QCM : Influence de l’environnement sur l’entreprise — 47 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond à un déséquilibre économique ?

Une progression régulière de la production sans tension particulière
Une hausse générale des prix accompagnée d’une inflation persistante
Une affectation efficace des ressources par les mécanismes de marché
Une répartition stable des revenus entre les agents économiques

Une hausse générale des prix accompagnée d’une inflation persistante

Explication

Un déséquilibre économique apparaît lorsqu’un équilibre n’est pas atteint, notamment lors d’une inflation persistante. La progression régulière de la production ne constitue pas en elle-même un déséquilibre économique.

2. Lorsqu’il prend en charge un bien public dont le marché ne fournit pas une quantité suffisante, quelle fonction l’État exerce-t-il ?

La fonction de négociation salariale
La fonction de redistribution des revenus
La fonction d’allocation des ressources
La fonction de régulation conjoncturelle

La fonction d’allocation des ressources

Explication

La fonction d’allocation consiste à modifier l’affectation des ressources lorsque les mécanismes de marché nuisent à l’activité, notamment pour les biens publics. La redistribution concerne la répartition des revenus et ne répond pas directement à ce problème.

3. Quelle mesure relève principalement de la fonction de redistribution de l’État ?

Limiter les fluctuations de l’activité à court terme
Financer une infrastructure produisant un bénéfice collectif
Accorder une prestation sociale financée par des prélèvements
Soutenir la demande pendant un ralentissement économique

Accorder une prestation sociale financée par des prélèvements

Explication

La redistribution corrige la répartition des revenus entre les agents ou les régions selon un principe de justice sociale. Le soutien de la demande et la limitation des fluctuations relèvent plutôt de la régulation économique.

4. Quelle action illustre la fonction de régulation de l’État ?

Produire un bien public lorsque le marché en fournit trop peu
Financer une prestation sociale au bénéfice des ménages modestes
Mettre en œuvre une politique visant à réduire les fluctuations de l’activité
Modifier la répartition des revenus entre les ménages et les régions

Mettre en œuvre une politique visant à réduire les fluctuations de l’activité

Explication

La régulation vise à stabiliser l’activité économique en limitant ses fluctuations à court terme. La modification des revenus et le financement de prestations relèvent de la redistribution, tandis que les biens publics relèvent de l’allocation.

5. Comment définir la politique économique ?

Une répartition administrative des revenus entre les différentes catégories sociales
Une mesure statistique synthétisant la production réalisée sur un territoire
Un ensemble cohérent de décisions publiques orientant l’économie vers des objectifs
Une évolution spontanée des échanges déterminée par les comportements des ménages

Un ensemble cohérent de décisions publiques orientant l’économie vers des objectifs

Explication

La politique économique regroupe des décisions cohérentes des pouvoirs publics qui utilisent des instruments pour atteindre des objectifs et orienter l’économie. Une mesure statistique décrit l’économie, mais ne constitue pas une politique publique.

6. Lequel de ces ensembles correspond aux quatre objectifs du carré magique de Kaldor ?

Croissance élevée, faible chômage, équilibre extérieur et stabilité des prix
Faible croissance, faible chômage, excédent budgétaire et stabilité des prix
Croissance élevée, chômage élevé, déficit extérieur et hausse des prix
Croissance régulière, égalité des revenus, plein emploi et baisse des impôts

Croissance élevée, faible chômage, équilibre extérieur et stabilité des prix

Explication

Le carré magique associe une croissance élevée, un faible chômage, l’équilibre extérieur de la balance commerciale et la stabilité des prix. L’égalité des revenus et la baisse des impôts ne font pas partie de ses quatre objectifs conjoncturels.

7. Quelle distinction caractérise le mieux la croissance économique et le développement humain ?

La croissance mesure la répartition des revenus, tandis que le développement mesure les échanges extérieurs
La croissance mesure le bien-être, tandis que le développement concerne la production marchande
La croissance mesure l’instruction, tandis que le développement mesure les fluctuations des prix
La croissance mesure la production, tandis que le développement concerne plus largement le bien-être

La croissance mesure la production, tandis que le développement concerne plus largement le bien-être

Explication

La croissance correspond à l’augmentation soutenue de la production de biens et services, généralement mesurée par le taux de croissance du PIB. Le développement humain prend en compte une conception plus large du bien-être.

8. Une entreprise réalise une production de 10 000 € et utilise 5 200 € de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

15 200 €
4 800 €
10 000 €
5 200 €

4 800 €

Explication

La valeur ajoutée se calcule ainsi : VA=valeur de la production−valeur des consommations intermeˊdiairesVA = valeur\ de\ la\ production - valeur\ des\ consommations\ intermédiaires, soit 10 000−5 200=4 800 €10\,000 - 5\,200 = 4\,800\ €. Le montant de 5 200 € correspond aux consommations intermédiaires et non à la richesse créée.

9. Laquelle de ces activités est notamment exclue du PIB comme indicateur de niveau de vie ?

Le travail domestique réalisé gratuitement au sein d’un ménage
Les échanges économiques comptabilisés sur le territoire national
La production marchande enregistrée par une entreprise nationale
Les ventes de biens et services déclarées aux administrations

Le travail domestique réalisé gratuitement au sein d’un ménage

Explication

Le PIB repose sur les échanges économiques comptabilisés et exclut notamment le travail domestique, le bénévolat associatif et l’économie souterraine. Une production marchande déclarée contribue au contraire à la mesure du PIB.

10. Quels éléments l’indice de développement humain combine-t-il ?

L’espérance de vie, l’instruction et le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat
La production industrielle, la consommation énergétique et la répartition des patrimoines
La croissance du PIB, le taux de chômage et le solde de la balance commerciale
Le niveau des prix, le revenu fiscal et le volume des exportations nationales

L’espérance de vie, l’instruction et le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat

Explication

L’IDH des Nations unies combine l’espérance de vie, l’instruction et le PIB par habitant calculé en parité de pouvoir d’achat, avec une valeur comprise entre 0 et 1. Le taux de chômage et la balance commerciale appartiennent plutôt à l’analyse conjoncturelle.

11. Quelle distinction caractérise les politiques conjoncturelles et les politiques structurelles ?

Les premières transforment à long terme les structures économiques, tandis que les secondes corrigent rapidement les déséquilibres existants.
Les premières ciblent les entreprises, tandis que les secondes concernent principalement les ménages et leurs dépenses.
Les premières corrigent à court terme des déséquilibres existants, tandis que les secondes transforment durablement les structures économiques.
Les premières concernent les échanges extérieurs, tandis que les secondes portent sur la fixation des taux d’intérêt.

Les premières corrigent à court terme des déséquilibres existants, tandis que les secondes transforment durablement les structures économiques.

Explication

Une politique conjoncturelle répond à court terme à un déséquilibre existant, alors qu’une politique structurelle agit sur les caractéristiques fondamentales de l’économie dans la durée. L’idée d’opposer entreprises et ménages ne définit pas cette distinction, car les deux catégories de politiques peuvent concerner différents acteurs.

12. Laquelle de ces associations entre une politique économique et sa catégorie est correcte ?

La politique de change relève des structures, tandis que la politique d’aménagement relève de la conjoncture.
La politique monétaire relève des structures, tandis que la politique environnementale relève de la conjoncture.
La politique des salaires relève des structures, tandis que la politique de concurrence relève de la conjoncture.
La politique monétaire relève de la conjoncture, tandis que la politique environnementale relève des structures.

La politique monétaire relève de la conjoncture, tandis que la politique environnementale relève des structures.

Explication

La politique monétaire agit sur la conjoncture, alors que la politique environnementale modifie des caractéristiques structurelles de l’économie. Les politiques de change et des salaires sont aussi conjoncturelles, tandis que l’aménagement du territoire et la concurrence sont structurels.

13. Une mesure vise à réduire le coût du crédit afin de stimuler la consommation et l’investissement : quel type de politique correspond à cet objectif ?

Une politique monétaire expansionniste fondée sur une baisse des taux directeurs.
Une politique environnementale destinée à modifier les normes de production.
Une politique monétaire restrictive fondée sur une hausse des taux directeurs.
Une politique de change visant à encadrer les échanges commerciaux.

Une politique monétaire expansionniste fondée sur une baisse des taux directeurs.

Explication

La baisse des taux directeurs rend les crédits moins coûteux, ce qui peut soutenir la consommation, l’investissement, l’activité et la reprise de l’inflation. Une hausse des taux produit l’effet inverse sur le coût du crédit et ne correspond donc pas à l’objectif décrit.

14. Quelle différence distingue une politique de l’offre d’une politique de la demande ?

La première agit sur les taux d’intérêt, tandis que la seconde transforme les structures fondamentales de l’économie.
La première encourage les achats des ménages, tandis que la seconde stimule la production proposée par les entreprises.
La première stimule la production proposée par les entreprises, tandis que la seconde encourage les achats des ménages.
La première réduit les importations, tandis que la seconde augmente les exportations des entreprises nationales.

La première stimule la production proposée par les entreprises, tandis que la seconde encourage les achats des ménages.

Explication

Une politique de l’offre cherche à inciter les entreprises à accroître la quantité de biens et services proposés, tandis qu’une politique de la demande vise à soutenir les achats des ménages. Les autres propositions confondent ces politiques avec des mesures commerciales, monétaires ou structurelles.

15. Que signifie la notion de contrainte extérieure dans la conduite des politiques économiques ?

La fermeture des frontières renforce la dépendance des États à l’égard des marchés étrangers.
La hausse des dépenses publiques garantit aux États une plus grande liberté de décision économique.
L’ouverture internationale et l’interdépendance des économies réduisent l’autonomie des États.
La concurrence entre entreprises nationales empêche les ménages d’accroître leur consommation.

L’ouverture internationale et l’interdépendance des économies réduisent l’autonomie des États.

Explication

La contrainte extérieure désigne la perte d’autonomie résultant de l’ouverture internationale et de l’interdépendance croissante des économies. Elle ne provient pas d’une économie fermée, qui est moins exposée aux effets des importations et des décisions étrangères.

16. Pourquoi une relance budgétaire menée par un seul pays peut-elle accroître son déficit sans augmenter sa production nationale ?

Une partie des revenus supplémentaires peut financer des achats de biens et services produits à l’étranger.
Les dépenses publiques supplémentaires réduisent automatiquement les revenus disponibles des ménages nationaux.
Les ménages épargnent nécessairement la totalité des revenus supplémentaires issus de la relance.
Les entreprises étrangères cessent d’exporter vers le pays dès que son déficit public augmente.

Une partie des revenus supplémentaires peut financer des achats de biens et services produits à l’étranger.

Explication

Une relance isolée peut stimuler la demande de produits importés : les revenus supplémentaires sortent alors du circuit productif national, tandis que le déficit public augmente. L’affirmation selon laquelle les ménages épargnent la totalité de ces revenus ne correspond pas au mécanisme décrit.

17. Que met en évidence la courbe de Laffer concernant le taux d’imposition et les recettes fiscales ?

Au-delà d’un certain taux, les recettes stagnent car les dépenses publiques compensent automatiquement l’impôt perçu
En dessous d’un certain taux, les recettes disparaissent parce que les ménages cessent de déclarer leurs revenus
Lorsque le taux augmente, les recettes progressent à un rythme constant grâce à une base imposable élargie
Au-delà d’un certain taux, les recettes diminuent parce que le consentement à l’impôt baisse et que l’évitement progresse

Au-delà d’un certain taux, les recettes diminuent parce que le consentement à l’impôt baisse et que l’évitement progresse

Explication

La théorie de Laffer établit qu’un taux d’imposition trop élevé peut réduire les recettes en diminuant le consentement à l’impôt et en favorisant l’évitement. La progression du taux ne garantit donc pas une hausse continue des recettes fiscales.

18. Quelle distinction décrit correctement les moyens par lesquels des agents économiques peuvent réduire leur charge fiscale ?

La fraude fiscale et l’optimisation fiscale sont illégales, tandis que les niches fiscales échappent à toute réglementation
La fraude fiscale est illégale, tandis que l’optimisation fiscale et les niches fiscales reposent sur des dispositifs légaux
Les niches fiscales sont illégales par définition, tandis que la fraude et l’optimisation relèvent de choix reconnus par l’administration
La fraude fiscale est légale lorsqu’elle réduit la consommation, tandis que l’optimisation fiscale implique une dissimulation de revenus

La fraude fiscale est illégale, tandis que l’optimisation fiscale et les niches fiscales reposent sur des dispositifs légaux

Explication

La fraude consiste à violer la loi, alors que l’optimisation et l’utilisation des niches fiscales s’inscrivent dans des dispositifs légaux. Ces comportements peuvent néanmoins réduire les recettes fiscales de l’État.

19. Dans quelle situation une baisse d’impôts risque-t-elle de ne pas accroître les recettes fiscales ?

Lorsque le taux initial est proche du sommet de la courbe de Laffer et que les ménages consomment davantage de biens nationaux
Lorsque les contribuables disposent de revenus supplémentaires et que l’administration simplifie les procédures déclaratives
Lorsque le taux initial est très éloigné du sommet de la courbe de Laffer ou que les effets sont absorbés par des niches fiscales
Lorsque la baisse concerne un impôt dont le recouvrement est efficace et que les entreprises déclarent leurs revenus

Lorsque le taux initial est très éloigné du sommet de la courbe de Laffer ou que les effets sont absorbés par des niches fiscales

Explication

Une baisse d’impôts n’augmente pas automatiquement les recettes si le taux initial est très éloigné du sommet de la courbe ou si les niches fiscales neutralisent ses effets. La baisse du taux ne suffit donc pas à produire le résultat attendu.

20. Que désigne la contrainte extérieure pour la politique économique d’un État ?

Une hausse de l’autonomie de l’État rendue possible par la spécialisation des entreprises sur le marché intérieur
Une diminution de l’autonomie de l’État due à l’ouverture internationale et à l’interdépendance des économies
Une limitation des échanges internationaux provoquée par la priorité donnée aux politiques économiques nationales
Une obligation pour l’État d’équilibrer son budget afin de protéger les entreprises contre la concurrence étrangère

Une diminution de l’autonomie de l’État due à l’ouverture internationale et à l’interdépendance des économies

Explication

La contrainte extérieure correspond à la réduction de l’autonomie des politiques économiques dans une économie ouverte et interdépendante. Elle ne se confond pas avec une fermeture commerciale ni avec la seule obligation d’équilibrer le budget.

21. Pourquoi une relance budgétaire isolée peut-elle accroître le déficit public sans augmenter la production nationale ?

Les ménages épargnent nécessairement les revenus supplémentaires, ce qui empêche toute hausse de la demande intérieure
L’État diminue les revenus distribués afin de limiter le déficit, ce qui réduit l’offre de biens produits dans le pays
Une partie des revenus supplémentaires peut financer des achats de biens et services étrangers plutôt que soutenir la production nationale
Les entreprises réduisent leurs importations lorsque la dépense publique augmente, ce qui contracte les échanges avec l’extérieur

Une partie des revenus supplémentaires peut financer des achats de biens et services étrangers plutôt que soutenir la production nationale

Explication

Dans une économie ouverte, la demande créée par la relance peut se porter sur des biens et services étrangers, tandis que le déficit public augmente. Le multiplicateur de la dépense profite alors partiellement à la production d’autres économies.

22. Comment définir un groupe de pression dans le fonctionnement de la vie publique ?

Un groupe qui rassemble les électeurs afin de contrôler les résultats d’une élection et la formation d’un gouvernement
Un groupe qui représente l’État auprès des citoyens afin de coordonner les politiques poursuivant l’intérêt général
Un groupe qui défend les intérêts privés de ses membres en influençant des personnalités politiques ou médiatiques
Un groupe qui organise les administrations publiques pour répartir les ressources entre l’ensemble des catégories sociales

Un groupe qui défend les intérêts privés de ses membres en influençant des personnalités politiques ou médiatiques

Explication

Un groupe de pression cherche à défendre les intérêts privés de ses membres en exerçant une influence sur des responsables politiques ou médiatiques. Cette fonction se distingue de la mission de l’État, censé viser l’intérêt général.

23. Comment la recherche de la réélection peut-elle éloigner les décideurs publics de l’intérêt général ?

Elle les oblige à transférer la décision publique aux médias pour éviter toute influence des intérêts privés
Elle les conduit à abandonner les demandes des groupes organisés afin de préserver une politique identique pour tous les citoyens
Elle les pousse à adopter des mesures impopulaires qui réduisent leur soutien électoral auprès des catégories concernées
Elle peut les conduire à privilégier des décisions favorables à certains intérêts particuliers plutôt qu’à l’ensemble de la population

Elle peut les conduire à privilégier des décisions favorables à certains intérêts particuliers plutôt qu’à l’ensemble de la population

Explication

La recherche de la réélection peut inciter les décideurs à favoriser des groupes particuliers susceptibles de soutenir leur maintien au pouvoir. Cette logique peut entrer en contradiction avec l’intérêt général, qui concerne l’ensemble de la population.

24. Quelle combinaison de seuils budgétaires le traité de Maastricht de 1992 a-t-il fixée pour les États membres de l’Union européenne ?

Un déficit public inférieur à 60 % du PIB et une dette publique inférieure à 3 % du PIB
Un déficit public inférieur à 0,5 % du PIB et une dette publique inférieure à 3 % du PIB
Un déficit public inférieur à 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 0,5 % du PIB
Un déficit public inférieur à 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 60 % du PIB

Un déficit public inférieur à 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 60 % du PIB

Explication

Le traité de Maastricht fixe le déficit public annuel à moins de 3 % du PIB et la dette publique à moins de 60 % du PIB. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux seuils, qui ne concernent pas le même indicateur.

25. Quelle règle budgétaire le TSCG de 2012 a-t-il ajoutée aux règles européennes ?

Une dette publique structurelle inférieure à 3 % du PIB
Une dette publique inférieure à 0,5 % du PIB
Un déficit public annuel inférieur à 0,5 % du PIB
Un déficit public structurel inférieur à 0,5 % du PIB

Un déficit public structurel inférieur à 0,5 % du PIB

Explication

Le TSCG ajoute une limite de 0,5 % du PIB pour le déficit public structurel. Le seuil de 3 % du PIB concerne le déficit public annuel, ce qui constitue une règle différente.

26. Quelle conséquence peut résulter du non-respect durable des règles budgétaires européennes par un État ?

Il peut transférer son déficit national vers le budget des autres États membres
Il peut être sanctionné ou contraint de verser des amendes à l’Union européenne
Il peut suspendre les règles budgétaires jusqu’au rétablissement de sa croissance
Il peut obtenir automatiquement une hausse des financements européens disponibles

Il peut être sanctionné ou contraint de verser des amendes à l’Union européenne

Explication

Un État qui ne respecte pas durablement les règles budgétaires peut faire l’objet de sanctions ou devoir payer des amendes à l’Union européenne. Ces mécanismes visent à limiter les risques de faillite ou de défaut, et non à accroître les financements publics.

27. Quelles politiques relèvent exclusivement de l’Union européenne, contrairement à la politique industrielle ?

Les politiques commerciale, douanière, monétaire et de la concurrence
Les politiques commerciale, industrielle, agricole et environnementale
Les politiques monétaire, industrielle, fiscale et de l’emploi
Les politiques industrielle, sociale, éducative et de la concurrence

Les politiques commerciale, douanière, monétaire et de la concurrence

Explication

Les politiques commerciale, douanière, monétaire et de la concurrence sont exercées au niveau exclusif de l’Union européenne. La politique industrielle peut, elle, poursuivre des objectifs nationaux ou européens, notamment en faveur de champions européens.

28. Quel est l’objectif central de la politique européenne de la concurrence ?

Concentrer les entreprises afin de créer de grands champions européens
Réduire la variété des produits pour stabiliser les prix du marché unique
Préserver le libre jeu des échanges pour favoriser les consommateurs
Orienter les échanges vers les secteurs industriels choisis par les États

Préserver le libre jeu des échanges pour favoriser les consommateurs

Explication

La politique de la concurrence protège le libre jeu des échanges sur le marché unique, avec des prix bas, des quantités échangées élevées et une offre variée. La concentration en grands champions relève plutôt d’un objectif possible de la politique industrielle.

29. Pourquoi la Commission européenne a-t-elle refusé la fusion entre Alstom et Siemens le 6 février 2019 ?

Parce que la fusion aurait transféré la politique industrielle aux autorités nationales
Parce que la fusion aurait supprimé la possibilité de développer des technologies ferroviaires
Parce que la fusion aurait trop réduit la concurrence dans des marchés ferroviaires importants
Parce que la fusion aurait empêché les entreprises de vendre des trains hors de l’Union

Parce que la fusion aurait trop réduit la concurrence dans des marchés ferroviaires importants

Explication

La Commission a refusé la fusion parce qu’elle aurait trop réduit la concurrence dans les marchés des trains à très grande vitesse et de la signalisation ferroviaire. La décision portait donc sur les effets concurrentiels de l’opération, et non sur les exportations ou la gouvernance industrielle.

30. Quelle distinction oppose le mieux la politique de la concurrence à la politique industrielle ?

La concurrence crée des champions, tandis que l’industrie impose des prix bas aux consommateurs
La concurrence soutient les créations d’entreprises, tandis que l’industrie diversifie directement les produits
La concurrence protège les consommateurs, tandis que l’industrie soutient les entreprises et l’innovation
La concurrence organise les technologies, tandis que l’industrie protège le libre jeu des échanges

La concurrence protège les consommateurs, tandis que l’industrie soutient les entreprises et l’innovation

Explication

La politique de la concurrence recherche des prix bas, une offre diversifiée et la protection des consommateurs. La politique industrielle vise notamment les créations d’entreprises, le dynamisme technologique et l’émergence de champions européens.

31. Que désigne l’environnement de l’entreprise ?

Le marché immédiat composé des clients qui achètent ses produits
L’organisation interne composée des services qui appliquent ses décisions
La réglementation nationale composée des obligations qui encadrent ses activités
Le contexte externe composé d’éléments qui influencent ses décisions

Le contexte externe composé d’éléments qui influencent ses décisions

Explication

L’environnement de l’entreprise correspond au contexte externe dont les éléments influencent ses décisions. Le marché, les clients et la réglementation peuvent en faire partie, mais ils ne recouvrent pas à eux seuls toute cette notion.

32. Quelle distinction caractérise correctement le micro-environnement et le macro-environnement d’une entreprise ?

Le micro-environnement regroupe les acteurs proches, tandis que le macro-environnement rassemble des facteurs globaux
Le micro-environnement désigne les lois publiques, tandis que le macro-environnement désigne les concurrents directs
Le micro-environnement concerne les facteurs technologiques, tandis que le macro-environnement concerne les salariés
Le micro-environnement regroupe les facteurs globaux, tandis que le macro-environnement rassemble les partenaires proches

Le micro-environnement regroupe les acteurs proches, tandis que le macro-environnement rassemble des facteurs globaux

Explication

Le micro-environnement comprend les acteurs directement liés à l’entreprise, comme les clients, les fournisseurs ou les concurrents. Le macro-environnement regroupe des facteurs plus globaux concernant largement les entreprises, tels que les évolutions politiques ou économiques.

33. Quels facteurs sont étudiés par le modèle PESTEL ?

Les facteurs personnels, économiques, sectoriels, techniques, éthiques et législatifs
Les facteurs politiques, écologiques, stratégiques, commerciaux, institutionnels et locaux
Les facteurs politiques, économiques, socioculturels, technologiques, environnementaux et légaux
Les facteurs productifs, entrepreneuriaux, sociaux, territoriaux, européens et logistiques

Les facteurs politiques, économiques, socioculturels, technologiques, environnementaux et légaux

Explication

Le modèle PESTEL analyse les dimensions politiques, économiques, socioculturelles, technologiques, environnementales et légales de l’environnement. Il fournit ainsi une grille d’analyse des facteurs externes globaux qui peuvent influencer l’entreprise.

34. Comment la veille stratégique aide-t-elle une entreprise à gérer son environnement ?

Elle remplace les décisions des dirigeants par une analyse automatique des concurrents et des fournisseurs
Elle collecte régulièrement des informations pour anticiper les évolutions et convertir certaines menaces en opportunités
Elle limite l’observation aux résultats passés afin de mesurer la rentabilité des activités existantes
Elle concentre les ressources sur les facteurs internes pour réduire l’influence des évolutions externes

Elle collecte régulièrement des informations pour anticiper les évolutions et convertir certaines menaces en opportunités

Explication

La veille stratégique repose sur la collecte régulière d’informations concernant l’environnement afin d’anticiper les évolutions et de réagir rapidement. Elle peut aussi aider l’entreprise à transformer certaines menaces externes en opportunités, contrairement à une analyse limitée au passé.

35. Quel énoncé définit correctement le macro-environnement d’une entreprise ?

Il correspond aux partenaires choisis par l’entreprise pour soutenir sa stratégie commerciale.
Il regroupe des facteurs globaux qui concernent toutes les entreprises et sur lesquels elles ne peuvent pas agir.
Il rassemble les clients, fournisseurs et concurrents avec lesquels l’entreprise échange directement.
Il désigne les ressources internes mobilisées par l’entreprise pour produire et vendre ses biens.

Il regroupe des facteurs globaux qui concernent toutes les entreprises et sur lesquels elles ne peuvent pas agir.

Explication

Le macro-environnement correspond aux facteurs généraux qui influencent l’ensemble des entreprises sans être directement contrôlables par elles. Le micro-environnement, qui constitue le distracteur le plus plausible, regroupe plutôt les acteurs proches en relation directe avec l’entreprise.

36. Quels sont les six facteurs étudiés par la méthode PESTEL ?

Politique, environnemental, stratégique, territorial, économique et local
Commercial, économique, socioculturel, technique, financier et juridique
Politique, économique, socioculturel, technologique, écologique et légal
Productif, entrepreneurial, social, territorial, écologique et logistique

Politique, économique, socioculturel, technologique, écologique et légal

Explication

La méthode PESTEL analyse les dimensions politique, économique, socioculturelle, technologique, écologique et légale du macro-environnement. Les autres ensembles mélangent des dimensions stratégiques ou commerciales qui ne correspondent pas à cette méthode.

37. Une entreprise étudie la R&D, le numérique, le changement climatique, les déchets et la protection du consommateur. À quels facteurs PESTEL ces éléments correspondent-ils respectivement ?

Économique, politique et socioculturel
Socioculturel, écologique et politique
Légal, technologique et économique
Technologique, écologique et légal

Technologique, écologique et légal

Explication

La R&D et le numérique relèvent du facteur technologique, le changement climatique et les déchets du facteur écologique, et la protection du consommateur du facteur légal. Le facteur économique concerne plutôt la conjoncture, les taux et le niveau de vie.

38. Quel est l’objectif principal de la veille stratégique ?

Évaluer la satisfaction des salariés afin d’améliorer les pratiques internes de management.
Collecter régulièrement des informations pour anticiper les évolutions et adapter les décisions de l’entreprise.
Remplacer l’analyse de l’environnement par des décisions fondées sur les résultats passés de l’entreprise.
Concentrer les ressources de l’entreprise sur la surveillance de ses concurrents les plus proches.

Collecter régulièrement des informations pour anticiper les évolutions et adapter les décisions de l’entreprise.

Explication

La veille stratégique permet de suivre régulièrement l’environnement, d’anticiper ses changements et de rendre l’entreprise plus réactive dans ses décisions. La surveillance des concurrents peut en faire partie, mais elle ne résume pas l’ensemble des facteurs observés.

39. Une évolution de l’environnement constitue-t-elle une opportunité ou une menace pour une entreprise ?

Une opportunité lorsqu’elle réduit les ventes, une menace lorsqu’elle augmente la fidélité des clients.
Une opportunité lorsqu’elle impose des coûts, une menace lorsqu’elle ouvre un nouveau marché.
Une opportunité si l’entreprise peut la saisir, une menace si elle crée une contrainte ou un risque.
Une opportunité lorsqu’elle échappe à l’entreprise, une menace lorsqu’elle peut être intégrée à sa stratégie.

Une opportunité si l’entreprise peut la saisir, une menace si elle crée une contrainte ou un risque.

Explication

Une évolution est une opportunité lorsqu’elle peut être exploitée par l’entreprise et une menace lorsqu’elle fait peser une contrainte ou un risque sur son activité. Une hausse des coûts constitue plutôt une menace, tandis que l’ouverture d’un marché peut représenter une opportunité.

40. Selon l’OCDE, quelle situation correspond à une innovation ?

La mise en œuvre d’un produit, processus, mode de commercialisation ou mode d’organisation nouveau ou sensiblement amélioré.
La reproduction d’une méthode concurrente sans modification notable de son fonctionnement.
La découverte d’une idée scientifique qui reste sans application dans l’activité de l’entreprise.
L’achat d’un équipement existant afin de remplacer un matériel devenu inutilisable.

La mise en œuvre d’un produit, processus, mode de commercialisation ou mode d’organisation nouveau ou sensiblement amélioré.

Explication

Pour l’OCDE, l’innovation suppose la mise en œuvre effective d’une nouveauté ou d’une amélioration substantielle dans plusieurs domaines de l’entreprise. Une découverte non exploitée ne constitue pas encore une innovation, car elle n’a pas produit d’application concrète.

41. Dans le processus d’innovation, quelle relation décrit correctement la découverte, l’invention et l’innovation ?

L’invention apparaît après la commercialisation, tandis que la découverte résulte de l’exploitation du produit.
La découverte peut être le point de départ, l’invention est ensuite exploitée pour donner lieu à l’innovation.
La découverte et l’innovation désignent la même étape, alors que l’invention correspond à leur abandon.
L’innovation précède la découverte, puis l’invention fournit une explication théorique à son utilisation.

La découverte peut être le point de départ, l’invention est ensuite exploitée pour donner lieu à l’innovation.

Explication

Le processus commence souvent par une découverte issue de la recherche-développement, puis conduit à une invention dont l’exploitation effective constitue l’innovation. Une découverte qui reste sans application ne correspond donc pas encore à une innovation.

42. Une entreprise lance un service doté de nouvelles fonctionnalités, sans modifier sa méthode de production. De quel type d’innovation s’agit-il ?

Une innovation de produit
Une innovation de commercialisation
Une innovation d’organisation
Une innovation de procédé

Une innovation de produit

Explication

Une innovation de produit porte sur un bien ou un service nouveau ou sensiblement amélioré, comme ce service doté de nouvelles fonctionnalités. Une innovation de procédé modifierait plutôt la manière de produire ou de distribuer.

43. Une entreprise adopte une nouvelle méthode pour fabriquer et distribuer ses produits. Quel type d’innovation met-elle en œuvre ?

Une innovation de commercialisation
Une innovation de procédé
Une innovation de produit
Une innovation d’organisation

Une innovation de procédé

Explication

L’innovation de procédé concerne la mise en œuvre d’une nouvelle méthode de production ou de distribution. Une innovation de produit modifierait les caractéristiques du bien ou du service, et non la façon dont il est fabriqué ou distribué.

44. Que désigne la destruction créatrice selon J. Schumpeter ?

Le remplacement d’anciennes méthodes et de produits par des innovations, avec renouvellement de l’économie
La conservation des méthodes existantes grâce à une protection accrue des marchés
La réduction des innovations afin de préserver les branches d’activité établies
La suppression des entreprises anciennes sans effet favorable sur la croissance économique

Le remplacement d’anciennes méthodes et de produits par des innovations, avec renouvellement de l’économie

Explication

La destruction créatrice combine la disparition de certaines activités avec le renouvellement de l’économie par les innovations, ce qui peut soutenir la croissance. L’idée d’une destruction sans renouvellement correspond à la confusion signalée et ne rend pas compte du mécanisme schumpétérien.

45. Quel avantage l’entrepreneur-innovateur obtient-il après avoir bouleversé la routine de production ?

Une baisse automatique des coûts obtenue sans modification de la production
Un monopole temporaire d’exploitation qui récompense son innovation
Une protection publique durable accordée à toute entreprise innovante
Une domination permanente du marché garantie par la disparition des concurrents

Un monopole temporaire d’exploitation qui récompense son innovation

Explication

Pour Schumpeter, l’innovation de l’entrepreneur-innovateur lui procure un monopole temporaire d’exploitation en récompense de son initiative. Un monopole permanent contredit le caractère transitoire de cet avantage.

46. Comment l’innovation peut-elle renforcer la compétitivité d’une entreprise ?

En la mettant à l’écart des évolutions du marché afin de préserver ses méthodes de production
En l’aidant à répondre aux évolutions de son environnement et à maintenir un avantage face aux concurrents
En réduisant ses possibilités d’adaptation pour stabiliser sa position parmi les concurrents
En remplaçant la stratégie commerciale par une augmentation automatique des dépenses internes

En l’aidant à répondre aux évolutions de son environnement et à maintenir un avantage face aux concurrents

Explication

L’innovation permet à l’entreprise de s’adapter à son environnement, d’améliorer sa compétitivité et de développer ou préserver un avantage concurrentiel. Se couper des évolutions du marché réduit au contraire la capacité d’adaptation recherchée.

47. Dans le cas d’Ophthalmic Compagnie, comment faut-il distinguer l’effort de R&D des innovations commercialisées ?

Les lentilles innovantes financent 18 % du chiffre d’affaires, tandis que la R&D désigne les ventes réalisées sur le marché
La R&D mesure la qualité des lentilles, tandis que les produits lancés correspondent aux dépenses consacrées à leur conception
Les produits lancés représentent 18 % du chiffre d’affaires, tandis que la R&D correspond à leur commercialisation auprès des clients
La R&D représente 18 % du chiffre d’affaires, tandis que les lentilles lancées sont les résultats innovants de cette recherche

La R&D représente 18 % du chiffre d’affaires, tandis que les lentilles lancées sont les résultats innovants de cette recherche

Explication

Ophthalmic Compagnie consacre 18 % de son chiffre d’affaires à la recherche-développement, qui contribue au lancement de lentilles cosmétiques, journalières et adaptées à la vie connectée. Confondre la dépense de R&D avec les produits obtenus inverse la relation entre investissement et résultat.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Influence de l’environnement sur l’entreprise.

Qu'est-ce qu'un déséquilibre économique ?

Une situation où l’équilibre sur un marché ou dans l’économie n’est pas atteint.

Quels exemples illustrent les déséquilibres économiques ?

L’inflation, le chômage, la balance commerciale déséquilibrée et la faible activité économique.

Qu'impose la fonction d’allocation de l’État ?

Modifier l’affectation des ressources issues des mécanismes de marché nuisibles à l’activité économique.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Influence de l’environnement sur l’entreprise.

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