QCM : Introduction à l’intelligence artificielle (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble regroupe les grandes familles d’utilisation de l’intelligence artificielle ?

Génération de texte, reconnaissance d’images, calcul statistique, archivage et contrôle qualité
Mesure, stockage, nettoyage, entraînement, validation, déploiement et maintenance
Reconnaissance, prédiction, génération, recommandation, anomalies, décision et modélisation dynamique
Reconnaissance, prédiction, génération, recommandation, anomalies, stockage et mesure

Reconnaissance, prédiction, génération, recommandation, anomalies, décision et modélisation dynamique

Explication

Les grandes familles comprennent la reconnaissance ou classification, la prédiction ou régression, la génération, la recommandation, la détection d’anomalies, la décision ou le contrôle et la modélisation de systèmes dynamiques. Les étapes de traitement confondent usage et processus, l’archivage remplace la décision et la mesure, et le calcul statistique ne désigne pas ici une famille distincte.

2. Un système estime le risque d’inondation à partir de mesures de pluie et de niveau d’eau. Quelle interprétation des données est la plus juste ?

Elles sont le modèle qui transforme les mesures en prévision du risque
Elles correspondent à la décision prise après l’estimation du risque
Elles constituent une description exhaustive et certaine du phénomène réel
Elles représentent le problème réel à partir de mesures, sans garantir une vérité complète

Elles représentent le problème réel à partir de mesures, sans garantir une vérité complète

Explication

Les données représentent le problème réel au moyen de mesures, mais cette représentation n’est pas nécessairement la vérité complète. Les considérer comme une description certaine confond mesure et réalité, les appeler modèle confond deux éléments distincts, et les assimiler à la décision confond les données avec un résultat ultérieur.

3. Dans une chaîne de traitement où les données alimentent un modèle qui produit ensuite une décision, quel ordre faut-il suivre ?

Modèle → données → décision
Données → modèle → décision
Données → décision → modèle
Décision → modèle → données

Données → modèle → décision

Explication

Le fil rouge suit l’enchaînement des données vers le modèle, puis du modèle vers la décision. Commencer par le modèle inverse le premier lien, placer la décision avant le modèle inverse le second, et terminer par les données renverse toute la chaîne.

4. Quelle description correspond à l’intelligence artificielle ?

Des méthodes par lesquelles une machine tire des connaissances sans agir pour un objectif
Des méthodes par lesquelles une machine perçoit des informations sans en tirer de connaissances
Des méthodes par lesquelles une machine tire des objectifs des connaissances qu’elle reçoit
Des méthodes par lesquelles une machine perçoit des informations, en tire des connaissances et agit vers un objectif

Des méthodes par lesquelles une machine perçoit des informations, en tire des connaissances et agit vers un objectif

Explication

L’IA regroupe des méthodes permettant à une machine de percevoir, d’acquérir des connaissances et d’agir pour atteindre un objectif. La perception seule omet les étapes suivantes, la confusion entre connaissances et objectif inverse leur rôle, et l’absence d’action laisse le processus incomplet.

5. Un robot doit saisir un objet. Dans quel ordre doit-il traiter les étapes de la définition de l’IA ?

Percevoir des informations, en tirer des connaissances, puis agir pour atteindre l’objectif
Percevoir des informations, agir, puis en tirer des connaissances pour l’objectif
Percevoir des informations, tirer un objectif, puis acquérir des connaissances et agir
Tirer des connaissances, percevoir des informations, puis agir pour atteindre l’objectif

Percevoir des informations, en tirer des connaissances, puis agir pour atteindre l’objectif

Explication

Le processus suit l’ordre perception, acquisition de connaissances, puis action orientée vers un objectif. Agir avant d’acquérir des connaissances anticipe une étape, commencer par les connaissances inverse l’ordre, et l’objectif n’est pas une étape intermédiaire.

6. Un système de diagnostic applique des règles rédigées par des spécialistes et explicite son raisonnement logique. Quelle approche utilise-t-il ?

L’IA symbolique
L’IA statistique
L’IA hybride ou neuro-symbolique
L’apprentissage statistique supervisé

L’IA symbolique

Explication

L’IA symbolique utilise des symboles, des concepts et des règles écrites explicitement par des humains, avec un raisonnement logique souvent explicable. L’apprentissage de régularités et les probabilités relèvent de l’approche statistique, tandis que l’approche hybride combine composantes statistiques et symboliques.

7. Un filtre apprend à partir de nombreux courriels et attribue à chaque nouveau message un score de probabilité d’être indésirable. Quelle approche décrit ce fonctionnement ?

L’IA statistique
L’IA hybride ou neuro-symbolique
Un système expert à règles écrites
L’IA symbolique

L’IA statistique

Explication

L’IA statistique apprend automatiquement des régularités dans les données et peut produire des prédictions sous forme de scores ou de probabilités. Les règles explicites et le raisonnement logique caractérisent l’approche symbolique, tandis qu’une combinaison avec des règles symboliques correspond à l’approche hybride.

8. Un robot utilise un modèle statistique pour interpréter ses capteurs, puis applique des règles symboliques afin de décider de son action. Comment qualifie-t-on cette architecture ?

Une IA hybride où les règles précèdent la perception statistique
Une IA statistique sans composante symbolique
Une IA symbolique sans composante statistique
Une IA hybride ou neuro-symbolique

Une IA hybride ou neuro-symbolique

Explication

Une IA hybride ou neuro-symbolique combine un modèle statistique qui perçoit avec des règles symboliques qui raisonnent pour produire une décision ou une action. L’approche statistique seule exclut les règles, l’approche symbolique seule exclut le modèle statistique, et l’architecture décrite place la perception avant le raisonnement symbolique.

9. Qu’est-ce qui distingue le signal d’apprentissage selon qu’un algorithme apprend de façon supervisée, non supervisée ou par renforcement ?

Il varie selon le paradigme d’apprentissage.
Il consiste toujours en une réponse attendue pour chaque exemple.
Il correspond toujours à une récompense après une action.
Il reste identique, quel que soit le paradigme.

Il varie selon le paradigme d’apprentissage.

Explication

Le signal reçu par l’algorithme dépend du paradigme d’apprentissage. Les réponses attendues caractérisent le supervisé, les récompenses le renforcement, et la recherche de structure sans réponses le non supervisé.

10. Une équipe entraîne un modèle à partir de photographies auxquelles des personnes ont associé la catégorie « chat » ou « chien ». Quelle caractéristique fait de ces exemples des données d’apprentissage supervisé ?

Chaque photographie contient seulement une entrée sans résultat associé.
Chaque photographie est associée à une récompense après une action.
Les catégories sont découvertes sans réponses fournies.
Chaque photographie est associée à une réponse attendue.

Chaque photographie est associée à une réponse attendue.

Explication

En apprentissage supervisé, chaque exemple possède une réponse attendue. Une récompense après une action relève du renforcement, tandis que découvrir des groupes sans étiquettes relève du non supervisé.

11. Un système doit d’abord prédire si une transaction est « frauduleuse » ou « légitime », puis estimer le montant probable d’une transaction. Quel type de réponse attendue convient respectivement à ces deux tâches ?

Une structure sans étiquette, puis une classe.
Une classe, puis une valeur numérique.
Une valeur numérique, puis une classe.
Une récompense, puis une valeur numérique.

Une classe, puis une valeur numérique.

Explication

La classification prédit une classe, tandis que la régression prédit une valeur numérique. La réponse numérique ne définit donc pas la classification, et une récompense correspond à un autre paradigme.

12. Trois équipes entraînent chacune un algorithme : la première fournit des exemples avec leurs réponses, la deuxième fournit des données sans réponses pour découvrir leur structure, et la troisième attribue des récompenses après les actions. Quelle association est correcte ?

Supervisé, par renforcement, non supervisé.
Supervisé, non supervisé, par renforcement.
Par renforcement, non supervisé, supervisé.
Non supervisé, supervisé, par renforcement.

Supervisé, non supervisé, par renforcement.

Explication

Le supervisé utilise des réponses attendues, le non supervisé cherche une structure sans réponses fournies et le renforcement s’appuie sur les récompenses après les actions. Les autres associations échangent ces signaux d’apprentissage.

13. Quelles sont les trois briques indispensables de l’apprentissage supervisé ?

Les réponses attendues, le modèle et la prédiction.
Les données, le modèle et la récompense.
Les données, le modèle et la décision.
Les données, la prédiction et la décision.

Les données, le modèle et la décision.

Explication

L’apprentissage supervisé repose sur les données, le modèle et la décision. La prédiction est produite par le modèle, tandis que la récompense caractérise l’apprentissage par renforcement.

14. Pour classer un courriel, un modèle produit un score de 0,72 et le système utilise un seuil de 0,60. Quel rôle permet de transformer ce score en action ?

Le modèle, qui transforme directement le score en action.
La décision, qui applique le seuil au score.
Le score, qui fixe lui-même le seuil de décision.
Les données, qui convertissent le score en action.

La décision, qui applique le seuil au score.

Explication

Le modèle produit un score, et la décision transforme ce score en action à l’aide d’un seuil. Confondre le modèle ou le score avec cette étape revient à mélanger prédiction et décision.

15. Sur un graphique de classification, un point passe d’une zone prédite comme « rouge » à une zone prédite comme « bleue » en franchissant une ligne. Quel rôle joue cette ligne ?

Le point où le modèle commet une erreur
L’ensemble des exemples utilisés pour ajuster le modèle
La frontière où la prédiction change
La zone où la prédiction reste rouge

La frontière où la prédiction change

Explication

La frontière de décision sépare des zones de prédiction différentes : la prédiction change lorsqu’un point la traverse. Une région de prédiction est une zone, les données d’apprentissage servent à ajuster le modèle, et une erreur désigne une prédiction incorrecte.

16. Deux modèles obtiennent chacun 100 % de réussite sur les données d’apprentissage. Que peut-on conclure sur le choix du meilleur modèle à partir de ce seul résultat ?

Le modèle qui réussit sur l’apprentissage réussira autant sur de nouveaux cas
Le modèle ayant atteint 100 % en premier est meilleur
Ce résultat seul ne permet pas de déterminer lequel est meilleur
Les deux modèles ont nécessairement la même capacité de généralisation

Ce résultat seul ne permet pas de déterminer lequel est meilleur

Explication

Une réussite de 100 % sur les données d’apprentissage ne suffit pas à départager les modèles ni à établir leur généralisation. Atteindre ce score en premier ne prouve rien, l’égalité d’apprentissage ne garantit pas une qualité identique, et les performances sur de nouveaux cas restent à évaluer.

17. Une équipe prépare un jeu de données distinct avant d’entraîner deux modèles et veut s’en servir pour les comparer. Comment doit-elle utiliser ce jeu ?

Le constituer après l’apprentissage à partir des erreurs observées
L’ajouter à l’apprentissage pour ajuster les modèles avant la comparaison
L’utiliser pour calculer le score des données ayant ajusté les modèles
Le garder à l’écart pendant l’apprentissage et comparer les modèles dessus

Le garder à l’écart pendant l’apprentissage et comparer les modèles dessus

Explication

Les données de validation sont réservées avant l’apprentissage, restent inconnues du modèle pendant celui-ci et servent à comparer les modèles. Les incorporer à l’apprentissage compromet leur rôle, et les données d’apprentissage ne remplacent pas l’évaluation de validation.

18. Une analyste entraîne un modèle, puis doit ajuster ses paramètres et choisir entre plusieurs versions. Quel rôle attribue-t-elle correctement aux deux jeux de données ?

L’apprentissage ajuste le modèle ; la validation sert à le choisir et à le régler
La validation ajuste les paramètres ; l’apprentissage évalue les cas nouveaux
La validation ajuste le modèle ; l’apprentissage sert à le choisir et à le régler
L’apprentissage choisit le modèle ; la validation sert à l’ajuster uniquement

L’apprentissage ajuste le modèle ; la validation sert à le choisir et à le régler

Explication

Les données d’apprentissage servent à ajuster le modèle, tandis que les données de validation servent à le choisir et à le régler. Inverser ces rôles ou utiliser l’apprentissage pour choisir entre les versions confond ajustement et sélection.

19. Une équipe choisit un modèle parce qu’il obtient le meilleur score sur les exemples qui ont servi à l’entraîner. Quelle démarche correspond mieux à un modèle destiné à des cas nouveaux ?

Évaluer le modèle sur les mêmes exemples après plusieurs entraînements
Retenir le modèle dont le score d’entraînement est le plus élevé
Choisir celui qui réussit le mieux sur les données ayant servi à l’entraîner
Choisir en évaluant des données distinctes de celles utilisées pour l’entraînement

Choisir en évaluant des données distinctes de celles utilisées pour l’entraînement

Explication

Un modèle utile doit réussir sur des cas nouveaux, et son choix ne doit pas reposer sur les données d’entraînement. Le score d’apprentissage, même élevé, ne garantit pas la généralisation et l’évaluation répétée sur les mêmes exemples ne fournit pas un test indépendant.

20. Au fil des boucles d’apprentissage, la précision sur les données d’apprentissage augmente encore, mais celle mesurée sur les données de validation diminue. Quel phénomène cela indique-t-il ?

Une stabilisation des performances sur les deux jeux
Une amélioration de la généralisation
Un sous-apprentissage
Un sur-apprentissage

Un sur-apprentissage

Explication

Le sur-apprentissage correspond au cas où l’apprentissage continue de progresser alors que les résultats de validation se dégradent. Le sous-apprentissage évoque des performances insuffisantes, tandis qu’une amélioration générale ou une stabilisation ne correspond pas à cette divergence.

21. Une équipe prépare un système de détection de défauts. Elle a défini le problème et construit le modèle ; quelle phase doit-elle suivre pour achever la construction d’une IA utile ?

Définir le problème
Construire le modèle
Décider et vérifier
Choisir les données

Décider et vérifier

Explication

La démarche comporte trois phases dans cet ordre : définir le problème avant, construire le modèle pendant, puis décider et vérifier après. « Construire le modèle » répète la phase déjà réalisée, tandis que « définir le problème » la situe au début ; « choisir les données » n’est pas le nom de la phase finale.

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Quelles sont les grandes familles d’utilisation de l’intelligence artificielle ?

La classification ou reconnaissance, la régression ou prédiction, l’IA générative de texte, d’image ou de son, la recommandation ou personnalisation, la détection d’anomalies, la décision ou le contrôle et la modélisation de systèmes dynamiques.

Comment les données représentent-elles le problème réel ?

À partir de mesures.

Les données reflètent-elles nécessairement la vérité ?

Non, pas nécessairement.

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