QCM : Bases de l’architecture informatique — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de l’architecture informatique ?

La mesure des performances des programmes exécutés
L’étude des couches d’abstraction et de leurs relations
La description des algorithmes indépendamment du matériel
L’étude des circuits électroniques et de leurs interactions

L’étude des couches d’abstraction et de leurs relations

Explication

L’architecture informatique étudie la conception des couches d’abstraction qui composent un système ainsi que les relations entre elles. Réduire cette discipline aux circuits correspond plutôt à l’architecture matérielle.

2. Quel rôle joue une couche d’abstraction dans un système informatique ?

Elle remplace la couche située en dessous par un composant matériel
Elle mesure les ressources utilisées par la couche située au-dessus
Elle impose le langage de programmation utilisé par chaque couche
Elle simplifie la manipulation de la couche située en dessous

Elle simplifie la manipulation de la couche située en dessous

Explication

Une couche d’abstraction fournit une manière simplifiée de manipuler la couche inférieure. Elle ne remplace pas cette couche et ne détermine pas nécessairement le langage employé plus haut.

3. Quelles couches bas niveau sont étudiées en BAI ?

L’architecture matérielle, le jeu d’instructions et la programmation bas niveau
Les systèmes d’exploitation, les compilateurs et les applications web
Les algorithmes, les structures de données et la programmation objet
Les bases de données, les réseaux et les interfaces graphiques

L’architecture matérielle, le jeu d’instructions et la programmation bas niveau

Explication

Les couches bas niveau étudiées en BAI comprennent l’architecture matérielle, l’architecture de jeu d’instructions et la programmation bas niveau. Les autres groupes désignent des domaines logiciels ou applicatifs situés à des niveaux différents.

4. Dans quel ordre général un problème est-il traduit jusqu’aux électrons ?

Structures de données, matériel, interprétation, langage, assemblage
Algorithme et structures, langage, compilation ou interprétation, assemblage, matériel
Matériel, assemblage, langage, structures de données, algorithme
Langage, matériel, algorithme, assemblage, compilation ou interprétation

Algorithme et structures, langage, compilation ou interprétation, assemblage, matériel

Explication

La traduction descend d’abord par l’algorithme et les structures de données, puis par le langage, la compilation ou l’interprétation, l’assemblage et enfin l’implémentation matérielle. Les autres séquences inversent ou déplacent des étapes essentielles.

5. Pourquoi l’interface d’une couche suffit-elle généralement pour l’utiliser ?

Parce qu’elle décrit les services accessibles sans exiger les détails internes
Parce qu’elle révèle le fonctionnement précis de chaque composant matériel
Parce qu’elle permet de supprimer les couches inférieures du système
Parce qu’elle garantit que le programme ne rencontrera aucune erreur

Parce qu’elle décrit les services accessibles sans exiger les détails internes

Explication

Une interface définit les services et les modalités d’utilisation d’une couche, ce qui permet de s’en servir sans connaître son implémentation. Les détails internes redeviennent utiles lorsqu’un programme rencontre un problème.

6. Dans quelle situation est-il pertinent de traverser les couches d’abstraction ?

Lorsqu’un utilisateur consulte une donnée déjà correctement affichée
Lorsqu’un programme respecte son interface et fonctionne avec les ressources prévues
Lorsqu’un programme est lent, consomme trop d’énergie ou sature la mémoire
Lorsqu’un développeur choisit le nom d’une variable dans une application

Lorsqu’un programme est lent, consomme trop d’énergie ou sature la mémoire

Explication

Traverser les couches aide à diagnostiquer des erreurs et des inefficacités, comme une segmentation fault, un coredump, une consommation excessive de batterie, une lenteur ou une saturation mémoire. Un programme fonctionnant normalement ne fournit pas la même raison d’examiner ses couches internes.

7. Que signifie l’universalité des ordinateurs selon la thèse de Turing de 1937 ?

Toute machine produit les mêmes résultats sans coût ni contrainte
Tout ordinateur dispose d’une mémoire suffisante pour chaque problème
Tout calcul réalisable peut être exécuté par une machine de Turing, avec assez de mémoire
Tout calcul est exécuté avec la même rapidité sur toutes les machines

Tout calcul réalisable peut être exécuté par une machine de Turing, avec assez de mémoire

Explication

La thèse de Turing porte sur la classe des calculs réalisables : une machine de Turing peut réaliser tout calcul calculable, et un ordinateur peut l’émuler avec assez de mémoire. Cette universalité ne garantit pas une performance identique en temps, espace, énergie ou coût.

8. Quelle différence fondamentale distingue un téléphone d’un supercalculateur concernant les calculs ?

Ils réalisent des calculs de natures entièrement incompatibles entre eux
Ils ont les mêmes performances dès qu’ils utilisent le même algorithme
Ils se distinguent principalement par les calculs mathématiques qu’ils peuvent définir
Ils peuvent effectuer les mêmes calculs, mais avec des efficacités différentes

Ils peuvent effectuer les mêmes calculs, mais avec des efficacités différentes

Explication

Téléphones et supercalculateurs peuvent, en principe, effectuer les mêmes calculs, mais leurs ressources entraînent des différences de temps, d’espace, d’énergie et de coût. La capacité de calcul ne doit donc pas être confondue avec l’efficacité d’exécution.

9. Avec a=1020a = 10^{20}, b=−1020b = -10^{20} et c=3,14c = 3{,}14, quelle relation illustre la non-associativité de l’addition flottante ?

a+(b+c)=(a×b)+ca + (b + c) = (a \times b) + c
a+(b+c)=(a+b)+ca + (b + c) = (a + b) + c
a+(b+c)≠(a+b)+ca + (b + c) \neq (a + b) + c
a+b+c=a+(b×c)a + b + c = a + (b \times c)

$$a + (b + c) \neq (a + b) + c$$

Explication

Les représentations flottantes peuvent introduire des arrondis qui rendent l’addition non associative, de sorte que les deux parenthésages donnent ici des résultats différents. Cette propriété distingue les nombres flottants des nombres réels idéaux, pour lesquels l’addition est associative.

10. Quels objectifs correspondent au cours consacré au fonctionnement matériel des ordinateurs ?

Maîtriser la programmation orientée objet, les compilateurs et les langages fonctionnels
Comprendre le processeur, l’architecture matérielle, l’assembleur et les pièges du haut niveau
Étudier les systèmes d’exploitation, les bases de données et la cybersécurité appliquée
Concevoir des réseaux, administrer des serveurs et développer des interfaces graphiques

Comprendre le processeur, l’architecture matérielle, l’assembleur et les pièges du haut niveau

Explication

Le cours vise la compréhension du processeur, des composants matériels, de l’assembleur et des difficultés cachées par les langages de haut niveau. Les autres propositions regroupent des domaines informatiques qui ne constituent pas les objectifs indiqués.

11. Quelle répartition correspond à l’évaluation finale du cours ?

50 % pour le premier test Moodle, 30 % pour le second et 20 % pour le QCM final
20 % pour le premier test Moodle, 50 % pour le second et 30 % pour le QCM final
20 % pour le premier test Moodle, 30 % pour le second et 50 % pour le QCM final
30 % pour le premier test Moodle, 20 % pour le second et 50 % pour le QCM final

20 % pour le premier test Moodle, 30 % pour le second et 50 % pour le QCM final

Explication

La note finale est composée de deux tests Moodle pondérés à 20 % et 30 %, puis d’un QCM final pondéré à 50 %. La confusion la plus fréquente consiste à inverser les pourcentages des deux tests ou à attribuer une pondération différente au QCM.

12. Quelle succession décrit correctement l’évolution historique des moyens de calcul et de contrôle ?

Cailloux, abaque et règle à calcul, puis Pascaline, puis machine analytique
Pascaline, puis cailloux et abaque, puis machine analytique et règle à calcul
Machine analytique, puis Pascaline, puis règle à calcul, abaque et cailloux
Abaque et machine analytique, puis cailloux, Pascaline et règle à calcul

Cailloux, abaque et règle à calcul, puis Pascaline, puis machine analytique

Explication

L’évolution va des instruments manuels et pré-mécaniques vers la Pascaline, qui mécanise le calcul, puis vers la machine analytique, qui mécanise le contrôle et le calcul. Les autres séquences inversent plusieurs étapes historiques.

13. Quelle affirmation caractérise correctement la machine analytique de Babbage ?

Conçue en 1833 comme un ordinateur universel, elle n’a pas été entièrement construite
Achevée en 1946 comme le premier ordinateur électronique universel, elle employait des tubes à vide
Construite en 1801 comme un métier programmable, elle utilisait des cartes perforées
Présentée en 1951 comme une machine à programme enregistré, elle succédait directement à l’ENIAC

Conçue en 1833 comme un ordinateur universel, elle n’a pas été entièrement construite

Explication

Babbage a conçu la machine analytique en 1833, considérée comme le premier ordinateur universel, mais sa construction n’a jamais été achevée. Les autres propositions décrivent respectivement le métier Jacquard, l’ENIAC et l’EDVAC.

14. Quelle combinaison décrit correctement l’ENIAC ?

Premier calculateur électronique, datant de 1939, fondé sur des relais électromécaniques
Premier ordinateur électronique universel, datant de 1946, avec 18 000 tubes à vide
Premier ordinateur à programme enregistré, datant de 1951, avec une mémoire partagée
Premier métier programmable, datant de 1801, commandé par des cartes perforées

Premier ordinateur électronique universel, datant de 1946, avec 18 000 tubes à vide

Explication

L’ENIAC est présenté comme le premier ordinateur électronique universel et date de 1946; il comportait 18 000 tubes à vide. Le premier calculateur électronique renvoie à l’Atanasoff–Berry Computer, tandis que les autres descriptions concernent l’EDVAC ou le métier Jacquard.

15. Quelle innovation l’EDVAC introduit-il en 1951 ?

Un mécanisme de tissage programmable commandé par des cartes perforées
Une architecture à programme enregistré connue sous le nom d’architecture de von Neumann
Une mécanisation du calcul arithmétique réalisée par la Pascaline
Une réduction de la taille des circuits grâce à la découverte du transistor

Une architecture à programme enregistré connue sous le nom d’architecture de von Neumann

Explication

Successeur de l’ENIAC, l’EDVAC introduit en 1951 le principe du programme enregistré associé à l’architecture de von Neumann. Les autres réponses renvoient au métier Jacquard, au transistor et à la Pascaline.

16. Quelle propriété distingue l’architecture de von Neumann ?

Les données sont conservées dans les registres tandis que les instructions restent dans les unités de calcul
Le processeur et la mémoire sont regroupés dans une seule unité qui exécute les tâches en parallèle
Les instructions résident dans une mémoire séparée et les données sont traitées sans adresse
Les instructions et les données résident dans une même mémoire et sont exécutées séquentiellement

Les instructions et les données résident dans une même mémoire et sont exécutées séquentiellement

Explication

L’architecture de von Neumann partage une même mémoire entre instructions et données; les cellules sont adressées et les instructions sont exécutées séquentiellement. Une mémoire séparée pour les instructions et les données correspond à une autre organisation architecturale.

17. Quel est le rôle principal de la mémoire dans une architecture de von Neumann ?

Effectuer les calculs sur les données provenant des registres ou de la mémoire
Transmettre les informations entre plusieurs unités ou composants de l’ordinateur
Stocker les instructions et les données dans des cellules repérées par leur adresse
Traduire chaque instruction en signaux de contrôle pour coordonner les unités

Stocker les instructions et les données dans des cellules repérées par leur adresse

Explication

La mémoire conserve les instructions et les données dans des cellules identifiables par une adresse. La traduction des instructions relève de l’unité de contrôle, les calculs de l’unité de traitement et la transmission des informations des bus.

18. Lorsqu’une instruction est transformée en signaux qui coordonnent les autres unités, quelle unité intervient ?

L’unité de contrôle
Le bus de communication
L’unité de traitement
La mémoire centrale

L’unité de contrôle

Explication

L’unité de contrôle traduit l’instruction en signaux de contrôle et coordonne les autres unités en dirigeant le flot de données. L’unité de traitement effectue les calculs, tandis que la mémoire stocke et que le bus transmet les informations.

19. Quelle fonction caractérise l’unité de traitement ?

Réaliser des calculs à partir de données issues de la mémoire ou du banc de registres
Traduire les instructions en signaux afin de coordonner le flot de données
Transmettre les informations d’un composant vers un ou plusieurs autres composants
Conserver les instructions et les données dans des cellules repérées par une adresse

Réaliser des calculs à partir de données issues de la mémoire ou du banc de registres

Explication

L’unité de traitement réalise les opérations de calcul en utilisant des données provenant de la mémoire ou du banc de registres. Les autres propositions décrivent respectivement la mémoire, l’unité de contrôle et le bus.

20. Quel est l’ordre correct des étapes du cycle d’exécution d’une instruction ?

Décodage, chargement, exécution, incrémentation du compteur ordinal, écriture des résultats
Chargement, incrémentation du compteur ordinal, décodage, exécution, écriture des résultats
Chargement, décodage, incrémentation du compteur ordinal, écriture des résultats, exécution
Incrémentation du compteur ordinal, exécution, chargement, décodage, écriture des résultats

Chargement, incrémentation du compteur ordinal, décodage, exécution, écriture des résultats

Explication

Le cycle suit cinq étapes répétées : chargement, incrémentation du compteur ordinal, décodage, exécution, puis écriture des résultats. Le décodage intervient donc après le chargement et l’incrémentation, et non avant ces opérations.

21. Que contient le compteur ordinal au cours de l’exécution d’un programme ?

L’adresse de la prochaine instruction à exécuter
Le résultat produit par la dernière opération arithmétique
L’instruction actuellement en cours de décodage
Les signaux de contrôle envoyés aux unités du processeur

L’adresse de la prochaine instruction à exécuter

Explication

Le compteur ordinal mémorise l’adresse de la prochaine instruction que le processeur doit charger. L’instruction en cours se trouve plutôt dans le registre d’instruction.

22. Quels éléments une instruction machine spécifie-t-elle généralement ?

Le type de processeur, sa fréquence, sa mémoire et sa consommation
L’action, les opérandes source et destination, ainsi que l’adresse suivante
Le système d’exploitation, les périphériques utilisés et les fichiers ouverts
Le nom du programme, sa date de création, son auteur et sa taille

L’action, les opérandes source et destination, ainsi que l’adresse suivante

Explication

Une instruction machine décrit l’action à effectuer, ses opérandes source et destination, ainsi que l’adresse de la prochaine instruction. Les caractéristiques du processeur ou du système d’exploitation ne font pas partie de cette spécification.

23. Quelle catégorie correspond à un échange de données entre un processeur et un périphérique ?

Une opération arithmétique et logique
Une opération de contrôle
Un transfert entre registres et mémoire
Une opération d’entrée-sortie

Une opération d’entrée-sortie

Explication

Les échanges avec les périphériques relèvent des opérations d’entrée-sortie. Un transfert entre registres et mémoire concerne plutôt les déplacements de données au sein du système mémoire-processeur.

24. Quelle caractéristique décrit correctement l’assembleur ?

Il représente lisiblement les instructions machine avec des labels et des noms d’opérations
Il remplace les instructions machine par des commandes destinées au système d’exploitation
Il décrit principalement les composants matériels sans représenter les opérations du processeur
Il encode directement les instructions sous forme de suites binaires incompréhensibles

Il représente lisiblement les instructions machine avec des labels et des noms d’opérations

Explication

L’assembleur fournit une représentation lisible des données et instructions machine, en remplaçant notamment les adresses par des labels et les opcodes par des noms. Le langage machine, lui, encode ces instructions en binaire.

25. Quelle comparaison entre les jeux d’instructions RISC et CISC est correcte ?

RISC comporte généralement des dizaines d’instructions, tandis que CISC peut en comporter des centaines
RISC comporte généralement des centaines d’instructions, tandis que CISC se limite à quelques dizaines
RISC désigne un modèle mémoire, tandis que CISC désigne un type de registre processeur
RISC et CISC comportent un nombre comparable d’instructions, mais utilisent des mémoires différentes

RISC comporte généralement des dizaines d’instructions, tandis que CISC peut en comporter des centaines

Explication

RISC correspond généralement à un jeu réduit comprenant des dizaines d’instructions, comme ARM, alors que CISC peut en compter des centaines, comme x86. La distinction porte donc sur la complexité et l’étendue du jeu d’instructions.

26. Quel est l’objectif principal d’un pipeline dans un processeur ?

Traiter simultanément plusieurs instructions en répartissant leur exécution entre plusieurs étages
Remplacer les registres du processeur par une mémoire plus rapide et plus grande
Réduire chaque instruction à une seule opération exécutée sans étapes intermédiaires
Stocker toutes les instructions dans la mémoire centrale avant leur décodage

Traiter simultanément plusieurs instructions en répartissant leur exécution entre plusieurs étages

Explication

Un pipeline divise le cycle d’exécution en étages afin que plusieurs instructions puissent être traitées en même temps. Cette organisation améliore l’utilisation des ressources matérielles, sans supprimer les étapes d’exécution.

27. Comment s’écrit le calcul A=B+CA = B + C dans une architecture à pile ?

LOAD B, ADD C, PUSH A, puis POP B
PUSH B, PUSH C, ADD, puis POP A
LOAD B, LOAD C, ADD A, puis STORE A
MOV A, B, ADD A, C, puis STORE A

PUSH B, PUSH C, ADD, puis POP A

Explication

Dans une architecture à pile, les opérandes sont déposés au sommet de la pile, additionnés, puis le résultat est retiré vers A. Cette méthode utilise implicitement le sommet de pile, contrairement à une architecture à accumulateur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Bases de l’architecture informatique.

Qu'est-ce que l'architecture informatique étudie et conçoit ?

Les couches d'abstraction d'un système et leurs relations.

Qu'est-ce qu'un système en informatique ?

Un ensemble de moyens matériels ou logiciels pour traiter des données.

Qu'est-ce qu'une couche d'abstraction ?

Une couche logicielle simplifiant la manipulation de la couche inférieure.

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