Fiche de révision : Gestion stratégique et urbanisation du SI

Plan du Cours

  1. Management des SI et notions clés
  2. Bases de données et modélisation
  3. Requêtes et usage des bases
  4. Processus métiers et modélisation
  5. Fonction SI et organisation
  6. SI stratégique et impact concurrentiel
  7. SI comme stratégie d’entreprise
  8. Modèle SAM
  9. Repérage du désalignement
  10. Urbanisation du SI

1. Management des SI et notions clés

Notions clés & Définitions

  • Management des systèmes d’information : Le management des systèmes d’information désigne une discipline qui étudie comment des systèmes fournissent l’information aux managers pour soutenir le pilotage et la décision dans l’organisation.
  • Approche informationnelle : L’approche informationnelle consiste à partir du besoin en information des décideurs pour garantir une information d’une grande qualité.
  • Approche bases de données : L’approche par les bases de données privilégie la donnée et les phases de traitement pour rendre ensuite l’information disponible aux managers.
  • Données information connaissances sagesse : Une chaîne de valeur transforme des mesures en données, puis en informations interprétées, puis en connaissances enrichies par réflexion et expérience, jusqu’à la sagesse.
  • Modèle IMC : Le modèle IMC décrit comment un décideur traite l’information via intelligence, modélisation puis choix de la solution la plus adaptée.

Points essentiels

  • En 1954, General Electric utilise un ordinateur en gestion d’entreprise pour automatiser des calculs comptables, préfigurant l’EDP (Electronic Data Processing).
  • En 1960, l’expression MSI apparaît avec l’idée d’un système homme-machine fournissant l’information pour assister le management opérationnel et la prise de décision.
  • L’approche informationnelle vise une information exacte, pertinente, opportune, complète, concise, et produite à un coût adapté pour améliorer la qualité des décisions.
  • Igor Ansoff distingue trois familles de décisions : stratégiques, tactiques et opérationnelles, selon le niveau hiérarchique et l’horizon temporel.
  • Le modèle IMC se décompose en intelligence, modélisation, puis choix de la meilleure solution compte tenu des contraintes.
  • À fin 2019, près de 9 milliards d’abonnements mobiles sont souscrits dans le monde, ce qui contribue fortement à l’hyperconnexion et à l’augmentation des données échangées.

Astuce mémo

IMC : Intelligence → Modélisation → Choix (penser I-M-C dans cet ordre).

2. Bases de données et modélisation

Notions clés & Définitions

  • Base de données : Une base de données est un ensemble organisé d’informations stockées sur un support, dont la valeur vient surtout de sa structure.
  • Modèle conceptuel : Un modèle conceptuel est une représentation de la base indépendante des choix techniques d’implémentation, faite pour être comprise et discutée par les acteurs.
  • Modèle relationnel : Un modèle relationnel est une représentation de la base prête à être comprise et exécutée par une machine lors de l’implémentation.
  • Modèle ENTITÉ-ASSOCIATION : Le modèle ENTITÉ-ASSOCIATION est une approche conceptuelle Merise fondée sur entités, associations et cardinalités pour décrire la base.
  • Diagramme de classe UML : Un diagramme de classe UML représente la base via un formalisme universel, notamment pour visualiser les liens entre classes avec leurs cardinalités.

Points essentiels

  • Un modèle est une représentation simplifiée de la réalité, utilisée pour communiquer et faciliter la démarche informatique à partir des données observées.
  • Dans Merise, les entités sont les blocs principaux, les associations décrivent les liens et les cardinalités précisent la nature des liens, y compris en distinguant associations hiérarchiques et non hiérarchiques.
  • Une association hiérarchique correspond à un lien direct et unique entre entités (ex. un mouvement part d’un seul aéroport) alors qu’une association non hiérarchique permet des liens multiples.
  • En UML, les associations sont moins explicitement formulées par des verbes et la cardinalité peut s’écrire sous forme simple (1) ou multiple (0..*).
  • Pour lire les cardinalités, l’ordre se lit en inversant par rapport à Merise : ce qui est minimum en Merise devient la lecture à l’autre extrémité dans UML.
  • L’approche logique vise à produire un modèle de données (MLD/ modèle relationnel) compréhensible par l’ordinateur, compatible avec l’implémentation via un SGBD relationnel.

Astuce mémo

Merise : Entité-Association + Hiérarchique=1 seul ; UML : cardinalités “0..*” et lecture inversée.

3. Requêtes et usage des bases

Notions clés & Définitions

  • Requête SQL : Une requête est une question adressée à une base de données pour obtenir des informations ou exécuter une action comme ajout, suppression ou modification.
  • Instruction SELECT : Une instruction SELECT sert à projeter une relation en ne conservant que certaines colonnes correspondant au besoin d’information.
  • Clause WHERE : Une clause WHERE filtre les lignes d’une ou plusieurs tables en ne gardant que celles qui vérifient une condition de sélection.
  • Jointure : Une jointure relie deux tables dans une requête relationnelle quand elles possèdent un lien, en général via une clé primaire et une clé étrangère.

Points essentiels

  • Une requête se comprend en 3 étapes : exprimer le besoin, écrire le SQL, puis lire la réponse formelle.
  • Pour supprimer les doublons dans le résultat, on ajoute DISTINCT dans SELECT.
  • La clause FROM indique les tables utilisées, et les jointures s’écrivent via une condition d’égalité entre un champ commun à deux tables.
  • Une condition de jointure typique relie une clé primaire à une clé étrangère, par exemple TABLE1.attribut = TABLE2.#attribut.
  • La jointure se fait entre deux tables à la fois : pour N tables, il faut répéter N−1 jointures dans la requête.
  • Les conditions de WHERE utilisent notamment ==, <, >, <=, >=, <>, AND, OR, NOT, IN/NOT IN, BETWEEN…AND…, LIKE, et IS [NOT] NULL.

Astuce mémo

Séparer le travail : SELECT = colonnes, FROM = tables, WHERE = filtre, JOIN = lien entre tables.

4. Processus métiers et modélisation

Notions clés & Définitions

  • Processus métier : Un processus métier correspond à l’activité de base, directement tournée vers la satisfaction des besoins clients et créatrice de valeur concurrentielle.
  • Processus support : Un processus support fournit des ressources et des moyens aux processus métier, sans valeur directement perçue par le client.
  • Processus de pilotage : Un processus de pilotage oriente et contrôle l’organisation par des décisions, à partir principalement d’informations.
  • Événement-résultat Merise : En Merise, l’enchaînement événement → synchronisation → opération explique comment des stimuli déclenchent des réactions produisant des résultats.
  • Modèle conceptuel des traitements : Le modèle conceptuel des traitements Merise formalise la dynamique d’un SI avec événements, synchronisations et opérations.

Points essentiels

  • Un processus transforme des éléments entrants en éléments de sortie en mobilisant des ressources matérielles, humaines et informationnelles, pour produire un service ou un produit destiné à un client ou utilisateur.
  • Les processus s’enchaînent dans l’organisation : les entrées peuvent venir d’un processus amont et les sorties alimenter un processus aval.
  • Un processus est coordonné grâce aux informations échangées par le SI, ce qui améliore la coordination et la traçabilité du déroulement.
  • En Merise, un événement peut être externe, interne ou temporel (échéance unique ou périodique), et il porte des informations sous forme de message.
  • En Merise, une synchronisation impose que plusieurs événements contributifs vérifient des règles d’activation combinant des ET et des OU pour déclencher une opération.
  • En UML, un cas d’utilisation décrit une façon d’utiliser un système, tandis que les diagrammes d’interaction (séquence/communication) et d’activités servent à modéliser la dynamique des comportements.

Astuce mémo

Métaphore SI : Entrée (événement) → Conditions (sync) → Action (opération) → Sortie (résultat), comme un déclencheur de machine conditionnel.

5. Fonction SI et organisation

Notions clés & Définitions

  • Direction des systèmes d’information : La direction des systèmes d’information est la fonction transversale qui pilote, conçoit et fait évoluer le système d’information pour aligner données, applications et besoins des métiers.
  • RUN BUILD VISION : RUN, BUILD et VISION sont trois volets du rôle du SI qui couvrent respectivement l’exploitation, la création d’applications et la pensée stratégique.
  • Maîtrise d’ouvrage : La maîtrise d’ouvrage (MOA) correspond au bénéficiaire d’un projet qui exprime les besoins et suit l’avancement avant la réalisation.
  • Facteur de contingence : Un facteur de contingence est une caractéristique de l’organisation qui explique et conditionne les choix d’organisation de la DSI.
  • Transformation numérique : La transformation numérique désigne la création, l’utilisation et le partage de données numériques pour produire de nouveaux services internes ou externes.

Points essentiels

  • En 2017, 41 % des DSI sont rattachées à la direction générale, 35 % à la direction administrative et financière et 24 % à une autre direction, et moins d’une entreprise sur deux a un comité directeur SI se réunissant en moyenne 4 fois par an.
  • Le Cigref résume le SI en trois domaines : exploiter le système (RUN), créer de nouvelles applications (BUILD) et penser la stratégie (VISION).
  • Dans la fonction SI, David Autissier distingue cinq composantes: pilotage, gestion des infrastructures, relation utilisateurs, maintenance applicative, et développement applicatif.
  • Une organisation de DSI peut séparer conception d’applications et exploitation du parc installé, et ajouter une MOA pour structurer le mode de gestion par projet.
  • Lorsque la taille de l’organisation augmente, le DSI tend à jouer un rôle plus fonctionnel (DSIO) et la gestion des ressources humaines prend davantage de place dans ses missions.
  • La transformation numérique est mesurée comme un indicateur de performance, et correspond à la capacité d’une entreprise à survivre dans un environnement changeant en s’adaptant durablement.

Astuce mémo

RUN = exploitation, BUILD = création, VISION = stratégie (les 3 verbes pour “faire tourner, construire, décider”).

6. SI stratégique et impact concurrentiel

Notions clés & Définitions

  • SI stratégique : Approche du système d’information où les données et outils servent directement à éclairer, façonner et soutenir les choix de la stratégie de l’entreprise.
  • Chaîne de valeur de Porter : Modèle d’analyse découpant l’entreprise en activités créatrices de valeur, pour repérer où le SI peut générer des gains de coût, de différenciation et de coordination.
  • Avantage concurrentiel durable : Avantage obtenu par une firme quand elle peut peser sur le client et maintenir des rendements comparatifs avantageux sur la durée.
  • Agilité stratégique : Capacité à utiliser le SI pour anticiper les changements (proactivité) et réagir efficacement aux changements imposés (réactivité).
  • Degré d’impact des SI : Échelle reliant l’étendue des bénéfices potentiels et la transformation du SI, allant d’une exploitation locale à une redéfinition du champ d’activité.

Points essentiels

  • Les SI peuvent soutenir l’intensité concurrentielle en influençant soit le coût et la différenciation des activités, soit la coordination entre activités, clients et fournisseurs.
  • Le modèle de Porter associe explicitement des briques de la chaîne de valeur où le SI peut agir directement (activité) et indirectement (liens entre activités à l’intérieur et à l’extérieur).
  • L’impact des SI se lit par l’échelle suivante : 1 exploitation locale, 2 intégration interne, 3 nouvelle conception des processus, 4 redéfinition du réseau d’affaires, 5 redéfinition du champ d’activité.
  • Les avantages issus de systèmes stratégiques ne sont pas toujours durables car les concurrents peuvent copier les systèmes, rendant l’avantage non pérenne.
  • Bakos et Treacy définissent l’avantage concurrentiel comme la capacité à peser sur le client tout en conservant des rendements comparatifs avantageux pour être bénéficiaire dans la durée.
  • Nicholas Carr soutient que les infrastructures IT sont imitables et recommande notamment : retarder les investissements au maximum, ne pas innover à tout prix et réduire les risques via les fondamentaux métiers.

Astuce mémo

Pochettes 1-5 : Exploitation locale → Intégration interne → Processus repensés → Réseau d’affaires → Champ d’activité, le SI devient de plus en plus concurrentiel.

7. SI comme stratégie d’entreprise

Notions clés & Définitions

  • Avantage concurrentiel : L’avantage concurrentiel désigne le bénéfice durable qu’obtient une firme grâce à sa capacité à influencer ses clients tout en conservant des rendements comparatifs favorables.
  • Proactivité : La proactivité est une forme d’agilité stratégique où l’entreprise anticipe les changements grâce à la veille et à l’intelligence économique pour réduire les surprises.

Points essentiels

  • Selon la définition de Bakos et Treacy, l’avantage concurrentiel provient de la capacité à peser sur le client avec des rendements comparatifs avantageux pour rester bénéficiaire dans la durée.
  • Les avantages tirés de systèmes stratégiques ne sont pas toujours durables car les concurrents peuvent copier les systèmes qui ont fait leurs preuves.
  • Internet peut détruire très vite un avantage concurrentiel car les technologies sont devenues largement accessibles et imitables par les entreprises.
  • Nicholas Carr soutient que les infrastructures technologiques n’assurent pas l’avantage et propose 5 attitudes : retarder les investissements, suivre sans innover à tout prix, développer l’aptitude à être un second, réduire les risques, investir dans les fondamentaux métiers.
  • L’agilité stratégique se traduit par deux capacités : anticiper (proactivité) et réagir au mieux aux changements imposés (réactivité) via des compétences spécifiques construites avec les ressources TI et les autres ressources.

Astuce mémo

Carr = Retarder + Suivre + Être second + Réduire risques + Fondamentaux métiers (R S S R F).

8. Modèle SAM

Notions clés & Définitions

  • Strategic Alignment Model SAM : Le SAM est un modèle d’alignement stratégique qui cherche la cohérence entre la stratégie d’affaires et les composantes du SI pour réussir l’exécution.
  • Quatre blocs SAM : Les quatre blocs du SAM organisent l’alignement autour de la stratégie d’entreprise, des processus/compétences/structure, de la stratégie IT et des infrastructures SI.
  • Coalignements domaine d’ancrage : Le domaine d’ancrage est le noyau le plus solide du changement, celui qui pilote l’adaptation lors d’un coalignement SAM.
  • Domaine pivot et domaine d’impact : Le domaine pivot est l’endroit intermédiaire où le changement initial se met en place et le domaine d’impact est le bénéficiaire principal du changement.

Points essentiels

  • Le SAM (Venkatraman et Henderson) impose une cohérence entre stratégie d’entreprise, processus/compétences/structure, stratégie de développement technologique et infrastructures/processus SI.
  • L’alignement stratégique est un processus dynamique et interactif fait de coalignements successifs, qui concernent le domaine d’ancrage, le domaine pivot et le domaine d’impact.
  • En cas d’exécution de la stratégie, l’ancrage est organisationnel et le SI devient le domaine pivot qui produit l’impact sur les opérations.
  • Lors du développement d’un potentiel technologique, la direction vise d’abord une nouvelle stratégie et la DSI doit la traduire en innovation via des infrastructures et processus IT adaptés.
  • En mode avantage concurrentiel fondé sur la technologie, la stratégie IT initie la stratégie d’entreprise puis se propage vers l’organisation via le SI.
  • Le modèle est jugé trop mécaniste car il ne fournit pas, à un instant T, un diagnostic direct permettant de vérifier le niveau réel d’alignement du SI.

Astuce mémo

SAM = 4 blocs à aligner, et 3 zones pour bouger : ancrage (pilote) → pivot (mise en place) → impact (bénéficiaire).

9. Repérage du désalignement

Notions clés & Définitions

  • Désalignement du SI : Le désalignement du SI correspond au moment où le système d’information ne parvient pas à répondre aux demandes d’une ou plusieurs parties prenantes.
  • Parties prenantes : Les parties prenantes regroupent les acteurs internes et externes qui ont un besoin ou un impact vis-à-vis du SI, au-delà des directions métiers et de la DSI.
  • Indices de désalignement : Les indices de désalignement sont des signaux permettant d’anticiper un manque d’adéquation du SI avant même un diagnostic global formel.

Points essentiels

  • Le désalignement est constaté dès que le SI n’est pas capable de répondre à une demande d’une partie prenante concernée.
  • L’alignement du SI est dynamique et le modèle SAM ne garantit pas, à un instant donné, que le SI est réellement aligné.
  • Éric Fimbel propose d’identifier le désalignement par des indices précis avant de conclure définitivement.
  • Le constat final de désalignement passe par l’intervention réussie ou échouée de la DSI.
  • Les sujets d’examen illustrent le désalignement par des cas comme non-respect d’exigences fiscales, incapacité RGPD, manque de traçabilité client, SI trop lent ou pas assez fiable.

Astuce mémo

SI qui n’assure pas la demande → désalignement, et la preuve vient des actions de la DSI (réussite ou échec).

10. Urbanisation du SI

Notions clés & Définitions

  • Urbanisation du SI : Démarche d’évolution contrôlée qui réorganise le SI par paliers pour le rendre plus modulaire et plus apte aux évolutions métier tout en préservant le patrimoine informationnel.
  • Cartographies du SI : Découpage de la description du SI en quatre visions permettant de cadrer la cible et de piloter les transitions entre existant et futur.
  • Zones quartiers îlots : Granularité d’organisation qui structure, à chaque niveau de cartographie, les blocs et leurs échanges pour rendre le SI plus modulaire.

Points essentiels

  • Urbaniser permet de fédérer les briques existantes autour de principes communs, de traiter plus vite les évolutions critiques et de développer de nouvelles fonctionnalités en réutilisant une large part du SI existant.
  • Une démarche d’urbanisation vise un SI cible atteint par paliers successifs correspondant à des états stables, avec maîtrise accrue des risques dans les contextes complexes.
  • Les quatre cartographies à construire sont : cartographie métier (activités et processus), cartographie fonctionnelle (fonctions et flux), cartographie applicative (applications et messages), cartographie physique (machines, stockage et réseaux).
  • La cartographie sert à la fois à définir la cible, à guider la transition et à communiquer, en décrivant l’existant et les étapes vers le futur.
  • La réussite d’un projet d’urbanisation dépend notamment de l’adhésion des acteurs et d’une méthodologie partagée, ainsi que d’un PAQ précisant le volet management et le volet de production.
  • L’échec est favorisé par une mauvaise compréhension du périmètre, des objectifs métiers contradictoires ou irréalistes, une équipe sous-dimensionnée, un manque de disponibilité des métiers, ou l’absence de sponsor et de décisionnaires.

Astuce mémo

Métaphore urbaine : la cible se dessine, puis on construit par quartiers et transitions, pour garder l’existant fonctionnel tout en réduisant les risques.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1954Premier ordinateur utilisé en gestion d’entreprise (General Electric), nommé Electronic Data Processing (EDP).
1960Apparition de l’expression « système d’information » (MSI/Management Information System).
fin 2019Contexte d’hyperconnexion et de volumes de données (près de neuf milliards d’abonnements mobiles souscrits dans le monde).

Tableaux de synthèse

Merise vs UML : cardinalités à lire

ModèleCardinalitéLecture/Interprétation
Merisecardinalités (min..max)donne directement la contrainte (et peut distinguer hiérarchique vs non hiérarchique).
UMLex. 1 ; 0..*la cardinalité peut être écrite simplement et se lit en inversant l’ordre par rapport à Merise.

Veille stratégique vs intelligence économique

NiveauVeille stratégiqueIntelligence économique
Tactique/stratégiqueveille spécialisée ou globaleintègre des actions d’influence (lobbying) et un mode de management de la culture de l’information.

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre donnée et information (une donnée brute n’a pas de sens/interprétation attribués, contrairement à l’information).
  2. Confondre information et connaissance : la connaissance suppose réflexion/expérience/contexte, pas seulement l’analyse des données.
  3. Inverser la lecture des cardinalités : en UML la lecture se fait en inversant par rapport à Merise, ce qui conduit vite à des erreurs de contraintes.
  4. Croire qu’une jointure SQL se fait pour N tables sans répétition : la jointure lie deux tables à la fois (pour N tables, il faut répéter N−1 jointures).
  5. Utiliser WHERE pour autre chose que filtrer les lignes : FROM sert aux tables, SELECT aux colonnes, WHERE aux conditions.
  6. Confondre alignement et désalignement : le SI peut ne pas être réellement aligné à un instant donné car l’alignement est dynamique et nécessite des indices/diagnostics.
  7. Penser que « urbaniser » = supprimer l’existant : c’est une évolution contrôlée par paliers, visant notamment la sauvegarde du patrimoine informationnel.

Checklist Examen

  1. Définir MSI et les deux approches (approche informationnelle vs approche bases de données) en précisant ce qu’elles cherchent à améliorer.
  2. Expliquer le modèle IMC (Intelligence → Modélisation → Choix) et rattacher Igor Ansoff (décisions stratégiques/tactiques/opérationnelles).
  3. Citer au moins 5 critères de qualité d’une information et rappeler la logique GIGO (qualité des données en entrée).
  4. Comparer Merise et UML pour modéliser une base : rôle des entités/associations/cardinalités vs diagramme de classe, et la règle de lecture des cardinalités.
  5. Maîtriser la logique d’une requête SQL en 3 étapes (exprimer le besoin, écrire SQL, lire la réponse), puis identifier SELECT/DISTINCT, FROM et WHERE.
  6. Construire une jointure : relier des tables via une clé primaire et une clé étrangère, et rappeler que la jointure se fait entre deux tables à la fois (N−1 pour N tables).
  7. Modéliser un processus avec Merise événement→synchronisation→opération : définir événement (externe/interne/temporel), règles d’activation (ET/OU), et opération produisant un événement-résultat.
  8. Distinguer processus métiers/support/pilotage et préciser le rôle du SI pour déclencher, contrôler et tracer l’exécution des processus.
  9. Décrire la fonction SI et ses repères RUN/BUILD/VISION, puis préciser MOA et les facteurs de contingence liés à l’organisation (taille, degré informationnel, maturité numérique, externalisation).
  10. Expliquer l’impact concurrentiel des SI : chaîne de valeur de Porter (impact direct/indirect) et échelle 1 à 5 du degré d’impact.
  11. Présenter le SAM : les 4 blocs et le principe des coalignements (domaine d’ancrage/pivot/impact), puis traiter le désalignement (parties prenantes, constat, exemples).
  12. Expliquer l’urbanisation : pourquoi (informatique spaghetti), cible (4 caractéristiques), démarche par paliers, et nommer les 4 cartographies (métier/fonctionnelle/applicative/physique) avec ce qu’elles décrivent.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Gestion stratégique et urbanisation du SI avec 20 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle définition correspond le mieux au management des systèmes d’information ?

2. Dans le modèle IMC, quel est l’enchaînement correct du traitement de l’information par le décideur ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion stratégique et urbanisation du SI avec 20 flashcards interactives.

Management des SI — définition ?

Gestion stratégique et opérationnelle des systèmes d'information.

Approche informationnelle — rôle ?

Fournir une information de qualité aux décideurs.

Approche bases de données — objectif ?

Optimiser le traitement et la structuration des données.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches