Risque systémique : AUTEUR (date) : risque qu’un événement particulier entraîne par réactions en chaîne des effets négatifs considérables sur l’ensemble du système, pouvant occasionner une crise générale de son fonctionnement. Il représente une menace globale capable de déstabiliser l’ensemble du système financier et de l’économie réelle.
Crise financière : situation où le système financier subit une perturbation majeure, entraînant une perte de confiance, une chute des marchés et une déstabilisation des institutions financières, pouvant conduire à une crise générale.
Perturbation du système financier : déséquilibre ou dysfonctionnement affectant la stabilité du système financier, susceptible d’avoir de graves répercussions négatives sur l’ensemble du système et de l’économie réelle.
Effets en chaîne : réactions successives et amplifiées dans le système financier, où la défaillance d’un acteur ou d’un événement peut entraîner une cascade de conséquences négatives pour l’ensemble du système.
Stabilité du système financier : état dans lequel le système financier fonctionne normalement, sans perturbations majeures, permettant la transmission efficace du crédit, la gestion des risques et la confiance des acteurs.
Le risque systémique peut provoquer une crise générale affectant l’ensemble du système financier et l’économie réelle. La multiplication des scandales et crises financières a accru l’attention portée à la gestion des risques au niveau global. En réponse, des lois et règles ont été instaurées et améliorées pour réduire ces risques. Cependant, leur efficacité dépend de leur vérification, leur contrôle et des sanctions appliquées. Pour garantir la stabilité du système financier, des instances internationales, européennes et nationales ont été créées, avec des pouvoirs renforcés, afin de contrôler et sanctionner les acteurs et prévenir les effets en chaîne pouvant conduire à une crise.
Le risque systémique représente une menace globale capable de déstabiliser l’ensemble du système financier et de l’économie réelle, nécessitant une régulation coordonnée à plusieurs niveaux pour préserver la stabilité.
Risques bancaires : Risques liés aux activités bancaires, distincts des risques opérationnels et des risques pays. Ils regroupent l’ensemble des risques que les banques doivent gérer pour assurer leur stabilité et leur rentabilité.
Risques opérationnels : Risques générés par les processus internes, le personnel, les systèmes ou des événements externes. Selon le référentiel de Bâle, ils se divisent en plusieurs types, notamment la fraude interne, la fraude externe (cyber risk) et l’insuffisance des pratiques internes en ressources humaines et sécurité.
Risques pays : Risques liés à la situation politique, sociale, économique et climatique d’un pays. Émergés dans les années 1960, ils sont plus larges que le risque souverain et incluent aussi les risques sociaux et climatiques. La définition précise varie selon les méthodologies employées par différents acteurs.
Les risques bancaires regroupent principalement ceux liés aux activités bancaires en elles-mêmes, ainsi que les risques opérationnels. Ces derniers sont liés à l’inadéquation ou à la défaillance des processus, du personnel ou des systèmes internes, ou encore à des événements extérieurs. Les risques opérationnels sont généralement classés en trois grandes catégories, incluant notamment la fraude interne, la fraude externe (cyber risk) et les insuffisances dans les pratiques internes en matière de ressources humaines et sécurité.
Les risques pays, quant à eux, concernent la vulnérabilité des banques face aux facteurs politiques, sociaux, économiques et climatiques d’un pays. Le concept a évolué depuis son apparition dans les années 1960, pour englober aussi bien les risques liés à la stabilité politique que ceux liés aux conditions sociales ou environnementales. Le risque climatique, par exemple, inclut le risque physique (effets financiers du changement climatique et dégradation environnementale) et le risque de transition (pertes financières liées à l’adaptation à une économie sobre en carbone).
Les banques doivent gérer une diversité de risques, notamment liés à leur activité, à leur environnement opérationnel et à la situation des pays où elles opèrent, afin d’assurer leur stabilité face à des facteurs internes et externes variés.
Risque de marché : désigne les changements de valeur d’un instrument ou d’un portefeuille d’instruments financiers liés à des changements inattendus des conditions de marché. Il inclut notamment le risque de change, le risque de taux d’intérêt, le risque sur actions, le risque de matière première et le risque de volatilité. (lexique https://am.pictet.com/terredepargne/lexique-financier#r)
Portefeuille de négociation : ensemble des positions sur instruments financiers et produits de base détenues à des fins de négociation, c’est-à-dire en vue d’une cession à court terme ou pour tirer profit d’écarts ou variations de cours ou de taux d’intérêt. (source)
Portefeuille bancaire : ensemble des transactions à moyen et long terme enregistrées dans la banque, où le risque de taux d’intérêt et le risque de crédit (défaillance de contrepartie) sont prédominants. (source)
IRRBB (Interest Rate Risk in the Banking Book) : risque de taux d’intérêt dans le portefeuille bancaire, distinct du risque de taux dans le portefeuille de négociation, et relevant du Pilier 2 du cadre bâlois. (source)
Pilier 1 et Pilier 2 du cadre bâlois : distinction réglementaire où le risque de taux d’intérêt dans le portefeuille de négociation relève du Pilier 1, avec des exigences en fonds propres spécifiques, tandis que celui dans le portefeuille bancaire, ou IRRBB, relève du Pilier 2. (source)
Le risque de marché englobe plusieurs types de risques liés aux fluctuations inattendues des conditions de marché, notamment de change, de taux d’intérêt, actions, matières premières et volatilité. Les banques différencient deux portefeuilles principaux :
Le portefeuille de négociation (« Trading Book »), constitué de positions sur instruments financiers détenues à court terme pour profiter des écarts ou variations de marché. Ce portefeuille expose principalement au risque de taux d’intérêt comme risque de marché.
Le portefeuille bancaire (« Banking Book »), comprenant des opérations à moyen et long terme, où le risque de taux d’intérêt et le risque de crédit (risque de défaillance de contrepartie) sont prédominants. La gestion du risque de taux dans ce portefeuille est séparée de celle du portefeuille de négociation, car elle relève du cadre réglementaire différent.
Le risque de taux d’intérêt dans le portefeuille bancaire, appelé IRRBB, est une composante du risque de marché mais est traité dans le cadre du Pilier 2, avec des exigences en fonds propres adaptées. En revanche, celui du portefeuille de négociation est couvert par le Pilier 1.
Les risques de non-conformité, liés au non-respect des réglementations et dispositions propres aux activités bancaires, incluent la prévention du blanchiment, la gestion des conflits d’intérêts, la protection de la vie privée, et la législation fiscale.
La gestion du risque de taux d’intérêt diffère selon qu’il concerne le portefeuille de négociation ou le portefeuille bancaire, chaque cadre réglementaire (Pilier 1 ou 2) imposant des exigences spécifiques pour assurer la stabilité financière des banques.
Défaillance de la contrepartie
La défaillance de la contrepartie correspond à la situation où le débiteur ne respecte pas ses obligations de remboursement ou ne paie pas les intérêts dus. Elle représente le risque que le prêteur ou l’investisseur ne récupère pas la totalité ou une partie de sa créance.
Obligations de remboursement
Les obligations de remboursement désignent l’engagement du débiteur à restituer le principal et à payer les intérêts convenus dans les délais fixés. Le non-respect de ces obligations constitue une défaillance.
Taux d’intérêt compensatoire
Le taux d’intérêt compensatoire est le taux exigé par les investisseurs en échange du risque de crédit. Plus le risque est élevé, plus ce taux doit être élevé pour compenser l’exposition au risque.
Notation de crédit
La notation de crédit évalue la solvabilité du débiteur. Une faible notation indique un risque accru de défaillance, ce qui se traduit par des rendements plus élevés pour compenser ce risque.
Exposition au risque
L’exposition au risque désigne la vulnérabilité du prêteur face à la possibilité que le débiteur ne rembourse pas ses obligations, impactant directement la rentabilité de l’opération de crédit.
Le risque de crédit correspond à la possibilité que le débiteur ne rembourse pas son prêt ni les intérêts. Un risque de crédit élevé entraîne un taux d’intérêt plus élevé exigé par les investisseurs, afin de compenser cette incertitude. Les obligations émises par des sociétés à faible notation offrent des rendements plus élevés, car le risque de défaillance est perçu comme plus important. Le risque pays, souvent lié au risque politique, peut également augmenter l’exposition au risque global.
Le risque de crédit est central dans l’octroi de prêts, car il influence directement le taux d’intérêt et les conditions financières proposées. Plus le risque est élevé, plus la rémunération exigée par les investisseurs doit l’être également.
Risque de règlement : Risque encouru en cas de défaillance d’une contrepartie avant le règlement définitif des flux financiers liés à une opération. Il concerne la possibilité que la contrepartie ne respecte pas ses obligations de paiement ou de livraison, entraînant une perte pour l’autre partie.
Opérations sur dérivés : Contrats financiers complexes dont la valeur dépend de paramètres de marché (taux, devises, matières premières). Le risque de contrepartie est particulièrement lié à ces opérations, car leur règlement peut être retardé ou empêché par la défaillance d’une partie.
Pensions livrées : Opérations où une partie vend un actif tout en s’engageant à le racheter ultérieurement à un prix convenu. Le risque de contrepartie peut survenir si la contrepartie fait défaut avant le règlement final, ce qui peut entraîner la perte du gain latent.
Gain latent : Bénéfice potentiel non réalisé sur une opération financière, notamment sur dérivés ou pensions livrées. Le risque de contrepartie peut faire perdre ce gain en cas de défaillance de la contrepartie.
Défaut avant règlement : Situation où la contrepartie ne remplit pas ses obligations avant que le transfert de fonds ou d’actifs ne soit effectué, exposant l’autre partie à une perte.
Le risque de contrepartie concerne le défaut de la partie avant le règlement définitif des flux financiers. Il est particulièrement associé aux opérations sur dérivés et aux pensions livrées, où la complexité et la temporalité du règlement augmentent cette vulnérabilité. Ce risque peut entraîner la perte d’un gain latent sur une opération en raison du défaut de la contrepartie, notamment si la valeur de l’opération évolue défavorablement. Il s’agit donc d’un risque spécifique, distinct du risque de crédit classique, lié au processus de règlement des opérations financières complexes.
Le risque de contrepartie est un risque spécifique lié au règlement des opérations financières complexes, qui peut entraîner la perte d’un gain latent en cas de défaillance de la contrepartie avant le règlement définitif.
Fonction de transformation d’échéance : processus par lequel une banque convertit des ressources à court terme en emplois à plus long terme, ou inversement, ce qui peut engendrer un décalage entre les échéances des ressources et des emplois.
Engagements financiers : obligations financières que doit respecter la banque, telles que le remboursement de dépôts, de dettes ou autres engagements contractés.
Dénouement de position : opération visant à clôturer ou à ajuster une position financière pour retrouver un équilibre ou réduire un risque, notamment en liquidité.
Illiquidité : situation où une banque ne peut pas faire face à ses engagements ou dénouer une position dans un délai raisonnable, en raison d’un manque de ressources ou d’un marché peu liquide.
Ressources et emplois bancaires : ressources (ex. dépôts, fonds propres) et emplois (ex. crédits, investissements) mobilisés par la banque pour ses activités.
Le risque de liquidité est la difficulté à faire face à ses engagements ou à compenser une position rapidement. Il découle principalement de la transformation d’échéance, où les emplois à plus long terme ont des termes supérieurs à ceux des ressources disponibles. Une mauvaise gestion de ce risque peut compromettre la solvabilité à court terme de la banque, en empêchant le dénouement efficace de positions ou le paiement des engagements financiers. La gestion rigoureuse de la liquidité est donc essentielle pour assurer la continuité des activités et éviter les crises de trésorerie.
La gestion du risque de liquidité est cruciale pour la stabilité bancaire, car elle garantit la capacité de faire face rapidement à ses engagements et d’éviter toute crise de trésorerie susceptible de mettre en péril la continuité des activités.
Risque de taux d’intérêt global
Désigne le risque auquel les fonds propres et les bénéfices d’une banque sont exposés en raison de mouvements défavorables des taux d’intérêt. Selon Étude ACPR (2005), ce risque affecte la valeur économique de l’établissement en modifiant la valeur actualisée et le calendrier des flux de trésorerie futurs, impactant ainsi la valeur des actifs, passifs et éléments de hors-bilan.
Gap de taux
Correspond à l’écart entre les emplois et ressources à taux variables. Une différence significative dans cet écart expose la banque au risque de taux d’intérêt, en particulier si ses financements ou ses revenus sont concentrés à un type de taux.
Valeur actualisée
C’est la valeur présente des flux de trésorerie futurs, modifiée par la variation des taux d’intérêt. La valeur actualisée change lorsque les taux varient, affectant la valeur économique des actifs et passifs.
Marge bancaire
Différence entre les revenus issus des prêts et les coûts des dépôts. La baisse des taux peut réduire cette marge, impactant la rentabilité de la banque.
Exposition aux taux variables et fixes
Une banque est exposée aux risques liés aux taux variables lorsqu’elle détient des actifs ou passifs rémunérés à taux variable, et aux risques liés aux taux fixes lorsqu’elle détient des éléments rémunérés à taux fixe. La gestion de cette exposition est essentielle pour limiter le risque de taux d’intérêt.
Le risque de taux d’intérêt affecte directement la rentabilité et la valeur économique de la banque en raison de mouvements défavorables des taux. Lorsqu’il y a un écart entre emplois et ressources à taux variables (gap de taux), la banque devient vulnérable à ce risque. En cas de hausse des taux, si la banque finance ses prêts à long terme par des dépôts à court terme, elle peut subir des pertes, car la rémunération de ses prêts est inférieure à celle versée à ses déposants. À l’inverse, une baisse marquée des taux peut réduire la marge bancaire, ce qui diminue la rentabilité. La variation des taux modifie la valeur actualisée des flux futurs, impactant la valeur économique de l’établissement. La gestion du profil de taux est donc cruciale pour préserver la stabilité financière et la rentabilité.
Les variations des taux d’intérêt influencent la rentabilité et la valeur économique des banques, rendant indispensable une gestion précise du profil de taux pour limiter les risques et optimiser la performance.
| Thème | Risque principal | Définition | Origine | Gestion | Auteur clé |
|---|---|---|---|---|---|
| Risque systémique | Risque global | Effet domino pouvant déstabiliser tout le système financier | Crise financière, perturbations majeures | Régulation internationale, contrôle renforcé | Non spécifié |
| Risques bancaires | Risques opérationnels, risques pays | Défaillance interne ou externe, vulnérabilité pays | Processus internes, contexte géopolitique et environnemental | Surveillance réglementaire, gestion des risques spécifiques | Non spécifié |
| Risques liés aux activités bancaires | Risque de marché, risque de taux d’intérêt, risque de crédit | Variations inattendues des marchés ou défaillance contrepartie | Fluctuations de marché, défaillance de contrepartie | Gestion de portefeuille, exigences réglementaires (Pilier 1 et 2) | Non spécifié |
| Risque de crédit | Défaillance de la contrepartie | Incapacité à honorer ses engagements financiers | Défaillance financière ou opérationnelle d’un emprunteur ou contrepartie | Analyse de crédit, provisionnement, garanties | Non spécifié |
Testez vos connaissances sur Les principaux risques du système financier avec 8 questions à choix multiples avec corrections détaillées.
1. Quand les risques pays ont-ils commencé à émerger selon le texte ?
2. Qu'est-ce que le risque systémique selon l'auteur de 2010 ?
Mémorisez les concepts clés de Les principaux risques du système financier avec 9 flashcards interactives.
Risque systémique — définition ?
Risque qu’un événement entraîne une crise globale.
Risque systémique — définition?
Risque d’un effet de cascade pouvant déstabiliser l’ensemble du système.
Risques bancaires principaux — exemples ?
Risques opérationnels et risques pays.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches