Croissance économique : Augmentation durable de la production dans un pays, généralement mesurée par le taux de croissance du PIB en volume entre deux années. Selon PERROUX (date), c'est un processus de long terme qui se traduit par des phases d'expansion ou de récession.
Sources de la croissance économique : Facteurs ou éléments qui expliquent l'augmentation de la production. Elles incluent notamment l'accumulation des facteurs de production et la productivité globale des facteurs (PGF).
Accumulation des facteurs de production : Processus d'augmentation des quantités de travail et de capital mobilisées dans la production, qui contribue directement à la croissance économique.
Facteurs de production (travail et capital) : Moyens utilisés pour produire des biens et services. Le travail désigne la main-d'œuvre, et le capital correspond aux biens durables (machines, équipements) utilisés dans la production.
Productivité globale des facteurs (PGF) : Amélioration de l'efficacité de la combinaison des facteurs de production, mesurée par la part de croissance non expliquée par l'augmentation des quantités de travail et de capital, mais par le progrès technique (voir section 3).
La croissance économique résulte principalement de deux sources : l'accumulation des facteurs de production (travail et capital) et l'amélioration de leur efficacité via la PGF. La croissance par accumulation est liée à l'augmentation des quantités de facteurs, tandis que la PGF reflète la meilleure utilisation ou la transformation des facteurs.
Le progrès technique joue un rôle central dans la croissance, car il permet d'augmenter la PGF, c'est-à-dire la productivité de l'ensemble des facteurs. Selon Schumpeter (date), l'innovation technologique est un moteur clé de cette amélioration.
La croissance endogène, concept développé par Romer (date), insiste sur le fait que le progrès technique est créé par le système économique lui-même, notamment par les investissements en recherche-développement, formation, et innovation.
La protection des droits de propriété, notamment via les brevets, est essentielle pour encourager l'innovation et favoriser la croissance, comme le souligne l'importance des institutions dans ce processus.
La croissance économique repose sur l'accumulation des facteurs de production et l'amélioration de leur efficacité, notamment grâce au progrès technique endogène, qui est lui-même favorisé par un cadre institutionnel favorable.
La croissance économique dépend principalement de l'augmentation et de l'amélioration de l'utilisation des facteurs de production, notamment le travail et le capital fixe, tout en étant soutenue par le progrès technique et un cadre institutionnel favorable.
Progrès technique : Ensemble des innovations qui transforment les produits et les activités productives, permettant généralement de réaliser des gains de productivité. Selon Schumpeter (1883-1950), il s'agit du moteur de la croissance économique, via la création de nouveaux produits et procédés.
Innovation : Utilisation à des fins productives d'une invention ou d'une découverte. Elle peut prendre plusieurs formes, telles que l'innovation technologique de produit ou de procédé, ou encore des innovations non technologiques (organisationnelles ou de commercialisation).
Progrès technique endogène : Concept selon lequel le progrès technique est créé par le système économique lui-même, notamment par les investissements en recherche-développement, formation, et nouvelles technologies, générant des externalités positives et une croissance autoentretenue (voir section 4).
Gains de productivité liés au progrès technique : Améliorations de l'efficacité de la production résultant des innovations et du progrès technique, permettant d'augmenter la quantité produite avec les mêmes ressources ou de réduire les coûts de production.
Le progrès technique est une composante essentielle de la croissance économique, car il augmente la productivité globale des facteurs (PGF) en améliorant l'efficacité des facteurs de production (Schéma 1). Il peut résulter d'innovations technologiques ou organisationnelles.
L'innovation, qu'elle soit technologique ou non, est un vecteur clé du progrès technique. Elle peut prendre la forme d'inventions, de découvertes ou de nouvelles méthodes de gestion, favorisant la croissance endogène (voir section 4).
Le progrès technique endogène insiste sur le fait que ce progrès est créé par le système économique lui-même, notamment par les investissements en R&D, formation, et infrastructures, qui génèrent des externalités positives et alimentent une croissance autoentretenue.
La croissance basée sur le progrès technique peut entraîner des externalités positives, comme l'accumulation de connaissances, qui bénéficient à tous les agents économiques, et favorisent une croissance durable.
Le progrès technique, en tant que moteur de la croissance, résulte d'innovations créées par le système économique lui-même, et se traduit par des gains de productivité qui alimentent une croissance autoentretenue.
Innovation : Utilisation à des fins productives d'une invention ou d'une découverte. Elle peut prendre plusieurs formes, telles que l'innovation technologique de produit ou de procédé, ou encore des innovations non technologiques (organisationnelles ou de commercialisation). (source : notions)
Innovation technologique de produit ou de procédé : Innovation résultant de dépenses en recherche et développement, visant à créer de nouveaux produits ou à améliorer les processus de production existants, favorisant ainsi la croissance économique. (source : notions)
Innovation non technologique : Innovations organisationnelles ou commerciales qui n'impliquent pas directement des avancées technologiques, mais modifient la gestion, la stratégie ou la commercialisation pour accroître la compétitivité et la croissance. (source : notions)
Croissance endogène : Croissance résultant d'un progrès technique endogène et cumulatif, généré par l'accumulation de facteurs de production tels que le capital humain, la connaissance ou les infrastructures, qui produisent des externalités positives et favorisent une croissance autoentretenue. (source : notions)
Investissements en recherche-développement : Dépenses consacrées à la création ou à l'amélioration de produits, procédés ou services, essentielles pour stimuler l'innovation et la croissance endogène. (source : notions)
Externalités positives liées à l'innovation : Effets bénéfiques pour l'ensemble de l'économie ou de la société résultant de l'innovation, comme la diffusion des connaissances ou la création de nouvelles compétences, qui favorisent la croissance. (source : notions)
L'innovation, qu'elle soit technologique ou non technologique, constitue un moteur clé de la croissance économique en améliorant la productivité et en créant de nouvelles opportunités de marché. (source : notions)
La croissance endogène repose sur le rôle central des investissements en recherche-développement, qui génèrent des externalités positives, renforçant ainsi le processus de croissance autoentretenue. (source : notions)
La protection des droits de propriété, notamment via les brevets, incite à l'innovation en assurant aux inventeurs et entrepreneurs la possibilité de bénéficier des fruits de leur travail, ce qui stimule la croissance. (source : source)
Les innovations peuvent entraîner des externalités positives, favorisant la diffusion des connaissances et la création de nouvelles activités, mais elles peuvent aussi provoquer des destructions créatrices, selon Schumpeter. (source : source)
L'innovation, qu'elle soit technologique ou organisationnelle, est le moteur principal de la croissance endogène, en créant des externalités positives et en renforçant la capacité du système économique à se renouveler et à s'adapter.
Institutions : Ensemble des organisations et des règles, formelles et informelles, qui encadrent et favorisent les relations entre les agents économiques, en assurant la stabilité, la légitimité et le bon fonctionnement du système économique.
Droits de propriété : Droits légaux conférés à un individu ou une entité sur une ressource ou un bien, leur permettant de l'utiliser, de le vendre ou de le transférer. Les brevets en sont un exemple, garantissant la protection des innovations pour une durée déterminée.
Protection de la propriété intellectuelle : Ensemble des mécanismes juridiques, comme les brevets, qui assurent la protection des créations immatérielles (inventions, œuvres, marques) afin d'inciter à l'innovation et à la diffusion des connaissances.
Rôle des institutions : Les institutions telles que la Banque centrale, l'Autorité de la concurrence, les tribunaux ou la Sécurité sociale jouent un rôle essentiel dans l'encadrement, la régulation, la stabilisation et la légitimation des relations économiques, en créant un cadre fiable pour l'activité économique.
Les institutions économiques, en protégeant les droits de propriété et en encadrant les relations, sont indispensables pour favoriser l'innovation, la stabilité et la légitimité du système économique.
La croissance économique, par ses phases d’expansion et de récession, influence profondément la répartition des revenus et engendre des effets variés sur la société, notamment en termes d’inégalités et de durabilité.
Destruction créatrice : Concept de Joseph A. Schumpeter (1883-1950) selon lequel l'innovation entraîne simultanément la création de nouvelles activités économiques et la disparition ou le déclin d'autres, provoquant un renouvellement constant du tissu économique.
Processus de création et disparition d'activités économiques : Mécanisme par lequel les innovations introduisent de nouvelles industries ou produits, tout en rendant obsolètes ou en supprimant d'anciennes activités, illustrant la dynamique de renouvellement économique.
Effets positifs et négatifs des innovations sur l'emploi : Les innovations peuvent favoriser la création d'emplois dans de nouvelles activités (effet positif), mais aussi entraîner la suppression d'emplois dans les activités obsolètes, provoquant des phases de chômage ou de ralentissement (effet négatif).
La destruction créatrice, selon Schumpeter, est essentielle au processus de croissance économique, car elle permet l'introduction de nouveautés qui dynamisent le marché et favorisent l'innovation. Cependant, ce processus comporte une dualité : d’un côté, il stimule la croissance par la création de nouvelles activités et emplois, mais de l’autre, il peut entraîner la disparition d’emplois et la faillite d’entreprises obsolètes.
Les innovations, tout en étant moteur de progrès, peuvent générer des phases de ralentissement économique ou de récession en détruisant des activités anciennes. La transformation du tissu économique nécessite une adaptation des travailleurs et des entreprises.
La théorie de Schumpeter insiste sur le fait que cette dynamique est inhérente au capitalisme et constitue un moteur de progrès, mais pose aussi des défis en termes de gestion des effets sociaux, notamment sur l’emploi.
La destruction créatrice, selon Schumpeter, est le moteur essentiel de la croissance économique, mais elle implique un équilibre délicat entre innovation, création d’activités et disparition d’anciennes, avec des impacts à la fois positifs et négatifs sur l’emploi.
Inégalités de revenus : Répartition non uniforme des revenus entre les individus ou groupes sociaux, créant des hiérarchies sociales. Selon Piketty (2014), cela reflète une concentration croissante des richesses et des revenus dans certains groupes, accentuant les écarts socio-économiques.
Répartition non uniforme des revenus : Distribution inégale des revenus au sein d'une société, souvent mesurée par des indicateurs comme le coefficient de Gini. Elle traduit une concentration des ressources dans certains groupes au détriment d'autres.
Effets du progrès technique sur les inégalités : Selon Piketty (2014), le progrès technique tend à favoriser les plus qualifiés, augmentant ainsi les écarts de revenus. La demande accrue de qualifications et la massification scolaire jouent un rôle dans cette dynamique.
Demande accrue de qualifications et salaires : La croissance des besoins en compétences qualifiées, liée au progrès technique, entraîne une hausse des salaires pour ces catégories, accentuant les inégalités. La massification scolaire a permis d'augmenter l'offre de qualifications, mais n'a pas toujours permis de réduire ces écarts.
Impact de la massification scolaire sur l'offre de qualifications : La massification scolaire a augmenté le nombre de personnes qualifiées, mais a aussi contribué à une hausse de l'offre de qualifications, ce qui peut peser sur les salaires des plus qualifiés et accentuer les inégalités de revenus.
Les inégalités de revenus résultent d'une répartition non uniforme des ressources, amplifiée par le progrès technique et la demande croissante de qualifications, malgré la massification scolaire.
Capital naturel : Ensemble des ressources naturelles directement utiles à l’homme, telles que l’eau, l’air, les minerais, les forêts, qui fournissent des services écosystémiques essentiels à la vie et à l’économie. Selon Stern (2007), il s’agit du stock de ressources naturelles qui soutient la croissance économique et le bien-être humain.
Croissance soutenable (faible et forte) : Concept selon lequel la croissance économique doit respecter les limites écologiques. La croissance faible considère que les capitaux naturels peuvent être substitués par d’autres capitaux (Soutenabilité faible), tandis que la croissance forte insiste sur l’irremplaçabilité du capital naturel, qu’il faut préserver pour garantir la durabilité (Soutenabilité forte).
Pollution et externalités négatives : Effets secondaires indésirables d’une activité économique, tels que la pollution de l’air ou de l’eau, qui ne sont pas pris en compte dans le prix de marché. Ces externalités négatives entraînent une défaillance de marché, car les coûts sociaux ne sont pas internalisés par les agents économiques.
La croissance économique doit intégrer la préservation du capital naturel pour être durable, car la dégradation de l’environnement et la pollution représentent des externalités négatives qui nécessitent une régulation pour éviter une crise écologique.
| Thème | Concepts clés | Auteur / Référence | Remarques |
|---|---|---|---|
| Sources de croissance | Croissance économique = accumulation des facteurs + progrès technique | PERROUX | La croissance durable est un processus de long terme |
| Facteurs de production | Travail, capital fixe, consommation intermédiaire | AUTEUR (date non précisée) | La croissance dépend de l'augmentation et de l'efficacité des facteurs |
| Progrès technique | Innovation, gains de productivité, croissance endogène | Schumpeter, Romer | Le progrès technique est à la fois externe et endogène selon le modèle |
| Innovation et croissance | Innovation technologique, organisationnelle, R&D | AUTEUR (date non précisée) | L'innovation stimule la croissance par la création de nouvelles technologies |
Teste tes connaissances sur Les Fondements de la Croissance Économique avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Selon la théorie économique, qu'est-ce qu'une source de croissance économique ?
2. Quel auteur, associé à quelle date, a défini les facteurs de production comme comprenant notamment le travail et le capital, ce dernier étant constitué des biens durables utilisés dans la processus productif ?
Mémorisez les concepts clés de Les Fondements de la Croissance Économique avec 18 flashcards interactives.
Sources de croissance — définition ?
Facteurs expliquant l'augmentation de la production.
Facteurs de production — éléments ?
Travail et capital.
Progrès technique — rôle ?
Améliore l'efficacité et la productivité.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches