QCM : Macroéconomie ouverte et pensée économique — 45 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quoi sert principalement le budget de l’État ?

Mesurer l’évolution générale des prix dans l’économie
Déterminer le montant des cotisations versées aux caisses sociales
Comparer les recettes et les dépenses pour établir le solde public
Calculer la valeur totale des biens produits par les entreprises

Comparer les recettes et les dépenses pour établir le solde public

Explication

Le budget compare les recettes et les dépenses afin de déterminer si les comptes publics sont équilibrés, excédentaires ou déficitaires. L’évolution des prix relève plutôt de la mesure de l’inflation.

2. Quelle affirmation distingue correctement les impôts des cotisations sociales ?

Les impôts financent les retraites, tandis que les cotisations financent les dépenses de l’État
Les impôts sont versés à l’URSSAF, tandis que les cotisations sont versées au budget général
Les impôts financent le budget général, tandis que les cotisations financent la protection sociale
Les impôts et les cotisations financent les mêmes organismes selon des modalités identiques

Les impôts financent le budget général, tandis que les cotisations financent la protection sociale

Explication

Les impôts alimentent principalement le budget général de l’État, alors que les cotisations sociales financent la protection sociale. L’URSSAF collecte les cotisations, mais celles-ci sont ensuite redistribuées aux caisses sociales.

3. Un produit coûte 100 € hors taxes et est soumis à une TVA de 20 % : quel est son prix toutes taxes comprises ?

120 €
140 €
80 €
100 €

120 €

Explication

Le prix TTC se calcule avec prix TTC=prix HT+TVAprix\ TTC = prix\ HT + TVA, soit 100 € + 20 € = 120 €. Le montant de 100 € correspond au prix HT avant l’ajout de la TVA.

4. Comment calcule-t-on le coût du travail à partir du salaire brut ?

En retirant les cotisations patronales du salaire net
En ajoutant les cotisations patronales au salaire brut
En ajoutant les cotisations salariales au salaire net
En retirant les cotisations salariales du salaire brut

En ajoutant les cotisations patronales au salaire brut

Explication

Le coût du travail correspond au salaire brut augmenté des cotisations patronales. La soustraction des cotisations salariales au salaire brut sert plutôt à obtenir le salaire net.

5. Quelle situation correspond à un déficit public ?

Les dépenses publiques d’une année dépassent les recettes de cette même année
Les administrations publiques détiennent un stock d’obligations arrivant à échéance
Les recettes publiques d’une année dépassent les dépenses de cette même année
La dette accumulée diminue après plusieurs années de remboursement

Les dépenses publiques d’une année dépassent les recettes de cette même année

Explication

Le déficit public est un solde annuel négatif lorsque les dépenses des administrations publiques sont supérieures à leurs recettes. La dette désigne, elle, un stock accumulé au fil des années.

6. Quelle relation décrit correctement la dette publique ?

Elle mesure l’écart entre les recettes et les dépenses d’une seule année
Elle correspond aux recettes fiscales encaissées pendant l’exercice budgétaire
Elle représente les intérêts versés par l’État sur ses emprunts annuels
Elle résulte de l’accumulation de déficits passés non comblés et non remboursés

Elle résulte de l’accumulation de déficits passés non comblés et non remboursés

Explication

La dette publique est un stock constitué par l’accumulation de déficits non comblés et non remboursés. L’écart observé sur une seule année correspond au déficit, et non à la dette.

7. Comment l’État finance-t-il notamment un déficit public ?

Il réduit automatiquement les prix afin d’augmenter la demande des ménages
Il convertit directement les recettes fiscales en monnaie créée par les entreprises
Il emprunte sur les marchés financiers en émettant des obligations d’État
Il transfère les cotisations sociales vers le budget général de l’État

Il emprunte sur les marchés financiers en émettant des obligations d’État

Explication

Pour financer un déficit, l’État emprunte notamment sur les marchés financiers au moyen d’obligations d’État. Les intérêts versés sur ces emprunts constituent ensuite le coût de la dette.

8. Quels seuils le traité de Maastricht a-t-il fixés en 1992 pour la zone euro ?

Un déficit inférieur à 2 % du PIB et une dette inférieure à 70 % du PIB
Un déficit inférieur à 3 % du PIB et une dette inférieure à 60 % du PIB
Un déficit inférieur à 5 % du PIB et une dette inférieure à 50 % du PIB
Un déficit inférieur à 10 % du PIB et une dette inférieure à 90 % du PIB

Un déficit inférieur à 3 % du PIB et une dette inférieure à 60 % du PIB

Explication

En 1992, le traité de Maastricht a fixé un seuil de déficit inférieur à 3 % du PIB et un seuil de dette inférieur à 60 % du PIB. Ces deux limites concernent des indicateurs publics différents.

9. Comment définit-on l’inflation ?

Une baisse générale et durable du niveau des prix
Une hausse ponctuelle du prix de quelques produits importés
Une hausse générale et durable du niveau des prix
Une diminution du revenu nominal moyen des ménages

Une hausse générale et durable du niveau des prix

Explication

L’inflation désigne une augmentation générale et durable du niveau des prix. En France, elle est mesurée à l’aide de l’indice des prix à la consommation calculé par l’INSEE.

10. Quel effet une inflation trop forte peut-elle avoir sur les finances publiques ?

La baisse des prix augmente mécaniquement les recettes fiscales de l’État
La hausse des taux directeurs peut renchérir les nouveaux emprunts publics
La stabilité des prix supprime les intérêts dus sur les obligations d’État
La baisse des taux directeurs réduit automatiquement le coût des nouveaux emprunts publics

La hausse des taux directeurs peut renchérir les nouveaux emprunts publics

Explication

Une inflation trop forte peut conduire la BCE à relever ses taux directeurs, ce qui rend les nouveaux emprunts publics plus coûteux. Une baisse des taux directeurs aurait au contraire tendance à alléger le coût des nouveaux emprunts.

11. Une inflation qui passe de 4 % à 3 % correspond à quelle situation et à quel écart en points de pourcentage ?

Une déflation avec un écart de 25 points de pourcentage
Une désinflation avec un écart de 1 point de pourcentage
Une désinflation avec un écart de 25 points de pourcentage
Une déflation avec un écart de 1 point de pourcentage

Une désinflation avec un écart de 1 point de pourcentage

Explication

Le taux d’inflation reste positif tout en diminuant, ce qui correspond à une désinflation. L’écart en points de pourcentage est 4%−3%=14\% - 3\% = 1 point, tandis que la variation relative du taux est de 3−44×100=−25%\frac{3-4}{4}\times 100 = -25\%.

12. Quelle situation correspond à la déflation plutôt qu’à la désinflation ?

Les prix de quelques produits diminuent pendant une période de consommation élevée
Les prix baissent en moyenne et durablement, avec un taux d’inflation négatif
Les prix restent stables tandis que le pouvoir d’achat progresse légèrement
Les prix augmentent encore, mais leur progression passe de 4 % à 3 %

Les prix baissent en moyenne et durablement, avec un taux d’inflation négatif

Explication

La déflation correspond à une baisse générale et durable des prix, associée à un taux d’inflation négatif. Une baisse d’un taux positif, comme le passage de 4 % à 3 %, relève de la désinflation.

13. Que cherche à analyser la macroéconomie ouverte ?

Un ménage qui répartit son revenu entre épargne et consommation
Une entreprise isolée de ses fournisseurs et de ses clients étrangers
Un marché national indépendant des politiques de la zone euro
Une économie interdépendante de ses partenaires et du commerce mondial

Une économie interdépendante de ses partenaires et du commerce mondial

Explication

La macroéconomie ouverte étudie une économie liée à ses partenaires commerciaux, à la zone euro et au commerce mondial. L’analyse d’un ménage ou d’une entreprise ne correspond pas à cette approche globale des interdépendances économiques.

14. Quels objectifs le carré magique cherche-t-il à concilier ?

La productivité, les salaires, les impôts et les dépenses publiques
La consommation, l’épargne, l’investissement et la production industrielle
Les exportations, les importations, les taux d’intérêt et la monnaie
La croissance, le chômage, l’inflation et les échanges extérieurs

La croissance, le chômage, l’inflation et les échanges extérieurs

Explication

Le carré magique met en relation la croissance, le chômage, l’inflation et l’équilibre des échanges extérieurs. Les autres réponses regroupent des variables économiques pertinentes, mais elles ne correspondent pas aux quatre objectifs de cet outil.

15. Quelle distinction caractérise un bien et un service ?

Un bien est gratuit par nature, tandis qu’un service possède toujours un prix
Un bien est produit par un ménage, tandis qu’un service est produit par une entreprise
Un bien est matériel et palpable, tandis qu’un service est immatériel et intangible
Un bien est destiné à l’investissement, tandis qu’un service est destiné à la consommation

Un bien est matériel et palpable, tandis qu’un service est immatériel et intangible

Explication

Un bien possède une dimension matérielle et palpable, alors qu’un service est immatériel et intangible. Le prix, le producteur ou l’usage ne suffit pas à établir cette distinction fondamentale.

16. Dans quelle situation un service est-il considéré comme non marchand ?

Lorsque son prix est inférieur à son coût de production ou lorsqu’il est gratuit
Lorsque son prix dépasse son coût de production et finance un bénéfice
Lorsque sa production nécessite un capital fixe utilisé pendant un an
Lorsque sa consommation est incorporée dans le produit d’une entreprise

Lorsque son prix est inférieur à son coût de production ou lorsqu’il est gratuit

Explication

Un service est non marchand si son prix est inférieur à son coût de production ou s’il est fourni gratuitement. Un prix supérieur au coût de production caractérise au contraire un service marchand.

17. Une entreprise achète une machine destinée à être utilisée pendant cinq ans : comment cette dépense est-elle qualifiée ?

Une consommation finale du ménage
Une consommation intermédiaire incorporée au produit
Un service non marchand destiné aux consommateurs
Un investissement en capital fixe

Un investissement en capital fixe

Explication

L’achat d’une machine utilisée pendant plusieurs années constitue un investissement, car il concerne un capital fixe durable. Une consommation intermédiaire est incorporée dans la production, tandis que la consommation finale répond directement à l’usage d’un ménage.

18. Quelle expression représente la demande globale définie ici ?

Demande=Production des entreprises+Exportations−ImportationsDemande = Production\ des\ entreprises + Exportations - Importations
Demande=Consommation finale des meˊnages+Salaires+ProfitsDemande = Consommation\ finale\ des\ ménages + Salaires + Profits
Demande=Consommation finale des meˊnages+Consommation intermeˊdiaire des entreprises+Investissement des entreprisesDemande = Consommation\ finale\ des\ ménages + Consommation\ intermédiaire\ des\ entreprises + Investissement\ des\ entreprises
Demande=Revenus des meˊnages+Eˊpargne des entreprises+Impo^tsDemande = Revenus\ des\ ménages + Épargne\ des\ entreprises + Impôts

$$Demande = Consommation\ finale\ des\ ménages + Consommation\ intermédiaire\ des\ entreprises + Investissement\ des\ entreprises$$

Explication

La demande regroupe la consommation finale des ménages, la consommation intermédiaire des entreprises et leur investissement. Les autres expressions introduisent des variables qui ne composent pas cette définition précise de la demande.

19. Quel problème central la science économique cherche-t-elle à résoudre ?

Allouer au mieux des ressources rares face à des besoins illimités
Répartir des ressources abondantes entre des besoins nécessairement limités
Accroître la production sans tenir compte des ressources disponibles
Décrire les échanges sans analyser les choix des agents économiques

Allouer au mieux des ressources rares face à des besoins illimités

Explication

La science économique étudie l’allocation optimale de ressources rares confrontées à des besoins illimités. La rareté impose donc des choix, contrairement à l’idée de ressources abondantes ou de production sans contrainte.

20. Quelle distinction oppose correctement les questions de production et de distribution ?

La production concerne les revenus reçus, tandis que la distribution concerne les techniques de fabrication
La production détermine qui produit et en quelle quantité, tandis que la distribution détermine qui bénéficie de la production
La production détermine qui bénéficie des biens, tandis que la distribution fixe les quantités fabriquées
La production mesure la demande des ménages, tandis que la distribution mesure l’offre des entreprises

La production détermine qui produit et en quelle quantité, tandis que la distribution détermine qui bénéficie de la production

Explication

La question de production porte sur les producteurs et les quantités produites, alors que la distribution porte sur les bénéficiaires de cette production. Confondre production et bénéficiaires revient à attribuer à la première une question qui relève de la distribution.

21. Que signifie l’hypothèse « toutes choses égales par ailleurs » dans un modèle économique ?

La loi étudiée décrit simultanément toutes les causes d’un phénomène économique
La loi étudiée s’applique sous certaines conditions, avec les autres facteurs maintenus constants
La loi économique repose sur des décisions identiques prises par tous les agents
La loi économique reste valable quelles que soient les situations observées

La loi étudiée s’applique sous certaines conditions, avec les autres facteurs maintenus constants

Explication

Cette hypothèse signifie qu’une relation est étudiée en maintenant certains autres facteurs constants, de sorte que la loi dépend de conditions précises. Elle ne transforme donc pas une relation conditionnelle en règle universelle.

22. Comment le modèle de l’homo economicus décrit-il un agent économique ?

Comme un agent parfaitement rationnel qui cherche à maximiser son intérêt ou l’efficacité de ses choix
Comme un agent dont les décisions sont principalement déterminées par ses habitudes et ses émotions
Comme un agent qui privilégie systématiquement l’intérêt collectif à ses objectifs personnels
Comme un agent qui dispose d’informations incomplètes et renonce à comparer les solutions

Comme un agent parfaitement rationnel qui cherche à maximiser son intérêt ou l’efficacité de ses choix

Explication

L’homo economicus est un modèle d’agent parfaitement rationnel cherchant à maximiser son profit, son utilité ou l’efficacité de ses arbitrages. Les agents réels peuvent toutefois avoir une rationalité limitée, ce qui distingue le modèle de la réalité comportementale.

23. Quelle distinction caractérise le mieux la microéconomie et la macroéconomie ?

La microéconomie observe la croissance nationale, tandis que la macroéconomie étudie les choix d’une entreprise
La microéconomie examine le PIB, tandis que la macroéconomie compare les comportements de plusieurs ménages
La microéconomie analyse les agents individuels, tandis que la macroéconomie étudie les grandeurs globales
La microéconomie étudie l’inflation, tandis que la macroéconomie analyse les décisions d’un consommateur

La microéconomie analyse les agents individuels, tandis que la macroéconomie étudie les grandeurs globales

Explication

La microéconomie porte sur les comportements des ménages, des entreprises et des autres agents pris individuellement, alors que la macroéconomie raisonne à l’échelle d’un pays. L’analyse de l’inflation ou du PIB relève donc de la macroéconomie, et non de la microéconomie.

24. Dans quel contexte John Maynard Keynes a-t-il fondé la macroéconomie moderne comme discipline formelle ?

Dans les années 1920, après l’apparition des premières théories de la consommation
Dans les années 1930, après la difficulté des analyses classiques à expliquer la crise de 1929
Dans les années 1950, après la généralisation des politiques commerciales européennes
Dans les années 1970, après les premiers chocs pétroliers et la montée du chômage

Dans les années 1930, après la difficulté des analyses classiques à expliquer la crise de 1929

Explication

Keynes a contribué à fonder la macroéconomie moderne dans les années 1930, notamment en réaction à l’incapacité des analyses classiques à rendre compte de la crise de 1929. Les chocs pétroliers des années 1970 sont donc postérieurs à cette fondation.

25. Quel rôle le prix joue-t-il dans une économie de marché ?

Il remplace les échanges de capitaux par une répartition organisée des revenus
Il fixe directement la quantité produite par les administrations publiques et les entreprises
Il détermine les décisions économiques sans intervention des ménages ni des entreprises
Il sert de signal aux producteurs et aux consommateurs lors des échanges économiques

Il sert de signal aux producteurs et aux consommateurs lors des échanges économiques

Explication

Dans une économie de marché, les transactions de biens, de services, de capitaux et de travail sont régulées par les prix, qui transmettent des informations aux producteurs et aux consommateurs. La fixation directe des quantités par l’État correspond davantage à une économie planifiée.

26. Comment l’intervention de l’État distingue-t-elle l’économie sociale de marché de l’économie de marché libérale et de l’économie planifiée ?

Elle confie la plupart des décisions économiques à l’État et réduit le rôle des échanges
Elle concentre l’action publique sur les droits de douane et abandonne la protection sociale
Elle protège les consommateurs, régule la concurrence et organise la protection sociale
Elle limite toute réglementation et laisse les décisions aux seuls mécanismes du marché

Elle protège les consommateurs, régule la concurrence et organise la protection sociale

Explication

L’économie sociale de marché combine les échanges marchands avec une intervention publique destinée à protéger les consommateurs, encadrer la concurrence et organiser la protection sociale. Une économie planifiée confie les décisions économiques à l’État, tandis qu’une économie libérale limite davantage son intervention.

27. Que signifie l’absence de droits de douane entre les membres de l’Union européenne pour les échanges avec les pays extérieurs ?

Les droits de douane extérieurs restent fixés par chaque pays ou par l’Union selon les cas
Les droits de douane intérieurs sont remplacés par une taxe identique imposée à chaque importation
Les droits de douane extérieurs disparaissent automatiquement pour tous les partenaires commerciaux
Les droits de douane extérieurs sont déterminés directement par les entreprises qui importent les marchandises

Les droits de douane extérieurs restent fixés par chaque pays ou par l’Union selon les cas

Explication

Le marché intérieur européen supprime les droits de douane entre ses membres, mais les relations commerciales avec les pays extérieurs restent soumises à des droits fixés par les États ou par l’Union. L’absence de barrières internes ne signifie donc pas la disparition des barrières externes.

28. À quoi les mercantilistes associaient-ils principalement la puissance économique d’un pays ?

À l’accumulation de métaux précieux obtenus par le commerce et l’essor industriel
À la seule production agricole organisée selon les cycles naturels de la terre
À la circulation des revenus entre ménages, producteurs et institutions financières
À la réduction des échanges extérieurs afin de préserver les ressources nationales

À l’accumulation de métaux précieux obtenus par le commerce et l’essor industriel

Explication

Les mercantilistes associaient la puissance nationale à l’accumulation de métaux précieux, favorisée par le commerce, l’industrie et des mesures souvent protectionnistes. L’association de la richesse à la production agricole caractérise plutôt la physiocratie.

29. Quel principe définit la physiocratie dans une économie essentiellement agricole ?

Le commerce extérieur constitue la base de la prospérité des États
Les échanges monétaires entre banques constituent le moteur de la production
La terre constitue la seule source de richesse économique
Les métaux précieux constituent la principale source de richesse nationale

La terre constitue la seule source de richesse économique

Explication

La physiocratie considère que la terre est la seule source de richesse dans une économie principalement agricole. La centralité des métaux précieux et du commerce relève de la pensée mercantiliste, et non de la physiocratie.

30. Quel ouvrage Adam Smith a-t-il publié en 1776 pour analyser les causes de la richesse nationale ?

Principes de l’économie politique et de l’impôt
Traité d’économie politique
Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations

Explication

Adam Smith analyse les causes de la richesse nationale dans les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, publiées en 1776. Les autres titres renvoient à Ricardo, Say ou Keynes, et ne correspondent pas à cet ouvrage.

31. Quel mécanisme Adam Smith désigne-t-il par l’expression « main invisible » ?

La coordination des décisions économiques par la planification publique
La redistribution des revenus organisée par les administrations publiques
La coordination des intérêts privés par les échanges marchands
La fixation des prix par une autorité monétaire centrale

La coordination des intérêts privés par les échanges marchands

Explication

La main invisible décrit la manière dont la recherche des intérêts privés peut produire un équilibre collectif grâce au marché. La planification publique relève d’une coordination par l’État et non du mécanisme décrit par Smith.

32. Selon la théorie des avantages absolus, dans quelle production un pays doit-il se spécialiser ?

Celle qui emploie la plus grande quantité de travailleurs nationaux
Celle dont le coût est inférieur à celui des autres pays
Celle qui permet de réduire le volume des échanges internationaux
Celle qui présente le plus faible coût d’opportunité interne

Celle dont le coût est inférieur à celui des autres pays

Explication

L’avantage absolu compare directement les coûts de production d’un pays avec ceux des autres pays. Le coût d’opportunité entre les propres productions d’un pays relève plutôt de l’avantage comparatif.

33. Pourquoi un pays peut-il avoir intérêt à commercer même s’il n’est le moins coûteux dans aucune production ?

Parce que les importations remplacent automatiquement toute production réalisée sur son territoire
Parce que le commerce international supprime les différences de productivité entre les pays
Parce qu’il peut se spécialiser dans l’activité où son efficacité relative est la plus élevée
Parce que les échanges rendent ses coûts absolus inférieurs à ceux de tous ses partenaires

Parce qu’il peut se spécialiser dans l’activité où son efficacité relative est la plus élevée

Explication

L’avantage comparatif repose sur la spécialisation dans le domaine où un pays est relativement le plus efficace, même sans avantage absolu. Les échanges ne suppriment pas les écarts de productivité et ne rendent pas automatiquement les coûts absolus plus faibles.

34. Que désigne l’équilibre général dans l’analyse de Walras ?

Le moment où les entreprises choisissent un prix indépendant des achats des consommateurs
Le niveau où la production nationale égale mécaniquement la quantité de monnaie en circulation
Le point où l’offre et la demande déterminent ensemble le prix et la quantité d’équilibre
Le point où l’État fixe simultanément les prix et les quantités vendues sur les marchés

Le point où l’offre et la demande déterminent ensemble le prix et la quantité d’équilibre

Explication

Chez Walras, l’équilibre résulte de la rencontre des courbes d’offre et de demande, qui détermine le prix et la quantité échangée. La fixation administrative des prix et des quantités correspond à une intervention publique, non au mécanisme de marché décrit ici.

35. Que mesure l’utilité marginale d’un bien pour un consommateur ?

La différence entre le prix du bien et le revenu disponible du consommateur
La satisfaction totale obtenue après avoir consommé l’ensemble des unités disponibles
La dépense totale engagée pour acquérir toutes les unités du bien
La satisfaction supplémentaire procurée par une unité consommée en plus

La satisfaction supplémentaire procurée par une unité consommée en plus

Explication

L’utilité marginale mesure la satisfaction additionnelle apportée par une unité supplémentaire, généralement selon une évolution décroissante. L’utilité totale cumule les satisfactions procurées par toutes les unités consommées.

36. Dans quelle situation le consommateur néoclassique cesse-t-il d’acheter une unité supplémentaire ?

Lorsque l’utilité marginale de cette unité devient inférieure à son prix
Lorsque la consommation supplémentaire augmente encore la satisfaction totale du bien
Lorsque l’utilité totale devient supérieure au revenu global du consommateur
Lorsque le prix de l’unité devient inférieur à l’utilité totale déjà obtenue

Lorsque l’utilité marginale de cette unité devient inférieure à son prix

Explication

Le consommateur s’arrête lorsque la satisfaction apportée par l’unité supplémentaire ne compense plus son prix, c’est-à-dire lorsque son utilité marginale lui devient inférieure. Une hausse de l’utilité totale peut encore accompagner la consommation et ne suffit donc pas à justifier l’arrêt.

37. Par quelle chaîne de transmission la crise boursière de 1929 a-t-elle atteint l’économie réelle ?

Baisse des impôts, augmentation de l’épargne, développement des exportations et plein emploi
Hausse des salaires, expansion du crédit, reprise des investissements et progression de la consommation
Réduction des importations, hausse des prix, accroissement des profits et renforcement de la demande
Achats à crédit, krach, faillites bancaires, contraction du crédit et recul de l’activité

Achats à crédit, krach, faillites bancaires, contraction du crédit et recul de l’activité

Explication

Les achats à crédit ont alimenté la spéculation, puis le krach a entraîné des faillites bancaires, une contraction du crédit, des faillites d’entreprises, du chômage et une baisse de la consommation. Les autres chaînes décrivent des évolutions incompatibles avec le mécanisme de propagation de la crise.

38. Pourquoi une baisse des salaires peut-elle aggraver une crise économique malgré la réduction des coûts des entreprises ?

Parce qu’elle réduit le pouvoir d’achat, affaiblit la consommation et peut accentuer le chômage
Parce qu’elle accroît les revenus distribués, soutient les achats et accélère l’investissement privé
Parce qu’elle renchérit les coûts de production, diminue les marges et freine les exportations
Parce qu’elle augmente la demande globale, stimule les ventes et provoque une pénurie de main-d’œuvre

Parce qu’elle réduit le pouvoir d’achat, affaiblit la consommation et peut accentuer le chômage

Explication

Une baisse des salaires réduit les coûts des entreprises, mais elle diminue aussi les revenus des ménages et donc leur consommation, ce qui peut approfondir la crise et le chômage. L’idée d’une demande globale stimulée par cette baisse inverse le mécanisme analysé.

39. Quel ouvrage John Maynard Keynes a-t-il publié en 1936, contribuant à fonder la macroéconomie moderne ?

La Richesse des nations
La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
L’Économie politique et la fiscalité publique
Les Principes de l’économie politique et de l’impôt

La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie

Explication

Publié en 1936, cet ouvrage de Keynes est considéré comme fondateur de la macroéconomie moderne. Les autres titres renvoient à d’autres traditions ou auteurs de la pensée économique.

40. Selon Keynes, quelle évolution est la plus susceptible d’entraîner une hausse de la production et de l’emploi ?

Une diminution de la demande globale accompagnée d’une hausse de l’épargne
Une progression de l’offre indépendante des dépenses des ménages et des entreprises
Une augmentation de la demande globale par la consommation et l’investissement
Une baisse de l’investissement compensée par une réduction de la consommation

Une augmentation de la demande globale par la consommation et l’investissement

Explication

Pour Keynes, la demande globale, composée notamment de la consommation et de l’investissement, détermine la production et l’emploi. L’idée selon laquelle l’offre crée spontanément la demande correspond plutôt à la perspective de Say.

41. Pourquoi Keynes considère-t-il que la monnaie n’est pas neutre ?

Parce que les taux d’intérêt influencent l’investissement et l’activité économique
Parce que la quantité de monnaie détermine directement le volume des récoltes
Parce que les prix restent indépendants des décisions d’investissement
Parce que la monnaie supprime les écarts entre l’épargne et la consommation

Parce que les taux d’intérêt influencent l’investissement et l’activité économique

Explication

La monnaie n’est pas neutre chez Keynes, car les taux d’intérêt modifient les décisions d’investissement et peuvent donc affecter l’activité réelle. La conception classique la réduit davantage à un instrument d’échange sans cet effet central.

42. Que met en évidence la courbe de Phillips dans sa formulation générale ?

Une absence de lien entre les salaires et le chômage
Une relation directe entre le chômage et l’inflation
Une relation inverse entre le chômage et l’inflation
Une stabilité de l’inflation lorsque la production varie

Une relation inverse entre le chômage et l’inflation

Explication

La courbe de Phillips associe généralement un chômage plus faible à une inflation plus forte, ce qui décrit une relation inverse. Cette relation ne doit toutefois pas être interprétée comme une loi stable à long terme.

43. Dans un contexte de relance de la demande, quelle séquence décrit correctement le mécanisme mis en avant par l’analyse keynésienne ?

La demande augmente, le chômage baisse, puis les salaires et les prix progressent
La demande diminue, le chômage augmente, puis les salaires et les prix progressent
La demande reste stable, le chômage baisse, puis les salaires et les prix stagnent
La demande augmente, le chômage baisse, puis les salaires et les prix diminuent

La demande augmente, le chômage baisse, puis les salaires et les prix progressent

Explication

Une relance de la demande peut réduire le chômage, renforcer le pouvoir de négociation salariale, puis provoquer une hausse des salaires et des prix. Les autres séquences inversent ou suppriment des étapes du mécanisme décrit.

44. Que signifie la notion d’anticipations rationnelles en macroéconomie ?

Les agents ignorent les politiques futures et réagissent uniquement aux prix présents
Les agents connaissent avec certitude toutes les évolutions futures de l’économie
Les agents reproduisent les décisions passées sans modifier leurs prévisions économiques
Les agents intègrent les politiques futures qu’ils prévoient dans leurs décisions

Les agents intègrent les politiques futures qu’ils prévoient dans leurs décisions

Explication

Les anticipations rationnelles signifient que les agents tiennent compte des politiques futures qu’ils anticipent lorsqu’ils consomment, investissent ou embauchent. Elles n’impliquent pas une connaissance certaine de tous les événements à venir.

45. Quelle situation illustre une asymétrie d’information plutôt qu’une simple différence de prix ?

Le concessionnaire réduit le prix d’un véhicule pour accélérer sa vente
Le vendeur connaît mieux que l’acheteur l’état réel d’une voiture d’occasion
Le vendeur propose une voiture plus chère que celle d’un concessionnaire voisin
L’acheteur compare plusieurs voitures affichées à des prix différents

Le vendeur connaît mieux que l’acheteur l’état réel d’une voiture d’occasion

Explication

L’asymétrie d’information apparaît lorsque le vendeur possède davantage d’informations sur l’état réel du véhicule que l’acheteur. Une différence de prix, en revanche, ne suffit pas à caractériser une information inégalement détenue.

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Que compare le budget de l’État ?

Ses recettes et ses dépenses.

Quelle est la principale source des recettes de l’État ?

Les impôts.

Quelle formule relie prix TTC, prix HT et TVA ?

prix TTC=prix HT+TVAprix\ TTC = prix\ HT + TVA.

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