Fiche de révision : Les Mutations de l'Emploi en France

Plan du Cours

  1. Définition emploi
  2. Calcul taux d’emploi
  3. Mutations de l’emploi
  4. Politiques actives jeunes
  5. Politiques passives jeunes
  6. Acteurs de la politique emploi
  7. Prise en charge du chômage
  8. Mesures d’accès à l’emploi
  9. Partenariat insertion
  10. Politique sociale et partenariat

1. Définition emploi

Notions clés & Définitions

  • Activité professionnelle rémunérée : activité exercée par un individu en échange d'une rémunération, qu'il soit salarié ou autonome.
  • Emploi déclaré et rémunéré : situation où l’activité professionnelle est officiellement reconnue par une déclaration administrative et donne lieu à une rémunération.
  • Statuts d’emploi : catégories juridiques définissant la relation de travail, notamment salarié (lié par un contrat de travail à un employeur) et travailleur indépendant (exerçant une activité autonome sans lien de subordination).
  • Critère d’au moins une heure de travail rémunéré : condition pour qu’une personne soit considérée en emploi, si elle a effectué au moins une heure de travail rémunéré ou maintenu un lien formel avec son emploi (congés, maladie, maternité, etc.).
  • Population active : ensemble des personnes en âge de travailler, comprenant les actifs occupés et les chômeurs déclarés.
  • Population active occupée : ensemble des personnes ayant un emploi, c’est-à-dire exerçant une activité rémunérée.

Points essentiels

  • L’emploi désigne une activité professionnelle rémunérée exercée par un individu, soit en tant que salarié, soit dans le cadre d’une activité autonome, avec une déclaration officielle (activité déclarée).
  • La notion d’emploi inclut diverses situations : temps plein, temps partiel, contrats courts, etc., dès lors qu’au moins une heure de travail rémunéré est effectuée ou qu’un lien formel avec l’emploi est maintenu.
  • Le taux d’emploi se calcule par la formule : population active occupée / population active x 100. En 2022, ce taux était de 68,13 %, le plus élevé depuis 2008.
  • La définition de la population active englobe toutes les personnes en âge de travailler soit en emploi, soit en recherche d’emploi déclarée et rémunérée. La population active occupée se limite à celles ayant un emploi.
  • Les mutations majeures de l’emploi en France comprennent la tertiarisation (77 % en 2011), la salarisation (90,5 % en 2012), la féminisation (47,7 % en 2010), et la précarisation (emplois instables comme CDD, intérim, temps partiel subi).

À retenir

L’emploi correspond à une activité rémunérée déclarée, exercée sous différents statuts, avec un seuil d’au moins une heure de travail pour être comptabilisé. Le taux d’emploi, indicateur clé, reflète la proportion de la population active occupée par rapport à la population active totale.

2. Calcul taux d’emploi

Notions clés & Définitions

  • Taux d’emploi : Pourcentage de la population en âge de travailler qui occupe un emploi déclaré ou rémunéré.
    Formule : (population active occupée / population active) x 100.
    Source : Données 2022 : le taux d’emploi était de 68,13 %, le plus élevé depuis 2008.

  • Chômage structurel : Chômage résultant d’un décalage entre l’offre et la demande d’emploi, apparaissant après les chocs pétroliers des années 1970, dû à des évolutions démographiques, sociales, environnementales ou institutionnelles.
    Source : (Années 1970).

  • Tertiarisation : Processus long d’évolution où le secteur tertiaire représente une part croissante de l’emploi total.
    Point clé : En 2011, 77 % de l’emploi en France était dans le secteur tertiaire (contre 21 % dans l’industrie et 3 % dans l’agriculture).
    Source : (2011).

  • Salarisation : Augmentation progressive de la proportion de salariés dans la population active.
    Point clé : En 2012, 90,5 % des actifs étaient salariés.
    Source : (2012).

  • Féminisation de l’emploi : Augmentation de la part des femmes dans l’emploi total.
    Point clé : En 2010, 47,7 % des emplois étaient occupés par des femmes, avec une majorité dans le secteur tertiaire.
    Source : (2010).

Points essentiels

  • Le taux d’emploi en 2022 (68,13 %) est le plus élevé depuis 2008, témoignant d’une amélioration progressive du marché du travail.
  • La mutation de l’emploi en France s’est caractérisée par la montée du chômage structurel, notamment après les chocs pétroliers des années 1970, qui ont accéléré la destruction d’emplois dans certains secteurs et la création dans d’autres.
  • La tertiarisation a transformé la structure de l’emploi, passant d’une majorité dans l’industrie et l’agriculture à une majorité dans le secteur tertiaire, qui regroupe désormais 77 % des emplois.
  • La salarisation a également progressé, avec 90,5 % de la population active salariée en 2012, renforçant la précarisation des emplois (CDD, intérim, temps partiel subi).
  • La féminisation de l’emploi a permis une diversification du marché du travail, mais la précarisation et la faiblesse des qualifications restent des enjeux majeurs, notamment pour les jeunes et les femmes.

À retenir

Le taux d’emploi en France a connu une progression depuis 2008, mais la mutation de l’emploi, notamment la tertiarisation, la salarisation et la féminisation, s’accompagne de défis liés à la précarisation et au chômage structurel, issus notamment des chocs pétroliers des années 1970.

3. Mutations de l’emploi

Notions clés & Définitions

  • Politiques actives de l’emploi : mesures publiques visant à réduire le chômage en facilitant l’accès à l’emploi, notamment par des dispositifs d’accompagnement, de formation ou d’incitation à l’embauche (voir section 4).
  • Structures d’accompagnement (Mission Locale, PAIO) : organismes chargés d’aider les jeunes et les demandeurs d’emploi à construire un parcours professionnel en proposant orientation, formation, et insertion (voir section 4).
  • Mesures incitatives : dispositifs financiers ou fiscaux destinés à encourager l’embauche ou la formation, tels que primes à l’embauche ou aides à l’alternance (voir section 4).
  • Dispositifs de mise à niveau et expérience professionnelle (E2C, EPIDE, AFPA) : programmes permettant aux jeunes ou aux demandeurs d’emploi d’acquérir des compétences, de se former ou de retrouver un emploi, souvent par des actions de formation ou d’immersion en entreprise (voir section 4).
  • Définition de la politique de l’emploi : ensemble des mesures publiques destinées à lutter contre le chômage, favoriser la création d’emplois et faciliter la rencontre entre offres et demandes d’emploi (voir section 4).
  • Chômage structurel : chômage lié à des déséquilibres durables sur le marché du travail, apparaissant notamment après les chocs pétroliers des années 1970, et nécessitant des ajustements longs (voir section 2).

Points essentiels

  • La politique de l’emploi inclut à la fois des mesures actives (structures d’accompagnement, dispositifs de formation, incitations) et passives (allocations). Elle vise à réduire le chômage, notamment chez les jeunes, en facilitant leur insertion professionnelle.
  • Les structures d’accompagnement comme la Mission Locale ou la PAIO jouent un rôle central dans l’aide à l’insertion des jeunes, en proposant un accompagnement personnalisé, des conseils, et un suivi dans leur parcours professionnel.
  • Les mesures incitatives telles que la prime à l’embauche ou le développement de l’alternance sont conçues pour encourager les employeurs à embaucher des jeunes ou des personnes en difficulté, en réduisant le coût de l’embauche pour l’employeur.
  • Les dispositifs de mise à niveau comme l’E2C, l’EPIDE ou l’AFPA offrent des formations et des expériences professionnelles pour renforcer l’employabilité, notamment pour les jeunes peu qualifiés ou en difficulté.
  • La définition de la politique de l’emploi souligne son objectif de lutter contre le chômage, de favoriser la création d’emplois durables, et d’assurer une meilleure adéquation entre offre et demande sur le marché du travail.
  • La mutation de l’emploi comprend notamment la tertiarisation, la salarisation, la féminisation, et la précarisation, qui influencent la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.

À retenir

Les politiques actives de l’emploi, à travers leurs structures d’accompagnement et dispositifs incitatifs, constituent un levier essentiel pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et lutter contre le chômage structurel.

4. Politiques actives jeunes

Notions clés & Définitions

  • Politiques passives de soutien : mesures qui apportent une aide financière ou sociale après la perte d’emploi ou en cas de difficulté, sans intervention proactive pour prévenir la situation (ex : RSA, ASS).
  • Approche globale : démarche intégrée qui couvre plusieurs domaines essentiels à l’insertion des jeunes (orientation, formation, emploi, logement, santé, citoyenneté, mobilité), favorisant une prise en charge cohérente et personnalisée (voir aussi "approche transversale").
  • Soutien financier : dispositifs d’aide financière destinés aux jeunes pour faciliter leur insertion ou mobilité, tels que le PACEA, Garantie Jeunes, RSA pour moins de 25 ans, Fonds d’Aide aux Jeunes, aides à la mobilité (transports, permis).
  • Travail en réseau et partenariat : organisation de la coopération entre acteurs locaux et nationaux (collectivités, structures associatives, services publics) pour renforcer l’efficacité des actions en faveur des jeunes, notamment par la loi du 18 décembre 2023.
  • Garantie Jeunes : dispositif d’accompagnement et d’aide financière destiné aux jeunes en situation d’exclusion ou de précarité, permettant de favoriser leur insertion sociale et professionnelle (créé en 2016).
  • Contrat d’engagement jeune : nouveau dispositif remplaçant le PACEA, visant à associer accompagnement personnalisé et soutien financier pour encourager l’engagement dans un parcours d’insertion (entrée en vigueur en 2024).

Points essentiels

  • La politique de l’emploi pour les jeunes repose sur une double approche : passive (aide financière après la perte d’emploi ou la précarité) et active (mesures d’accompagnement, formation, incitations à l’embauche).
  • La lutte contre le décrochage scolaire et la réorientation sont des priorités, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, pour prévenir l’exclusion précoce.
  • L’approche globale repose sur une coordination transversale entre plusieurs domaines : orientation, formation, emploi, logement, santé, citoyenneté, mobilité, pour une prise en charge adaptée.
  • Les dispositifs financiers tels que le PACEA, Garantie Jeunes, RSA jeunes, Fonds d’Aide aux Jeunes, et aides à la mobilité, visent à soutenir financièrement les jeunes en difficulté, tout en favorisant leur autonomie.
  • La loi du 18 décembre 2023 renforce le travail en réseau et la coopération entre acteurs locaux et nationaux pour atteindre le plein emploi des jeunes, notamment par la création d’un réseau national dédié.
  • La politique de l’emploi en faveur des jeunes se définit comme un ensemble de mesures publiques visant à lutter contre le chômage, à favoriser l’insertion sociale et professionnelle, et à coordonner les acteurs autour d’un projet commun.

À retenir

Les politiques actives jeunes combinent soutien financier et accompagnement personnalisé, en s’appuyant sur un travail en réseau renforcé par la loi du 18 décembre 2023, pour favoriser une insertion durable dans l’emploi et la société.

5. Politiques passives jeunes

Notions clés & Définitions

  • Allocation de solidarité spécifique (ASS) : prestation versée aux demandeurs d’emploi ayant épuisé leurs droits à l’assurance chômage, sous conditions d’éligibilité, visant à assurer un revenu de remplacement. (source)

  • Conditions pour percevoir ASS : nécessitent 5 ans d’activité salariée, la réalisation d’actes positifs de recherche d’emploi, une aptitude physique, et le respect de conditions de ressources. (source)

  • Logique de compensation partielle de la perte de revenu : principe selon lequel l’aide financière vise à réduire l’impact de la perte de revenu liée à la perte d’emploi, sans la compenser intégralement, pour encourager la reprise d’activité. (source)

  • Démarche de labellisation : processus visant à garantir la qualité et l’uniformité des pratiques des Missions Locales, en leur attribuant un label attestant leur conformité à des normes de qualité, facilitant leur reconnaissance et leur partenariat. (source)

  • Partenariat dans l’insertion sociale : collaboration structurée entre acteurs publics, associatifs et privés pour coordonner les actions d’accompagnement, d’insertion et de soutien des jeunes, en vue d’une insertion durable. (source)

  • Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi (PPAE) : document contractualisé entre le demandeur d’emploi et France Travail, définissant les objectifs, actions et modalités d’accompagnement pour favoriser le retour à l’emploi. (source)

Points essentiels

  • L’ASS est une allocation spécifique destinée aux chômeurs ayant épuisé leurs droits à l’assurance chômage, sous conditions strictes : 5 ans d’activité salariée dans les 10 dernières années, actes positifs de recherche d’emploi, aptitude physique, et conditions de ressources (source). Elle repose sur une logique de solidarité, permettant une compensation partielle de la perte de revenu, afin d’inciter à la reprise d’emploi tout en assurant un minimum vital (source).

  • La labellisation des Missions Locales vise à instaurer un cadre de référence commun, garantissant des pratiques de qualité, une évaluation régulière, et une meilleure reconnaissance territoriale. Elle favorise le travail en équipe, la communication, et le développement de partenariats locaux (source).

  • La politique sociale en faveur des jeunes s’appuie sur une approche globale, intégrant la prévention du décrochage scolaire, la formation, l’emploi, le logement, la santé, et la mobilité. Elle repose sur un cadre légal renforcé par la loi du 18 décembre 2023, qui crée un réseau unifié d’acteurs, notamment France Travail, pour mieux accompagner les jeunes en difficulté (source).

  • La démarche partenariale permet de coordonner les actions entre acteurs publics, associations, entreprises, et collectivités, afin de répondre aux besoins sociaux et professionnels des jeunes. Elle repose sur une étape initiale d’identification des besoins, suivie d’une mise en œuvre conjointe, et d’un suivi régulier pour ajuster les actions (source).

À retenir

Les politiques passives, telles que l’ASS, complètent les mesures actives en offrant un revenu de secours aux jeunes en difficulté, tandis que la labellisation et le partenariat renforcent la qualité et l’efficacité des dispositifs d’insertion sociale et professionnelle.

6. Acteurs de la politique emploi

Notions clés & Définitions

  • Insertion par l’Activité Économique (IAE) : Ensemble des dispositifs permettant à des personnes éloignées de l’emploi de bénéficier d’un contrat de travail dans des structures spécifiques (entreprises d’insertion, ateliers, associations intermédiaires) afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.
  • Contrat à Durée Déterminée d’Insertion (CDDI) : Contrat de travail d’une durée maximale de 24 mois, renouvelable jusqu’à 3 fois, destiné à favoriser l’insertion des personnes en difficulté. Sa durée initiale est de 6 mois, avec une obligation de projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE).
  • Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi (PPAE) : Document obligatoire définissant les objectifs, actions et modalités d’accompagnement pour un demandeur d’emploi, en lien avec ses compétences, situation et marché du travail. (loi 1er août 2008).
  • Contrat d’engagement unifié : Remplaçant depuis 2024 le PPAE, il vise à simplifier et unifier les démarches d’accompagnement des demandeurs d’emploi dans le cadre de la réforme de la politique de l’emploi.
  • Contrat Unique d’Insertion (CUI) : Dispositif combinant deux formes : CUI-CAE (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi) pour le secteur non marchand, et CUI-CIE (Contrat Initiative Emploi) pour le secteur marchand, visant à faciliter l’insertion professionnelle des personnes rencontrant des difficultés.
  • Parcours emploi compétences (PEC) : Dispositif combinant emploi, formation et accompagnement pour favoriser l’insertion durable des personnes éloignées du marché du travail, dans une logique de triptyque emploi-formation-accompagnement.

Points essentiels

  • IAE regroupe plusieurs formes : entreprises d’insertion, ateliers et chantiers d’insertion, associations intermédiaires, avec pour objectif d’offrir des contrats de travail à des personnes éloignées de l’emploi telles que les chômeurs de longue durée, les bénéficiaires de minima sociaux, les jeunes en difficulté ou les travailleurs handicapés.
  • Le CDDI est souvent utilisé dans le cadre de l’IAE, avec une durée initiale de 6 mois, renouvelable 3 fois, permettant une insertion progressive et adaptée. La loi 1er août 2008 impose un PPAE pour accompagner ces parcours.
  • Le PPAE précise la nature de l’emploi recherché, la zone géographique, le niveau de salaire attendu, et définit les actions à réaliser par le demandeur et l’organisme d’accompagnement. Depuis 2024, il est remplacé par le contrat d’engagement unifié.
  • Le CUI facilite l’embauche de publics en difficulté via deux formes : CUI-CAE (secteur non marchand) et CUI-CIE (secteur marchand). Il s’inscrit dans une démarche de parcours emploi compétences, combinant emploi, formation et accompagnement.
  • La PEC vise à favoriser une insertion durable en associant emploi, formation et accompagnement personnalisé, dans une logique de parcours global.

À retenir

Les acteurs de la politique de l’emploi, à travers l’IAE, le CUI, et le PEC, œuvrent pour l’inclusion sociale et professionnelle des publics éloignés du marché du travail, en combinant contrats spécifiques, accompagnement personnalisé et dispositifs de formation pour favoriser une insertion durable.

7. Prise en charge du chômage

Notions clés & Définitions

  • Rôle de l’État, du gouvernement et du Ministère du Travail : ils élaborent, mettent en œuvre et pilotent la politique de l’emploi, en définissant les orientations stratégiques, en coordonnant les acteurs et en assurant la régulation du marché du travail.

  • Fonctions du DGEFP (Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle) : selon AUTEUR (date), elle coordonne la politique de l’emploi, supervise les dispositifs de formation professionnelle, et veille à la mise en œuvre des mesures actives pour l’emploi.

  • Rôle des DREETS (Direction Régionale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités) : elles assurent la déclinaison régionale des politiques nationales, pilotent l’action des services publics de l’emploi et coordonnent les acteurs locaux.

  • Intervention des collectivités territoriales (Région, Département, commune, EPCI) : elles participent à la mise en œuvre locale des politiques d’emploi, financent des dispositifs spécifiques, et favorisent l’insertion sociale et professionnelle par des actions adaptées aux territoires.

  • Partenariat entre acteurs publics et associatifs : il vise à renforcer l’efficacité des politiques de l’emploi par la coopération, la mutualisation des ressources et la complémentarité des interventions, notamment via des structures d’insertion par l’activité économique.

Points essentiels

  • La politique de l’emploi est pilotée par l’État, notamment via le Ministère du Travail, qui définit les grandes orientations et coordonne les acteurs. La DGEFP joue un rôle central dans la gestion des dispositifs de formation et d’incitation à l’emploi, en assurant leur cohérence nationale (voir AUTEUR, date).

  • Les DREETS et DDETS sont chargées de la mise en œuvre régionale et départementale, respectivement, en adaptant les politiques aux spécificités locales et en coordonnant les acteurs locaux (voir AUTEUR, date).

  • Les collectivités territoriales (Région, Département, commune, EPCI) interviennent directement sur le terrain, en finançant ou en pilotant des actions d’insertion, de formation, ou d’aide à l’emploi, en complément des dispositifs nationaux.

  • Le partenariat entre acteurs publics et associatifs est essentiel pour couvrir l’ensemble des besoins, notamment via des structures d’insertion par l’activité économique, qui offrent des contrats de travail adaptés aux publics éloignés du marché (voir AUTEUR, date).

  • La loi du 18 décembre 2023 renforce la coordination nationale par la création d’un réseau pour l’emploi, intégrant notamment France Travail, pour une meilleure articulation des acteurs.

À retenir

La prise en charge du chômage repose sur une articulation entre l’État, ses services décentralisés, et les collectivités territoriales, renforcée par un partenariat étroit avec le secteur associatif, afin d’assurer une politique d’emploi cohérente, adaptée aux territoires et aux publics.

8. Mesures d’accès à l’emploi

Notions clés & Définitions

Labellisation (voir section 9) : processus par lequel une structure, comme une Mission Locale, obtient une reconnaissance officielle attestant de sa conformité à un cadre de référence, de normes et de démarches qualité, afin d’assurer des pratiques communes et une égalité de traitement des jeunes accompagnés.

Démarche qualité (voir section 9) : ensemble des actions et processus visant à améliorer en continu la qualité des services offerts, en s’appuyant sur des évaluations régulières, des normes et des référentiels pour garantir l’efficacité et la cohérence des pratiques.

Cadre de référence (voir section 9) : document ou ensemble de lignes directrices qui définit les principes, normes et méthodes à suivre pour assurer la cohérence et la qualité des interventions, notamment dans le cadre de la labellisation des Missions Locales.

Normes (voir section 9) : critères ou règles établis pour encadrer les pratiques professionnelles, garantir leur conformité et favoriser l’uniformité dans l’accompagnement des jeunes, dans une logique d’amélioration continue.

Évaluation régulière (voir section 9) : processus systématique d’analyse et de contrôle des pratiques, des résultats et de la conformité aux normes, permettant d’identifier les axes d’amélioration et d’assurer la qualité des services.

Renforcement du travail en équipe et communication des pratiques (voir section 9) : actions visant à favoriser la cohésion, la coordination et la transmission des méthodes et expériences entre professionnels, pour une meilleure prise en charge des jeunes et une reconnaissance territoriale accrue.

Points essentiels

  • La labellisation des Missions Locales a pour objectif d’assurer des pratiques communes, une égalité de traitement pour tous les jeunes accompagnés, et de renforcer la crédibilité et la reconnaissance territoriale de la structure (voir section 9).
  • Elle repose sur un cadre de référence précis, comprenant des normes et une démarche qualité, permettant une évaluation régulière des pratiques et des résultats.
  • La démarche de labellisation favorise le travail en équipe, la communication des pratiques et la coopération entre partenaires, facilitant ainsi le travail en réseau et la reconnaissance territoriale.
  • La labellisation constitue une marque de qualité, rassurant les jeunes, les partenaires et les financeurs, tout en permettant une amélioration continue des services.
  • La participation à l’audit pour l’obtention du label implique une démarche collective, un partage des pratiques, une analyse des besoins et une connaissance approfondie du territoire.

À retenir

La labellisation des Missions Locales vise à garantir des pratiques professionnelles cohérentes, de qualité et équitables, tout en renforçant la reconnaissance territoriale et le travail en réseau.

9. Partenariat insertion

Notions clés & Définitions

Participation à l’audit de labellisation : Travail collectif visant à évaluer la conformité et la qualité des pratiques d’une structure, en partageant les pratiques, en analysant les besoins sociaux des jeunes et partenaires, et en rendant compte des dynamiques partenariales, afin d’obtenir ou de maintenir un label de qualité (voir section 8).

Analyse des besoins sociaux : Processus d’évaluation des attentes, difficultés et attentes des jeunes accompagnés, des structures, des entreprises et du territoire, permettant d’adapter l’offre d’insertion et de renforcer la cohérence des actions partenariales (voir section 8).

Transmission des remarques et besoins : Partage d’informations et de retours d’expérience entre partenaires pour ajuster les actions, améliorer la coordination et répondre aux enjeux locaux, en particulier ceux liés aux contraintes socio-économiques (voir section 8).

Connaissance du territoire et contraintes socio-économiques : Compréhension approfondie des spécificités locales, des enjeux sociaux et économiques, afin d’adapter les dispositifs d’insertion et de renforcer la pertinence des partenariats (voir section 8).

Rendu compte des projets, partenariats et dynamiques partenariales : Communication régulière sur l’état d’avancement des actions, la mise en réseau et la collaboration entre acteurs, pour assurer la cohérence et la visibilité des démarches d’insertion (voir section 8).

Points essentiels

  • La participation à l’audit de labellisation implique un travail d’équipe, où chaque acteur doit partager ses pratiques, ses données et ses observations pour garantir la conformité aux normes de qualité (voir section 8).
  • L’analyse des besoins sociaux est essentielle pour ajuster l’offre d’accompagnement, en tenant compte des difficultés spécifiques des jeunes, des attentes des partenaires et des contraintes territoriales (voir section 8).
  • La transmission des remarques et besoins permet de renforcer la cohérence des actions, d’adapter les dispositifs et de favoriser la coordination entre les acteurs locaux, notamment les entreprises, collectivités et associations (voir section 8).
  • La connaissance du territoire et des contraintes socio-économiques est un levier pour une insertion efficace, en permettant d’identifier les leviers et les freins locaux, et d’adapter les stratégies d’intervention (voir section 8).
  • Rendre compte des projets et des dynamiques partenariales favorise la transparence, la reconnaissance territoriale et la mutualisation des ressources, contribuant à la légitimité et à la qualité des actions (voir section 8).

À retenir

La réussite d’un partenariat d’insertion repose sur une analyse fine des besoins sociaux, une communication transparente et une connaissance approfondie du territoire, afin de garantir la cohérence et la qualité des actions menées collectivement.

10. Politique sociale et partenariat

Notions clés & Définitions

  • Travail en réseau : Organisation de la coopération entre différents acteurs (collectivités, associations, entreprises) afin de coordonner leurs actions pour l’insertion sociale et professionnelle, favorisant une approche globale et cohérente (voir "Partenariat insertion").
  • Coordination des acteurs pour insertion sociale et professionnelle : Processus visant à harmoniser les interventions de divers partenaires pour optimiser l’accompagnement des publics en difficulté, en assurant une complémentarité des actions (voir "Partenariat insertion").
  • Partenariat local et national : Collaboration structurée entre acteurs à différents niveaux (local, régional, national) pour renforcer l’efficacité des politiques sociales, notamment en matière d’emploi et d’insertion (voir "Partenariat insertion").
  • Rôle des structures intercommunales et établissements scolaires dans l’insertion : Implication de ces structures dans la mise en œuvre des politiques sociales, en particulier pour favoriser l’accès à l’emploi, la formation et l’accompagnement social, en lien avec les autres acteurs du territoire (voir "Partenariat insertion").
  • Lien entre politique sociale et mesures d’emploi : Interaction où la politique sociale, par ses dispositifs et partenariats, vise à réduire les inégalités et favoriser l’accès à l’emploi, en intégrant notamment des mesures actives et passives (voir "Politique sociale").

Points essentiels

  • Le travail en réseau et la coordination entre collectivités, associations, entreprises, établissements scolaires, et autres acteurs sont fondamentaux pour une insertion efficace, en permettant une approche globale adaptée aux besoins locaux et nationaux (voir "Partenariat insertion").
  • La loi du 18 décembre 2023 renforce le partenariat national en créant un réseau pour l’emploi, facilitant la coopération entre acteurs publics et privés, et favorisant la cohérence des actions (voir "Partenariat insertion").
  • Les structures intercommunales et établissements scolaires jouent un rôle clé dans l’insertion, en étant des points de relais pour la mise en œuvre des politiques sociales, notamment par la sensibilisation, la formation, et l’accompagnement social et professionnel (voir "Partenariat insertion").
  • La politique sociale, en lien étroit avec les mesures d’emploi, vise à répondre aux besoins sociaux et professionnels des publics vulnérables, en mobilisant un partenariat renforcé à tous les niveaux (voir "Politique sociale").
  • La coordination et la coopération entre acteurs locaux et nationaux permettent d’assurer une meilleure cohérence des dispositifs, d’éviter les doublons, et d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles (voir "Partenariat insertion").

À retenir

Le partenariat entre acteurs locaux et nationaux, par la coordination et la mise en réseau, constitue un levier essentiel pour la réussite des politiques sociales et d’insertion, en favorisant une approche globale, cohérente et adaptée aux besoins du territoire.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésPoints importantsSources / Auteurs
Définition emploiActivité rémunérée, emploi déclaré, statut d’emploiL’emploi inclut salarié et indépendant, avec au moins 1h rémunéréeInsee, Perroux
Calcul taux d’emploiTaux d’emploi = (pop. active occupée / pop. active) x 100En 2022, taux de 68,13 %, évolution depuis 2008Insee, Eurostat
Mutations de l’emploiTertiarisation, salarisation, féminisation, précarisationLa tertiarisation atteint 77 % en 2011, salarisation 90,5 % en 2012INSEE, Boudon

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre activité rémunérée et activité déclarée : une activité peut être rémunérée sans déclaration officielle.
  2. Croire que le taux d’emploi est stable : il fluctue selon les crises économiques et mutations sectorielles.
  3. Confondre chômage structurel et conjoncturel : le premier est durable, le second lié à la conjoncture.
  4. Assimiler la tertiarisation uniquement à une croissance du secteur tertiaire, sans considérer la précarisation.
  5. Omettre que la population active inclut aussi les chômeurs déclarés.
  6. Confondre la salarisation avec la précarisation : la salarisation augmente mais peut aussi accroître la précarité.
  7. Négliger l’impact des mutations démographiques sur l’emploi (ex : vieillissement).

Checklist Examen

  • Connaître la définition précise de l’emploi selon Perroux.
  • Savoir calculer le taux d’emploi et donner sa valeur en 2022.
  • Identifier les principales mutations de l’emploi : tertiarisation, salarisation, féminisation.
  • Expliquer la différence entre population active et population active occupée.
  • Définir le chômage structurel selon la théorie des années 1970.
  • Citer les acteurs clés de la politique de l’emploi : Missions Locales, Pôle Emploi, AFPA.
  • Connaître les mesures d’incitation à l’embauche et leur objectif.
  • Décrire le rôle des dispositifs de mise à niveau (E2C, EPIDE, AFPA).
  • Comprendre la distinction entre politiques actives et passives.
  • Identifier les enjeux liés à la précarisation des emplois.
  • Maîtriser la notion de mutation sectorielle et ses effets.
  • Connaître la définition et l’objectif des politiques actives jeunes.
  • Connaître la référence de Perroux sur la croissance.
  • Savoir ce qu’est la tertiarisation et ses implications.
  • Comprendre le rôle du partenariat dans l’insertion professionnelle.
  • Maîtriser la notion de politique sociale et ses partenaires.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique lié à l’emploi.
  • Connaître les principales dates clés liées à l’évolution du marché du travail.

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Définition emploi

Activité rémunérée exercée par un individu.

Activité professionnelle rémunérée — définition?

Activité exercée en échange d'une rémunération.

Calcul taux d’emploi

(Population active occupée / Population active) x 100.

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