📋 Plan du Cours
- Transformation du formuel utilisateur en ticket
- Qualification et résolution par le niveau 1
- Escalade du ticket vers un niveau supérieur
- Résolution par le niveau 2 ou 3
- Clôture de l’incident par renvoi au niveau 1
- Assistance aux usagers externes et téléprocédures
- Structures d’assistance et outils de suivi
- Cellules informatiques départementales CID
- Politique d’assistance à la direction générale Insee
- Environnement juridique et RGPD
- Protection de la messagerie électronique
- Droit d’auteur, durée et application aux logiciels
🔑 Notions clés & Définitions
- Demande d'assistance : Une demande d'assistance est la requête formulée par un utilisateur qui déclenche le traitement par le helpdesk.
- Qualification de l'incident : La qualification de l'incident est l’étape où le helpdesk analyse l’appel pour comprendre la nature du problème et l’orienter.
- Procédure d'escalade : La procédure d'escalade est le mécanisme qui transfère l’incident vers un niveau d’assistance supérieur quand le niveau courant ne peut pas résoudre.
- Solution palliative : Une solution palliative est une réponse qui fait fonctionner le système en mode dégradé sans traiter la cause réelle.
- Solution curative : Une solution curative est une réparation qui remet le matériel ou le logiciel dans son état de fonctionnement initial.
📝 Points essentiels
- Le helpdesk commence par s’approprier la demande pour la prendre en charge et lancer le traitement.
- Le diagnostic s’appuie sur la configuration technique de l’appelant afin de comprendre l’incident et trouver une solution.
- Le niveau 1 vise surtout les incidents simples et exclut les interventions lourdes sur le matériel ou le logiciel.
- Si le diagnostic du niveau 2 n’est pas assez renseigné, l’incident est renvoyé au niveau 1 pour compléter les informations.
- La clôture d’un incident est en principe réalisée par un assistant du niveau 1, sauf organisation particulière.
💡 Astuce mémo
Demande → Diagnostic → Escalade : palliative = “faire tourner”, curative = “réparer”.
📖 2. Qualification et résolution par le niveau 1
🔑 Notions clés & Définitions
- Solution palliative : Solution de contournement qui résout un incident sans traiter ses causes réelles.
- Solution curative : Réparation qui remet un bien matériel ou logiciel dans son état de fonctionnement initial.
- Assistant utilisateurs niveau 1 : Acteur du helpdesk chargé en principe de la clôture des incidents après traitement.
- Superviseur helpdesk : Responsable hiérarchique et technique du helpdesk qui pilote le fonctionnement global et rend compte au SSI.
- Responsable de plateau : Responsable du fonctionnement d’un plateau d’assistance, chargé de l’organisation, du suivi et de la montée en compétence de l’équipe.
📝 Points essentiels
- Une solution palliative traite le symptôme et non la cause, par exemple en proposant un autre navigateur en cas de problème avec Edge.
- Une solution curative répare le bien matériel ou logiciel pour le ramener à son état de fonctionnement initial.
- La clôture d’un incident est réalisée en principe par un assistant utilisateurs appartenant au niveau 1.
- Selon l’organisation, la clôture peut aussi être faite par un autre niveau ayant résolu l’incident, voire par l’utilisateur lui-même.
- Le superviseur définit les missions des équipes, contrôle le fonctionnement d’ensemble et vérifie les résultats via des indicateurs de performance et de qualité.
- Le responsable de plateau met en place les choix du superviseur, motive l’équipe, gère le planning et suit l’activité avec génération de rapports et définition des formations.
💡 Astuce mémo
Palliative = Pansement (ça marche sans guérir), Curative = Cure (retour à l’état initial).
📖 3. Escalade du ticket vers un niveau supérieur
🔑 Notions clés & Définitions
- Diagnostic de panne : Le diagnostic de panne est l’étape qui identifie précisément l’origine et le type de l’incident avant de l’envoyer à un autre niveau d’assistance.
- Urgence d’intervention : L’urgence d’intervention est le niveau de priorité qui détermine le délai d’action et la rapidité attendue de la prise en charge.
- Arbre de résolution : L’arbre de résolution est une liste de contrôle structurée qui guide l’assistant pour ne pas rater d’étapes lors du diagnostic.
- Synoptiques d’intervention : Les synoptiques d’intervention sont des schémas/procédures qui aident à filtrer et qualifier rapidement la panne selon son domaine.
- Niveau d’assistance : Le niveau d’assistance est le palier de compétence vers lequel un ticket est transféré quand la résolution immédiate n’est pas possible.
📝 Points essentiels
- L’escalade intervient quand l’appel ne peut pas être résolu immédiatement avec l’utilisateur.
- Le diagnostic doit être suffisamment précis pour préparer l’escalade vers un autre niveau d’assistance.
- L’assistant doit déterminer l’urgence et choisir la personne la plus apte à intervenir.
- La planification doit permettre de donner une date indicative à l’utilisateur, en visant le délai le plus court.
- Le diagnostic doit être mené de façon méthodique avec synoptiques, questions types et procédures de filtrage.
- Les pannes doivent être qualifiées selon leur degré d’importance et leur seuil critique, avec des sources possibles matériel, logiciel ou réseau.
💡 Astuce mémo
Diagnostic = Type + Urgence + Qui + Quand ; l’arbre de résolution évite les oublis.
📖 4. Résolution par le niveau 2 ou 3
🔑 Notions clés & Définitions
- Arbre de résolution : Un arbre de résolution est un schéma écrit qui guide l’assistant dans l’enchaînement des questions jusqu’à une solution adaptée.
- Niveau 2 d’assistance : Le niveau 2 d’assistance correspond à un palier supérieur capable de traiter les incidents que le niveau 1 ne résout pas.
- Niveau 3 d’assistance : Le niveau 3 d’assistance est un palier expert mobilisé quand les niveaux inférieurs ne permettent pas de résoudre durablement.
- Escalade : L’escalade est la procédure qui transfère un incident vers un niveau supérieur quand la résolution n’aboutit pas ou dépasse les délais.
- Ticket d’incident : Un ticket d’incident est une fiche qui décrit le contexte, le statut et les modalités de résolution d’un incident.
📝 Points essentiels
- Les listes de contrôle et arbres de résolution structurent le diagnostic pour éviter d’oublier un point lors d’un dialogue mal cadré.
- Les arbres de résolution peuvent être formalisés dans une base de connaissances (formulaire ou arbre) puis enrichis au fil des évolutions techniques.
- Un même document doit être accessible à tous les assistants pour réduire les écarts de traitement selon l’ancienneté.
- Les réponses successives sont notées et transmises si nécessaire afin d’éviter de reposer les mêmes questions à l’utilisateur.
- Le déclenchement de l’escalade intervient quand la base de connaissances ne suffit pas à résoudre le problème.
- Le plan d’escalade liste les personnes à prévenir si le niveau 1 n’aboutit pas ou si les délais ne sont pas respectés.
💡 Astuce mémo
Niveau 1 cherche, niveau 2 tranche, niveau 3 arbitre : si la liste de contrôle ne suffit pas, on escalade avec un ticket.
📖 5. Clôture de l’incident par renvoi au niveau 1
🔑 Notions clés & Définitions
- Renvoi au niveau 1 : Le renvoi au niveau 1 consiste à confier le traitement d’un incident à la cellule d’assistance de premier niveau après une prise en charge ou une escalade.
- Cellule d’assistance de 1er niveau : La cellule de 1er niveau est l’entité qui reçoit l’utilisateur et assure le suivi initial, puis la coordination vers les niveaux supérieurs si nécessaire.
- Information périodique : L’information périodique est la communication régulière faite à l’utilisateur sur l’avancement et les prochaines étapes de résolution de son incident.
- Commentaire de ticket : Le commentaire de ticket est la trace écrite ajoutée au ticket pour documenter l’évolution du traitement et permettre la consultation ultérieure.
- Bilan de fonctionnement : Le bilan de fonctionnement est l’évaluation réalisée après résolution pour vérifier que l’application fonctionne correctement et détecter d’éventuels effets résiduels.
📝 Points essentiels
- L’utilisateur interpelle toujours la cellule d’assistance de 1er niveau, même si l’incident doit ensuite être traité par un niveau supérieur.
- Le renvoi au niveau 1 s’accompagne d’un rôle de correspondant : l’assistant devient l’interlocuteur central pour l’utilisateur tout au long du traitement.
- L’information périodique doit être maintenue pour éviter que l’utilisateur ne multiplie les relances faute d’autres sources d’information.
- Les tickets doivent être commentés afin de publier l’état d’avancement et de permettre la consultation historisée via des supports comme l’intranet.
- Après résolution, un bilan de fonctionnement est requis dans les premiers temps pour repérer rapidement les problèmes liés à une diffusion récente.
- Si une correction nécessite une nouvelle version, l’assistant indique autant que possible une date prévisionnelle de mise en exploitation.
💡 Astuce mémo
N1 = Point d’entrée : l’utilisateur parle à N1, puis N1 pilote la com’ (infos + ticket) jusqu’au bilan final.
📖 6. Assistance aux usagers externes et téléprocédures
🔑 Notions clés & Définitions
- Formation des assistants utilisateurs : La formation des assistants utilisateurs regroupe des apprentissages techniques et fonctionnels indispensables pour traiter efficacement les demandes d’assistance.
- Formation technique : La formation technique prépare à l’architecture des applications, aux diagnostics et aux actions de maintenance en cas de dysfonctionnement.
- Base école : La base école est une configuration de test reproduisant l’environnement utilisateur pour reproduire des incidents et expliquer des points aux usagers.
- Base de connaissances : La base de connaissances centralise des incidents et réponses alimentés par assistants, experts ou développeurs pour accélérer le traitement.
- Documentation d’assistance : La documentation d’assistance rassemble guides et notices techniques et applicatives, classées et mises à jour pour guider l’action des assistants.
📝 Points essentiels
- La formation des assistants comprend un volet technique (organisation, installation, configuration, sauvegardes) et un volet fonctionnel (objectifs et fonctionnement des applications).
- La formation technique est dispensée par les développeurs et doit précéder, si nécessaire, la formation fonctionnelle donnée aux utilisateurs.
- Les formations destinées à l’assistance ont une exigence de permanence et nécessitent une mise en pratique immédiate pour ne pas perdre l’essentiel.
- Les bases écoles doivent avoir des configurations identiques à celles des utilisateurs, et peuvent être construites à partir de bases réelles ou à la demande des utilisateurs.
- Les bases de connaissances sont alimentées par assistants, experts ou développeurs et leur bonne organisation réduit le temps de recherche et améliore la réponse à l’utilisateur.
- La documentation doit être classée, répertoriée, facilement accessible et mise à jour dès que nécessaire, et les guides d’installation doivent être communiqués aux utilisateurs dès réception.
💡 Astuce mémo
Technique d’abord, puis fonctionnel : Dev → diagnostic/maintenance ; Base école = miroir des postes ; Base de connaissances = réponses mutualisées ; Doc = guides à jour.
📖 7. Structures d’assistance et outils de suivi
🔑 Notions clés & Définitions
- Messagerie collaborative : Outil de communication qui permet d’échanger des informations et des fichiers entre utilisateurs et assistants, tout en conservant une trace des réponses.
- Intranet directionnel : Réseau interne donnant accès rapidement à des bases de gestion de parc et d’incidents depuis le poste de l’utilisateur ou depuis un point intranet.
- Internet éditeurs : Accès externe aux sites des éditeurs et constructeurs pour consulter les dernières documentations et télécharger des pilotes ou des bases de signatures.
- Agenda électronique : Outil de planification partagé qui sert à organiser les rendez-vous, les réunions et la continuité du service entre membres de l’assistance.
- Helpdesk : Système de gestion des demandes et incidents qui centralise les dossiers, facilite le diagnostic et sert de portail utilisateur.
📝 Points essentiels
- La messagerie permet de transmettre directement à l’assistant un fichier lié à la demande, ce qui réduit les déplacements et garde une trace des réponses.
- L’assistant peut diffuser rapidement des informations à des listes de diffusion préétablies, qu’il met à jour régulièrement.
- Des pièces jointes peuvent contenir des mises à jour d’applications et des conseils, avec demande d’accusé de réception pour vérifier la lecture.
- Les messageries collaboratives peuvent inclure partage de contacts, dossiers, tâches et calendriers, ainsi qu’un chat interactif selon les installations.
- L’intranet directionnel peut donner accès aux bases de gestion de parc et d’incidents pour consulter rapidement pendant un dépannage.
- Si l’intranet interne n’est pas disponible, l’interrogation via Internet permet d’atteindre les sites éditeurs/constructeurs pour documentations et pilotes, mais exige une vigilance sur la fiabilité des sites consultés.
💡 Astuce mémo
Messagerie = trace + fichiers; Intranet = rapide interne; Internet = dernier pilote mais prudence; Agenda = continuité; Helpdesk = dossier central.
🔑 Notions clés & Définitions
- Cellules Informatiques Départementales CID : Les CID sont des équipes d’assistance informatique de proximité, implantées au niveau départemental, chargées du diagnostic et de la résolution d’incidents locaux.
- Assistance technique AT : L’assistance technique AT est le niveau amont qui réalise un diagnostic préalable avant transfert éventuel vers les CID.
- Incidents de niveau 2 : Les incidents de niveau 2 correspondent aux cas nécessitant un traitement plus approfondi, pris en charge par les structures de niveau supérieur.
- SIGMa : SIGMa est l’outil de gestion de parc utilisé pour le suivi des matériels dans le cadre des activités des CID.
- OCS-Inventory : OCS-Inventory est l’outil d’inventaire utilisé pour recenser et suivre les postes de travail dans le dispositif des CID.
📝 Points essentiels
- Les CID traitent des incidents locaux après diagnostic préalable par l’assistance technique AT, sauf si elles sont directement saisies pendant une intervention.
- Les CID peuvent créer directement des cas dans l’outil de gestion des incidents lorsqu’elles sont saisies au cours de leurs interventions.
- Les CID gèrent le parc informatique : réception des matériels, inventaire, sortie du parc via SIGMa et inventaire des postes via OCS-Inventory.
- Les CID assurent l’installation et le retrait sur site (stations de travail, imprimantes), la configuration et la destruction des matériels.
- Les CID participent au budget informatique : aide au choix des matériels, relations avec la maintenance et gestion des consommables.
- Les CID réalisent la création, la clôture et le suivi de cas dans l’outil d’incidents, y compris pour des demandes issues de leurs interventions.
💡 Astuce mémo
CID = Parc + Site + Incidents : elles gèrent le matériel, interviennent sur place et clôturent les cas.
📖 9. Politique d’assistance à la direction générale Insee
🔑 Notions clés & Définitions
- DSI Insee : La direction des systèmes d’information pilote et conduit la politique d’assistance aux utilisateurs.
- ESAU : L’équipe service d’assistance aux utilisateurs constitue le niveau 1 et traite les demandes et incidents.
- SLA GIIRE : Les structures locales d’assistance, aussi appelées GIIRE, assurent le niveau 2 dans chaque établissement.
- SI@moi : SI@moi est l’outil Insee pour déclarer, suivre et gérer les incidents et demandes des utilisateurs.
- SNSSI Metz : Le Service national de services et supports informatiques héberge notamment l’ESAU à Metz.
📝 Points essentiels
- La politique d’assistance est élaborée et conduite par le DSI Insee et le chef du département production et infrastructure informatiques.
- L’organisation repose sur un niveau 1 (ESAU à Metz), des structures locales de niveau 2 (SLA/GIIRE dans chaque établissement) et des équipes spécialisées de niveau 2 sur cinq sites.
- Depuis une quinzaine d’années, les utilisateurs peuvent déclarer et suivre la résolution via une application ITSM nommée SI@moi.
- Depuis septembre 2024, la production informatique Insee est organisée en équipes service en mode agile (modèle DevOps), avec une ESAU composée de 9 intervenants et d’un product-owner.
- L’ESAU assure notamment la gestion des demandes de services, l’administration de SI@moi (incidents et parc), la résolution niveau 1, la communication et l’aiguillage jusqu’à l’escalade.
- Les utilisateurs contactent l’assistance via la proximité (SLA) ou directement le niveau 1 (ESAU) par BALF, téléphone, salon Tchap, et parfois en face à face ou via l’équipe spécialisée concernée.
💡 Astuce mémo
Niveau 1 = ESAU (Metz) ; Niveau 2 = SLA/GIIRE (établissements) ; tout passe par SI@moi.
📖 10. Environnement juridique et RGPD
🔑 Notions clés & Définitions
- SGDSN : Le SGDSN est l’instance qui élabore la réglementation interministérielle liée à la protection du secret de la défense nationale et en suit la mise en œuvre.
- ANSSI : L’ANSSI est l’autorité nationale rattachée au SGDSN, chargée d’accompagner les administrations et de promouvoir les technologies et savoir-faire de sécurité des SI.
- HFDS : Le HFDS est le haut fonctionnaire de défense et de sécurité, placé auprès d’un ministre, qui pilote la sécurité et dispose d’un service spécialisé.
- FSSI : Le FSSI est le fonctionnaire de sécurité des systèmes d’information désigné par le ministre pour animer la politique SSI et contrôler son application.
- AQSSI : L’AQSSI est l’autorité qualifiée pour la sécurité des systèmes d’information qui pilote la sécurité SSI au niveau de l’organisme ou de la direction.
📝 Points essentiels
- Le Premier ministre définit la politique et coordonne l’action gouvernementale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information, avec l’appui de l’ANSSI.
- Le SGDSN élabore la réglementation interministérielle sur la protection du secret de la défense nationale, veille à son application et réalise ou fait réaliser les contrôles nécessaires.
- Le SGDSN rédige annuellement un rapport au Premier ministre sur la situation de la sécurité des systèmes d’information.
- Le SGDSN a des missions élargies par le décret du 23 décembre 2009 : cohérence des actions SSI, suivi des directives du Premier ministre, coordination des organismes, orientation des études industrielles et cyberdéfense.
- L’ANSSI a été créée par le décret n° 2009-834 du 7 juillet 2009, en service à compétence nationale rattaché au SGDSN.
- Le centre de transmission gouvernemental, placé sous l’autorité du SGDSN, assiste l’ANSSI via des moyens sécurisés de commandement et de liaison pour le Président et le Gouvernement.
💡 Astuce mémo
SGDSN = Secret + Rapport annuel ; ANSSI = Décret 2009-834 + Confiance numérique.
📖 11. Protection de la messagerie électronique
🔑 Notions clés & Définitions
- Spamming : Le spamming désigne l’envoi massif (et parfois répété) de courriels non sollicités ou assimilés à du pourriel à des destinataires dont l’adresse a été obtenue de façon irrégulière.
- Courriel abusif : Un courriel abusif est un message qualifié comme tel à partir d’un faisceau d’indices, notamment la quantité, l’absence de consentement et le contenu.
- Filtrage anti-spam : Le filtrage anti-spam regroupe des mécanismes sur poste ou serveur qui bloquent ou réduisent les spams via des règles comme des mots-clés.
- Opt-in : L’opt-in est un régime où le prospecteur doit obtenir le consentement préalable de l’internaute avant tout envoi de sollicitations par courriel.
- Opt-out : L’opt-out est un régime où l’internaute peut s’opposer a posteriori aux sollicitations commerciales reçues par courriel.
📝 Points essentiels
- La protection de la messagerie passe par des bonnes pratiques d’usage et par des protections techniques sur les postes de travail.
- Les courriels abusifs peuvent être qualifiés selon la quantité, le défaut de consentement et/ou le contenu, avec des combinaisons de critères variables selon les cas.
- Les spams engorgent le réseau et augmentent les délais de connexion, ce qui peut entraîner des coûts répercutés sur les abonnements des fournisseurs d’accès.
- Les spams allongent la durée de téléchargement et obligent à trier à la réception entre messages utiles et indésirables.
- Des logiciels de filtrage sur poste et des mécanismes anti-spam sur serveurs existent, mais il reste difficile de bloquer tous les spams compte tenu de leur diversité.
- La régulation vise surtout les courriels publicitaires abusifs, en conciliant tranquillité des internautes et intérêts du commerce et des associations caritatives.
💡 Astuce mémo
Spamming = Quantité + Consentement + Contenu (et parfois un seul critère suffit).
📖 12. Droit d’auteur, durée et application aux logiciels
🔑 Notions clés & Définitions
- Droit d’auteur : Droit de propriété incorporelle qui protège l’œuvre de l’esprit et donne à l’auteur des prérogatives opposables à tous.
- Droit moral : Droit extra-patrimonial attaché à la personnalité de l’auteur, permettant notamment de faire respecter l’œuvre.
- Droit patrimonial : Droit d’exploitation de l’œuvre, de nature pécuniaire, exercé par l’auteur ou ses ayants-droit.
- Logiciels : Programmes d’ordinateur et travaux de conception préparatoire pouvant constituer des œuvres protégées par le droit d’auteur.
- Contrefaçon : Violation des droits d’auteur consistant à reproduire, représenter ou diffuser une œuvre sans autorisation.
📝 Points essentiels
- Le droit d’auteur comprend des attributs intellectuels et moraux ainsi que des attributs patrimoniaux.
- Le monopole d’exploitation permet à l’auteur de négocier la publication contre rémunération, ce qui caractérise un droit patrimonial.
- Le droit moral est extra-patrimonial et sert à faire respecter l’œuvre, par exemple en interdisant la contrefaçon.
- Les droits d’exploitation durent toute la vie de l’auteur et se prolongent pendant l’année civile du décès puis 70 ans après.
- À l’expiration du délai, l’œuvre tombe dans le domaine public, sous réserve du respect des droits moraux.
- Les programmes d’ordinateur et le matériel de conception préparatoire sont protégés par le droit d’auteur s’ils sont originaux.
💡 Astuce mémo
Moral = “respect”, Patrimonial = “profit”, Durée = “vie + 70 ans”.
📊 Tableaux de synthèse
Solutions palliative vs curative
| Type | But | Exemple |
|---|
| Palliative | Solutionner sans traiter la cause réelle | Proposer un autre navigateur en cas de problème avec Edge |
| Curative | Réparer pour revenir à l’état de fonctionnement initial | Réparation qui remet le matériel ou le logiciel dans son état initial |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre diagnostic et qualification : le diagnostic vise à identifier précisément l’origine/type avant escalade, alors que la qualification oriente l’incident.
- Croire que la clôture peut toujours être faite par n’importe quel niveau : en principe, elle est réalisée par un assistant du niveau 1 (sauf organisation particulière).
- Oublier que l’assistant reste l’interlocuteur central même après escalade : il doit informer, relancer si besoin et assurer le suivi jusqu’à la clôture.
- Penser que l’escalade dépend uniquement du niveau 2 : elle est déclenchée quand la base de connaissances ne suffit pas ou quand les délais/conditions ne sont pas respectés, avec un plan d’escalade.
- Mélanger base école et base de connaissances : la base école reproduit l’environnement utilisateur pour reproduire/expliquer, la base de connaissances centralise incidents/réponses pour résoudre plus vite.
- Sous-estimer la traçabilité : sans ticket d’incident et commentaires, on perd l’historisation, on repose les mêmes questions et on ne peut pas produire de statistiques.
- Confondre opt-in et opt-out : opt-in exige un consentement préalable, opt-out permet de s’opposer a posteriori aux sollicitations commerciales.
✅ Checklist Examen
- Expliquer la chaîne Demande → Diagnostic → Escalade et distinguer solution palliative (faire tourner) et solution curative (réparer).
- Décrire le rôle du niveau 1 : prise en charge des incidents simples, diagnostic, exclusion des interventions lourdes matériel/logiciel, et clôture en principe.
- Présenter les notions d’escalade : diagnostic de panne, urgence d’intervention, arbre de résolution/check-list, synoptiques, et niveau d’assistance vers lequel on transfère.
- Expliquer comment le niveau 2/3 utilise arbres de résolution et base de connaissances : formalisation, accessibilité à tous, notation des réponses successives, et déclenchement de l’escalade si la base ne suffit pas.
- Décrire le renvoi au niveau 1 : l’utilisateur interpelle toujours N1, N1 devient correspondant central, et on assure information périodique, commentaires de ticket et bilan de fonctionnement après résolution.
- Lister les moyens de préparation/assistance : formation technique puis fonctionnelle, base école miroir des postes, base de connaissances alimentée, documentation classée et mise à jour, et guides communiqués.
- Décrire les outils de suivi : messagerie collaborative (fichiers + trace), intranet directionnel (bases internes), internet éditeurs (pilotes/doc mais vigilance), agenda électronique (continuité), helpdesk (dossier/port.
Crée tes propres fiches de révision
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches