Fiche de révision : GED, workflow et services réseau

Plan du Cours

  1. Couches et limites du modèle OSI
  2. Modèle TCP/IP et adressage IP
  3. Protocoles IP et ICMP
  4. Types, topologies et équipements réseau
  5. Supports physiques et câblage
  6. Réseaux à serveurs dédiés
  7. Ethernet et gestion des collisions
  8. Réseau interministériel de l’État
  9. Messagerie électronique et sécurité
  10. Services collaboratifs et gestion de contenu
  11. Principes et recherches en GED
  12. Web collaboratif et cloud computing
  13. Téléphonie sur IP
  14. Atouts et solutions de visioconférence
  15. Pare-feu et filtrage réseau
  16. NAT et architectures sécurisées
  17. Contrôle des accès et administration
  18. Disponibilité et performances des serveurs

1. Couches et limites du modèle OSI

Notions clés & Définitions

  • Encapsulation : L’encapsulation des données consiste à inclure les données d’un protocole dans un autre protocole.
  • Couche physique : La couche physique transmet l’information bit par bit sur un support et gère les bits logiques pour que des matériels utilisant le même encodage puissent échanger des informations.
  • Couche liaison : La couche liaison garantit l’acheminement sans erreur entre deux interfaces directement interconnectées et dirige les trames vers la machine destinataire.
  • Couche réseau : La couche réseau achemine des données entre des machines distantes à travers des équipements intermédiaires, principalement des routeurs, selon une route qui peut varier avec l’état du réseau.
  • Couche application : La couche application fournit l’interface entre les utilisateurs, les applications et le réseau pour des services tels que la messagerie, la navigation web, le transfert de fichiers et le partage de fichiers.
  • Couche session : La couche session gère la procédure d’accès au réseau, l’établissement des liaisons demandées par les applications et leur reprise en cas d’incident.

★ À maîtriser

  • Le modèle OSI divise les communications réseau en 7 couches, tandis que le modèle TCP/IP en utilise 4.
  • 🔄 À l’émission, les informations suivent ces étapes :

    1. Une couche reçoit les informations de la couche supérieure.
    2. Elle traite ces informations.
    3. Elle transmet le résultat à la couche inférieure.
  • Le modèle OSI, proposé par l’ISO (International Organization for Standardization), sert surtout de référence pédagogique, car il est peu utilisé comme tel en pratique.

  • La couche transport peut découper un datagramme en paquets à l’émission, demander la réémission des paquets perdus ou endommagés, remettre les paquets dans l’ordre et reconstruire le datagramme à la réception.

  • Les sept couches du modèle OSI, de la plus basse à la plus haute, sont :

    • Physique
    • Liaison
    • Réseau
    • Transport
    • Session
    • Présentation
    • Application

Compléments

  • Dans un modèle en couches, chaque couche est responsable d’un traitement défini et considère comme corrects les traitements des couches supérieures et inférieures.

  • Un bit est la quantité minimale d’information transmissible et ne peut prendre que deux valeurs : 0 ou 1.

  • Une trame contient l’information utile encadrée par un en-tête et une fin qui marquent ses limites et peuvent contenir des informations d’acheminement et de détection ou correction d’erreur.

  • Les adresses physiques attribuées aux cartes réseau sont aussi appelées adresses MAC (Medium Access Control).

  • Les données de la couche réseau sont appelées paquets, tandis que les données de la couche transport sont appelées datagrammes dans la présentation du modèle OSI.

Astuce mémo

PLRTSPA : Petit Lapin Rose Trouvé à la SPA

2. Modèle TCP/IP et adressage IP

Notions clés & Définitions

  • Adresse IPv4 : Une adresse IPv4 est une séquence de 4 octets séparés par des points, dont une partie identifie le réseau (Net ID) et l’autre la machine (Host ID).
  • Masque de sous-réseau : Un masque de sous-réseau indique la partie réseau d’une adresse IP : ses bits à 1 définissent la longueur du réseau et ses bits à 0 identifient la partie machine.
  • Table de routage : Une table de routage indique, pour chaque réseau à atteindre connu du routeur, l’interface vers laquelle envoyer les paquets ; elle évolue avec l’état du réseau et prévoit une route par défaut pour les destinations inconnues.
  • Translation d’adresse : La translation d’adresse (NAT) convertit les adresses privées en adresses publiques pour permettre aux machines d’un réseau privé d’accéder à Internet.

★ À maîtriser

  • Le modèle DOD, généralement appelé TCP/IP, est issu des travaux de la DARPA dans les années 1970 et a été introduit par le Department of Defense des États-Unis.

  • Les quatre couches de TCP/IP sont :

    • Accès au réseau
    • Internet
    • Transport
    • Application

📌 Les adresses IP publiques sont accessibles depuis Internet et uniques au niveau mondial, tandis que les adresses privées servent aux communications internes et ne sont pas uniques au niveau mondial.

  • IPv6 utilise des adresses de 16 octets, soit 128 bits, contre 4 octets, soit 32 bits, pour IPv4 ; elles s’écrivent en hexadécimal avec des groupes séparés par des deux-points.

Compléments

  • En 1975, le projet de réseau de la DARPA passe au stade opérationnel.

  • En 1983, la DARPA demande à l’université de Berkeley d’implémenter la pile TCP/IP dans sa version d’Unix.

  • Dans le modèle TCP/IP, les couches physique et liaison sont regroupées dans la couche accès au réseau, et les couches applicatives sont regroupées dans la couche application.

  • Les classes IPv4 et leurs caractéristiques sont :

    • Classe A : adresse réseau sur 8 bits et premier bit 0.
    • Classe B : adresse réseau sur 16 bits et deux premiers bits 10.
    • Classe C : adresse réseau sur 24 bits et trois premiers bits 110.
    • Classe D : multicast et quatre premiers bits 1110.
    • Classe E : extensions futures et cinq premiers bits 11110.
  • Avec l’adresse 192.168.25.132 et le masque 255.255.255.0, l’adresse réseau est 192.168.25.0 et l’adresse machine est 132.

  • La notation /24 correspond au masque 255.255.255.0, soit 24 bits à 1.

  • Les plages privées IPv4 indiquées sont 10.0.0.0 à 10.255.255.255 pour la classe A, 172.16.0.0 à 172.31.255.255 pour la classe B et 192.168.0.0 à 192.168.255.255 pour la classe C.

  • L’adresse 127.0.0.1 est l’adresse de boucle locale attribuée à la machine elle-même et permet de tester ses services réseau sans autre machine.

3. Protocoles IP et ICMP

Notions clés & Définitions

  • Protocole IP : Le protocole IP achemine un datagramme entre une station source et une station destinataire, sur le même réseau ou sur des réseaux différents, en mode non connecté et sans contrôle de flux.
  • Protocole ICMP : ICMP (Internet Control Message Protocol) échange des messages de test et de contrôle entre deux hôtes afin de détecter des problèmes sur le réseau.
  • Protocole ARP : Sur un réseau Ethernet, ARP (Address Resolution Protocol) convertit une adresse IP logique en adresse physique MAC.
  • Socket TCP : Un socket TCP est l’association d’une adresse IP et d’un numéro de port, par exemple le port 80 pour HTTP.

★ À maîtriser

  • ICMP signale notamment les problèmes suivants :

    • Destination injoignable.
    • Dépassement de la durée de vie du paquet.
    • Problème de paramètre dans l’en-tête IP.
    • Saturation d’un élément du réseau.
  • TCP assure entre deux hôtes un transport fiable, connecté, ordonné et bidirectionnel, en découpant le flot de données en segments.

  • UDP fonctionne sans connexion et sans reprise sur erreur, mais détecte les erreurs et accélère les échanges grâce à sa simplicité.

  • SMTP est le protocole standard d’émission du courrier électronique sur TCP/IP, tandis que POP3 et IMAP4 servent à sa réception et qu’IMAP4 permet aussi de choisir sur le serveur les courriers à télécharger ou supprimer.

  • HTTP transporte les pages HTML du Web sur le réseau, tandis que HTTPS est sa version plus sécurisée.

Compléments

  • Si les stations sont sur le même réseau, IP envoie le paquet directement vers la station destinataire ; si elles sont sur des réseaux différents, IP l’envoie à un routeur qui le fait progresser vers sa destination.

  • IP fournit trois services à la couche supérieure :

    • L’acheminement de l’unité de données.
    • La gestion des requêtes de service.
    • Le rapport des erreurs de transmission.
  • Les commandes PING et TRACEROUTE utilisent le protocole ICMP.

  • FTP transfère des fichiers entre ordinateurs hétérogènes.

  • SNMP permet la gestion et l’administration de réseaux hétérogènes.

4. Types, topologies et équipements réseau

Notions clés & Définitions

  • Réseau informatique : Un réseau informatique naît de la connexion physique d’au moins deux matériels capables de communiquer et d’échanger des informations.
  • Routeur : Un routeur interconnecte deux réseaux au niveau 3 du modèle OSI et peut filtrer les communications selon les protocoles, notamment IP et TCP.

★ À maîtriser

  • Un LAN couvre généralement un bâtiment ou des bâtiments rapprochés, possède une infrastructure privée et offre le plus souvent une bande passante de 100 à 1000 Mbits/s, soit jusqu’à 1 Gbits/s.

📌 Un MAN interconnecte des équipements sur une zone étendue telle qu’une ville ou un campus, tandis qu’un WAN relie des réseaux locaux et métropolitains à l’échelle d’une région, d’un pays ou de la planète.

📌 Dans une topologie en étoile, les ordinateurs sont reliés à un composant central qui transmet les signaux aux autres ordinateurs du réseau.

  • Un commutateur associe les ports aux adresses MAC dans une table, puis envoie les données vers le port destinataire ou, si l’adresse est inconnue, vers l’ensemble des ports; la table se complète lorsqu’une trame provient de cette adresse.

Compléments

📌 Le PAN est un réseau personnel d’environ une dizaine de mètres, utilisant notamment USB, Bluetooth ou infrarouge.

  • Le réseau interministériel de l’État (RIE) est un WAN qui interconnecte les services de l’État.

  • Dans une topologie en bus, tous les ordinateurs sont reliés à une même ligne de transmission, et une connexion défectueuse peut affecter l’ensemble du réseau.

📌 Dans une topologie en anneau, l’information circule de proche en proche et les collisions sont évitées, mais la panne d’une station peut paralyser le réseau.

  • Un commutateur relie généralement de 4 à 64 machines et se situe au niveau 2 du modèle OSI.

5. Supports physiques et câblage

Notions clés & Définitions

  • Adresse IP : Une adresse IP identifie sans équivoque une machine raccordée à Internet et peut être provisoire ou permanente.
  • Adresse URL : Une URL indique le type de service Internet et la localisation d’une ressource sous la forme protocole://adresse_du_serveur/répertoire/fichier.
  • Portail Web : Un portail Web est un site dont la page d’accueil donne accès à un éventail de ressources et de services, notamment au moyen d’hyperliens et parfois d’un moteur de recherche.

★ À maîtriser

📌 La catégorie décrit les performances de composants de câblage pris individuellement, tandis que la classe décrit la performance globale du système de câblage installé.

  • Les normes répandues comprennent la catégorie 6 pour un câblage de classe E, la catégorie 6A pour un câblage de classe EA et la catégorie 5e pour un câblage de classe D; ces normes acceptent le Gbits/s, et la catégorie 6A accepte aussi le 10 Gbit/s et est compatible avec PoE.

📌 Le pré-câblage installe des liaisons fixes vers les points d’accès, tandis que le brassage établit les connexions mobiles entre ces points et les équipements du réseau.

  • La fibre optique transmet l’information par impulsions lumineuses dans un cœur de verre; une impulsion représente le bit 1 et l’absence de lumière le bit 0.

  • Pour résoudre un nom de domaine, le navigateur interroge le DNS local, qui peut consulter les serveurs racines, le serveur du domaine de premier niveau puis le serveur du domaine concerné afin d’obtenir l’adresse IP.

📌 Un réseau poste à poste permet à chaque machine d’agir comme serveur et cliente, tandis qu’un réseau à serveurs dédiés distingue les serveurs des stations clientes.

Compléments

  • Un pré-câblage est organisé en étoile autour de répartiteurs reliés entre eux par des rocades en cuivre ou en fibre optique.

📌 Les paires torsadées sont utilisées dans les LAN et les WAN; leur coût et leur facilité de câblage sont des avantages, tandis que la longueur limitée des segments peut être compensée par des équipements actifs.

📌 Les fibres multimodes sont les plus répandues, tandis que les fibres monomodes offrent de meilleures performances.

  • Le courant porteur en ligne utilise le réseau électrique pour transporter des signaux de communication, dont le débit varie avec la distance et les bruits électromagnétiques.

  • Les satellites géostationnaires orbitent à 36 000 km, les satellites à orbite moyenne font le tour de la Terre en environ 2 à 24 h selon leur altitude et le GPS orbite à environ 20 200 km, tandis que les satellites Iridium sont positionnés à 780 km.

  • Les documents hypertextes ou hypermédias d’Internet sont codés en HTML et transférés avec HTTP.

📌 Les réseaux poste à poste sont peu coûteux et simples pour de très petits groupes, mais leur extension, leur sécurisation et leur administration centralisée sont difficiles.

6. Réseaux à serveurs dédiés

★ À maîtriser

  • Les serveurs spécialisés exécutent exclusivement des applications spécifiques, comme des services Web, de messagerie, applicatifs, de bases de données ou documentaires, et sont sécurisés pour assurer la continuité de service.

📌 Une imprimante peut être reliée aux ports parallèle ou USB d’un PC dédié qui sert de serveur d’impression, ou connectée directement au réseau par une carte réseau ou un boîtier Ethernet ; ces configurations peuvent être combinées.

  • Les réseaux à serveurs dédiés offrent des performances globales supérieures aux réseaux poste à poste et permettent de connecter des imprimantes directement au réseau.

  • La gestion des serveurs d’un réseau dédié est centralisée et ceux-ci doivent généralement rester accessibles en permanence, souvent 24 h/24, tandis que les postes clients inutilisés peuvent être éteints.

Compléments

📌 Une imprimante connectée directement au réseau nécessite des pilotes adaptés au système d’exploitation réseau choisi.

  • La spécialisation des serveurs en fonctions de fichiers, d’impression ou d’applications améliore les performances et la fiabilité.

  • Les réseaux à serveurs dédiés peuvent bénéficier de : outils de gestion et de diagnostic évolués, sécurités d’accès et de fonctionnement centralisées, antivirus dédiés réseau, systèmes de sauvegarde centralisés, passerelles vers d’autres réseaux en local ou à distance

  • Les disques durs d’un réseau à serveurs dédiés peuvent être configurés selon des technologies RAID 1 à 5 pour tolérer les pannes.

  • Un onduleur de secours, parfois doublé, et des systèmes à tolérance de panne contribuent à sécuriser l’infrastructure d’un réseau à serveurs dédiés.

  • L’exploitation d’un réseau à serveurs dédiés nécessite des informaticiens spécialisés en réseaux et serveurs, des formations régulièrement renouvelées et des abonnements aux supports techniques des constructeurs et éditeurs.

7. Ethernet et gestion des collisions

Notions clés & Définitions

  • Portée de transmission : La distance à laquelle le signal reste compréhensible pour un récepteur.

★ À maîtriser

  • Ethernet est un protocole de réseau local standardisé sous le nom IEEE 802.3.

  • Les standards Ethernet cités offrent des débits de 10 Mbit/s, 100 Mbit/s pour Fast Ethernet et 1 000 Mbit/s pour Gigabit Ethernet.

  • Ethernet utilise une topologie logique en bus, où les données sont diffusées sur tout le média connecté, même lorsque la topologie physique est un bus étoilé reliant les machines aux ports d’un commutateur.

📌 CSMA/CD détecte les erreurs d’accès au canal dans les standards Ethernet 10 et 100 Mb/s ainsi que dans le Gigabit Ethernet en mode semi-duplex, mais n’est pas utilisé en mode duplex intégral.

  • Avec des commutateurs, chaque station échange avec le port auquel elle est connectée, ce qui élimine les collisions et rend disponible la totalité du débit du lien.

  • Une adresse MAC identifie de manière unique une carte réseau et s’écrit sur 6 octets en hexadécimal, séparés par des deux-points.

  • Le Wi-Fi répond aux normes IEEE 802.11 et transmet des données par ondes entre des appareils informatiques ; ces réseaux sont aussi appelés WLAN.

  • Les débits Wi-Fi indiqués sont de 11 Mbit/s théoriques et 6 Mbit/s réels en 802.11b, de 54 Mbit/s théoriques et 25 Mbit/s réels en 802.11a ou 802.11g, de 600 Mbit/s théoriques en 802.11n, de 1,7 Gbit/s en 802.11ac (Wi-Fi 5), de 10 Gbit/s en 802.11ax (Wi-Fi 6) et de 46 Gbit/s en 802.11be (Wi-Fi 7).

  • La portée de transmission fluctue selon l’environnement, les obstacles et le temps, qui peuvent atténuer les ondes et entraîner une perte d’information.

Compléments

  • Depuis les années 1990, Ethernet est principalement utilisé sur paires torsadées pour raccorder les postes clients et sur fibre optique pour le cœur du réseau.

  • Dans un réseau Ethernet, les données diffusées sur le câble sont reçues par toutes les machines connectées, qui filtrent celles qui leur sont destinées.

  • Sur un médium Ethernet partagé, l’émission d’un poste est reçue par les autres, qui doivent rester silencieux pendant cette émission ; une communication à fort débit entre deux postes peut donc saturer le réseau local.

  • Dans une adresse MAC, les 3 premiers octets identifient le constructeur et les 3 derniers constituent un numéro d’ordre ; ces adresses physiques sont limitées aux réseaux locaux où elles sont diffusées.

  • La portée Wi-Fi en intérieur atteint généralement entre une vingtaine et une cinquantaine de mètres.

  • Plus le débit de transmission est rapide, plus la qualité du signal doit être élevée pour permettre le décodage des données.

Astuce mémo

Bus partagé : tous entendent ; commutateur : chaque station parle à son port.

8. Réseau interministériel de l’État

★ À maîtriser

  • La mise en service du Réseau interministériel de l’État (RIE) date de 2014.

  • Le RIE a remplacé les réseaux exploités par 17 ministères afin de limiter les risques de cyberattaques, de faciliter les échanges de données interministériels et de mutualiser les infrastructures administratives.

  • Le décloisonnement du RIE facilite l’interconnexion des systèmes d’information et permet la dématérialisation complète des procédures, notamment en rendant possible l’utilisation d’un document électronique fourni par une administration dans une téléprocédure d’une autre administration partenaire.

  • L’unicité du RIE doit favoriser la standardisation de la distribution et de l’installation à distance des applications, des correctifs et des antivirus afin d’homogénéiser le parc informatique des directions.

📌 Le RIE remplace la gestion autonome des interfaces externes de chaque ministère par des interfaces uniques supervisées par le Service à Compétence National RIE, en collaboration avec l’ANSSI, afin de renforcer la protection contre les cybermenaces.

  • Les économies attendues du RIE reposent sur la mutualisation des infrastructures, l’exploitation et la supervision centralisées, les marchés nationaux et le décloisonnement d’applications comme la messagerie unifiée, la rationalisation des datacenters et le cloud d’État.

  • Le RIE transporte les données de 18 systèmes d’information ministériels, s’appuie sur 12 000 km de fibre optique pour les raccordements, dépasse 10 Gbit/s, dispose de multiples points de collecte nationaux et compte 14 000 points de raccordement en métropole et dans les DOM-COM pour plus d’un million d’agents utilisateurs.

Compléments

  • Le RIE est placé sous l’autorité du Premier ministre et de la Direction interministérielle du numérique (DINUM).

  • Le RIE facilite la mise en œuvre d’applications mutualisées en réduisant l’isolement et les difficultés de communication entre structures administratives réparties sur différents réseaux.

  • Le NOC (Network Operation Center) du RIE est l’interlocuteur unique des équipes d’assistance et assure l’interface avec les prestataires du réseau ; il met un extranet à disposition des équipes ministérielles.

📌 Le RIE utilise les fibres optiques brutes de Renater tout en conservant son autonomie de fonctionnement et de gestion.

📌 Le raccordement des ministères au RIE progresse selon leurs besoins et contraintes respectifs, tandis que les centres informatiques ministériels intégrés à la phase de construction doivent assurer la continuité de service des flux interministériels.

Astuce mémo

Réseaux décloisonnés → échanges interministériels facilités.

9. Messagerie électronique et sécurité

Notions clés & Définitions

  • Ressource physique : Périphérique, tel qu’une imprimante, un scanner ou un photocopieur, utilisable par l’utilisateur local et éventuellement par les autres utilisateurs du réseau, intégralement ou partiellement et avec ou sans restriction.
  • Adresse électronique : Identifiant d’une boîte de courrier suivant la forme [email protected], par exemple [email protected].

★ À maîtriser

  • Un réseau facilite le partage de l’information et des ressources, l’accès à la version la plus récente, la mise à disposition de périphériques et d’applications, ainsi que le travail en équipe et la productivité.

📌 Le partage de fichiers peut s’effectuer par transmission directe entre ordinateurs, par stockage sur un matériel intermédiaire accessible aux autres ordinateurs ou par stockage permanent sur un serveur auquel les postes du réseau accèdent.

📌 Les passerelles traduisent les messages entre formats de messagerie, ce qui peut ralentir leur transfert ou altérer leur contenu, tandis que les MTA transmettent les messages sans les traduire.

  • SMTP assure l’acheminement des courriers entre serveurs et spécifie notamment le format des adresses, les champs des messages et les possibilités d’envoi groupé.

📌 POP3 récupère le courrier depuis le serveur sur l’ordinateur, gère l’authentification et bloque la boîte pendant l’accès, tandis qu’IMAP4 permet de consulter les messages sur le serveur avant leur téléchargement et de les synchroniser avec le client entre les sessions.

  • LDAP est un standard d’accès aux annuaires, et non un protocole de messagerie ; il permet de retrouver un interlocuteur et d’organiser les informations d’annuaire selon une structure hiérarchique.

  • La messagerie Internet ne garantit pas par défaut l’authentification, la confidentialité ni l’intégrité des courriels, et les pièces jointes peuvent diffuser des virus.

📌 L’opt-in n’autorise l’envoi de publicités qu’après consentement clair de la personne, tandis que l’opt-out permet de s’opposer a posteriori à la réception des courriels publicitaires.

Compléments

📌 Les utilisateurs d’un fichier ou d’un répertoire partagé ne peuvent travailler sur les informations que selon leurs droits d’accès, notamment en lecture ou en écriture.

  • Installer les logiciels communs sur un disque ou un répertoire partagé en version réseau facilite leur mise à jour, leur sauvegarde et le maintien d’une version logicielle unique.

  • Le partage des ressources informatiques avec des droits attribués aux utilisateurs ou groupes d’utilisateurs améliore la fiabilité et la sécurité des données grâce à la disponibilité de la dernière version, au contrôle des accès et aux sauvegardes automatisées sur les serveurs.

  • Des mécanismes fondés sur TLS, notamment SMTPS, POP3S et IMAP4S, ou sur des certificats peuvent renforcer la sécurité de la messagerie en garantissant l’identité des correspondants et l’intégrité des messages.

📌 L’article 25 de la loi du 6 janvier 1978 qualifie de déloyale et illicite la collecte irrégulière d’adresses électroniques utilisée pour envoyer des spams.

Astuce mémo

Opt-in : consentement préalable ; opt-out : opposition après réception

10. Services collaboratifs et gestion de contenu

Notions clés & Définitions

  • Groupware : Ensemble des méthodes, procédures, logiciels et plateformes informatiques qui permettent à des personnes travaillant dans un même contexte professionnel de collaborer.
  • Gestion de contenu : Ensemble des concepts et outils visant à résoudre les problèmes de production de contenu des sites Web en intégrant les acteurs du site et les supports de diffusion de l’information.

★ À maîtriser

  • Le téléchargement de fichiers sur Internet peut se faire depuis un lien de page Web ou en se connectant à un serveur FTP avec un client spécialisé.

📌 Les forums par courrier électronique acheminent les contributions vers les boîtes des abonnés, tandis que les messages Usenet sont stockés sur des serveurs et consultés à l’aide d’un lecteur de nouvelles.

  • Un système de gestion de contenu fournit notamment les fonctionnalités suivantes : gestion des utilisateurs et de leurs droits, création et édition de contenu, stockage du contenu, gestion des métadonnées, gestion de la qualité de l’information, indexation et recherche, gestion de l’interface utilisateur, syndication d’informations provenant de différentes sources, gestion de configuration des versions du site

📌 Plus un module de gestion de contenu est générique, donc adapté à de nombreux besoins, plus il est complexe à configurer ; plus il est simple, plus il est spécialisé et moins il offre de souplesse.

  • La gestion de contenu industrialise la mise en œuvre de sites Web soumis à de fortes contraintes d’audience, de fréquence de mise à jour, de sécurité par rôles, de temps de téléchargement, de contenu multimédia ou de transactions commerciales.

  • Les bases de connaissances intranet ou extranet capitalisent de manière structurée et cohérente les idées, la documentation et les procédures de l’entreprise, en gérant des informations structurées comme non structurées.

Compléments

  • Un serveur FTP ouvert au public est dit anonyme ; si une identification est demandée, l’utilisateur peut entrer anonymous comme identifiant et son adresse électronique comme mot de passe.

  • Un client FTP peut offrir la reprise d’un téléchargement interrompu si le serveur le permet, ainsi que l’affichage des propriétés du fichier.

📌 Dans un forum modéré, la publication d’un article dépend de l’accord du modérateur qui applique la charte du groupe, tandis que dans un forum non modéré tous les messages sont publiés.

  • Le triptyque 3C comprend :

    • communication
    • coopération
    • coordination
  • Un site éditorial permet à un individu ou à un groupe de se positionner comme source d’information ou veilleur sur des sujets spécifiques, comme dans les journaux en ligne.

  • Une communauté en ligne réunit des internautes partageant des intérêts généraux ou professionnels, qui contribuent par des articles et peuvent signaler des informations trouvées ailleurs sur le Web.

  • Dans une communauté en ligne, un forum permet aux membres de réagir aux contributions, de donner leur avis ou de compléter l’information.

11. Principes et recherches en GED

Notions clés & Définitions

  • Workflow : Gestion électronique des processus, qui définit pour un document les tâches à effectuer, les rôles responsables, l’ordre des tâches et les règles qui déterminent les circonstances de leur exécution.

★ À maîtriser

  • La GED dématérialise le support papier lorsque cela est possible et permet de ranger les documents électroniques à différents endroits et d’en produire des copies peu encombrantes ; son objectif n’est pas le zéro papier.

  • Le choix d’un système de gestion documentaire doit être lié au schéma directeur du système d’information et prendre en compte les modes de numérisation et d’utilisation ainsi que la concertation entre responsables documentaires et informatiques.

  • La structure générale d’un système de GED comprend la vérification des documents numérisés ou récupérés, leur indexation et la création de fiches, la gestion d’un index ou de fiches, puis la gestion des documents dans les formats retenus.

📌 La recherche sur critères combine des critères avec des opérateurs booléens, numériques ou textuels, tandis que la recherche en texte intégral indexe automatiquement le document en éliminant les mots non significatifs et peut utiliser des opérateurs de proximité.

  • Les logiciels documentaires conviennent aux recherches complexes ou ouvertes, à la manipulation de la langue, à la gestion de fiches riches et à l’accès au contenu intégral de documents textuels importants.

  • Le moteur de workflow automatise et contrôle le flux d’informations ainsi que les séquences de tâches lors de l’exécution de chaque instance d’un processus défini graphiquement à l’aide d’un éditeur.

📌 Le workflow occasionnel concerne des processus simples ou liés à des formulaires, tandis que le workflow de production concerne des processus métier lourds, répétitifs et à gros volumes, comme dans l’assurance ou la banque.

Compléments

📌 Pour la mise en ligne, des bases homogènes sont pratiquement incontournables ; si les documents existent en plusieurs formats, ils peuvent être stockés dans des bases distinctes reliées par des pointeurs ou interrogées simultanément par un outil commun d’index, avec un processus de requête-réponse unifié.

  • Les requêtes répétitives peuvent être enregistrées et réutilisées à la demande sous la forme de requêtes programmées.

  • Le stockage des fichiers de GED sur serveur assure la sauvegarde automatique quotidienne des mises à jour et facilite le partage des fichiers avec accès à leur dernière version.

  • Chaque fichier ajouté à une GED est associé à une fiche signalétique pouvant inclure la date de création, l’auteur, le correcteur, le signataire et un résumé, avec des rubriques parfois générées automatiquement ou alimentées par des listes préenregistrées.

📌 Une base documentaire intégrée au système d’information doit tenir compte de l’interopérabilité, tandis qu’une base destinée essentiellement à la diffusion peut être relativement autonome.

  • L’organisation préalable des fichiers peut s’appuyer sur un plan de classement général, un thésaurus commun, des requêtes programmées et des noms de dossiers normalisés pour alimenter automatiquement les dossiers si les consignes sont respectées.

  • Les logiciels documentaires peuvent produire des résumés par analyse linguistique ou statistique, proposer d’autres documents similaires après sélection, gérer des profils d’utilisateurs et de multiples formats, et fournir des interfaces de programmation pour développer ou interfacer des applications.

  • Les moteurs documentaires du Web comprennent Google, Bing et Yahoo ; Dialog est présenté comme le moteur documentaire d’un acteur majeur des banques de données, et Mamma.com et Kartoo comme des métamoteurs.

12. Web collaboratif et cloud computing

Notions clés & Définitions

  • Cloud computing : National Institute of Standards and Technology (NIST) - Modèle d’accès au réseau à la demande, dans lequel les ressources informatiques sont partagées et la puissance de calcul configurable selon les besoins, avec un effort minimal de gestion.

★ À maîtriser

  • Tim O’Reilly a redéfini l’Internet comme une plate-forme d’échanges entre utilisateurs et services ou applications en ligne dans son article fondateur «What is Web 2.0» en 2004. - Tim O'Reilly

📌 Le cloud public délègue l’accès aux applications et aux données à un fournisseur, le cloud privé réserve les ressources à une organisation et le cloud hybride associe une infrastructure locale ou privée à un cloud public, avec déplacement possible des données et applications entre les deux environnements.

📌 L’IaaS fournit des ressources d’infrastructure, le PaaS ajoute des logiciels préconfigurés et des outils de développement et de déploiement, et le SaaS ajoute des applications Web prêtes à l’emploi accessibles par navigateur ou API.

Compléments

  • Les outils et formes collaboratives du Web comprennent : les blogs, qui proposent des billets classés par date, les wikis, qui permettent à des utilisateurs autorisés de modifier successivement un site, les flux RSS, qui diffusent rapidement l’information, les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter

  • Le Web 3.0 repose fortement sur des réseaux de données décentralisés, des algorithmes d’apprentissage automatique, l’intelligence artificielle et la blockchain.

  • Le Web 4.0, ou Web intelligent, repose sur la communication sans fil reliant personnes et objets en temps réel, partout dans le monde physique ou virtuel.

  • L’IaaS évite la gestion interne de l’installation et de la maintenance du matériel et permet d’ajuster les ressources, mais exige de conserver des compétences sur les systèmes d’exploitation, middlewares et applications.

  • Le PaaS accélère et rend plus flexible le développement et permet une mise en production instantanée, mais accroît la dépendance au fournisseur pour l’environnement logiciel.

  • Le SaaS évite l’installation et la maintenance des logiciels, fournit des mises à jour continues et permet un paiement selon la consommation, mais entraîne une dépendance au fournisseur et pose la question de la sécurité des données.

  • La stratégie cloud de l’État distingue un cloud interne pour les données et applications sensibles, un cloud dédié externe pour les sensibilités moindres et un cloud externe pour les données et applications peu sensibles.

  • Fin juillet 2021, Nubo hébergeait plus de 100 produits sur un total de 2 000 machines virtuelles.

  • Le projet cloud douanier a démarré en décembre 2019 et vise le déploiement d’applications conteneurisées sur Nubo ainsi que leur livraison et exploitation sur les machines internes des deux centres informatiques douaniers.

  • Un conteneur fournit un espace d’exécution dédié à une application et facilite les tests ainsi que l’identification des dysfonctionnements, failles de sécurité et problèmes de stabilité avant le déploiement.

13. Téléphonie sur IP

Notions clés & Définitions

  • PABX-IP : Autocommutateur téléphonique privé utilisant IP pour gérer les communications des postes d’une entreprise, commuter les appels et leurs autorisations ; certains modèles peuvent aussi servir de routeur, de switch ou de serveur DHCP.

★ À maîtriser

📌 La VoIP transporte la voix sur Internet ou sur tout réseau acceptant TCP/IP, tandis que la ToIP désigne les services de téléphonie IP destinés aux utilisateurs finaux.

  • La téléphonie sur IP transforme les signaux électriques de la voix analogique en signaux binaires transportés en mode paquets au format TCP/UDP.

  • La transmission ToIP impose les contraintes suivantes : optimiser la bande passante, maîtriser les délais de transfert tolérables de 150 à 400 ms, atténuer l’écho, réduire la gigue, assurer la qualité de service de bout en bout

Compléments

  • Le serveur de communications gère les autorisations d’appels entre terminaux IP ou softphones et les signalisations du réseau, et peut utiliser une interface opérateur ou une passerelle dédiée.

  • La passerelle relie le réseau aux PABX ou aux opérateurs de télécommunications par des interfaces analogiques ou numériques et peut permettre à des postes analogiques d’utiliser les ressources du réseau téléphonique IP.

  • Le routeur commute les paquets d’un réseau vers un autre, tandis que le switch distribue et commute des ports Ethernet, éventuellement avec téléalimentation PoE pour les téléphones IP ou bornes Wi-Fi.

  • Le gatekeeper traduit les adresses IP en numéros de téléphone, gère la bande passante et les droits d’accès, et constitue le passage obligé des équipements de sa zone.

📌 Le téléphone IP est un terminal raccordé au réseau local Ethernet, tandis que le softphone est un logiciel utilisant le micro, la carte son et la connexion Ethernet du poste informatique.

14. Atouts et solutions de visioconférence

★ À maîtriser

  • La visioconférence permet de communiquer à distance et d’organiser des réunions, conférences ou formations sans réunir les participants au même endroit, mais nécessite des équipements audio et vidéo ainsi que des liaisons réseau.

📌 La visioconférence point à point relie directement deux sites, le multipoint permet à plus de deux personnes ou sites de participer, et la diffusion permet à des personnes distantes de suivre le contenu d’une réunion, notamment ultérieurement par navigateur Web.

  • La visioconférence peut améliorer l’attention, la productivité et faciliter les prises de décision et les négociations en évitant les décalages horaires et les déplacements fatigants.

  • La visioconférence supprime les limites géographiques et permet d’augmenter le nombre de participants, si les partenaires disposent d’une solution adaptée.

Compléments

  • La visioconférence fait gagner du temps et évite les frais de transport, d’hébergement et de restauration associés aux déplacements.

  • L’organisation d’une visioconférence est simplifiée par la vérification de la disponibilité des participants, et une annulation de dernière minute n’entraîne en principe aucun frais.

  • En réduisant les émissions de CO2 liées aux déplacements, la visioconférence contribue à la protection de l’environnement et permet de multiplier ou reconduire les réunions pour atteindre les objectifs.

  • Les principales directions du MEFR proposent des solutions fixes ou mobiles de visioconférence utilisant le système Visiby, commun au ministère.

  • La DINUM propose JITSI internet, solution de webconférence de l’État, et les directions peuvent proposer des solutions complémentaires telles que GotoMeeting et Webex.

15. Pare-feu et filtrage réseau

Notions clés & Définitions

  • Pare-feu : Élément matériel ou programme placé à la jonction entre le réseau à protéger et Internet, qui contrôle et filtre les accès selon des critères définis par l’administrateur.

★ À maîtriser

  • Un pare-feu filtre le trafic entrant et sortant et autorise les données qui satisfont ses critères, tandis qu’il bloque les autres.

📌 La liste blanche n’autorise que les communications explicitement permises, tandis que la liste noire empêche seulement les échanges explicitement interdits ; la liste blanche est plus sûre mais exige une définition précise des besoins.

  • Le filtrage par paquets statique examine séparément les en-têtes selon les adresses IP source et destination, le type de paquet (TCP, UDP, ICMP ou IP) et le port demandé.

  • Le filtrage dynamique, ou filtrage avec état, inspecte les couches 3 et 4 du modèle OSI et suit les transactions entre client et serveur pour accepter les paquets d’une connexion autorisée.

  • Le filtrage applicatif agit au niveau 7 du modèle OSI et contrôle les communications application par application en connaissant leurs protocoles.

Compléments

  • Les règles d’un pare-feu peuvent : autoriser la connexion (allow), bloquer la connexion (deny), rejeter la demande de connexion sans avertir l’émetteur (drop)

  • Le filtrage par paquets statique fonctionne au niveau 3 du modèle OSI et interdit tout flux qui n’a pas été explicitement autorisé.

  • Le filtrage dynamique ne protège pas contre l’exploitation des failles applicatives.

  • La passerelle applicative, ou proxy, relaie les communications entre deux réseaux et subit les attaques à la place des machines du réseau, mais l’analyse fine peut ralentir les communications et exige une administration correcte.

Astuce mémo

Le filtrage statique examine chaque paquet isolément ; le filtrage dynamique suit l’état de la session.

16. NAT et architectures sécurisées

Notions clés & Définitions

  • NAT : Traduit à la passerelle les paquets du réseau interne vers le réseau externe afin que les machines internes partagent une adresse IP routable pour accéder à Internet.

★ À maîtriser

  • 🔄 Lors d’une requête vers Internet : la passerelle NAT effectue la requête à la place de la machine interne, la passerelle reçoit la réponse, la passerelle transmet la réponse à la machine demandeuse

  • Dans l’architecture 1, le réseau interne est protégé par un pare-feu applicatif, dont le niveau de sécurité dépend des règles configurées et qui peut exiger une identification ou une authentification pour accéder à Internet.

Compléments

  • Le NAT répond à la pénurie d’adresses IP routables en IPv4, problème auquel IPv6 répond également.

  • Le NAT masque l’adressage interne, de sorte qu’un observateur extérieur voit les requêtes comme provenant de l’adresse IP de la passerelle.

  • Dans l’architecture 2, le routeur filtrant externe est le seul système visible depuis Internet et n’accepte en sortie que les demandes émises par le pare-feu applicatif, de sorte qu’une attaque contre le routeur ne met pas directement en danger le réseau interne.

  • Dans l’architecture 3, le routeur filtrant protège également le serveur Web contre les attaques provenant d’Internet, et le serveur peut être mieux protégé en étant connecté à un sous-réseau issu du pare-feu applicatif.

  • Un pare-feu ne protège efficacement que si les entrées dans le réseau interne sont maîtrisées, ce que les appareils nomades, multifonctions ou convergents peuvent compliquer.

  • Parmi les risques internes figurent :

    • l’ingénierie sociale
    • le phishing
    • les chevaux de Troie
    • les rootkits
  • Les antivirus de serveur, notamment sur les serveurs de messagerie et les passerelles, analysent les échanges à l’aide d’un moteur et d’un fichier de signatures régulièrement mis à jour, le plus souvent automatiquement.

  • Les antivirus de serveur peuvent filtrer les pièces jointes et le contenu des messages, supprimer des pièces jointes selon leur nom ou leur format et avertir l’administrateur ; le filtrage de domaines peut limiter le spamming.

17. Contrôle des accès et administration

Notions clés & Définitions

  • Contrôle d’accès : Mécanisme qui, fondé sur l’identifiant d’une personne, permet aux personnes habilitées d’accéder aux ressources déterminées.

★ À maîtriser

  • Le contrôle d’accès vise à : identifier individuellement les utilisateurs, authentifier leurs droits d’accès, surveiller les accès et tentatives non autorisés, préserver l’intégrité du système en détectant les modifications illicites

  • L’administration du réseau comprend :

    • l’administration des droits
    • la vérification des droits
    • l’imputabilité et la non-répudiation
    • la détection et la correction des erreurs

Compléments

  • La gestion des utilisateurs consiste à : stocker les mots de passe codés et leurs paramètres, stocker la base des utilisateurs et leurs droits, administrer les restrictions d’utilisation des ressources machine

  • Les cinq niveaux d’accès sont :

    • aucun accès
    • lecture seule
    • modification
    • création
    • suppression
  • Les groupes d’utilisateurs simplifient l’administration, car modifier les droits d’un groupe applique automatiquement le changement à tous ses membres.

  • À chaque tentative d’accès, le système vérifie la validité de la demande et peut refuser l’accès si les droits requis manquent ; le système d’exploitation réseau contrôle d’abord l’accès aux ressources, puis certaines applications effectuent des contrôles plus fins selon le profil et les données demandées.

  • Le fichier de log consigne l’identification et l’authentification, les tentatives d’accès, les créations, modifications et suppressions d’objets ainsi que les actions des administrateurs.

  • Le journal de log enregistre : la date et l’heure de l’événement, l’identité de l’utilisateur, le succès ou l’échec de la tentative de connexion, l’identification de l’équipement utilisé, le nom de l’objet concerné, la nature de l’action

18. Disponibilité et performances des serveurs

Notions clés & Définitions

  • LVM : Permet de regrouper des périphériques physiques de stockage pour créer des volumes logiques configurables, dont la capacité peut dépasser celle d’un seul périphérique.
  • Cluster : Ensemble de serveurs autonomes interconnectés, transparents pour les utilisateurs, qui partagent les applications et les données et peuvent se répartir les traitements.
  • Virtualisation des serveurs : Fait fonctionner plusieurs serveurs logiques sur un même serveur physique afin de mutualiser ses capacités.

★ À maîtriser

  • Un serveur en panne peut interrompre le fonctionnement du système d’information pour toutes les activités qui en dépendent ; son dimensionnement doit être adapté et pérenne.

📌 Le multitraitement asymétrique attribue au processeur maître l’exécution du système d’exploitation et réserve des fonctions spécifiques aux processeurs esclaves, tandis que le multitraitement symétrique traite les processeurs comme égaux et distribue les threads sur les processeurs disponibles.

  • Les disques miroirs maintiennent une ou deux copies de secours, répliquent chaque écriture, fournissent à la lecture le disque prêt le plus rapidement et gardent les données accessibles en cas de défaillance d’un disque.

  • Le RAID 0 répartit les données sans redondance afin d’améliorer les entrées-sorties ou le taux de transfert, tandis que le RAID 1 organise les disques en miroir et offre une redondance élevée.

  • La redondance système avec secours processeur permet une reprise automatique sur incident matériel ou logiciel en moins d’une minute et limite les interruptions de service.

Compléments

  • La sécurité des serveurs s’appuie notamment sur les sauvegardes du réseau, réalisées sur bandes ou cartouches et contrôlées par une équipe informatique.

  • Un serveur multiprocesseur peut généralement évoluer de 2 à 64 processeurs, avec mémoire partagée et une seule copie du système d’exploitation.

📌 Le shadowing double uniquement les disques en miroir, tandis que le duplexing double les contrôleurs et les disques.

  • Le RAID 5 répartit les requêtes et protège les données par un codage de parité réparti entre les disques ; il offre une fiabilité élevée, mais inférieure au miroir, à un coût plus avantageux.

  • Avec deux disques de 500 Go, le LVM peut créer un volume logique de 1 To ou deux volumes, l’un de 150 Go pour le NOS et l’autre de 850 Go pour les données.

  • Lorsqu’un serveur d’un cluster tombe en panne ou est en maintenance, les traitements se poursuivent sur les autres serveurs et le contrôleur réajuste la répartition des charges.

  • La virtualisation des serveurs optimise l’utilisation des ressources, simplifie l’exploitation et le déploiement, réduit les coûts, accroît la souplesse d’adaptation aux besoins et augmente la sécurité.

  • La redondance système repose sur : un fonctionnement en cluster, la redondance du réseau, la surveillance du cluster et de ses composants, le transfert des applications et ressources vers les autres systèmes en cas de défaillance

Tableaux de synthèse

Correspondance entre les modèles OSI et TCP/IP

Modèle OSIModèle TCP/IP
Physique et liaisonAccès au réseau
RéseauInternet
TransportTransport
Session, présentation et applicationApplication

Niveaux de services cloud

ServiceRessources fourniesDépendance ou limite
IaaSInfrastructure, systèmes, stockage et réseauCompétences internes sur systèmes, middlewares et applications
PaaSIaaS, logiciels préconfigurés et outils de développementDépendance au fournisseur pour l’environnement logiciel
SaaSPaaS et applications Web prêtes à l’emploiDépendance au fournisseur et enjeux de sécurité des données

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur GED, workflow et services réseau avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Parmi les propositions suivantes concernant TCP/IP et l’adressage IPv4, lesquelles sont exactes ?

2. Un routeur traite des destinations connues et inconnues, tandis qu’un réseau utilise des adresses IPv4 et IPv6 : cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de GED, workflow et services réseau avec 10 flashcards interactives.

Combien de couches utilisent les modèles OSI et TCP/IP, respectivement ?

Sept et quatre couches.

Que fait chaque couche lors de l’émission et de la réception ?

À l’émission, elle traite les informations reçues de la couche supérieure et transmet le résultat à la couche inférieure ; à la réception, le mécanisme est inverse.

Qui a introduit le modèle DOD, généralement appelé TCP/IP ?

Le Department of Defense des États-Unis.

Voir les flashcards →

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