Fiche de révision : Les fondements de la croissance et de la régulation

Plan du Cours

  1. Croissance économique et ses sources
  2. Commerce international et production mondialisée
  3. Structure sociale et classes
  4. École, socialisation et méritocratie
  5. Chômage et politiques de l’emploi
  6. Politiques économiques européennes
  7. Mobilité sociale et ses facteurs
  8. Engagement politique en démocratie
  9. Crises financières et régulation
  10. Travail, emploi et chômage
  11. Justice sociale et protection sociale
  12. Action publique pour l’environnement

1. Croissance économique et ses sources

Notions clés & Définitions

  • Croissance économique : La croissance économique désigne l’augmentation durable de la production d’une économie au cours du temps.
  • PIB : Le PIB est la somme des valeurs ajoutées des unités de production résidentes sur un territoire pendant une période donnée.
  • Croissance extensive : La croissance extensive repose sur l’augmentation des quantités de facteurs de production utilisés (travail et/ou capital) pour produire plus.
  • Productivité globale des facteurs : La productivité globale des facteurs mesure l’efficacité de la combinaison travail-capital, en rapportant la production aux quantités de facteurs mobilisées.
  • Progrès technique : Le progrès technique correspond aux innovations qui améliorent l’efficacité du système productif et permettent de créer de nouveaux produits ou procédés.

Points essentiels

  • Le taux de croissance mesure l’évolution du PIB, c’est-à-dire la variation du niveau de production d’une économie au fil du temps.
  • Dans la croissance intensive, la part de la croissance non expliquée par le travail et le capital est attribuée à la PGF, dont le PT constitue la composante principale.
  • La destruction créatrice décrit la disparition d’anciennes activités rendues obsolètes par les innovations, tant que de nouvelles créations compensent ces destructions.
  • Les institutions, notamment les droits de propriété, conditionnent l’existence des marchés et l’investissement en garantissant qui utilise, perçoit et dispose des biens.
  • Les externalités négatives (comme la pollution) ne sont pas compensées dans le calcul du PIB, ce qui rend la croissance potentiellement non durable en dégradant ressources et santé.
  • Dans les modèles de croissance endogène, la croissance finance l’investissement et l’innovation, ce qui entretient un cercle vertueux de hausse de la PGF et de la production.

Astuce mémo

Extensive = + de facteurs ; Intensive = + d’efficacité (PGF/PT) ; Institutions = règles du marché ; Externalités = “coût caché” ; Endogène = cercle vertueux.

2. Commerce international et production mondialisée

Notions clés & Définitions

  • Commerce interbranche : Le commerce interbranche regroupe des échanges de produits issus de branches d’activité différentes, ce qui s’explique par des différences entre pays.
  • Avantages comparatifs : Les avantages comparatifs désignent la spécialisation d’un pays dans les biens où son coût d’opportunité est le plus faible, même sans avantage absolu.
  • Différenciation des produits : La différenciation des produits correspond à des écarts entre produits proches, portant sur la qualité ou sur la variété, ce qui permet une spécialisation.
  • Compétitivité hors-prix : La compétitivité hors-prix désigne la capacité d’une entreprise à gagner des parts de marché sans être au plus bas niveau de prix, grâce à l’adaptation et à l’image.
  • Fragmentation de la chaîne de valeur : La fragmentation internationale de la chaîne de valeur correspond à la réalisation d’étapes de production dans plusieurs pays afin de tirer profit des avantages de chaque territoire.

Points essentiels

  • Après 1945, le commerce international progresse avec le GATT puis l’OMC, la baisse des barrières tarifaires et le recul de certaines barrières non tarifaires.
  • Dans le cadre des avantages comparatifs, les pays gagnent à échanger en se spécialisant dans les productions où leur coût d’opportunité est relativement plus faible.
  • Le commerce intrabranche et la différenciation permettent des économies d’échelle car les coûts fixes sont mieux répartis quand la production augmente dans un pays.
  • Les firmes peuvent combiner compétitivité-prix (délocalisations via salaires plus faibles) et compétitivité hors-prix pour conquérir des marchés et choisir leur localisation.
  • La fragmentation internationale du processus productif explique une grande partie des échanges mondiaux, et les exportations ont augmenté 2,5 fois plus vite que le PIB mondial en 50 ans.

Astuce mémo

DIPP = “chaque étape, pays différent” : on découpe la production pour profiter des avantages de chaque territoire.

3. Structure sociale et classes

Notions clés & Définitions

  • Structure sociale : La structure sociale est la façon dont les groupes d’une société sont hiérarchisés entre eux selon leurs inégalités d’accès aux ressources valorisées.
  • Inégalités économiques : Les inégalités économiques portent sur la différence de revenus ou de patrimoine entre individus et groupes.
  • PCS INSEE : Les PCS sont une classification INSEE qui regroupe la population active en catégories proches socialement pour décrire la stratification professionnelle.
  • Classes sociales (Marx) : Les classes sociales désignent des groupes définis par leur place dans les rapports de production, notamment selon la détention des moyens de production.
  • Classe en soi et pour soi : Une classe sociale en soi partage des conditions objectives similaires, tandis qu’une classe pour soi développe conscience d’appartenance et mobilisation collective.

Points essentiels

  • Les PCS INSEE se composent de 8 catégories (agriculteurs exploitants, artisans-commerçants, professions libérales, professions intermédiaires, employés, ouvriers, retraités, autres inactifs).
  • Les PCS sont regroupées en catégories populaire, moyenne et supérieure, mais certaines PCS restent hétérogènes et le chômage peut brouiller l’analyse.
  • Dans la vision de Marx, la division bourgeoisie-prolétariat s’explique par le rapport à la propriété des moyens de production et produit un antagonisme d’intérêts.
  • Pour qu’on parle de classe sociale chez Marx, il faut à la fois former une classe en soi et une classe pour soi avec conscience et mobilisation.
  • Selon la lecture de Marx, l’évolution mène à une lutte des classes et à une bipolarisation de la société autour des deux grandes classes.

Astuce mémo

Marx : Classe en soi = même position objective ; classe pour soi = conscience + mobilisation (SOS).

4. École, socialisation et méritocratie

Notions clés & Définitions

  • Capital culturel : Ensemble des ressources et dispositions culturelles qu’un individu possède, sous forme scolaire, matérielle et incorporée.
  • Capital culturel incorporé : Forme du capital culturel présent dans les dispositions de l’individu, comme l’aisance linguistique et la familiarité avec des repères culturels.
  • Capital social : Ensemble des relations sociales d’un individu qui peuvent être mobilisées pour favoriser sa trajectoire sociale.
  • Méritocratie : Principe social où l’accès aux positions valorisées dépend des chances de réussite scolaire plutôt que de l’origine sociale ou d’autres caractéristiques.
  • Socialisation scolaire : Processus par lequel l’école transmet des normes et des valeurs, en plus des connaissances, pour préparer l’individu à la vie sociale.

Points essentiels

  • La réussite scolaire dépend fortement du capital culturel incorporé et du niveau de diplôme des parents, car l’école sanctionne des différences déjà présentes au sein des élèves.
  • L’école contribue à la reproduction sociale en transformant des avantages liés à l’origine en résultats présentés comme « mérités » par l’évaluation scolaire.
  • Le capital culturel et le capital économique fondent des dominations différentes, la première étant plutôt symbolique via la légitimation des hiérarchies sociales.
  • Les investissements familiaux désignent les actions intentionnelles visant à développer et transmettre le capital culturel, ce qui prédit les trajectoires scolaires des enfants.

5. Chômage et politiques de l’emploi

Notions clés & Définitions

  • Chômage BIT : Le chômage BIT désigne la situation de personnes en âge de travailler, sans emploi, disponibles sous 15 jours et recherchant activement un emploi.
  • Taux de chômage : Le taux de chômage mesure la part des chômeurs dans la population active.
  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel dépend des variations de la conjoncture économique et peut baisser quand la demande augmente.
  • Chômage structurel : Le chômage structurel persiste même quand la conjoncture s’améliore, car il vient de dysfonctionnements du marché du travail.
  • Trappe à bas salaire : La trappe à bas salaire désigne une situation où des emplois peu rémunérés et des coûts associés freinent l’accès à une meilleure rémunération ou à l’embauche à des niveaux plus élevés.

Points essentiels

  • Le taux de chômage (chômeurs/population active) ne se confond pas avec le taux d’emploi (actifs occupés/population totale).
  • Le taux de chômage (BIT) ne prend pas en compte le sous-emploi, alors que celui-ci est compté parmi les actifs occupés.
  • Selon Keynes, le chômage provient d’une insuffisance de la demande globale sur le marché des biens et services, pas d’un problème direct sur le marché du travail.
  • Un chômage structurel peut venir d’un coût du travail trop élevé, de rigidités du marché du travail, de frictions ou d’un mauvais appariement des qualifications aux postes.
  • Les politiques de relance budgétaire ou monétaire visent surtout le chômage conjoncturel et réduisent le risque d’hystérèse.
  • Pour le chômage classique, des politiques d’allègement du coût du travail ciblent les bas salaires par des réductions de cotisations sociales.

Astuce mémo

Conjoncturel = Keynes = Demande globale en panne → emploi baisse ; Structurel = marché du travail grippé → même quand la conjoncture remonte.

6. Politiques économiques européennes

Notions clés & Définitions

  • Marché unique européen : Un espace économique où des marchandises, des services, des capitaux et des personnes circulent librement entre États membres.
  • Politique européenne de la concurrence : Une politique menée par la Commission européenne pour maintenir une concurrence suffisante au sein de l’économie européenne.
  • Zone euro et BCE : La zone euro regroupe des pays avec une monnaie commune, tandis que la BCE pilote une politique monétaire unique.
  • Pacte de Stabilité et de Croissance : Un ensemble de règles européennes qui encadre les finances publiques des États de la zone euro avec des seuils chiffrés.
  • Policy mix européen : L’articulation entre la politique monétaire de la BCE et les politiques budgétaires nationales afin de gérer l’activité et la conjoncture.

Points essentiels

  • Le marché unique renforce la croissance via la réduction des obstacles aux échanges, les économies d’échelle et la baisse des prix liée à la concurrence.
  • La politique de concurrence vise à améliorer le bien-être du consommateur en sanctionnant les pratiques anti-concurrentielles, sans avoir pour but de supprimer les monopoles en tant que tels.
  • La Commission européenne contrôle les concentrations en comparant les risques de hausse des prix aux avantages attendus pour les consommateurs.
  • L’abus de position dominante est interdit : ce n’est pas le fait d’être dominant qui est sanctionné, mais l’usage pour affaiblir la concurrence et imposer ses conditions.
  • Le PSC impose un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB et une dette publique inférieure à 60% du PIB depuis 1997, avec un renforcement en 2012.
  • La politique monétaire européenne agit pareil sur le taux nominal, mais ses effets réels diffèrent selon l’inflation : un même taux peut favoriser plus les pays à forte inflation et pénaliser davantage ceux à faible inflation.

Astuce mémo

Marché unique = 4 libertés (biens, services, capitaux, personnes) ; concurrence = consommateurs gagnants ; PSC = 3% et 60%.

7. Mobilité sociale et ses facteurs

Notions clés & Définitions

  • Tables de mobilité : Des tableaux statistiques croisent la PCS des parents et celle des individus pour estimer la mobilité entre générations.
  • Mobilité structurelle : Une mobilité structurelle correspond aux changements de position liés à la transformation des emplois entre les générations.
  • Mobilité nette : La mobilité nette est la part de la mobilité observée qui ne s’explique pas par le seul changement de la structure des emplois.
  • Fluidité sociale : La fluidité sociale mesure la probabilité d’atteindre une position sociale selon l’origine sociale, via l’idée d’égalité des chances.
  • Inflation des diplômes : L’inflation des diplômes correspond au fait que le diplôme devient moins rare, ce qui réduit sa valeur pour accéder aux positions les plus élevées.

Points essentiels

  • La mobilité observée se décompose en mobilité structurelle et mobilité nette, la première venant des mutations des emplois et la seconde de facteurs qui dépassent ce seul effet mécanique.
  • La diagonale des tables de mobilité indique la reproduction sociale, c’est-à-dire l’immobilité (ou hérédité) des positions selon la lecture adoptée.
  • Un même niveau de diplôme augmente fortement les chances d’obtenir des positions favorables, en partie car il pèse davantage que l’origine pour l’accès à l’emploi.
  • Le paradoxe d’Anderson décrit le fait que malgré des diplômes plus élevés que leurs parents, les enfants n’accèdent pas forcément à des positions plus élevées quand l’offre d’emplois correspondants ne suit pas.
  • Selon le texte, les ressources familiales (capital économique/culturel/social) influencent la réussite scolaire et la capacité à rentabiliser les diplômes.
  • Les trajectoires atypiques peuvent s’expliquer par la configuration familiale, avec des exemples comme la place dans la fratrie ou les situations monoparentales/recomposées.

8. Engagement politique en démocratie

Notions clés & Définitions

  • Engagement politique : L’engagement politique regroupe des actions individuelles ou collectives visant à influer sur le fonctionnement du système politique.
  • Formes conventionnelles d’engagement : Les formes conventionnelles regroupent les actions qui s’inscrivent dans le cadre légal et renforcent la participation au système représentatif.
  • Formes non conventionnelles d’engagement : Les formes non conventionnelles désignent des actes protestataires qui peuvent contester la légitimité du système, en restant légaux ou en devenant illégaux.
  • Paradoxe de l’action collective : Le paradoxe de l’action collective explique que, malgré un intérêt commun, certains peuvent choisir de ne pas se mobiliser en espérant profiter des résultats sans payer les coûts.

Points essentiels

  • L’engagement politique peut prendre des formes conventionnelles comme voter, se présenter ou militer, et des formes non conventionnelles comme manifestations, grèves, pétitions ou actions plus illégales.
  • Le “passager clandestin” correspond aux individus qui bénéficient d’un bien collectif sans supporter le coût de la mobilisation.
  • Selon Mancur Olson, la mobilisation s’explique quand des incitations sélectives réduisent le problème du passager clandestin et quand la taille du groupe rend la non-participation plus visible.
  • Daniel Gaxie explique la participation par la compétence politique, en distinguant la compétence objective et le sentiment de compétence, via le “cens caché” qui renforce l’abstention et la faible adhésion des classes populaires.
  • Les variables d’âge, de génération et de sexe modifient les formes d’engagement : les jeunes s’impliquent davantage hors partis/syndicats, et les hommes restent plus présents en militantisme syndical et partisan.

Astuce mémo

Coût individuel, bénéfice collectif : le passager clandestin attend que les autres agissent.

9. Crises financières et régulation

Notions clés & Définitions

  • Marché financier : Un marché financier est un système fictif où s’échangent des titres financiers pour mettre en relation les agents ayant un besoin ou une capacité de financement.
  • Bulle spéculative : Une bulle spéculative correspond à une hausse excessive des cours, entretenue par l’euphorie des investisseurs, avant un retournement brutal de la confiance.
  • Déflation par la dette : La déflation par la dette est un mécanisme où la baisse des cours incite à vendre pour éviter la perte, ce qui fait encore baisser les cours et renforce l’endettement.
  • Risque systémique : Le risque systémique désigne un risque capable d’entraîner l’effondrement du système financier par des réactions en chaîne, notamment via les faillites bancaires.
  • Contrôle prudentiel bancaire : Le contrôle prudentiel bancaire est une régulation visant à encadrer l’activité des banques pour limiter les comportements risqués et préserver la stabilité financière.

Points essentiels

  • Une crise financière éclate quand la confiance se retourne et qu’une bulle spéculative fait chuter les cours après l’arrêt des hausses boursières.
  • La dynamique euphorie puis panique s’appuie sur des comportements mimétiques : les investisseurs vendent pour récupérer leur mise et cessent d’acheter, ce qui fait baisser les prix.
  • La crise peut s’étendre en cercle vicieux : cours en baisse → ventes pour limiter la perte → cours encore plus bas → difficultés de remboursement plus fortes.
  • L’éclatement de la bulle peut provoquer des faillites bancaires en chaîne et une crise de liquidité, car les banques ne se prêtent plus suffisamment pour accorder des crédits.
  • Le contrôle prudentiel utilise notamment des ratios de solvabilité afin que les fonds propres absorbent les pertes et maintiennent la solvabilité des banques.

Astuce mémo

Bulle→Panique→Ventes→Déflation→Faillites→Liquidité : le système se fragilise, puis la régulation (ratios) tente d’éviter l’emballement.

10. Travail, emploi et chômage

Notions clés & Définitions

  • Travail : Le travail est une activité humaine qui crée des richesses, qu’elle soit rémunérée ou non.
  • Emploi : L’emploi est un travail rémunéré et déclaré, donnant accès à des droits sociaux et à un statut.
  • Chômage au BIT : Le chômage au sens du BIT désigne des personnes sans emploi, en âge de travailler, disponibles rapidement et cherchant activement un emploi.
  • Emploi atypique : Un emploi atypique est un emploi qui ne correspond pas à l’emploi typique, souvent associé à une précarité.

Points essentiels

  • Selon le BIT, le chômage concerne les personnes âgées d’au moins 15 ans, sans emploi, disponibles sous 15 jours et recherchant activement un emploi.
  • Le taux de chômage correspond aux chômeurs divisés par la population active, tandis que le taux d’emploi correspond aux actifs occupés divisés par la population totale.
  • En fin 2019, le taux de chômage est d’environ 8% et le taux d’emploi d’environ 65%.
  • La croissance du chômage et l’essor des emplois atypiques rendent les frontières emploi–chômage plus floues via le sous-emploi, le chômage partiel et le halo du chômage.
  • L’emploi intègre socialement surtout quand il est stable et de qualité, car la précarité et le chômage fragilisent les droits, les revenus et les liens sociaux.

Astuce mémo

BIT = 15/15/15 : 15 ans, 15 jours, recherche active (donc chômeur BIT).

11. Justice sociale et protection sociale

Notions clés & Définitions

  • État Providence : Il s’agit d’un État qui intervient dans le domaine social afin de contribuer à la justice sociale via la protection sociale.
  • Protection sociale : C’est l’ensemble des mécanismes collectifs qui permettent de financer, pour chacun, les conséquences des risques sociaux grâce à une solidarité.
  • Risque social : C’est un événement susceptible de survenir et d’engendrer de fortes dépenses ou une baisse des revenus et des conditions de vie.
  • Logique d’assurance : C’est une protection fondée sur des cotisations préalables, avec des transferts surtout horizontaux entre cotisants exposés aux mêmes risques.
  • Logique d’assistance : C’est une protection qui aide les plus défavorisés sans exiger de cotisations, financée par impôts et orientée vers la réduction de la pauvreté.

Points essentiels

  • La protection sociale repose sur un principe de solidarité collective et couvre des risques sociaux comme perte d’emploi, maladie, parentalité ou retraite.
  • La logique d’assurance redistribue surtout horizontalement et vise principalement les personnes touchées par un risque selon leurs cotisations.
  • La logique d’assistance redistribue verticalement en finançant les aides aux plus défavorisés via l’impôt pour lutter contre pauvreté et inégalités.
  • En France, la protection sociale combine assurance (Sécurité sociale créée en 1945) et assistance (allocations et minimas comme RSA, minimum vieillesse ou C2S).
  • Les prestations sociales expliquent environ deux tiers de la réduction des inégalités économiques.
  • Les prestations les plus progressives incluent allocations familiales, allocations logement et minimas sociaux.

Astuce mémo

Assurance = je cotise donc je suis indemnisé ; Assistance = je n’ai pas forcément cotisé donc je suis aidé (impôt).

12. Action publique pour l’environnement

Notions clés & Définitions

  • Mise à l’agenda climatique : La mise à l’agenda est le passage d’un problème environnemental de la sphère privée à une question traitée par les pouvoirs publics.
  • Taxe écologique ou taxe pigouvienne : La taxe écologique est un prélèvement visant à internaliser une externalité négative en rendant la pollution plus coûteuse pour l’agent.
  • Subvention écologique : La subvention écologique est une aide publique destinée à internaliser une externalité positive en rémunérant un comportement jugé écologiquement souhaitable.
  • Marché des quotas d’émission : Le marché des quotas d’émission est un dispositif où les entreprises achètent ou vendent des droits à polluer pour respecter une quantité totale fixée par l’État.
  • Passager clandestin climatique : Le passager clandestin est un acteur qui espère profiter des réductions d’autres sans supporter le coût de ses propres efforts, rendant la coopération moins efficace.

Points essentiels

  • Les taxes et subventions écologiques servent à internaliser les externalités négatives ou positives dans le calcul des agents économiques.
  • La taxe écologique applique le principe pollueur-payeur en fixant un montant égal à l’externalité négative.
  • La subvention écologique rémunère un bénéfice social et incite les agents à augmenter leur dépollution ou réduire leurs émissions.
  • Dans le marché des quotas, si les entreprises qui dépassent leurs quotas (D) sont plus nombreuses que celles qui sont en dessous (O), alors le prix du quota augmente.
  • L’action climatique doit impliquer tous les pays car la présence de passagers clandestins et le risque de « fuites de carbone » peuvent réduire l’efficacité des politiques.
  • L’organisation de l’action publique peut suivre une logique top down ou bottom up, et l’UE applique le principe de subsidiarité.

Astuce mémo

Pollueur-payeur = taxe ; Bienfaiteur = subvention ; Quotas = droits à polluer à échanger ; Passager clandestin = profiteur sans payer.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1945Création de la Sécurité sociale (logique d’assurance).
1997PSC : déficit < 3% du PIB et dette < 60% du PIB.
2012Renforcement du Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) via le « pacte budgétaire ».
2005Mise en place du marché des quotas d’émission dans l’UE.
2015Accord de Paris (sur le climat).
2017Mobilité sociale mesurée pour la France (données INSEE : exemple donné dans le cours).
2019Repères chiffrés de fin 2019 : taux de chômage ~8% et taux d’emploi ~65% (selon le cours).

Tableaux de synthèse

Assurance vs assistance (protection sociale)

LogiqueBase de financementCible/redistribution
AssuranceCotisationsPlutôt horizontalement : personnes touchées par un risque selon leurs cotisations.
AssistanceImpôtsPlutôt verticalement : aides aux plus défavorisés, lutte contre pauvreté et inégalités.

Chômage conjoncturel vs structurel

TypeCauseLien à la conjoncture
ConjoncturelInsuffisance de la demande globale (Keynes)Varie avec la conjoncture : peut baisser quand la demande augmente.
StructurelDysfonctionnements du marché du travailPersiste même si la conjoncture s’améliore.

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre croissance extensive (plus de facteurs) et croissance intensive (PGF/progrès technique).
  2. Croire que le PIB inclut les externalités négatives : la pollution n’est pas compensée dans le calcul du PIB.
  3. Mélanger commerce interbranche et intrabranche : le premier oppose des branches différentes (avantages comparatifs), le second échange de produits proches (différenciation).
  4. Inverser classe en soi et classe pour soi chez Marx : la seconde exige conscience et mobilisation, pas seulement une position objective.
  5. Confondre taux de chômage et taux d’emploi : le taux d’emploi inclut des actifs occupés et donc le sous-emploi.
  6. Croire que le chômage BIT mesure tout le chômage : il ne prend pas en compte le sous-emploi, ni le « halo du chômage ».
  7. Mauvaise compréhension du policy mix européen : le taux nominal BCE est commun, mais le taux réel dépend du niveau d’inflation du pays.

Checklist Examen

  1. Définir croissance économique, PIB et distinguer croissance extensive/intensive (PGF et progrès technique).
  2. Expliquer la destruction créatrice et le rôle du progrès technique endogène (grappes d’innovations) dans la croissance.
  3. Montrer comment les institutions (droits de propriété, stabilité) conditionnent l’existence des marchés et l’investissement, puis relier aux externalités négatives et à la durabilité.
  4. Exposer pourquoi le commerce progresse après 1945 (GATT puis OMC, baisse barrières, conteneur) et distinguer avantages absolus/ comparatifs et DIPP/fragmentation.
  5. Argumenter libre-échange/protectionnisme : effets attendus (prix, économies d’échelle, diversité) et limites (protectionnisme éducateur, inégalités, dumping social/écologique, limites écologiques).
  6. Décrire la structure sociale : PCS (8 catégories), limites (hétérogénéité, chômage), et analyser Marx (bourgeoisie/prolétariat, classe en soi/pour soi).
  7. Connaître Bourdieu (capital économique/culturel/social, domination symbolique) et Weber (dimension économique/sociale/politique) pour analyser les classes et statuts.
  8. Expliquer l’action de l’école : capital culturel, investissements familiaux, stratégies d’orientation/contournement, et le lien avec reproduction/ségrégations et démocratisation scolaire inachevée.
  9. Mesurer et interpréter le chômage : BIT (15/15/15), distinction chômage BIT/sous-emploi/halo, puis causes et politiques (Keynes pour conjoncturel, coût du travail/institutions/appairage/formation pour structurel).
  10. Présenter la régulation et les crises financières : bulles, panique mimétique, déflation par la dette, risque systémique, puis transmission à l’économie réelle via credit crunch, effet de richesse, collatéraux.
  11. Connaître justice sociale et protection sociale : formes de justice (droits/chances/situations), fiscalité (progressif/proportionnel/régressif), assurance vs assistance, services collectifs, et discriminations.
  12. Conclure sur l’environnement : mise à l’agenda, internaliser externalités via taxe/subvention/quotas, logique passager clandestin climatique, et contraintes (inégalités, lobbys, temporalité, inefficacités).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les fondements de la croissance et de la régulation avec 24 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel mécanisme décrit une croissance qui repose principalement sur l’augmentation des quantités de travail et de capital utilisées pour produire davantage ?

2. Pourquoi les institutions, comme les droits de propriété, sont-elles importantes pour la croissance économique ?

Faire le QCM →

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Croissance économique — définition ?

Augmentation durable de la production.

PIB — rôle ?

Mesure la valeur ajoutée totale.

Croissance extensive — source ?

Plus de facteurs de production.

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