QCM : PIB et Comptabilité nationale — 61 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que mesure le produit intérieur brut au cours d’une année donnée ?

La valeur des biens d’occasion échangés entre les ménages et les entreprises, au prix du marché
La somme des valeurs ajoutées brutes créées par les unités productrices résidentes, au prix du marché
La valeur des consommations intermédiaires achetées par les producteurs, au prix du marché
La somme des revenus perçus par les producteurs selon leur nationalité, au prix du marché

La somme des valeurs ajoutées brutes créées par les unités productrices résidentes, au prix du marché

Explication

Le PIB additionne les valeurs ajoutées brutes nouvellement créées par les unités productrices résidentes pendant l’année. Il se distingue du revenu national, qui dépend de la nationalité des producteurs, et n’intègre pas les biens d’occasion ni les consommations intermédiaires déjà comptées.

2. Laquelle de ces opérations est retenue dans le calcul du PIB de l’année courante ?

La revente cette année d’un véhicule fabriqué lors d’une année antérieure
La transmission cette année d’un bien ancien entre deux ménages
L’achat cette année d’un composant déjà comptabilisé chez son fabricant
La valeur ajoutée créée cette année par un producteur résident

La valeur ajoutée créée cette année par un producteur résident

Explication

Le PIB retient les productions nouvelles de l’année, notamment la valeur ajoutée créée par les producteurs résidents. Une revente d’occasion et une consommation intermédiaire déjà enregistrée ne constituent pas une production nouvelle à ajouter.

3. Quelle différence caractérise la production marchande par rapport à la production non marchande ?

Elle est réalisée par les entreprises, tandis que la production non marchande est réalisée par les ménages
Elle est mesurée selon les revenus distribués, tandis que la production non marchande est mesurée selon les dépenses engagées
Elle est comptabilisée comme une consommation intermédiaire, tandis que la production non marchande devient une valeur ajoutée
Elle est vendue à un prix de marché, tandis que la production non marchande est évaluée par son coût de production

Elle est vendue à un prix de marché, tandis que la production non marchande est évaluée par son coût de production

Explication

La production marchande possède une valeur monétaire associée à un prix de vente sur le marché. La production non marchande a une valeur monétaire estimée par son coût de production, puisqu’elle ne possède pas de prix de vente.

4. Pourquoi le PIB peut-il être considéré simultanément comme un indicateur de production, de revenu et de dépense ?

Parce que les ménages produisent les biens, fixent les prix et financent directement les investissements
Parce que les dépenses publiques déterminent les revenus et remplacent progressivement la production des entreprises
Parce que les revenus distribués mesurent les biens produits sans tenir compte des achats réalisés
Parce que la production vendue crée des revenus qui permettent ensuite d’acquérir cette production

Parce que la production vendue crée des revenus qui permettent ensuite d’acquérir cette production

Explication

Une production vendue engendre des revenus pour les agents qui participent à sa réalisation, puis ces revenus permettent des dépenses d’achat. Les trois facettes décrivent donc une même activité économique sous des angles complémentaires.

5. Quelle égalité résume les trois grandeurs comptables du PIB ?

Production=Eˊpargne=ImportationsProduction = Épargne = Importations
Revenu=Investissement=ExportationsRevenu = Investissement = Exportations
Deˊpense=Consommation=ValeurajouteˊeDépense = Consommation = Valeur ajoutée
Production=Revenu=DeˊpenseProduction = Revenu = Dépense

$$Production = Revenu = Dépense$$

Explication

Les comptes nationaux établissent l’égalité entre la production, le revenu et la dépense : Production=Revenu=DeˊpenseProduction = Revenu = Dépense. Les autres égalités proposées confondent ces grandeurs avec des composantes ou des opérations particulières.

6. Une hausse de la quantité de biens et services produits pour satisfaire les besoins des agents illustre principalement quelle facette du PIB ?

La facette de revenu, car elle mesure les rémunérations versées aux agents participants
La facette de production, car elle mesure les biens et services produits dans l’économie
La facette financière, car elle mesure les crédits accordés pour financer les activités
La facette de dépense, car elle mesure les achats consacrés à l’utilisation des biens

La facette de production, car elle mesure les biens et services produits dans l’économie

Explication

Le PIB est un indicateur de production lorsqu’il mesure la quantité de biens et services produits pour satisfaire les besoins. La dépense renvoie à leur utilisation ou à leur consommation, tandis que le revenu correspond aux rémunérations issues de la production.

7. Que représente un diagramme de flux circulaire dans une économie ?

Une mesure de la production annuelle fondée sur les seules dépenses des ménages
Un modèle simplifié des transactions entre agents au moyen de flux réels et monétaires
Un inventaire des patrimoines détenus par les entreprises et les administrations publiques
Un tableau détaillé des comptes nationaux enregistrant toutes les opérations économiques

Un modèle simplifié des transactions entre agents au moyen de flux réels et monétaires

Explication

Le diagramme de flux circulaire modélise les transactions entre agents en distinguant les flux réels et les flux monétaires. Il simplifie la réalité, alors que la comptabilité nationale l’enregistre dans des comptes et des tableaux.

8. Quelle relation décrit correctement les flux réels et les flux monétaires dans le circuit économique ?

Les flux réels correspondent aux paiements, tandis que les flux monétaires correspondent aux marchandises livrées
Les flux réels regroupent les crédits bancaires, tandis que les flux monétaires regroupent les facteurs de production
Les flux réels mesurent les revenus distribués, tandis que les flux monétaires décrivent les besoins satisfaits
Les flux réels transfèrent du travail et des biens, tandis que les flux monétaires en constituent la contrepartie

Les flux réels transfèrent du travail et des biens, tandis que les flux monétaires en constituent la contrepartie

Explication

Les flux réels concernent les transferts de travail, de marchandises et de biens. Les flux monétaires sont les revenus et paiements qui leur correspondent, et non les biens ou les facteurs eux-mêmes.

9. Après retrait des consommations intermédiaires, quelle est la valeur du PIB dans l’économie fictive considérée ?

PIB=P=CF+I+CI=11000+2000+6000=19000 eurosPIB = P = CF + I + CI = 11000 + 2000 + 6000 = 19000\ \text{euros}
PIB=CF+CI=11000+6000=17000 eurosPIB = CF + CI = 11000 + 6000 = 17000\ \text{euros}
PIB=I+CI=2000+6000=8000 eurosPIB = I + CI = 2000 + 6000 = 8000\ \text{euros}
PIB=CF+I=11000+2000=13000 eurosPIB = CF + I = 11000 + 2000 = 13000\ \text{euros}

$$PIB = CF + I = 11000 + 2000 = 13000\ \text{euros}$$

Explication

Après retrait des consommations intermédiaires, le PIB est égal à la consommation finale plus l’investissement, soit 13000 euros13000\ \text{euros}. Le montant de 19000 euros19000\ \text{euros} correspond à la production totale avant déduction des consommations intermédiaires.

10. Quelle est la fonction principale de la Comptabilité nationale ?

Évaluer les préférences individuelles à partir d’enquêtes auprès des ménages
Prévoir les décisions économiques futures à partir d’indicateurs conjoncturels
Représenter de manière chiffrée et simplifiée l’activité économique d’un pays
Illustrer les échanges économiques au moyen d’un schéma général

Représenter de manière chiffrée et simplifiée l’activité économique d’un pays

Explication

La Comptabilité nationale enregistre les opérations des agents institutionnels dans des comptes et des tableaux afin de représenter l’activité économique et de calculer des agrégats comme le PIB. Le circuit économique, en revanche, représente cette activité sous forme de schéma.

11. Comment les quatre concepts fondamentaux de la Comptabilité nationale s’articulent-ils ?

Les tableaux déterminent les opérations, puis les agents équilibrent les comptes nationaux
Les agents réalisent des opérations, enregistrées dans des comptes et des tableaux
Les opérations produisent les agents, tandis que les comptes décrivent les échanges extérieurs
Les comptes réalisent des opérations, analysées ensuite par les agents institutionnels

Les agents réalisent des opérations, enregistrées dans des comptes et des tableaux

Explication

Les agents institutionnels effectuent les opérations économiques, qui sont ensuite enregistrées dans des comptes et des tableaux. Les comptes et les tableaux ne réalisent donc pas eux-mêmes les opérations.

12. Quels sont les trois types d’opérations enregistrés par la Comptabilité nationale ?

Les opérations sur biens et services, de répartition et financières
Les opérations monétaires, budgétaires et patrimoniales
Les opérations productives, salariales et fiscales
Les opérations marchandes, non marchandes et extérieures

Les opérations sur biens et services, de répartition et financières

Explication

La Comptabilité nationale distingue les opérations sur biens et services, les opérations de répartition et les opérations financières. Les autres regroupements proposés ne correspondent pas à cette classification fondamentale.

13. Dans le Tableau Économique d’Ensemble, quelles catégories correspondent aux ressources et aux emplois ?

Les ressources sont les revenus distribués ; les emplois correspondent aux seuls échanges financiers
Les ressources sont la consommation et l’investissement ; les emplois incluent production et importations
Les ressources sont les exportations et la consommation ; les emplois regroupent les salaires et les impôts
Les ressources sont la production et les importations ; les emplois incluent consommation, investissement et exportations

Les ressources sont la production et les importations ; les emplois incluent consommation, investissement et exportations

Explication

Les ressources comprennent la production et les importations, tandis que les emplois comprennent notamment les consommations, l’investissement et les exportations. Le TEE met ainsi en cohérence les différentes utilisations des ressources disponibles.

14. Quelle distinction caractérise l’analyse positive et l’analyse normative ?

L’analyse positive propose des politiques, tandis que l’analyse normative vérifie leur réplication empirique
L’analyse positive exprime des valeurs, tandis que l’analyse normative construit des modèles sans jugement
L’analyse positive décrit ce qui est, tandis que l’analyse normative recommande ce qui devrait être
L’analyse positive fixe des objectifs, tandis que l’analyse normative mesure les faits observés

L’analyse positive décrit ce qui est, tandis que l’analyse normative recommande ce qui devrait être

Explication

L’analyse positive décrit et explique la réalité à partir de modèles et de données sans jugement de valeur. L’analyse normative formule une recommandation en fonction d’objectifs tels que l’équité ou le bien-être.

15. Comment une recommandation normative est-elle généralement construite ?

Elle choisit une valeur sociale avant d’examiner les résultats de l’analyse positive
Elle transforme une observation empirique en règle générale indépendante des préférences
Elle combine des résultats positifs avec un objectif fixé par le décideur
Elle déduit une politique directement des données, sans objectif politique préalable

Elle combine des résultats positifs avec un objectif fixé par le décideur

Explication

Une recommandation normative s’appuie sur les résultats de l’analyse positive, mais dépend aussi d’un objectif politique défini par le décideur. Les données ne déterminent donc pas à elles seules la politique recommandée.

16. Quelle distinction Esther Duflo établit-elle entre l’économiste-scientifique et l’économiste-plombier ?

Le premier utilise l’induction, tandis que le second applique nécessairement une méthode déductive
Le premier produit des connaissances générales, tandis que le second traite les détails d’un problème particulier
Le premier travaille sur les marchés, tandis que le second étudie les administrations publiques et leurs budgets
Le premier recommande des politiques, tandis que le second décrit les faits sans mobiliser de connaissances scientifiques

Le premier produit des connaissances générales, tandis que le second traite les détails d’un problème particulier

Explication

Esther Duflo distingue l’économiste-scientifique, qui élabore des connaissances générales et des théories, de l’économiste-plombier ou ingénieur, attentif aux détails d’une situation particulière. Cette distinction porte donc sur le type de connaissance produit et le degré d’attention au contexte.

17. Quelle caractéristique distingue l’orthodoxie de l’hétérodoxie en économie ?

L’orthodoxie concerne les entreprises, tandis que l’hétérodoxie concerne les administrations publiques
L’orthodoxie regroupe les écoles dominantes, tandis que l’hétérodoxie regroupe les écoles marginalisées
L’orthodoxie repose sur l’induction, tandis que l’hétérodoxie repose sur la déduction
L’orthodoxie étudie les faits, tandis que l’hétérodoxie formule des recommandations politiques

L’orthodoxie regroupe les écoles dominantes, tandis que l’hétérodoxie regroupe les écoles marginalisées

Explication

Les écoles orthodoxes ou mainstream occupent une position dominante dans la discipline, tandis que les écoles hétérodoxes sont davantage marginalisées. Ces notions désignent une position dans le champ des idées économiques, et non une méthode unique.

18. Quelle différence oppose les méthodes déductive et inductive en économie ?

La déduction décrit des situations particulières, tandis que l’induction construit des hypothèses détachées du réel
La déduction part d’hypothèses abstraites vers le réel, tandis que l’induction part du réel vers la théorie
La déduction part des observations vers une théorie, tandis que l’induction part d’hypothèses vers les données
La déduction confronte les faits avant toute théorie, tandis que l’induction les confronte après la modélisation

La déduction part d’hypothèses abstraites vers le réel, tandis que l’induction part du réel vers la théorie

Explication

La méthode déductive commence par la raison du chercheur et des hypothèses abstraites, puis confronte la théorie à la réalité. La méthode inductive commence par l’observation de la réalité afin de construire une théorie.

19. Quelle distinction caractérise le mieux l’orthodoxie et l’hétérodoxie en économie ?

L’orthodoxie étudie les marchés nationaux, tandis que l’hétérodoxie étudie les échanges internationaux
L’orthodoxie regroupe les courants dominants, tandis que l’hétérodoxie rassemble des courants souvent marginalisés
L’orthodoxie privilégie les enquêtes qualitatives, tandis que l’hétérodoxie privilégie les modèles mathématiques
L’orthodoxie regroupe les courants minoritaires, tandis que l’hétérodoxie rassemble des courants institutionnellement dominants

L’orthodoxie regroupe les courants dominants, tandis que l’hétérodoxie rassemble des courants souvent marginalisés

Explication

L’orthodoxie, aussi appelée mainstream, correspond aux courants dominants et influents, alors que l’hétérodoxie désigne des courants généralement marginalisés. La distinction ne repose pas sur le type de données utilisées ni sur l’échelle géographique étudiée.

20. Quel exemple illustre un débat entre écoles de pensée concernant la politique monétaire ?

Le débat entre les approches quantitatives et les approches qualitatives
La distinction entre les analyses microéconomiques et les analyses macroéconomiques
L’opposition entre les keynésiens et les monétaristes
La séparation entre les économistes classiques et les économistes institutionnalistes

L’opposition entre les keynésiens et les monétaristes

Explication

L’opposition entre keynésiens et monétaristes constitue un débat entre écoles de pensée portant notamment sur la politique monétaire. Les autres propositions décrivent des distinctions théoriques ou méthodologiques qui ne correspondent pas à cet exemple précis.

21. Quel enchaînement décrit correctement la différence entre déduction et induction ?

La déduction confronte une théorie aux données, tandis que l’induction écarte toute confrontation empirique
La déduction va du particulier au général, tandis que l’induction va du général au particulier
La déduction part des données textuelles, tandis que l’induction part des données standardisées
La déduction va du général au particulier, tandis que l’induction va du particulier au général

La déduction va du général au particulier, tandis que l’induction va du particulier au général

Explication

La déduction applique une proposition générale à un cas particulier, tandis que l’induction généralise à partir d’observations particulières. L’induction ne se définit pas par un type particulier de données et elle peut également confronter ses résultats à la réalité.

22. Quelle séquence correspond à la méthode hypothético-déductive en économie ?

Formuler des hypothèses abstraites, déduire une théorie causale, puis la confronter à la réalité
Recueillir des entretiens, coder les récits, puis expliquer les comportements par une théorie qualitative
Observer plusieurs cas particuliers, généraliser leurs régularités, puis formuler une théorie sans hypothèses initiales
Décrire une situation historique, comparer les périodes, puis retenir l’interprétation la plus fréquente

Formuler des hypothèses abstraites, déduire une théorie causale, puis la confronter à la réalité

Explication

La méthode hypothético-déductive part d’hypothèses abstraites, en déduit une théorie causale et la confronte ensuite à la réalité. Le recours initial à l’observation répétée pour construire une théorie correspond plutôt à la démarche inductive.

23. Après avoir construit une théorie à partir d’axiomes, comment la méthode hypothético-déductive l’évalue-t-elle ?

Elle la remplace par une description historique lorsque les résultats empiriques sont difficiles à mesurer
Elle la transforme en théorie générale en répétant des observations locales dans plusieurs contextes
Elle la valide en vérifiant que ses axiomes décrivent fidèlement chaque comportement observé
Elle la confronte à la réalité par l’expérimentation, les politiques économiques ou l’expérience passée

Elle la confronte à la réalité par l’expérimentation, les politiques économiques ou l’expérience passée

Explication

La méthode hypothético-déductive construit des théories à partir d’axiomes puis les confronte à la réalité grâce à l’expérimentation, aux politiques économiques ou à l’expérience passée. Elle ne suppose pas que les axiomes décrivent parfaitement chaque comportement observé.

24. Comment la méthode inductive construit-elle une théorie économique ?

Elle sélectionne une hypothèse abstraite puis la teste par une expérience ou une politique économique
Elle généralise à partir d’observations répétées d’une réalité particulière située dans une époque et un espace donnés
Elle applique une loi générale à un cas particulier afin d’en décrire les résultats observables
Elle déduit des conséquences à partir d’axiomes supposés universels avant toute observation de terrain

Elle généralise à partir d’observations répétées d’une réalité particulière située dans une époque et un espace donnés

Explication

La méthode inductive élabore des théories générales en partant d’observations répétées d’une réalité particulière, inscrite dans un contexte spatial et temporel. Le raisonnement à partir d’axiomes avant l’observation relève de la méthode hypothético-déductive.

25. À quel moment les données interviennent-elles principalement dans les méthodes déductive et inductive ?

La méthode déductive les utilise en amont pour construire une théorie, tandis que la méthode inductive les utilise en aval pour la tester
Les deux méthodes utilisent les données en amont, avant toute formulation théorique
La méthode déductive les utilise en aval pour tester une théorie, tandis que la méthode inductive les utilise en amont pour la construire
Les deux méthodes utilisent les données en aval, après avoir construit leurs théories respectives

La méthode déductive les utilise en aval pour tester une théorie, tandis que la méthode inductive les utilise en amont pour la construire

Explication

Les deux méthodes confrontent la théorie à la réalité, mais elles ne mobilisent pas les données au même moment. La démarche déductive les emploie principalement pour tester une théorie déjà formulée, tandis que la démarche inductive s’en sert pour la construire.

26. Quelle opposition décrit correctement les approches quantitative mainstream et qualitative hétérodoxe ?

La première privilégie l’observation participante, tandis que la seconde s’appuie principalement sur des enquêtes statistiques
La première étudie des cas historiques singuliers, tandis que la seconde agrège de vastes ensembles de réponses comparables
La première recueille des récits par entretiens, tandis que la seconde produit des indicateurs standardisés par sondages
La première recueille des informations standardisées, tandis que la seconde produit notamment des données textuelles par entretiens et observations

La première recueille des informations standardisées, tandis que la seconde produit notamment des données textuelles par entretiens et observations

Explication

L’approche quantitative mainstream s’appuie sur des enquêtes et sondages produisant de nombreuses informations standardisées. L’approche qualitative hétérodoxe recourt notamment aux entretiens et aux observations, qui produisent des données textuelles.

27. Que désigne une école de pensée en économie ?

Un ensemble de données statistiques recueillies par des chercheurs utilisant les mêmes questionnaires
Une technique d’analyse fondée sur des modèles mathématiques appliqués à des observations standardisées
Une représentation abstraite d’une communauté de chercheurs partageant des méthodologies, des idéologies et des théories similaires
Une institution universitaire regroupant des économistes formés dans une même ville ou un même établissement

Une représentation abstraite d’une communauté de chercheurs partageant des méthodologies, des idéologies et des théories similaires

Explication

Une école de pensée représente abstraitement une communauté de chercheurs qui partagent des méthodologies, des idéologies et des théories similaires. Elle ne correspond donc ni à une base de données, ni nécessairement à une institution ou à une technique d’analyse.

28. Quel élément explique principalement l’existence du problème économique ?

La gratuité des ressources face à des besoins entièrement satisfaits
La diversité des besoins face à des ressources disponibles sans contrainte
La rareté des ressources face à des besoins illimités et hiérarchisés
La stabilité des ressources face à des besoins identiques et constants

La rareté des ressources face à des besoins illimités et hiérarchisés

Explication

Le problème économique naît de ressources rares et susceptibles d’usages alternatifs, alors que les besoins sont illimités et d’importance différente. La disponibilité sans contrainte supprimerait précisément la nécessité d’effectuer des choix.

29. Lequel de ces éléments appartient à la catégorie des ressources naturelles plutôt qu’au travail humain ou au capital produit ?

Une machine fabriquée dans une usine
Un service fourni par un médecin
Une compétence acquise par un ingénieur
Un gisement de cuivre présent dans le sous-sol

Un gisement de cuivre présent dans le sous-sol

Explication

Un gisement présent dans la nature constitue une ressource naturelle. Une compétence relève du travail humain, une machine du capital produit et un service d’une production humaine.

30. Que désigne la richesse en économie ?

La valeur morale attribuée aux activités réalisées dans une société
La quantité de besoins ressentis par une personne ou une nation
La diversité des échanges effectués entre producteurs et consommateurs
L’abondance de ressources détenues permettant de mieux satisfaire les besoins

L’abondance de ressources détenues permettant de mieux satisfaire les besoins

Explication

La richesse correspond à l’abondance des ressources détenues par un individu ou une nation et accroît sa capacité à satisfaire ses besoins. Elle ne désigne ni le nombre de besoins ni un jugement moral sur les activités.

31. Quelle définition de l’économie Lionel Robbins propose-t-il en 1932 ?

L’étude de la production nationale destinée à mesurer la croissance des entreprises
L’étude du comportement humain comme relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs
L’examen des décisions publiques destinées à répartir les revenus disponibles
L’analyse des échanges marchands visant à expliquer la formation des prix

L’étude du comportement humain comme relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs

Explication

Pour Lionel Robbins, l’économie étudie le comportement humain face à des fins et à des moyens rares pouvant recevoir plusieurs usages. La définition ne se limite donc ni à la production nationale, ni aux échanges marchands, ni aux décisions publiques.

32. Pourquoi l’économie est-elle qualifiée de science des choix ?

Parce que les échanges rendent les ressources accessibles sans arbitrage
Parce que la production détermine directement tous les besoins des ménages
Parce que la rareté impose de décider comment utiliser les ressources disponibles
Parce que les individus recherchent des biens dont le prix est identique

Parce que la rareté impose de décider comment utiliser les ressources disponibles

Explication

La rareté oblige les individus à arbitrer entre différentes utilisations des ressources pour produire, échanger et consommer. Des ressources accessibles sans arbitrage ne poseraient pas le même problème de choix économique.

33. Dans quelle situation la respiration relève-t-elle d’un choix économique ?

Lorsqu’elle dépend d’un besoin physiologique présent chez les êtres humains
Lorsqu’elle se produit dans un environnement où l’air est librement disponible
Lorsqu’elle accompagne naturellement toute activité physique quotidienne
Lorsqu’elle nécessite l’utilisation de purificateurs pour obtenir un air respirable

Lorsqu’elle nécessite l’utilisation de purificateurs pour obtenir un air respirable

Explication

La respiration devient un choix économique lorsque l’air utilisable exige des ressources, comme des purificateurs. La respiration dans un air librement disponible ne mobilise pas une ressource rare de la même manière.

34. Quelle situation illustre la notion de consommation au sens économique ?

Acheter un produit sans l’utiliser pour répondre à un besoin
Utiliser une ressource pour satisfaire un besoin, même sans effectuer un achat
Échanger une ressource contre une autre dans une transaction marchande
Fabriquer un bien en combinant du travail et des équipements

Utiliser une ressource pour satisfaire un besoin, même sans effectuer un achat

Explication

La consommation désigne l’usage d’une ressource pour satisfaire un besoin, et pas simplement l’achat d’un bien. L’échange et la fabrication correspondent respectivement à d’autres choix économiques.

35. Une entreprise dispose d’une quantité limitée de bois et veut satisfaire le plus grand nombre de demandes avec ce stock. Que signifie une allocation optimale ?

Distribuer le bois de manière identique entre les différents demandeurs
Utiliser tout le bois disponible afin de produire une gamme très étendue de biens
Mobiliser la quantité de bois la plus faible possible pour satisfaire le plus grand nombre de besoins
Réserver le bois à la demande la plus rémunératrice sans comparer les autres usages

Mobiliser la quantité de bois la plus faible possible pour satisfaire le plus grand nombre de besoins

Explication

L’allocation optimale cherche à minimiser les ressources mobilisées tout en satisfaisant le plus grand nombre de besoins. Utiliser tout le stock ou le répartir également ne garantit pas une utilisation efficiente.

36. Quel enchaînement décrit correctement le lien entre rareté, spécialisation et échange ?

La rareté réduit la spécialisation, puis l’échange empêche toute adaptation des productions
La rareté encourage la spécialisation, puis l’échange des productions améliore l’allocation des ressources
La spécialisation supprime la rareté, puis les productions deviennent indépendantes entre elles
L’échange précède la spécialisation, puis il explique à lui seul les gains de productivité

La rareté encourage la spécialisation, puis l’échange des productions améliore l’allocation des ressources

Explication

La rareté pousse les individus à se spécialiser, et l’échange de leurs productions permet ensuite une allocation plus efficace des ressources. L’échange ne précède pas la spécialisation dans ce mécanisme et ne suffit pas à lui seul à expliquer les gains de productivité.

37. Quel cadre de coordination repose sur un échange marchand utilisant la monnaie ?

Le marché
La famille
L’État
La communauté

Le marché

Explication

Le marché coordonne les choix par des échanges marchands réalisés avec de la monnaie. La famille, l’État et la communauté organisent plutôt des formes de coordination non marchandes, notamment autour de ressources communes.

38. Quel objet relève principalement de la macroéconomie ?

L’observation de la décision d’une entreprise concernant une seule machine
L’analyse du choix d’un consommateur entre deux marques de céréales
L’examen de la préférence d’un ménage pour un loisir particulier
L’étude de la gestion des ressources et de la satisfaction des besoins à l’échelle de la société

L’étude de la gestion des ressources et de la satisfaction des besoins à l’échelle de la société

Explication

La macroéconomie étudie les choix et leur coordination à une échelle agrégée, notamment pour l’ensemble de la société. Les autres situations portent sur des décisions individuelles ou celles d’une seule organisation.

39. Comment une institution structure-t-elle les comportements économiques ?

Elle fixe des règles du jeu qui orientent les incitations et encadrent les choix
Elle transforme chaque échange en transaction marchande réglée par la monnaie
Elle détermine directement les préférences personnelles de chaque individu
Elle remplace les ressources rares par des ressources disponibles sans arbitrage

Elle fixe des règles du jeu qui orientent les incitations et encadrent les choix

Explication

Une institution est une règle du jeu qui structure les incitations et encadre les choix ainsi que leur coordination. Elle ne supprime pas la rareté, ne détermine pas toutes les préférences et ne rend pas chaque échange marchand.

40. Pour expliquer causalement une décision économique, quelle démarche distingue correctement les objectifs des contraintes ?

Les objectifs désignent les variations extérieures, tandis que les contraintes représentent les changements provoqués par l’acteur.
Les objectifs indiquent ce que l’acteur cherche à maximiser, tandis que les contraintes limitent ses choix par des moyens ou des règles.
Les objectifs décrivent les règles qui limitent l’acteur, tandis que les contraintes indiquent le résultat qu’il cherche à maximiser.
Les objectifs mesurent les résultats observés, tandis que les contraintes correspondent aux préférences qui orientent chaque décision.

Les objectifs indiquent ce que l’acteur cherche à maximiser, tandis que les contraintes limitent ses choix par des moyens ou des règles.

Explication

Les objectifs correspondent à ce que l’acteur cherche à maximiser, alors que les contraintes définissent les moyens et les règles qui restreignent son choix. Confondre ces notions revient à attribuer aux contraintes le rôle des préférences ou des finalités.

41. Une économiste compare la situation d’un marché avant puis après une hausse de la taxe sur les ventes. Quelle méthode utilise-t-elle ?

La statique comparative
L’analyse micro-fondée
Le raisonnement à la marge
L’économétrie descriptive

La statique comparative

Explication

La statique comparative compare une situation initiale à une situation finale après la variation d’un élément du problème. Le raisonnement à la marge porte plutôt sur les effets d’une variation marginale, tandis que l’économétrie sert à confronter des relations aux données.

42. Quelle séquence permet à l’économiste de tester une explication causale à l’aide des données ?

Formuler une relation causale, en déduire une prédiction testable, puis la confronter aux données avec des outils statistiques.
Mesurer un résultat global, supposer une contrainte commune, puis comparer des opinions au moyen d’une enquête descriptive.
Décrire les décisions passées, construire un agrégat, puis remplacer la relation causale par une comparaison théorique.
Observer une corrélation, choisir une préférence individuelle, puis déduire une règle sans examiner les données disponibles.

Formuler une relation causale, en déduire une prédiction testable, puis la confronter aux données avec des outils statistiques.

Explication

La méthode consiste à établir une relation causale, à en tirer une prédiction vérifiable et à la tester empiriquement, notamment par l’économétrie. Une simple corrélation ou une description des décisions ne suffit pas à construire puis évaluer une explication causale.

43. Lorsqu’elle analyse un phénomène économique, quelle série d’éléments l’analyse économique examine-t-elle pour produire des prédictions testables ?

Les décideurs, leur coordination, leurs objectifs, leurs contraintes et les effets d’une variation.
Les prix observés, les résultats comptables, les opinions déclarées et les événements médiatiques.
Les agrégats nationaux, les cycles historiques, les institutions politiques et les préférences culturelles.
Les ressources disponibles, les innovations techniques, les échanges extérieurs et les normes juridiques.

Les décideurs, leur coordination, leurs objectifs, leurs contraintes et les effets d’une variation.

Explication

L’analyse économique étudie les décideurs et leur coordination, puis leurs objectifs, leurs contraintes et les conséquences d’une variation. Les autres ensembles d’éléments peuvent être pertinents dans certains travaux, mais ils ne décrivent pas cette démarche complète.

44. Quelle comparaison caractérise correctement la statique comparative et le raisonnement à la marge ?

La statique comparative compare des situations avant et après un changement, tandis que le raisonnement à la marge évalue une variation marginale.
La statique comparative part des décisions individuelles, tandis que le raisonnement à la marge mesure les phénomènes économiques globaux.
La statique comparative évalue une variation marginale, tandis que le raisonnement à la marge compare deux situations avant et après un changement.
La statique comparative confronte des relations aux données, tandis que le raisonnement à la marge explique les phénomènes par les structures sociales.

La statique comparative compare des situations avant et après un changement, tandis que le raisonnement à la marge évalue une variation marginale.

Explication

La statique comparative porte sur la comparaison d’un état avant et d’un état après une modification. Le raisonnement à la marge s’intéresse quant à lui aux effets d’une variation marginale, ce qui constitue une démarche différente.

45. Quelle distinction oppose correctement une analyse micro-fondée à une prédiction empirique ?

L’analyse micro-fondée mesure une variation marginale, tandis que la prédiction empirique compare deux situations après une modification.
L’analyse micro-fondée décrit les agrégats globaux, tandis que la prédiction empirique étudie les préférences sans utiliser d’observations.
L’analyse micro-fondée confronte une relation causale aux données, tandis que la prédiction empirique explique un phénomène général par les décisions individuelles.
L’analyse micro-fondée explique un phénomène général par les décisions individuelles, tandis que la prédiction empirique confronte une relation causale aux données.

L’analyse micro-fondée explique un phénomène général par les décisions individuelles, tandis que la prédiction empirique confronte une relation causale aux données.

Explication

Une analyse micro-fondée part des décisions individuelles rationnelles pour rendre compte de phénomènes généraux. Une prédiction empirique met ensuite à l’épreuve une relation causale en la confrontant aux données, notamment avec l’économétrie.

46. Toutes choses égales par ailleurs, dans quel cas une hausse du SMIC peut-elle réduire l’embauche ?

Lorsque la hausse du SMIC diminue le coût de chaque salarié supplémentaire pour l’employeur.
Lorsque le bénéfice marginal d’un salarié dépasse le coût du travail pour l’entreprise.
Lorsque le coût du travail dépasse le bénéfice marginal attendu d’un salarié supplémentaire.
Lorsque les entreprises évaluent la productivité sans comparer le coût et le bénéfice d’une embauche.

Lorsque le coût du travail dépasse le bénéfice marginal attendu d’un salarié supplémentaire.

Explication

Une hausse du SMIC augmente le coût du travail et peut réduire l’embauche si ce coût devient supérieur au bénéfice marginal d’un salarié supplémentaire. Si le bénéfice marginal reste supérieur au coût, le mécanisme décrit ne conduit pas à cette réduction.

47. Quelle distinction décrit correctement le domaine respectif de la microéconomie et de la macroéconomie ?

La microéconomie étudie les décisions individuelles et leurs interactions, tandis que la macroéconomie étudie l’économie dans sa globalité.
La microéconomie étudie les agrégats nationaux, tandis que la macroéconomie étudie les choix des consommateurs sur les marchés.
La microéconomie étudie l’économie dans sa globalité, tandis que la macroéconomie étudie les décisions individuelles et leurs interactions.
La microéconomie étudie les phénomènes globaux, tandis que la macroéconomie étudie les interactions entre producteurs et consommateurs.

La microéconomie étudie les décisions individuelles et leurs interactions, tandis que la macroéconomie étudie l’économie dans sa globalité.

Explication

La microéconomie porte sur les individus, leurs décisions et leurs interactions, alors que la macroéconomie analyse les phénomènes qui concernent l’économie dans son ensemble. Les agrégats globaux relèvent donc principalement de la perspective macroéconomique.

48. Lequel de ces exemples relève principalement de la microéconomie ?

L’analyse des variations du taux de change et du commerce extérieur d’un pays.
L’étude de la décision d’un producteur et de ses interactions avec les consommateurs sur un marché.
L’analyse de l’évolution générale du taux de chômage dans l’ensemble d’un pays.
L’étude des effets d’une inflation persistante sur l’économie nationale.

L’étude de la décision d’un producteur et de ses interactions avec les consommateurs sur un marché.

Explication

La microéconomie étudie les décisions individuelles, notamment celles des producteurs et des consommateurs, ainsi que le fonctionnement des marchés. Le chômage global, l’inflation, le taux de change et le commerce extérieur relèvent de phénomènes macroéconomiques.

49. Quel objet appartient principalement au domaine de la macroéconomie ?

L’évolution de l’inflation et du chômage dans l’ensemble de l’économie.
Le choix d’un consommateur entre deux biens dans un magasin.
La formation du prix lors de l’échange entre un acheteur et un vendeur.
La décision d’une entreprise concernant la quantité produite sur un marché.

L’évolution de l’inflation et du chômage dans l’ensemble de l’économie.

Explication

La macroéconomie analyse des phénomènes qui affectent l’économie dans sa globalité, comme l’inflation et le chômage. Les décisions d’un consommateur, d’une entreprise ou d’un couple acheteur-vendeur sont plutôt étudiées en microéconomie.

50. Quels critères peuvent servir à définir le domaine d’étude de la science économique ?

Le type de monnaie utilisée, la région étudiée et la méthode statistique choisie.
Le niveau de revenu observé, la taille des entreprises et la fréquence des transactions étudiées.
Le périmètre retenu, l’échelle d’analyse et le champ d’étude ou la branche concernée.
Le nombre de données disponibles, la durée de l’enquête et le statut juridique des chercheurs.

Le périmètre retenu, l’échelle d’analyse et le champ d’étude ou la branche concernée.

Explication

Le domaine de la science économique peut être défini selon le périmètre retenu, l’échelle d’analyse et la branche ou le champ d’étude. Les autres critères peuvent caractériser une recherche particulière, mais ils ne constituent pas les critères généraux indiqués.

51. Que cherche principalement à expliquer la théorie de la valeur ?

La formation des institutions politiques qui organisent les échanges
La répartition des revenus entre les ménages et les entreprises
La variation des taux d’intérêt selon les décisions des banques
La nature et la mesure de la richesse, notamment des biens et des services

La nature et la mesure de la richesse, notamment des biens et des services

Explication

La théorie de la valeur étudie la nature et la mesure de la richesse en distinguant notamment les valeurs productive, marchande et d’usage. La répartition des revenus relève d’une autre problématique économique.

52. Quelle association entre les trois formes de valeur est correcte ?

Valeur productive : satisfaction ; valeur marchande : coûts de production ; valeur d’usage : prix de vente
Valeur productive : coûts de production ; valeur marchande : prix de vente ; valeur d’usage : satisfaction retirée
Valeur productive : prix de vente ; valeur marchande : satisfaction ; valeur d’usage : coûts de production
Valeur productive : prix de vente ; valeur marchande : coûts de production ; valeur d’usage : quantité produite

Valeur productive : coûts de production ; valeur marchande : prix de vente ; valeur d’usage : satisfaction retirée

Explication

La valeur productive correspond aux coûts de production, la valeur marchande au prix de vente et la valeur d’usage à la satisfaction procurée par l’utilisation. Confondre coûts et satisfaction inverse deux notions distinctes.

53. Selon Adam Smith, comment la division du travail contribue-t-elle à accroître la richesse ?

Elle spécialise les individus, accroît la productivité et augmente la quantité produite
Elle remplace les échanges, diminue les besoins et accroît les coûts de production
Elle élève les prix, limite les échanges et réduit la quantité produite
Elle réduit la spécialisation, diminue la productivité et stabilise la quantité produite

Elle spécialise les individus, accroît la productivité et augmente la quantité produite

Explication

Pour Adam Smith, la spécialisation issue de la division du travail augmente la productivité et la quantité produite, ce qui accroît la richesse. Elle ne réduit donc pas la spécialisation ni la production.

54. Que soutient la théorie objective de la valeur concernant la richesse et la valeur productive ?

La richesse réside dans les préférences des usagers, et la valeur productive correspond à leur satisfaction
La richesse réside dans le travail incorporé aux biens, et la valeur productive correspond au coût de production
La richesse réside dans le prix de vente, et la valeur productive correspond au revenu du vendeur
La richesse réside dans la rareté des biens, et la valeur productive correspond à leur utilité marginale

La richesse réside dans le travail incorporé aux biens, et la valeur productive correspond au coût de production

Explication

La théorie objective, aussi appelée théorie de la valeur-travail, relie la richesse au travail incorporé et la valeur productive au coût de production. Les préférences et la satisfaction appartiennent à la théorie subjective.

55. Quel principe caractérise la théorie subjective de la valeur ?

La richesse réside dans les ressources naturelles, et sa mesure dépend de leur disponibilité
La richesse réside dans le travail incorporé, et sa mesure dépend des coûts de production
La richesse réside dans l’utilité, et sa mesure dépend de la satisfaction propre à chaque usager
La richesse réside dans le prix de vente, et sa mesure dépend de la quantité échangée

La richesse réside dans l’utilité, et sa mesure dépend de la satisfaction propre à chaque usager

Explication

La théorie subjective ou théorie de la valeur-utilité fonde la richesse sur l’utilité et sa mesure sur la satisfaction individuelle. Le travail incorporé et les coûts de production caractérisent plutôt la théorie objective.

56. Quelle affirmation attribue correctement à Jean-Baptiste Say son analyse de la production de richesse ?

En 1803, il affirme qu’il y a production de richesse lorsque les coûts de production sont réduits
En 1803, il affirme qu’il y a production de richesse lorsqu’une utilité est créée ou augmentée
En 1803, il affirme qu’il y a production de richesse lorsque le patrimoine national augmente
En 1803, il affirme qu’il y a production de richesse lorsque le prix de vente dépasse le salaire

En 1803, il affirme qu’il y a production de richesse lorsqu’une utilité est créée ou augmentée

Explication

Jean-Baptiste Say, en reprenant Jeremy Bentham, définit la production de richesse par la création ou l’augmentation d’utilité dans son Traité d’économie politique de 1803. La réduction des coûts ou l’augmentation du patrimoine ne constitue pas sa définition donnée ici.

57. Pourquoi un même bien peut-il avoir plusieurs valeurs d’usage dans la théorie subjective ?

Parce que sa valeur dépend du même coût de production pour tous les usagers
Parce que sa valeur dépend de la quantité produite au cours de la même période
Parce que sa valeur dépend des désirs, des revenus et des préférences de chaque usager
Parce que sa valeur dépend du prix fixé par le producteur pour tous les acheteurs

Parce que sa valeur dépend des désirs, des revenus et des préférences de chaque usager

Explication

La valeur d’usage est subjective puisqu’elle varie selon les désirs, les revenus et les préférences des usagers. Le coût de production est une caractéristique de la valeur productive, qui ne mesure pas cette diversité des appréciations.

58. Quelle distinction entre le PIB et le bien-être est correcte ?

Le PIB mesure les activités domestiques, tandis que le bien-être correspond aux échanges monétaires déclarés
Le PIB mesure une production monétaire déclarée, tandis que le bien-être correspond à la satisfaction des besoins
Le PIB mesure directement la satisfaction des besoins, tandis que le bien-être correspond à la production déclarée
Le PIB mesure le patrimoine accumulé, tandis que le bien-être correspond aux ressources nouvellement créées

Le PIB mesure une production monétaire déclarée, tandis que le bien-être correspond à la satisfaction des besoins

Explication

Le PIB mesure une partie de la richesse à travers la production monétaire déclarée et les ressources nouvellement créées, mais il ne mesure pas directement la satisfaction des besoins. Assimiler cette production au bien-être confond le moyen avec le résultat.

59. Quelle différence oppose correctement le PIB à la richesse patrimoniale ?

Le PIB est un flux mesuré entre deux périodes, tandis que le patrimoine est un stock mesuré à un instant donné
Le PIB est une ressource naturelle mesurée entre deux périodes, tandis que le patrimoine est un revenu mesuré à un instant donné
Le PIB est un stock mesuré à un instant donné, tandis que le patrimoine est un flux mesuré entre deux périodes
Le PIB est une satisfaction mesurée à un instant donné, tandis que le patrimoine est une production mesurée entre deux périodes

Le PIB est un flux mesuré entre deux périodes, tandis que le patrimoine est un stock mesuré à un instant donné

Explication

Le PIB mesure un flux de production entre deux périodes, alors que la richesse patrimoniale mesure un stock constitué à un moment donné par l’accumulation de flux antérieurs. Les inverser conduit à confondre une variation périodique avec un patrimoine durable.

60. Que désigne la base productive d’une société ?

Un ensemble de prix de vente permettant de mesurer la valeur marchande des biens
Une somme de dépenses publiques permettant d’évaluer la satisfaction des ménages
Un flux de revenus monétaires déclarés permettant de financer les échanges courants
Un stock de capitaux économique, humain, social et naturel permettant de satisfaire les besoins

Un stock de capitaux économique, humain, social et naturel permettant de satisfaire les besoins

Explication

La base productive est le stock de ressources formé par les capitaux économique, humain, social et naturel, qui permet de répondre aux besoins sociaux. Les revenus, les prix et les dépenses sont des flux ou des mesures particulières, non cette base de capitaux.

61. Dans quelle situation le PIB peut-il augmenter alors que la richesse diminue ?

Lorsque l’accumulation de capitaux humain et social améliore la capacité productive
Lorsque la production comptabilisée génère une pollution qui détruit d’autres ressources
Lorsque les activités domestiques gratuites deviennent davantage visibles dans les comptes
Lorsque la production comptabilisée accroît simultanément les ressources naturelles disponibles

Lorsque la production comptabilisée génère une pollution qui détruit d’autres ressources

Explication

Le PIB peut progresser en comptabilisant une production dont les externalités négatives, comme la pollution, détruisent d’autres ressources. Les autres situations décrivent plutôt une amélioration ou une meilleure prise en compte de la richesse.

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Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur PIB et Comptabilité nationale.

Qu'est-ce que mesure le Produit intérieur brut (PIB) ?

La somme des valeurs ajoutées brutes créées par les unités productrices résidentes en un an.

Qui a inventé le PIB et quand ?

Simon Kuznets dans les années 1930.

Pourquoi Simon Kuznets a-t-il créé le PIB ?

Pour quantifier la production de biens et services après la crise de 1929.

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