Paradigme keynésien : Modèle économique qui repose sur l’idée que l’équilibre à court terme n’est pas assuré par la flexibilité instantanée des prix et salaires, contrairement au modèle néoclassique. Il insiste sur le rôle des quantités dans l’ajustement économique (source : chapitre 6).
Hypothèse de rigidité des prix et salaires : Postulat selon lequel, à court terme, les prix des biens et services ainsi que les salaires ne s’ajustent pas immédiatement face aux déséquilibres. Les producteurs et employeurs préfèrent modifier les quantités plutôt que les prix ou salaires pour réagir aux variations de demande ou d’offre (source : chapitre 6).
Ajustements par les quantités : Mécanisme selon lequel, en cas de déséquilibre, l’économie ajuste ses niveaux de production et d’emploi plutôt que ses prix. Par exemple, face à une hausse de la demande, les entreprises augmentent d’abord leur production, puis ajustent les prix plus tard (source : chapitre 6).
Demande effective : Concept selon lequel le niveau d’activité économique est déterminé par la demande globale réellement présente dans l’économie. La demande effective influence directement la production et l’emploi, inversant la causalité classique où l’offre crée la demande (source : chapitre 6).
Rejet de la loi de Say : Refus de l’idée selon laquelle l’offre crée sa propre demande, principe fondamental de la loi de Say. Le paradigme keynésien considère que la demande globale peut être insuffisante pour absorber toute la production, ce qui peut entraîner du chômage ou une récession (source : chapitre 6).
Le paradigme keynésien se distingue du modèle néoclassique en rejetant l’hypothèse d’une flexibilité instantanée des prix et salaires à court terme. Au lieu de cela, il suppose que, face à un déséquilibre, ce sont principalement les quantités qui s’ajustent, notamment par la variation de la production et de l’emploi. La demande effective devient ainsi le principal déterminant du niveau d’activité économique, ce qui implique que la croissance ou la récession dépendent de la demande globale réelle plutôt que de l’offre ou des prix. Enfin, cette approche remet en question la loi de Say, en affirmant que la demande globale peut ne pas suffire à assurer le plein emploi.
Le modèle keynésien repose sur des hypothèses qui modifient radicalement la dynamique de l’équilibre économique, en insistant sur l’ajustement par les quantités plutôt que par les prix, et en plaçant la demande effective au cœur de la détermination de l’activité économique.
Rigidité des prix : Situation où les prix des biens et services ne s’ajustent pas instantanément face aux variations de la demande, souvent ajustés seulement une ou deux fois par an. La rigidité empêche une adaptation rapide du marché à l’évolution des conditions économiques.
Rigidité des salaires : Caractère fixe des salaires par des contrats, qui ne baissent pas immédiatement en cas de déséquilibre sur le marché du travail. Cette rigidité limite la flexibilité des coûts salariaux en réponse aux fluctuations économiques.
Contrats salariaux à court terme : Accords fixant les salaires pour une période limitée, qui empêchent une baisse immédiate des salaires en cas de baisse de la demande ou de surplus de main-d'œuvre. La fixation par contrat contribue à la rigidité.
Chômage involontaire : Situation où des travailleurs souhaitant travailler à leur salaire actuel ne trouvent pas d’emploi, en raison de la préférence des entreprises pour ajuster l’emploi plutôt que les salaires, en raison de la rigidité des salaires.
Ajustement par les quantités : Processus par lequel les entreprises préfèrent modifier le volume d’emploi (quantité de travail) plutôt que les salaires pour réagir aux déséquilibres du marché du travail, ce qui peut entraîner du chômage involontaire.
Les prix des biens et services ne s’ajustent pas instantanément face aux variations de la demande, souvent ajustés seulement une ou deux fois par an. Cette rigidité empêche un ajustement automatique et immédiat des marchés, ce qui peut prolonger ou aggraver les déséquilibres économiques.
Les salaires, fixés par des contrats, ne baissent pas immédiatement en cas de déséquilibre sur le marché du travail. La rigidité des salaires limite la flexibilité nécessaire pour équilibrer l’offre et la demande de travail rapidement.
Les entreprises préfèrent ajuster l’emploi (quantité de travail) plutôt que de modifier les salaires, car cela leur permet de réagir plus facilement aux fluctuations économiques. Ce comportement peut conduire à du chômage involontaire, lorsque des travailleurs souhaitant travailler à leur salaire actuel ne trouvent pas d’emploi en raison de cette rigidité.
La rigidité des prix et des salaires à court terme empêche l’ajustement automatique des marchés, ce qui peut entraîner des déséquilibres persistants comme le chômage involontaire. La préférence pour l’ajustement par les quantités plutôt que par les prix ou salaires contribue à cette inertie économique.
Demande de monnaie : Ensemble des motifs ou raisons pour lesquelles les agents économiques détiennent de la monnaie. Selon Keynes, elle n’est pas uniquement motivée par la nécessité de réaliser des transactions, mais aussi par des motifs de précaution et de spéculation.
Motif de transaction : Raison pour laquelle la demande de monnaie est liée à la nécessité de réaliser des échanges courants. Elle dépend du volume de transactions que les agents doivent effectuer, généralement proportionnel au revenu.
Motif de précaution : Raison pour laquelle la demande de monnaie sert à faire face à des imprévus ou des besoins futurs imprévisibles. Elle est également liée au revenu, car plus celui-ci est élevé, plus la demande de précaution augmente.
Motif de spéculation : Raison pour laquelle la demande de monnaie résulte d’un arbitrage entre détenir de la monnaie ou des titres financiers. Elle varie négativement avec le taux d’intérêt, car un taux élevé incite à détenir des titres plutôt que de la monnaie.
Fonction de demande de monnaie : Expression qui traduit la relation entre la demande de monnaie et ses déterminants, notamment le revenu et le taux d’intérêt, selon Keynes.
Keynes identifie trois motifs de détention de monnaie : transaction, précaution et spéculation, contrairement au modèle néoclassique qui ne retient que le motif de transaction. La demande de monnaie liée aux motifs de transaction et de précaution dépend positivement du revenu, ce qui signifie que lorsque le revenu augmente, la demande pour ces motifs augmente aussi. En revanche, la demande d’encaisses de spéculation varie négativement avec le taux d’intérêt, reflétant un arbitrage entre monnaie et titres financiers : lorsque le taux d’intérêt est élevé, la demande de monnaie pour la spéculation diminue, car il devient plus avantageux d’investir dans des titres.
La demande de monnaie selon Keynes est complexe, intégrant plusieurs motifs influencés par le revenu et le taux d’intérêt. La demande pour la transaction et la précaution croît avec le revenu, tandis que celle pour la spéculation diminue lorsque le taux d’intérêt augmente, illustrant un arbitrage entre monnaie et actifs financiers.
Motif de transaction : voir section 3
Motif de précaution : voir section 3
Motif de spéculation : voir section 3
Le motif de transaction correspond à la monnaie détenue pour les paiements courants liés aux échanges économiques. Il s’agit de la monnaie nécessaire pour régler les transactions quotidiennes, facilitant ainsi la fluidité des échanges.
Le motif de précaution désigne la monnaie conservée pour faire face aux dépenses imprévues. Cette thésaurisation permet aux agents économiques de disposer d’une réserve de liquidités en cas de besoin, indépendamment des transactions courantes.
Le motif de spéculation reflète la détention de monnaie pour profiter des fluctuations des marchés financiers. La détention de monnaie dans ce contexte dépend du taux d’intérêt et du risque de perte en capital, permettant aux agents de réaliser des gains en anticipant les variations des prix ou des taux.
Les agents économiques détiennent de la monnaie pour des raisons différentes : pour effectuer leurs transactions courantes, pour se prémunir contre des dépenses imprévues, ou pour profiter des opportunités de marché liées aux fluctuations financières. Chacun de ces motifs influence la demande globale de monnaie selon des logiques distinctes.
Loi de Say : Théorie selon laquelle l’offre crée sa propre demande, affirmant que toute production génère automatiquement une demande équivalente, empêchant ainsi la surproduction (sans auteur ou date précisés dans la source).
Thésaurisation : Comportement d’épargne où une partie du revenu n’est pas dépensée mais conservée sous forme de réserve ou d’épargne, ce qui réduit la demande effective globale (sans auteur ou date précisés dans la source).
Surproduction : Situation où l’offre de biens et services dépasse la demande effective, pouvant entraîner un excédent de marchandises invendues, ce qui est considéré comme impossible selon la loi de Say mais remis en question par Keynes.
Causalité économique : Relation de cause à effet entre variables économiques, ici entre l’offre et la demande, ou entre la demande anticipée et la production, selon la perspective classique ou keynésienne.
La loi de Say affirme que l’offre génère sa propre demande, excluant la possibilité de surproduction. Selon cette théorie, toute production crée une demande équivalente, empêchant ainsi l’accumulation de stocks invendus ou de déséquilibres durables. Cependant, Keynes rejette cette loi en soulignant que la thésaurisation, c’est-à-dire l’épargne non dépensée, réduit la demande effective par rapport à l’offre. Lorsque les agents préfèrent thésauriser plutôt que consommer ou investir, la demande globale diminue, ce qui peut conduire à une insuffisance de la demande pour absorber la production. Par conséquent, la causalité classique selon laquelle l’offre crée la demande est inversée : c’est la demande anticipée, ou demande effective, qui détermine la production. Ce changement de perspective peut entraîner des déséquilibres durables, notamment des situations de surproduction ou de chômage involontaire, remettant en cause la stabilité supposée du marché selon la théorie classique.
Keynes remet en cause la loi de Say en montrant que la demande n’est pas automatiquement égale à l’offre. La réduction de la demande effective, notamment par la thésaurisation, peut provoquer des déséquilibres durables, ouvrant la voie aux crises de surproduction et de chômage.
Neutralité de la monnaie : Principe selon lequel la variation de la masse monétaire n’affecte que les variables nominales (prix, salaires nominaux, taux d’intérêt nominal) et ne modifie pas la sphère réelle de l’économie, c’est-à-dire la production, l’emploi ou l’investissement réel. Ce concept est associé aux théories classiques et néoclassiques.
Sphère réelle et nominale : La sphère réelle concerne les variables économiques concrètes telles que la production, l’investissement, l’emploi, qui sont mesurées en quantités physiques ou en termes réels. La sphère nominale regroupe les variables exprimées en valeur monétaire courante, comme les prix, les salaires nominaux ou le taux d’intérêt nominal.
Taux d’intérêt monétaire : Le taux d’intérêt déterminé sur le marché monétaire, qui reflète le coût de l’emprunt en termes nominaux. Il influence notamment l’investissement, une variable réelle, en modifiant le coût de financement des projets.
Investissement réel : La dépense en capital pour accroître la capacité productive de l’économie, mesurée en quantités physiques ou en termes réels. Selon la vision classique, il ne serait pas affecté par des variations monétaires si la neutralité de la monnaie tenait.
Connexion monétaire-réelle : La relation par laquelle la monnaie peut influencer la sphère réelle, notamment via le taux d’intérêt monétaire, qui agit sur l’investissement réel. Keynes montre que cette connexion permet à la monnaie d’avoir un impact sur la production et l’emploi, remettant en cause la neutralité monétaire.
Selon les classiques, la monnaie n’affecte que les variables nominales, pas la sphère réelle de l’économie. Autrement dit, une augmentation de la masse monétaire ne modifierait pas la production, l’emploi ou l’investissement réel, mais uniquement les prix et autres variables nominales.
Keynes montre que le taux d’intérêt, déterminé sur le marché monétaire, influence l’investissement, une variable réelle. La variation du taux d’intérêt, en fonction de la masse monétaire, peut donc impacter directement l’investissement et, par conséquent, la production réelle.
Ainsi, la monnaie a un impact réel sur l’économie, contredisant la neutralité monétaire. La relation entre la monnaie et la sphère réelle est donc active, notamment par le biais du taux d’intérêt, ce qui permet à la politique monétaire d’influencer l’activité économique réelle.
La monnaie, loin d’être neutre, joue un rôle actif dans la détermination des variables réelles en influençant le taux d’intérêt et l’investissement, ce qui remet en cause la conception classique de la neutralité monétaire.
Anticipations économiques
Les anticipations économiques désignent les prévisions que font les agents économiques, notamment les entrepreneurs et les ménages, concernant l’évolution future de la conjoncture, de la demande ou des prix. Ces anticipations influencent leurs décisions présentes, telles que l’investissement, la production ou la consommation.
Psychologie collective
La psychologie collective correspond à l’ensemble des sentiments, des croyances et des comportements partagés par les agents économiques, qui peuvent conduire à des décisions collectives influençant fortement l’économie. Elle peut renforcer ou affaiblir la confiance dans la stabilité économique.
Incertitude économique
L’incertitude économique désigne la difficulté ou l’impossibilité pour les agents de prévoir avec précision l’avenir économique, en raison d’un manque d’informations ou de la volatilité des facteurs économiques. Elle rend les anticipations très volatiles.
Volatilité des anticipations
La volatilité des anticipations traduit la fluctuation rapide et imprévisible des prévisions des agents économiques, souvent sous l’effet de l’incertitude ou de la psychologie collective. Elle contribue à des fluctuations économiques instables.
Principe de la demande effective
Le principe de la demande effective, selon Keynes, stipule que le niveau de production et d’emploi dans une économie dépend de la demande globale anticipée par les entrepreneurs. Les décisions d’investissement et de production sont donc guidées par leurs anticipations de la demande future.
Les agents économiques évoluent dans un contexte d’incertitude, ce qui rend leurs anticipations très volatiles. Cette incertitude amplifie la fluctuation des prévisions, influencée par la psychologie collective, qui désigne l’état d’esprit partagé et la confiance ou méfiance collective. La psychologie collective peut renforcer ou atténuer la volatilité des anticipations, en modifiant la confiance dans la stabilité économique.
Le principe de la demande effective repose sur ces anticipations des entrepreneurs concernant la demande future. Si ces anticipations sont optimistes, cela stimule l’investissement et la production, entraînant une croissance. À l’inverse, des anticipations pessimistes freinent l’activité économique. La demande effective, donc, dépend directement de la confiance et des anticipations des agents, ce qui explique la forte influence de la psychologie collective sur la dynamique économique selon Keynes.
L’économie est fortement influencée par les anticipations et la psychologie collective, qui déterminent la demande effective. Leur volatilité et leur instabilité peuvent engendrer des fluctuations économiques importantes, soulignant le rôle central de la perception collective dans la dynamique keynésienne.
Offre de travail nominale
AUTEUR (date) : quantité de travail que les ménages sont disposés à offrir à un salaire nominal donné, en supposant que ce salaire reste fixe à court terme.
Demande de travail
AUTEUR (date) : quantité de travail que les employeurs souhaitent embaucher en fonction du niveau d’activité économique, déterminée par la fonction de production.
Salaire nominal fixe
AUTEUR (date) : rémunération du travail exprimée en monnaie, supposée ne pas varier à court terme, ce qui influence la relation entre offre et demande de travail.
Chômage involontaire
AUTEUR (date) : situation où des ménages souhaitent travailler au salaire fixé, mais ne trouvent pas d’emploi correspondant, en raison d’un déséquilibre entre offre et demande de travail.
Fonction de production globale
AUTEUR (date) : relation mathématique qui lie le niveau d’activité économique (production) à la demande de travail, permettant d’étudier comment la demande de travail varie avec la production.
L’offre de travail dépend positivement du salaire nominal, qui est supposé fixe à court terme. Cela signifie que, si le salaire nominal augmente, la quantité de travail offerte tend à augmenter également, car les ménages sont incités à travailler davantage pour obtenir plus de revenus.
La demande de travail est liée au niveau d’activité économique via la fonction de production. Plus la production est élevée, plus la demande de travail augmente, car les entreprises ont besoin de plus de main-d’œuvre pour satisfaire la demande.
Le déséquilibre entre offre et demande de travail à salaire nominal fixe peut engendrer du chômage involontaire. En effet, si l’offre de travail dépasse la demande à ce salaire, certains ménages souhaitant travailler ne trouvent pas d’emploi, ce qui crée du chômage involontaire.
Le marché du travail keynésien ne s’équilibre pas automatiquement par la seule fixation du salaire nominal. Un déséquilibre entre offre et demande de travail peut persister, entraînant du chômage involontaire.
Investissement des entreprises : Désigne l’ensemble des dépenses effectuées par les entreprises pour acquérir des biens durables ou augmenter leur capacité de production. Il constitue une composante essentielle de la demande globale et influence la croissance économique.
Rendement anticipé du capital : Correspond à la profitabilité attendue d’un investissement, basée sur les anticipations de la demande future. Plus ce rendement est élevé, plus l’investissement est considéré comme rentable par l’entreprise.
Taux d’intérêt : Coût de l’emprunt pour financer l’investissement. Il représente le prix à payer pour obtenir des fonds, et influence la décision d’investir en rendant l’emprunt plus ou moins coûteux.
Sensibilité de l’investissement : Mesure la réaction de l’investissement face à une variation du rendement anticipé ou du taux d’intérêt. Elle indique dans quelle mesure l’investissement réagit aux changements économiques ou financiers.
Fonction d’investissement : Relation mathématique ou économique qui exprime l’investissement en fonction du rendement anticipé du capital et du taux d’intérêt. Elle se décompose en une part autonome (dépendant des anticipations) et une part sensible au taux d’intérêt.
L’investissement dépend positivement du rendement anticipé du capital, qui repose sur les anticipations de la demande future. En d’autres termes, si les entreprises anticipent une croissance de la demande, elles sont plus enclines à investir. Par ailleurs, l’investissement dépend négativement du taux d’intérêt, car un coût d’emprunt élevé décourage l’investissement. Cependant, l’investissement est plus sensible aux anticipations qu’aux variations du taux d’intérêt. La fonction d’investissement se décompose en deux parts : une part autonome, liée aux anticipations de la demande, et une part sensible au taux d’intérêt, qui réagit aux coûts de financement.
L’investissement est principalement guidé par les anticipations de la demande future, ce qui lui confère une influence prépondérante dans la décision d’investissement, dépassant souvent l’impact du taux d’intérêt. La sensibilité de l’investissement aux anticipations souligne l’importance des attentes économiques dans la dynamique de croissance.
| Thème | Notions clés | Définition | Auteur / Source |
|---|---|---|---|
| Paradigme keynésien | Rigidité des prix et salaires | Prix et salaires ne s’ajustent pas instantanément, souvent fixés par contrats ou ajustés périodiquement | Chapitre 6 |
| Demande de monnaie | Motifs de transaction, précaution, spéculation | Motifs expliquant la détention de monnaie : réaliser des échanges, faire face à l’imprévu, arbitrage avec les titres financiers | Chapitre 6 |
| Rigidité des prix et salaires | Ajustement par les quantités | En cas de déséquilibre, l’économie ajuste la production et l’emploi plutôt que les prix ou salaires | Chapitre 6 |
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1. Quelle caractéristique principale est attribuée aux prix et salaires dans le paradigme keynésien à court terme ?
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Paradigme keynésien — définition ?
Modèle qui privilégie l’ajustement par les quantités, pas les prix.
Hypothèse rigidité prix — rôle ?
Prix ne s’ajustent pas instantanément face aux déséquilibres.
Hypothèse rigidité salaires — rôle ?
Salaires fixés par contrats, ne baissent pas rapidement.
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