménages
—> quel impact sur l’environnement ? Peut-on faire autrement ?
—> L’amélioration et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement
Pourtant, au départ, le concept de développement durable a un faible écho international
En 1988 est créé le G.I.E.C (qui dépend du P.N.U.E) dont les premiers rapports alertent des réalités du réchauffement climatique
—> Le premier rapport du GIEC est publié en 1990 = le climat risque d’être perturbé par les actions humaines.
- Un sommet de la terre est une conférence internationale organisée tous les 10 ans invitants les gouvernants à réfléchir sur une politique mondiale at à s'accorder sur un référentiel commun.
Le sommet de la terre de Stockholm de 1972 aboutit à :
- La déclaration de Stockholm qui place les quastions écologiques au rang des préoccupations internationales
- l'adoption d'un Plan Commun pour l'environnement avec l'amorce d'un dialogue Nord-Sud. Toutefois, un fossé apparait entre les P.D.E.M qui envisagent une protection de l'environnement et les P.E.D qui privilégient le développement = leur priorité est sortir de la misère .
💡 À retenir
Il est essentiel d’adopter une approche intégrée pour harmoniser croissance économique, justice sociale et protection environnementale.
📖 9. Actions internationales et nationales face aux enjeux environnementaux et climatiques
🔑 Notions clés & Définitions
📝 Points essentiels
- Les sommets internationaux organisés tous les 10 ans visent à établir des référentiels communs pour la politique environnementale mondiale.
- Les États sont invités à coordonner leurs actions pour répondre aux enjeux climatiques et environnementaux globaux.
- Les politiques nationales doivent intégrer les engagements internationaux pour réduire les émissions et protéger les écosystèmes.
- La régulation climatique nécessite des interventions publiques pour corriger les défaillances du marché liées à l’environnement.
💡 À retenir
La coopération internationale à travers des sommets réguliers et l’intégration des engagements dans les politiques nationales, ainsi que l’intervention publique, sont essentielles pour répondre efficacement aux défis environnementaux et climatiques mondiaux.
📖 10. Conséquences économiques du changement climatique et rapport Stern
🔑 Notions clés & Définitions
- Rapport Stern : Analyse économique publiée en 2006 qui évalue le coût annuel du changement climatique à 5 500 milliards d’euros, indiquant que ce coût est supérieur à celui nécessaire pour agir contre le changement climatique.
- Coût du changement climatique : Impact économique annuel estimé pouvant atteindre jusqu’à 5% du PIB mondial, et jusqu’à 20% si l’on inclut les conséquences collatérales, en l’absence de mesures pour limiter le changement climatique.
- Réchauffement climatique : Augmentation progressive des températures moyennes mondiales, pouvant atteindre 4,8°C en 2100, avec des effets visibles tels que la fonte des glaces, la montée des eaux, la désertification, et des événements météorologiques extrêmes.
📝 Points essentiels
- Le rapport Stern évalue le coût du changement climatique à 5 500 milliards d’euros par an, supérieur au coût de l’action.
- Sans mesures, le changement climatique pourrait coûter jusqu’à 5% du PIB mondial par an, voire 20% avec les conséquences collatérales.
- En France, le coût du réchauffement est passé de 3,6 milliards d’euros en 2012 à 10 milliards en 2022.
- Le rapport Stern souligne que le coût de l’inaction est plus élevé que celui des politiques de lutte contre le changement climatique.
💡 À retenir
Le changement climatique engendre des coûts économiques majeurs qui dépassent ceux des actions préventives, soulignant l’urgence d’investir dans la prévention et la lutte.
📖 11. Synthèse des approches de la croissance économique et enjeux contemporains de durabilité
🔑 Notions clés & Définitions
- Approches de la croissance économique : L'augmentation de la production de biens et services dans une économie, mesurée traditionnellement par le PIB, mais aussi envisagée de manière qualitative à travers les transformations sociales, idéologiques et géographiques.
- Durabilité : Cependant, depuis la fin des Trente Glorieuses, les auteurs s’interrogent, de plus en plus, sur la durabilité de la croissance face à la contrainte environnementale.
📝 Points essentiels
- Depuis le XVIIIe siècle, plusieurs approches expliquent la croissance économique, influencées par leur contexte historique.
- Les facteurs quantitatifs (travail, capital, progrès technique) ne suffisent pas à expliquer la croissance.
- Depuis 40 ans, les réflexions portent davantage sur les conséquences de la croissance, notamment environnementales.
- La durabilité impose de repenser la croissance pour ne pas compromettre l’avenir.
- Depuis la fin du XVIIIe siècle, la pensée économique a développé plusieurs approches de la croissance Chaque conception a été influencée par son contexte: Les périodes de forte croissance ont engendré des visions optimistes Les périodes de crise ont généré des visions pessimistes Cependant, il est difficile d’expliquer les origines de la croissance uniquement par des facteurs quantitatifs comme le travail, le capital ou le P&T La croissance économique ne repose pas seulement sur des facteurs économiques !!!
-
- Depuis la fin du XVIIIe siècle, la pensée économique a développé plusieurs approches de la croissance
💡 À retenir
Une compréhension complète de la croissance économique nécessite d'intégrer non seulement les facteurs économiques traditionnels, mais aussi les dimensions politiques, sociales et environnementales pour relever les défis actuels de la durabilité.
📖 12. Critiques et réflexions contemporaines sur la croissance économique et ses limites sociales et environnementales
🔑 Notions clés & Définitions
- Croissance économique : Phénomène global caractérisé par l'augmentation de la production de biens et services dans une économie, incluant des mutations sociales, idéologiques et géographiques, et traditionnellement mesuré par le produit intérieur brut (PIB).
- Pensée économique : Ensemble des visions et théories économiques sur la croissance, allant de l'optimisme classique à la critique marxiste, incluant des analyses contemporaines qui interrogent la soutenabilité du modèle économique.
- Croissance illimitée : LES CLASSIQUES OPTIMISTES
📝 Points essentiels
- Le rapport Meadows et d’autres critiques dénoncent une croissance valorisant le superflu et générant des impacts négatifs sociaux et environnementaux.
- Les critiques proposent de réduire la production, limiter la consommation d’énergie, développer les énergies renouvelables et adopter un mode de vie plus simple.
- La décroissance implique aussi la relocalisation et la fin du matraquage publicitaire.
- Ces réflexions questionnent la finalité même de la croissance économique dans le monde moderne.
- En France, les thèses de la décroissance sont portées par : - Jacques Grinevald, la décroissance, 1979 - Serge Latouche, le temps de la décroissance, 2010 - Gilbert Rist, la décroissance pour la suite du monde, 2015 => ils critiquent la croissance et le progrès technique : pour eux tous les pays doivent moins produire, limiter leur consommation, développer les énergies renouvelables, adopter un mode de vie plus simple, arrêter le matraquage publicitaire, relocaliser Certains auteurs dénoncent une croissance qui valorise le superflu et ils appellent à : - Réduire la production - Limiter la consommation d'énergie - Développer les énergies renouvelables et les transports non polluants - Adopter un mode de vie plus simple - Relocaliser - Mettre fin au matraquage publicitaire En pratique les marchés à polluer ne sont pas vraiment efficaces avec des prix initiaux bas et très fluctuants de la tonne de carbone qui était à moins de 1 euro en 2017.
💡 À retenir
Les limites intrinsèques de la croissance et les alternatives comme la décroissance remettent en question le modèle économique actuel.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1848 | Valeur ajoutée (V.A) |
| 1945 | Taux de croissance effectif |
| 2006 | Croissance économique |
| 2022 | Développement durable |
| 1961 | Sommet de Stockholm |
| 1990 | Rapport Stern |
📊 Tableaux de Synthèse
Comparaison des modèles de croissance économique
| Modèle | Principaux mécanismes | Rôle du progrès technique | Instabilité |
|---|
| Harrod-Domar | Dissociation entre taux effectif et garanti, intervention de l'État | Investissement public | Instable si écart entre taux effectif et garanti |
| Neoclassique (Solow) | Progrès technique exogène | Progrès technique | Plus stable |
Théories de la croissance et enjeux environnementaux
| Théorie | Principaux enjeux | Solutions proposées |
|---|
| Croissance endogène (Romer) | Innovation | Gestion durable, répartition équitable, gestion démographique |
| Destruction créatrice (Agion-Howitt) | Innovation, destruction d'anciens secteurs | Respect des ressources, développement durable |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confusion entre croissance quantitative et qualitative
- Méconnaissance des limites environnementales
- Sous-estimation de l'impact des politiques publiques
- Confusion entre croissance et développement
- Ignorer la dimension sociale dans la croissance
- Confusion entre croissance économique et bien-être
- Négliger la soutenabilité à long terme
✅ Checklist Examen
- Comprendre la définition de la croissance selon Kuznets
- Différencier croissance quantitative et qualitative
- Maîtriser les modèles Harrod-Domar et Solow
- Connaître les théories de Romer et Agion-Howitt
- Identifier les limites environnementales de la croissance
- Savoir ce qu'est le développement durable
- Connaître les actions internationales sur l'environnement
- Analyser les conséquences économiques du changement climatique
- Comparer les différentes approches de la croissance et durabilité
- Réfléchir aux critiques contemporaines de la croissance