QCM : Mondialisation et politiques commerciales (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation relève du commerce international ?

Le transfert d’un bien entre deux ateliers d’une même entreprise
L’échange de services entre résidents de deux territoires économiques différents
L’achat d’un produit par un ménage auprès d’un commerçant local
La vente de produits entre deux magasins d’une même ville

L’échange de services entre résidents de deux territoires économiques différents

Explication

Le commerce international regroupe les échanges de biens et de services entre agents résidant sur des territoires économiques différents. Les autres situations concernent des échanges réalisés à l’intérieur d’un même territoire économique.

2. Une entreprise choisit de produire des ordinateurs plutôt que des téléphones ; que mesure le coût d’opportunité de ce choix ?

Le montant des machines utilisées pour fabriquer les ordinateurs
La somme des salaires versés aux employés chargés des ordinateurs
La valeur des téléphones auxquels elle renonce en produisant des ordinateurs
La différence entre le prix de vente et le coût des ordinateurs

La valeur des téléphones auxquels elle renonce en produisant des ordinateurs

Explication

Le coût d’opportunité correspond à la valeur de la meilleure possibilité abandonnée, ici les téléphones non produits. Les salaires, les machines et la marge relèvent plutôt des coûts ou résultats directement liés à la production choisie.

3. Selon le modèle HOS, dans quelle production un pays dispose-t-il généralement d’un avantage comparatif ?

Dans celle dont le prix mondial dépasse les prix observés chez ses voisins
Dans celle qui utilise intensément le facteur relativement abondant dans le pays
Dans celle qui nécessite le plus grand nombre de facteurs différents
Dans celle qui mobilise le facteur devenu le plus rare dans le pays

Dans celle qui utilise intensément le facteur relativement abondant dans le pays

Explication

Le modèle HOS relie l’avantage comparatif à l’abondance relative des facteurs de production. Une production utilisant intensément le facteur rare ne correspond pas à cette prédiction.

4. Quelle comparaison permet d’identifier un avantage absolu dans la production d’un bien ?

Comparer la quantité exportée du bien par chaque pays
Comparer les coûts d’opportunité du bien entre deux pays
Comparer la diversité des biens produits par chaque pays
Comparer les coûts de production du bien entre deux pays

Comparer les coûts de production du bien entre deux pays

Explication

L’avantage absolu existe lorsque le coût de production d’un bien est plus faible dans un pays que dans un autre. La comparaison des coûts d’opportunité sert à déterminer l’avantage comparatif.

5. Deux constructeurs automobiles proposent des modèles de qualité comparable, mais l’un mise sur le confort tandis que l’autre privilégie le design ; de quelle différenciation s’agit-il ?

D’une différenciation horizontale fondée sur des caractéristiques distinctes
D’une différenciation verticale fondée sur des niveaux de qualité différents
D’une différenciation par les coûts fondée sur des volumes produits différents
D’une spécialisation internationale fondée sur des coûts d’opportunité différents

D’une différenciation horizontale fondée sur des caractéristiques distinctes

Explication

La différenciation horizontale concerne des produits de qualité comparable qui se distinguent par leurs caractéristiques. La différenciation verticale implique plutôt une hiérarchie de gammes ou de niveaux de qualité.

6. Une usine augmente sa production et répartit ses coûts fixes sur davantage d’unités ; quel effet caractérise une économie d’échelle ?

Une suppression complète des coûts fixes de l’usine
Une baisse du volume produit par période
Une hausse du coût moyen de production
Une diminution du coût moyen de production

Une diminution du coût moyen de production

Explication

Une économie d’échelle correspond à une baisse du coût moyen lorsque le volume de production augmente, notamment grâce à la répartition des coûts fixes. L’augmentation de la production ne supprime pas les coûts fixes et ne signifie pas une hausse du coût moyen.

7. Pourquoi l’ouverture internationale peut-elle réduire le coût unitaire d’une entreprise proposant plusieurs variétés ?

Elle réduit la demande et contraint l’entreprise à limiter chaque série
Elle remplace les coûts fixes par des coûts variables plus élevés
Elle agrandit le marché et permet de produire davantage de chaque variété
Elle oriente l’entreprise vers une production destinée à un seul marché

Elle agrandit le marché et permet de produire davantage de chaque variété

Explication

L’accès à un marché plus vaste permet de vendre davantage de chaque variété et de bénéficier de rendements d’échelle croissants. Les autres propositions décrivent des effets qui ne correspondent pas au mécanisme d’élargissement du marché.

8. Quelle évolution de la part du commerce intra-branche dans le commerce mondial est indiquée par l’indice de Grubel et Lloyd ?

Elle a diminué d’environ 60 % en 1960 à 35 % en 2016
Elle est passée de plus de 35 % en 1960 à environ 10 % en 2016
Elle est passée d’environ 10 % en 1960 à plus de 35 % en 2016
Elle est restée proche de 10 % entre 1960 et 2016

Elle est passée d’environ 10 % en 1960 à plus de 35 % en 2016

Explication

L’indice indique une progression du commerce intra-branche, d’environ 10 % du commerce mondial en 1960 à plus de 35 % en 2016. Les autres réponses inversent cette évolution ou proposent une stabilité non documentée.

9. Une entreprise vend un produit plus cher que ses concurrents grâce à sa qualité et à son image de marque ; sur quel levier repose sa compétitivité ?

Sur un avantage comparatif, fondé sur l’abondance d’un facteur
Sur la compétitivité-prix, fondée sur un tarif inférieur aux concurrents
Sur la compétitivité hors-prix, fondée sur la qualité et l’image
Sur une économie d’échelle, fondée sur une production de masse

Sur la compétitivité hors-prix, fondée sur la qualité et l’image

Explication

La compétitivité hors-prix repose notamment sur la qualité, l’innovation et l’image de marque, ce qui permet de vendre sans proposer le prix le plus bas. La compétitivité-prix dépend au contraire d’un prix inférieur à celui des concurrents.

10. Comment une hausse de productivité peut-elle renforcer la position internationale d’une firme ?

Elle diminue la qualité des produits afin de compenser la hausse des salaires
Elle réduit les revenus distribués en supprimant les débouchés commerciaux
Elle peut réduire ses coûts ou améliorer ses produits, ce qui soutient ses exportations
Elle augmente ses coûts et limite sa capacité à investir sur les marchés étrangers

Elle peut réduire ses coûts ou améliorer ses produits, ce qui soutient ses exportations

Explication

Une productivité accrue permet à la firme de diminuer ses coûts ou d’améliorer ses produits, ce qui renforce sa compétitivité et peut stimuler ses exportations. Les autres effets contredisent le lien présenté entre productivité, performance commerciale et revenus distribués.

11. Pourquoi les entreprises les plus productives sont-elles davantage susceptibles d’exporter selon Marc Melitz ?

Elles produisent des biens destinés à l’exportation sans engager de dépenses supplémentaires
Elles exportent parce que les entreprises moins productives leur transfèrent leurs marchés
Elles évitent les coûts d’accès aux marchés étrangers grâce à une réglementation commune
Elles peuvent supporter les coûts supplémentaires d’accès aux marchés étrangers tout en restant rentables

Elles peuvent supporter les coûts supplémentaires d’accès aux marchés étrangers tout en restant rentables

Explication

Exporter impose des coûts supplémentaires, que les firmes les plus productives peuvent absorber tout en conservant leur rentabilité. Les autres propositions supposent une absence de coûts ou un transfert de marchés qui n’explique pas la sélection des exportateurs.

12. Quelle situation correspond à une chaîne de valeur mondiale ?

Une production réalisée par une entreprise sans implantation étrangère
Des activités productives menées par une même firme dans plusieurs pays
Des échanges de produits finis entre entreprises d’un même pays
Des ventes internationales réalisées sans division du processus productif

Des activités productives menées par une même firme dans plusieurs pays

Explication

Une chaîne de valeur mondiale regroupe les activités productives d’une firme multinationale réparties dans différents pays. La simple vente internationale ne suffit pas à caractériser cette organisation productive.

13. Quelle situation illustre une fragmentation de la chaîne de valeur mondiale ?

Une entreprise confie une commande à un fournisseur juridiquement indépendant
Une entreprise répartit les différentes tâches de production entre plusieurs territoires
Une entreprise concentre toutes les étapes de fabrication dans son pays d’origine
Une entreprise reproduit une usine identique près de chaque marché national

Une entreprise répartit les différentes tâches de production entre plusieurs territoires

Explication

La fragmentation consiste à décomposer la production en tâches réalisées dans plusieurs territoires, par des filiales ou des sous-traitants. Le recours à un fournisseur juridiquement indépendant renvoie plus précisément à l’externalisation.

14. Dans quelle configuration la courbe du sourire est-elle correctement représentée ?

La valeur ajoutée est faible en amont et en aval, mais plus forte lors de l’assemblage
La valeur ajoutée est forte dans l’assemblage des pays émergents et faible dans la conception
La valeur ajoutée est forte en amont et en aval, mais plus faible lors de l’assemblage
La valeur ajoutée est répartie de manière identique entre toutes les étapes productives

La valeur ajoutée est forte en amont et en aval, mais plus faible lors de l’assemblage

Explication

La courbe du sourire associe une forte valeur ajoutée aux activités d’amont et d’aval, tandis que la fabrication et l’assemblage en génèrent généralement moins. L’assemblage ne constitue donc pas le principal foyer de valeur ajoutée.

15. Quel investissement est qualifié d’investissement direct à l’étranger ?

L’achat occasionnel d’actions étrangères sans influence sur la gestion
Une commande passée à un fournisseur étranger sans relation capitalistique
Une prise de participation d’au moins 10 % dans une entreprise non résidente
Un prêt accordé à une entreprise étrangère sans participation à son capital

Une prise de participation d’au moins 10 % dans une entreprise non résidente

Explication

Un IDE implique une prise de participation d’au moins 10 % dans le capital d’une entreprise non résidente, afin d’exercer un contrôle ou une influence significative. Un achat financier sans influence sur la gestion relève plutôt d’un placement de portefeuille.

16. Par quels mécanismes le libre-échange peut-il contribuer à réduire les prix ?

Il remplace la concurrence entre entreprises par une coordination des marchés
Il réserve la production nationale aux entreprises protégées de la concurrence étrangère
Il favorise la spécialisation, les économies d’échelle et une concurrence plus intense
Il limite les importations afin de soutenir les prix des producteurs nationaux

Il favorise la spécialisation, les économies d’échelle et une concurrence plus intense

Explication

Le libre-échange peut réduire les prix grâce à la spécialisation, aux économies d’échelle et à une concurrence accrue qui stimule la productivité. La protection des producteurs nationaux contre les importations correspond plutôt à une logique protectionniste.

17. Comment la baisse des prix liée au libre-échange agit-elle sur les agents économiques ?

Elle réduit le pouvoir d’achat des consommateurs et renchérit les consommations intermédiaires
Elle augmente le pouvoir d’achat des consommateurs et diminue le coût des consommations intermédiaires
Elle augmente le pouvoir d’achat des consommateurs sans modifier les coûts des producteurs
Elle diminue les coûts des producteurs tout en renchérissant les achats des consommateurs

Elle augmente le pouvoir d’achat des consommateurs et diminue le coût des consommations intermédiaires

Explication

Des prix plus faibles permettent aux consommateurs d’acheter davantage avec un même revenu et réduisent le coût des consommations intermédiaires des producteurs. L’effet porte donc à la fois sur le pouvoir d’achat et sur certains coûts de production.

18. Que compare chacune des deux notions d’inégalité suivantes ?

L’inégalité internationale compare les pays, tandis que l’inégalité interne compare leurs citoyens
L’inégalité internationale compare les entreprises, tandis que l’inégalité interne compare les ménages
L’inégalité internationale compare les citoyens, tandis que l’inégalité interne compare les pays
L’inégalité internationale compare les salaires, tandis que l’inégalité interne compare les patrimoines

L’inégalité internationale compare les pays, tandis que l’inégalité interne compare leurs citoyens

Explication

L’inégalité internationale porte sur les écarts de revenus moyens entre pays, alors que l’inégalité interne porte sur les écarts entre citoyens d’un même pays. La distinction repose donc sur l’unité comparée : les pays ou leurs populations.

19. Quelle évolution conjointe du commerce international et des inégalités est observée depuis les années 1990 ?

Les écarts entre pays et au sein des pays diminuent sous l’effet du commerce
Les écarts entre pays et au sein des pays augmentent avec le rattrapage économique
Les écarts entre pays augmentent, tandis que les écarts au sein de nombreux pays diminuent
Les écarts entre pays se réduisent, tandis que les écarts au sein de nombreux pays augmentent

Les écarts entre pays se réduisent, tandis que les écarts au sein de nombreux pays augmentent

Explication

Le rattrapage de grands pays comme la Chine et l’Inde a contribué à réduire les écarts entre pays, alors que les inégalités internes ont augmenté dans de nombreux pays. Confondre ces deux niveaux d’inégalité conduit à inverser le bilan observé.

20. Selon Feenstra et Hanson, comment la fragmentation des chaînes de valeur peut-elle modifier les inégalités salariales dans les pays développés ?

Elle transfère les tâches très qualifiées vers les pays émergents et réduit les salaires des travailleurs qualifiés
Elle transfère les tâches peu qualifiées vers les pays émergents et réduit la demande de travail peu qualifié dans les pays développés
Elle répartit les tâches de façon homogène entre pays et stabilise les écarts de rémunération
Elle rapatrie les tâches peu qualifiées dans les pays développés et accroît la demande de travail peu qualifié

Elle transfère les tâches peu qualifiées vers les pays émergents et réduit la demande de travail peu qualifié dans les pays développés

Explication

Pour Feenstra et Hanson, la fragmentation déplace les tâches les moins qualifiées vers les pays émergents, ce qui réduit leur demande dans les pays développés et accroît les inégalités salariales. L’analyse ne porte donc pas principalement sur un transfert des tâches très qualifiées.

21. Quelle situation illustre correctement la différence entre libre-échange et protectionnisme ?

Le libre-échange augmente les barrières douanières, tandis que le protectionnisme réduit les restrictions commerciales
Le libre-échange soutient les producteurs nationaux, tandis que le protectionnisme ouvre les marchés étrangers
Le libre-échange réserve les marchés aux entreprises nationales, tandis que le protectionnisme fluidifie les importations
Le libre-échange facilite les échanges, tandis que le protectionnisme défend les producteurs nationaux

Le libre-échange facilite les échanges, tandis que le protectionnisme défend les producteurs nationaux

Explication

Le libre-échange cherche à supprimer les entraves aux échanges internationaux, alors que le protectionnisme cherche à protéger la production nationale contre la concurrence étrangère. Confondre ces deux politiques revient à inverser leur objectif respectif.

22. Un gouvernement impose des droits de douane afin de soutenir les entreprises du pays face aux importations : quelle orientation adopte-t-il ?

Une politique commerciale destinée à supprimer les frontières économiques
Une politique de libre-échange visant à intensifier la concurrence étrangère
Une politique d’ouverture favorisant la circulation internationale des marchandises
Une politique protectionniste visant à limiter la concurrence étrangère

Une politique protectionniste visant à limiter la concurrence étrangère

Explication

La protection des producteurs nationaux au moyen de barrières aux importations correspond au protectionnisme. Le libre-échange aurait au contraire pour objectif de réduire les entraves à la circulation des biens et services.

23. Dans la courbe de Milanović, quel groupe correspond à la « vallée du découragement » ?

Les ménages les plus pauvres des pays connaissant une forte croissance
Les personnes appartenant au 1 % le plus riche de la planète
Les populations principalement situées dans les pays émergents
Les personnes situées entre le 80e et le 95e percentile des revenus

Les personnes situées entre le 80e et le 95e percentile des revenus

Explication

La « vallée du découragement » désigne les personnes situées entre le 80e et le 95e percentile, dont les revenus ont progressé moins vite que le revenu global moyen. Le 1 % mondial appartient plutôt aux grands gagnants de cette évolution.

24. Quelle évolution caractérise les revenus du 1 % le plus riche de la planète pendant la période étudiée par Milanović ?

Ils sont restés proches du niveau observé dans les classes moyennes
Ils ont progressé d’environ 65 %
Ils ont progressé à un rythme inférieur à la moyenne mondiale
Ils ont diminué sous l’effet du rattrapage des pays émergents

Ils ont progressé d’environ 65 %

Explication

Les revenus du 1 % le plus riche ont augmenté de 65 % sur la période étudiée. Cette forte progression distingue ce groupe des personnes situées entre le 80e et le 95e percentile, marquées par une progression plus faible.

25. Depuis les années 1990, quelle combinaison décrit le mieux les effets du commerce international sur les inégalités ?

Une stabilité des écarts internationaux et une réduction générale des inégalités internes
Une réduction simultanée des inégalités entre pays et des inégalités internes
Un recul des inégalités entre pays et une hausse des inégalités à l’intérieur de nombreux pays
Une hausse des inégalités entre pays et une baisse des écarts de revenus internes

Un recul des inégalités entre pays et une hausse des inégalités à l’intérieur de nombreux pays

Explication

Le rattrapage de grands pays comme la Chine et l’Inde a plutôt réduit les inégalités internationales, tandis que les inégalités internes ont augmenté dans de nombreux pays. Le commerce mondial peut donc produire des effets différents selon le niveau d’analyse.

26. Comment la fragmentation mondiale de la chaîne de valeur peut-elle modifier la demande de travail dans les pays développés ?

Elle rapatrie les tâches peu qualifiées et accroît la demande de travailleurs non qualifiés dans les pays développés
Elle répartit les tâches qualifiées et non qualifiées de façon identique entre tous les pays
Elle remplace les activités délocalisées par une demande accrue de travail peu qualifié dans les pays d’origine
Elle transfère les tâches peu qualifiées vers les pays émergents et réduit la demande correspondante dans les pays développés

Elle transfère les tâches peu qualifiées vers les pays émergents et réduit la demande correspondante dans les pays développés

Explication

La fragmentation conduit les pays développés à déplacer les tâches les moins qualifiées vers les pays émergents, ce qui réduit la demande de travail peu qualifié dans les pays d’origine. Elle peut ainsi accroître les inégalités salariales dans les pays développés comme dans les pays émergents.

27. Une entreprise transfère une activité productive vers une filiale située dans un autre pays, tout en continuant à vendre les biens sur le même marché : comment qualifier cette opération ?

Une délocalisation, car l’activité productive change de pays sans changer de destination commerciale
Une diversification, car l’entreprise ajoute une nouvelle activité à sa production nationale
Une externalisation, car l’activité productive est nécessairement confiée à une entreprise indépendante
Une importation, car les biens vendus proviennent désormais d’un fournisseur étranger

Une délocalisation, car l’activité productive change de pays sans changer de destination commerciale

Explication

La délocalisation consiste à transférer une activité productive d’un pays vers un autre sans modifier la destination des biens produits. L’externalisation se définit plutôt par le recours à un prestataire, qui peut ou non être situé à l’étranger.

28. Dans quel cas parle-t-on d’une délocalisation au sens large plutôt qu’au sens strict ?

Lorsqu’une entreprise confie une activité à un sous-traitant étranger
Lorsqu’une entreprise développe une unité déjà implantée dans un autre pays
Lorsqu’une entreprise crée une unité de production étrangère qu’elle contrôle
Lorsqu’une entreprise acquiert une unité étrangère existante

Lorsqu’une entreprise confie une activité à un sous-traitant étranger

Explication

Au sens large, la délocalisation inclut le recours à un sous-traitant étranger. Au sens strict, elle reste à l’intérieur de l’entreprise, par création, développement ou acquisition d’une unité de production à l’étranger.

29. Quel effet sur l’emploi peut produire la délocalisation de services de plateformes téléphoniques vers des entreprises étrangères ?

Elle peut créer principalement des emplois très qualifiés dans le pays d’origine
Elle peut détruire des emplois peu ou pas qualifiés dans le pays d’origine
Elle peut augmenter la demande nationale de travailleurs non qualifiés
Elle peut déplacer les emplois concernés vers les secteurs publics du pays d’origine

Elle peut détruire des emplois peu ou pas qualifiés dans le pays d’origine

Explication

La délocalisation et l’externalisation de services peuvent supprimer de nombreux emplois peu ou pas qualifiés dans le pays d’origine, comme dans le cas des plateformes téléphoniques confiées à des entreprises étrangères. Elles ne déplacent pas automatiquement ces emplois vers d’autres secteurs nationaux.

30. Depuis les années 1990, quelle évolution caractérise le PIB par habitant des pays en développement par rapport à la moyenne mondiale ?

Il varie fortement sans tendance de rapprochement avec la moyenne mondiale.
Il progresse au même rythme, ce qui maintient les écarts de niveaux de vie.
Il progresse plus rapidement, ce qui traduit une convergence des niveaux de vie.
Il diminue progressivement, ce qui accentue les écarts de niveaux de vie.

Il progresse plus rapidement, ce qui traduit une convergence des niveaux de vie.

Explication

Depuis les années 1990, le PIB par habitant des pays en développement augmente plus vite que la moyenne mondiale, ce qui indique une convergence des niveaux de vie. Une progression au même rythme aurait plutôt stabilisé les écarts existants.

31. Par quel mécanisme l’effet d’apprentissage favorise-t-il le rattrapage économique des pays en développement ?

Il augmente directement la demande intérieure grâce à la protection des producteurs nationaux.
Il attire des capitaux étrangers en garantissant une monnaie durablement sous-évaluée.
Il réduit les importations en remplaçant les biens étrangers par des productions locales.
Il permet d’approprier des innovations étrangères afin d’accroître la productivité nationale.

Il permet d’approprier des innovations étrangères afin d’accroître la productivité nationale.

Explication

L’effet d’apprentissage repose sur l’imitation et l’appropriation des innovations des pays développés avec lesquels les pays en développement commercent, ce qui améliore leur productivité. L’augmentation directe de la demande extérieure relève plutôt du rôle des exportations dans la croissance.

32. Quelle comparaison illustre le caractère inégal du rattrapage économique entre les pays émergents ?

Le Bangladesh a connu le rattrapage le plus marqué, tandis que la Chine est restée sous la moyenne mondiale.
La Chine, l’Éthiopie et le Bangladesh ont tous dépassé la moyenne mondiale à un rythme comparable.
L’Éthiopie a dépassé la Chine, tandis que le Bangladesh a conservé un niveau supérieur à la moyenne mondiale.
La Chine a dépassé la moyenne mondiale, tandis que l’Éthiopie et le Bangladesh ont moins progressé.

La Chine a dépassé la moyenne mondiale, tandis que l’Éthiopie et le Bangladesh ont moins progressé.

Explication

Le rattrapage n’a pas été uniforme : le PIB par habitant de la Chine a dépassé la moyenne mondiale, alors que celui de l’Éthiopie et du Bangladesh a progressé plus modestement. Les autres propositions inversent ou exagèrent cette comparaison.

33. Quel ensemble d’échanges le libre-échange cherche-t-il à libérer des entraves entre les pays ?

Les biens, les services, les capitaux et les personnes.
Les capitaux, les tarifs douaniers, les normes et les importations.
Les biens, les quotas, les subventions et les frontières.
Les services, les monopoles publics, les quotas et les personnes.

Les biens, les services, les capitaux et les personnes.

Explication

Le libre-échange vise à supprimer les entraves à la circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes entre les pays. Les quotas, les tarifs douaniers et les subventions sont plutôt des instruments susceptibles de limiter ou de fausser les échanges.

34. Comment l’accès aux marchés étrangers peut-il réduire le coût unitaire d’une entreprise ?

Il remplace ses investissements productifs par une hausse des droits de douane étrangers.
Il réduit sa production nationale afin de concentrer ses ressources sur des marchés protégés.
Il restreint ses débouchés, diminue ses volumes et accroît ses coûts fixes unitaires.
Il élargit son marché, augmente sa production et lui permet de réaliser des économies d’échelle.

Il élargit son marché, augmente sa production et lui permet de réaliser des économies d’échelle.

Explication

L’accès aux marchés étrangers agrandit les débouchés, ce qui permet d’augmenter les quantités produites et de réduire le coût unitaire grâce aux économies d’échelle. Une diminution des volumes produits aurait au contraire tendance à augmenter le poids des coûts fixes par unité.

35. Quelle institution établit les règles du commerce international et aide à régler les différends entre ses membres ?

La Banque mondiale, avec son dispositif de financement des infrastructures.
L’Organisation mondiale du commerce, avec son Organe de règlement des différends.
La Conférence des Nations unies, avec son programme d’aide au développement.
Le Fonds monétaire international, avec son mécanisme de surveillance budgétaire.

L’Organisation mondiale du commerce, avec son Organe de règlement des différends.

Explication

L’OMC fixe les règles du commerce international, fournit un cadre de négociation et dispose d’un Organe de règlement des différends. Le FMI et la Banque mondiale ont des missions financières et de développement qui ne correspondent pas à cette fonction commerciale.

36. Quel principe appartient aux règles du GATT signé en 1947 ?

La généralisation des subventions à l’exportation pour soutenir les entreprises nationales.
La possibilité d’imposer librement des restrictions quantitatives à tous les produits importés.
La non-discrimination entre les partenaires commerciaux et la réduction progressive des droits de douane.
La fixation de quotas nationaux afin de réserver les marchés aux producteurs domestiques.

La non-discrimination entre les partenaires commerciaux et la réduction progressive des droits de douane.

Explication

Le GATT repose notamment sur la non-discrimination et l’abandon progressif des droits de douane, ainsi que sur l’abolition des restrictions quantitatives et l’interdiction du dumping et des subventions à l’exportation. Les autres propositions contredisent ces principes.

37. Quelle situation correspond à l’autarcie plutôt qu’à une forme limitée de protectionnisme ?

Un pays soutient financièrement une industrie nationale exposée aux importations.
Un pays fixe un quota pour réduire les volumes de certains biens étrangers.
Un pays cherche à produire lui-même l’intégralité des biens dont il a besoin.
Un pays impose un droit de douane sur certains produits concurrents importés.

Un pays cherche à produire lui-même l’intégralité des biens dont il a besoin.

Explication

L’autarcie constitue la forme extrême du protectionnisme, car elle vise l’autosuffisance intégrale d’un pays. Les droits de douane, les subventions et les quotas peuvent protéger les producteurs nationaux sans supprimer les échanges internationaux.

38. Quel est l’objectif du protectionnisme éducateur défendu par Friedrich List ?

Réduire les salaires nationaux afin de rendre les exportations plus attractives.
Remplacer les importations par une production publique dans tous les secteurs économiques.
Maintenir durablement les entreprises nationales à l’abri de toute concurrence étrangère.
Donner temporairement aux industries naissantes le temps de gagner en expérience et en économies d’échelle.

Donner temporairement aux industries naissantes le temps de gagner en expérience et en économies d’échelle.

Explication

Le protectionnisme éducateur protège temporairement les industries naissantes afin qu’elles acquièrent l’expérience et les économies d’échelle nécessaires à la concurrence mondiale. Une protection durable ne correspond pas à cette logique d’apprentissage et de préparation.

39. Quelle mesure constitue un instrument protectionniste agissant directement sur la quantité importée ?

Une barrière administrative qui impose des formalités supplémentaires aux importateurs.
Une subvention aux entreprises résidentes qui réduit leurs coûts de production nationaux.
Une dévaluation monétaire qui améliore le prix relatif des exportations du pays.
Un quota d’importation qui limite le volume d’un produit entrant sur le marché national.

Un quota d’importation qui limite le volume d’un produit entrant sur le marché national.

Explication

Un quota d’importation agit directement sur la quantité en plafonnant le volume d’un produit importé. Les subventions, la dévaluation et les barrières administratives sont également protectionnistes, mais elles interviennent par d’autres mécanismes.

40. Pourquoi une politique protectionniste peut-elle pénaliser la compétitivité des entreprises nationales ?

Elle peut renchérir les biens intermédiaires importés utilisés dans leur production.
Elle peut réduire leurs coûts en leur donnant accès à davantage de fournisseurs internationaux.
Elle peut élargir automatiquement leurs débouchés étrangers grâce à une concurrence accrue.
Elle peut stimuler leurs économies d’échelle en augmentant les volumes vendus à l’étranger.

Elle peut renchérir les biens intermédiaires importés utilisés dans leur production.

Explication

Les mesures protectionnistes peuvent augmenter le prix des biens intermédiaires importés, ce qui accroît les coûts de production et peut réduire la compétitivité des entreprises nationales. Les autres propositions décrivent plutôt des effets possibles d’une ouverture commerciale accrue.

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Que désigne le commerce international ?

L'ensemble des échanges de biens et services entre agents de territoires économiques différents.

Qu'est-ce qu'un avantage comparatif dans une production ?

Une efficacité relative supérieure avec un coût d'opportunité plus faible.

Qu'est-ce que le coût d'opportunité ?

La valeur de ce à quoi un agent renonce en faisant un choix.

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