Fiche de révision : Sécurité informatique et des systèmes

Plan du Cours

  1. Fondements et domaines de sécurité
  2. Services et gestion des risques
  3. Logiciels malveillants et protections
  4. Contrôle d’accès et authentification
  5. Catégories de contrôle d’accès
  6. Détection des intrusions
  7. Pare-feux et filtrage réseau
  8. Cryptologie et chiffrements
  9. Signature électronique et PKI
  10. Politique, audit et méthodes SSI
  11. Rôles et certification ISO 27001
  12. Exigences et référentiels du SMSI
  13. Sécurité des projets et données
  14. Outils de protection informatique
  15. Cycle de développement logiciel
  16. Vulnérabilités et sécurité applicative
  17. Stratégie et livrables de test
  18. Méthodologie des tests d’intrusion

1. Fondements et domaines de sécurité

Notions clés & Définitions

  • Sécurité informatique : Ensemble des moyens techniques, organisationnels, juridiques et humains mis en place pour conserver, rétablir et garantir la sécurité de l’information, des systèmes et des ressources informatiques contre les menaces visant leur confidentialité, leur intégrité et leur disponibilité.

★ À maîtriser

📌 Les deux dangers majeurs pour les systèmes informatiques sont la perte de données et la fuite de données ou les intrusions.

  • La sauvegarde et la mise en place d’un système de back-up constituent la solution présentée pour prévenir la perte de données.

  • Les domaines de sécurité à mettre en œuvre sont :

    • la sécurité physique
    • la sécurité logique
    • la sécurité applicative
    • la sécurité des télécommunications

Compléments

  • La vulnérabilité des infrastructures informatiques et de télécommunication implique celle des systèmes d’information qui en dépendent.

  • Les causes courantes de perte de données sont : les accidents imprévus comme les incendies, les inondations, les tremblements de terre, les guerres, les erreurs matérielles ou logicielles, les erreurs humaines

  • Les causes courantes de fuite de données et d’intrusion sont : l’indiscrétion des utilisateurs, le furetage, l’appât du gain par modification ou vente d’informations ou chantage informatique, l’espionnage industriel ou militaire

  • La sécurité physique concerne les systèmes matériels et leur environnement, notamment les locaux, l’alimentation électrique et la climatisation, et peut recourir aux normes, aux protections, à la traçabilité des entrées, à la gestion des accès, à la redondance physique et au marquage du matériel.

  • La sécurité logique comprend les mécanismes logiciels de sécurité, le contrôle d’accès logique par identification, authentification et autorisation, ainsi que la protection des données par cryptage, antivirus et sauvegarde.

  • La sécurité applicative vise à éviter les bogues grâce à une méthodologie de développement, des plans de contrôle et de test, et des plans de migration des applications.

  • La sécurité de l’exploitation vise le bon fonctionnement des systèmes au moyen de procédures de maintenance, de test, de diagnostic et de mise à jour, ainsi que d’un plan de sauvegarde et d’un plan de secours.

  • La sécurité des télécommunications nécessite une infrastructure réseau sécurisée au niveau :

    • des accès
    • des protocoles
    • des systèmes d’exploitation
    • des équipements

2. Services et gestion des risques

Notions clés & Définitions

  • Confidentialité : Protège le contenu d’un message ou de données contre un espion qui écouterait les communications.
  • Intégrité : Garantit la non-altération des données, des traitements et des services.
  • Disponibilité : Garantit l’accès à un service ou à des ressources.
  • Menace : Violation potentielle d’une propriété de sécurité.
  • Authentification : Vérifie l’identité de l’utilisateur et détermine l’identité de l’interlocuteur.
  • Non-répudiation : Protège contre la négation d’une action accomplie et relève de l’imputabilité, de la traçabilité et de l’auditabilité.
  • Vulnérabilité : Faiblesse ou faille résultant d’une faute accidentelle ou intentionnelle introduite dans la spécification, la conception ou la configuration du système.
  • Contre-mesure : Action mise en œuvre en prévention d’une menace.

★ À maîtriser

📐 Formule - Le risque est défini par Risque=Menace×VulneˊrabiliteˊContre-mesuresRisque = \frac{Menace \times Vulnérabilité}{Contre\text{-}mesures}.

📌 Une attaque est une tentative volontaire de violer une ou plusieurs propriétés de sécurité, tandis qu’une intrusion est une violation effective de la politique de sécurité.

Compléments

  • L’authenticité est définie comme l’association de l’authentification et de l’intégrité.

  • Les menaces accidentelles comprennent : les catastrophes naturelles, les actes humains involontaires, les performances imprévues des systèmes dues à des erreurs de conception ou de fonctionnement

  • Les menaces délibérées comprennent :

    • le vol de systèmes
    • les attaques par déni de service
    • le vol d’informations
    • la modification non autorisée des systèmes
  • Les contre-mesures comprennent : le chiffrement des données, les contrôles logiciels et du système d’exploitation, le contrôle du développement logiciel, les contrôles matériels et d’accès au matériel, les contrôles physiques comme les serrures, les caméras et les gardiens

Astuce mémo

Une vulnérabilité exploitable par une menace augmente le risque ; les contre-mesures le réduisent.

3. Logiciels malveillants et protections

Notions clés & Définitions

  • Virus : Un virus est un programme capable d’infecter un autre programme en le modifiant afin de pouvoir se reproduire ; il peut infecter des programmes, des documents ou des secteurs de boot.
  • Ver : Programme autonome qui se reproduit et se propage à travers le réseau.
  • Cheval de Troie : Programme à l’apparence utile qui dissimule du code destiné à créer une faille dans le système, appelée porte dérobée.
  • Logiciel malveillant : Programme qui infecte un système informatique.
  • Logiciel espion : Collecte sans autorisation des informations personnelles sur l’ordinateur d’un utilisateur et les transmet généralement à une société pour du profilage.
  • Spamming : Consiste à envoyer plusieurs milliers de messages identiques à une boîte aux lettres afin de la saturer.

Points essentiels

  • Les types de virus cités sont :
    • les macro-virus
    • les virus résidents
    • les virus de boot
    • les virus lents
    • les virus défensifs ou rétrovirus
    • les virus furtifs

Astuce mémo

Le virus s’attache, le ver se propage seul, le cheval de Troie dissimule une porte dérobée.

4. Contrôle d’accès et authentification

Notions clés & Définitions

  • Identification : Processus par lequel un sujet prétend avoir une identité, engageant ainsi sa responsabilité pour ses actions.
  • Autorisation : Détermine si un sujet authentifié peut accéder à une activité ou à un objet compte tenu des droits et privilèges qui lui sont accordés.

★ À maîtriser

  • 🔄 Le processus de contrôle d’accès comprend :
    1. l’administration
    2. l’identification
    3. l’authentification
    4. l’autorisation

📌 L’identification et l’authentification d’un sujet ne signifient pas automatiquement que l’accès lui est autorisé.

Compléments

  • Les moyens de mise en œuvre d’une politique de sécurité sont :

    • organisationnels et procéduraux
    • informatiques
    • matériels ou physiques
  • L’administration des contrôles d’accès comprend la gestion des comptes utilisateurs et le suivi des activités.

  • Les éléments pouvant servir à l’identification d’un utilisateur sont :

    • un nom d’utilisateur
    • un ID de connexion
    • un numéro d’identification personnel
    • une carte à puce
  • Les systèmes de suivi, notamment les journaux et fichiers journaux, conservent les traces des usagers associées à leurs identités, ce qui permet au système de distinguer ses utilisateurs.

  • Les exemples de facteurs d’authentification de type 3 sont : les empreintes digitales, la géométrie de la main, la reconnaissance du visage, la reconnaissance de l’iris, la reconnaissance de la rétine, la reconnaissance vocale, la dynamique de la signature

  • Un système peut évaluer une matrice de contrôle d’accès qui compare le sujet, l’objet et l’activité demandée pour décider si l’action est permise.

Astuce mémo

Administration → identification → authentification → autorisation.

5. Catégories de contrôle d’accès

★ À maîtriser

  • Les contrôles d’accès préventifs sont déployés pour empêcher qu’une activité non autorisée se produise.

  • Les contrôles d’accès détectifs sont déployés pour découvrir une activité non autorisée.

  • Les contrôles d’accès correctifs sont déployés pour restaurer les systèmes à un état normal après une activité non autorisée ou non désirée.

Compléments

  • Les contrôles d’accès administratifs sont des politiques et procédures servant à mettre en œuvre et appliquer le contrôle d’accès global.

  • Les contrôles d’accès logiques et techniques sont des logiciels et matériels capables de gérer et protéger l’accès aux ressources demandées.

  • Les contrôles d’accès physiques sont des barrières destinées à éviter le contact direct avec les systèmes.

Astuce mémo

Prévenir avant l’acte, détecter pendant ou après, corriger pour revenir à l’état normal.

6. Détection des intrusions

Notions clés & Définitions

  • IDS : Système qui analyse automatiquement les informations recueillies par les mécanismes d’audit de sécurité et les événements du système, y compris en temps réel.
  • NIDS : Installé sur le réseau et détecte les attaques ou anomalies en capturant et évaluant les paquets réseau.
  • HIDS : Un HIDS est dédié à l’identification des fichiers et processus compromis sur un hôte ; un IDS installé sur un PC peut détecter des intrusions locales, mais pas à lui seul des intrusions réseau.

Points essentiels

  • Un IDS peut surveiller les activités suspectes, mettre en évidence les vulnérabilités et l’origine d’une intrusion, puis reconfigurer les routeurs et pare-feux pour empêcher la répétition d’attaques détectées.

  • Un IDS peut : journaliser l’événement, avertir un système ou un humain par un message, amorcer des actions sur un réseau ou un hôte

  • Les limites des IDS sont :

    • leur complexité
    • le besoin d’une expertise élevée
    • la génération de fausses alertes
    • leur caractère encore immature

Astuce mémo

NIDS observe le réseau ; HIDS surveille l’hôte.

7. Pare-feux et filtrage réseau

Notions clés & Définitions

  • Pare-feu : Système matériel ou logiciel placé entre un ou plusieurs réseaux pour contrôler et éventuellement bloquer la circulation des paquets en analysant les informations des couches 3, 4 et 7 du modèle OSI.
  • Pare-feu applicatif : Un pare-feu applicatif, ou proxy, analyse le trafic au niveau de la couche 7 pour appliquer une politique propre à chaque application et peut traiter les requêtes et réponses à la place du système protégé, les transmettre après modification ou les bloquer.
  • ACL : Ensemble d’instructions permettant d’autoriser ou de refuser des paquets selon différents critères ; elle constitue une partie du pare-feu dans un routeur.

★ À maîtriser

  • Un pare-feu statique sans état décide selon :

    • l’adresse source
    • l’adresse destination
    • le numéro de port
    • le protocole
  • Un pare-feu dynamique avec état conserve les états de connexion NEW, ESTABLISHED, RELATED et INVALID.

Compléments

  • Un pare-feu peut : déterminer le trafic à acheminer ou bloquer, limiter le trafic pour accroître les performances, contrôler les zones accessibles à un client, enregistrer le trafic

Astuce mémo

Sans état : critères du paquet ; avec état : mémoire de la connexion ; proxy : analyse applicative.

8. Cryptologie et chiffrements

Notions clés & Définitions

  • Cryptologie : Science mathématique qui comprend la cryptographie et la cryptanalyse.
  • Cryptographie : Étudie les méthodes permettant d’envoyer des données de manière confidentielle sur un support donné.
  • Cryptanalyse : Vise à retrouver le texte clair à partir de textes chiffrés en exploitant les failles des algorithmes utilisés.
  • Crypto-système : Ensemble des clés possibles, des textes clairs et des textes chiffrés possibles associés à un algorithme donné.
  • Texte chiffré : Également appelé cryptogramme, est le résultat de l’application d’un chiffrement à un texte clair.
  • Clé : Paramètre impliqué dans les opérations de chiffrement et/ou de déchiffrement.

★ À maîtriser

  • DES est un algorithme de chiffrement symétrique par blocs qui chiffre des mots de 64 bits avec une clé de 56 bits plus 8 bits de parité.

  • AES est un algorithme de chiffrement par blocs à plusieurs tours utilisant des blocs de 128 bits et des clés de 128, 192 ou 256 bits.

Compléments

  • Le déchiffrement DES est identique au chiffrement si les sous-clés sont prises dans l’ordre inverse.

  • AES effectue 10 itérations avec une clé de 128 bits, 12 avec une clé de 192 bits et 14 avec une clé de 256 bits.

  • 🔄 Le traitement AES suit ces étapes : copie verticale du bloc de 128 bits, soit 16 octets, dans un tableau d’état 4 × 4, XOR avec la sous-clé numéro 0, répétition des transformations de tour, lecture du résultat final dans le tableau d’état

  • Les transformations de tour AES comprennent : la confusion par substitution indépendante fondée sur les inverses dans le corps fini 2⁸, le décalage des trois dernières lignes selon des pas différents, la diffusion par multiplication polynomiale des colonnes, un XOR avec la sous-clé numéro i

9. Signature électronique et PKI

Notions clés & Définitions

  • PKI : Ensemble de solutions techniques basées sur la cryptographie à clé publique.
  • Autorité de certification : Tiers de confiance chargé de vérifier la véracité et la validité des informations d’un certificat de clé publique et de signer ce certificat avec sa propre clé.
  • Signature électronique : La signature électronique garantit l’information transmise par une clé spécifique et s’appuie sur des certificats dont l’intégrité est garantie par la signature électronique de leur contenu.

Points essentiels

  • Les systèmes à clés publiques évitent d’avoir systématiquement recours à un canal sécurisé pour échanger les clés, mais la publication à grande échelle de la clé publique doit garantir qu’elle appartient à son propriétaire, que celui-ci est digne de confiance et que la clé reste valide.

  • Une infrastructure de gestion de clés a pour rôles : enregistrer les demandes après vérification d’identité, générer des paires de clés, protéger la confidentialité des clés privées, certifier l’association entre chaque utilisateur et sa clé publique, révoquer les clés perdues, expirées ou compromises

  • Une PKI comprend : une autorité d’enregistrement (AE/RA) chargée des formalités administratives et de la vérification d’identité, une autorité de certification (AC/CA) chargée des tâches techniques et de la signature des certificats et des listes, une autorité de dépôt chargée de conserver les certificats en sécurité

10. Politique, audit et méthodes SSI

Notions clés & Définitions

  • PSSI : Document de référence qui définit les objectifs de sécurité et les moyens mis en œuvre pour les assurer.
  • SMSI : Partie du système de management global, fondée sur une approche du risque lié à l’activité, qui vise à établir, mettre en œuvre, exploiter, surveiller, réexaminer, tenir à jour et améliorer la sécurité de l’information.
  • Usurpation : Consiste à envoyer un message en se faisant passer pour une identité que l’on n’est pas.
  • Répudiation : Consiste à nier être l’auteur d’un message ou d’un document.

★ À maîtriser

  • La sécurité d’un système d’information s’évalue notamment selon la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la traçabilité des accès et tentatives d’accès, dont les traces doivent être conservées et exploitables.
  • L’analyse des risques répertorie les risques, estime leur probabilité et étudie leur impact, notamment en évaluant le coût des dommages qu’une menace pourrait causer.

  • 🔄 L’approche ISO 27001 comprend : définir une politique de sécurité selon les besoins exprimés, mettre en œuvre des mesures adaptées aux risques pesant sur l’activité, surveiller l’efficacité du système, améliorer continuellement le système sur la base de vérifications objectives

Compléments

  • L’analyse d’un scénario de risque prend en compte une méthode d’attaque, un élément menaçant et les vulnérabilités des entités susceptibles d’être exploitées.

  • Dans l’exemple de risque décomposé, la méthode est le piégeage du logiciel par introduction d’un ver, l’élément menaçant un pirate expérimenté engagé par un concurrent, l’entité un réseau WiFi, la vulnérabilité la possibilité d’administrer ce réseau à distance, l’opportunité est jugée moyenne, l’atteinte porte sur la confidentialité par vol d’informations et l’impact est une perte d’avantages concurrentiels.

📌 Une attaque passive consiste en une écoute, tandis qu’une attaque active est illustrée par un ver informatique.

  • Une PSSI fixe des règles, procédures et bonnes pratiques adaptées aux besoins de l’organisation et doit être élaborée comme un projet associant des représentants des utilisateurs, porté au plus haut niveau hiérarchique et communiqué au personnel.

  • L’audit de sécurité identifie les besoins de sécurité, les risques informatiques de l’entreprise et leurs conséquences éventuelles.

  • L’inventaire du système d’information porte notamment sur :

    • les personnes et fonctions
    • les matériels, serveurs et services
    • la cartographie du réseau
    • les noms de domaine
    • l’infrastructure de communication
    • les données sensibles
  • Les niveaux de probabilité proposés sont :

    • sans objet ou improbable
    • faible
    • moyenne
    • haute
  • 🔄 La démarche de sécurité comprend : élaborer des règles et procédures réalistes pour les risques identifiés, surveiller les vulnérabilités et les failles des applications et matériels, définir les actions et les personnes à contacter lors de la détection d’une menace

  • La PSSI doit être élaborée au niveau de la direction, concerner tous les utilisateurs et faire partie de la stratégie de l’organisation, notamment pour protéger les applications métier sensibles, diminuer les vulnérabilités, sécuriser le SI et assurer la continuité en cas de sinistre.

Astuce mémo

Contexte → besoins → menaces → objectifs → exigences ; puis planifier, faire, contrôler, agir.

11. Rôles et certification ISO 27001

★ À maîtriser

  • Un organisme de certification, tierce partie accréditée, certifie la mise en œuvre d’un système de management de la sécurité conforme à ISO 27001 V2022.

  • Les audits de surveillance sont organisés en deux vagues annuelles, au premier et au troisième trimestre, tandis que l’onboarding des nouveaux sites est organisé au deuxième et au quatrième trimestre.

Compléments

  • Les Operational Security Officers (OSO) accompagnent les opérations d’une Division dans l’application des dispositions de sécurité de l’information.

  • Les Site Security Advisor (SSA) coordonnent transversalement aux Divisions les actions liées à la sécurité physique du site.

  • Le certificat ISO 27001 disponible dans SharePoint précise les activités et les sites certifiés et est valable trois ans.

  • La certification ISO 27001 vise à donner confiance aux clients et répond à une exigence des grands donneurs d’ordre.

  • EY est cité comme exemple d’organisme certificateur.

12. Exigences et référentiels du SMSI

Notions clés & Définitions

  • SMSI : Ensemble commun de processus, modèles et outils conformes à ISO 27001, applicable par tous les collaborateurs et définissant des règles et pratiques accessibles à tout moment ainsi que la diffusion des bonnes pratiques dans la GBU France.
  • ISO 27002 : Ensemble de descriptions de bonnes pratiques d’implémentation des 114 mesures définies par ISO 27001 afin d’assurer la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité de l’information d’un système d’information.

★ À maîtriser

📌 Les exigences des articles 4 à 10 de la norme ISO 27001 sont obligatoires et une organisation revendiquant sa conformité ne peut s’affranchir d’aucune d’entre elles.

  • L’annexe A d’ISO 27001:2013 comprend 114 contrôles répartis entre les chapitres A.05 Politique de sécurité de l’information, A.06 Organisation de la sécurité de l’information, A.07 Sécurité des ressources humaines, A.08 Gestion des actifs, A.09 Contrôle d’accès, A.10 Cryptographie, A.11 Sécurité physique et environnementale, A.12 Sécurité liée à l’exploitation, A.13 Sécurité des communications, A.14 Acquisition, développement et maintenance des systèmes d’information, A.15 Relations avec les fournisseurs, A.16 Gestion des incidents liés à la sécurité de l’information, A.17 Aspects de la sécurité de l’information dans la gestion de la continuité de l’activité et A.18 Conformité.

Compléments

  • Le SMSI fournit une méthode de travail commune permettant de délivrer des offres de façon standardisée de bout en bout, indépendamment du lieu ou du pays de l’entreprise.

13. Sécurité des projets et données

Notions clés & Définitions

  • PAS : Déclinaison opérationnelle des exigences de sécurité définies conjointement par le client et l’entreprise.

★ À maîtriser

  • Les tests de sécurité doivent être envisagés pendant la période de transition à la réception des applications et avant la livraison d’une nouvelle version.

  • La politique de sécurité doit être connue et appliquée par tous les collaborateurs et sous-traitants.

  • Un inventaire de tous les actifs du projet doit être établi, mis à jour à chaque ajout, suppression ou modification et transmis en copie à l’équipe sécurité.

  • Tous les projets Atos doivent appliquer les règles de Secure Software Development définies par Atos afin de produire et livrer du code sécurisé sans vulnérabilité.

  • Les comptes des ressources projet doivent être inventoriés et créés avec les droits strictement nécessaires à la mission, puis supprimés lors d’un changement d’affectation.

  • Pour les données personnelles ou sensibles, le projet doit établir un CADP et le faire valider par le Data Protection Officer de la GBU France.

  • Le projet doit analyser les risques pesant sur la continuité de ses activités en cas d’incident ou de catastrophe, définir et déployer des mesures de mitigation selon la disponibilité exigée par le contrat ou le projet, dans un BCP projet.

Compléments

  • Des outils tels qu’IBM AppScan et CAST peuvent servir à l’analyse du code source, aux tests statiques et aux tests d’intrusion ou tests dynamiques.

  • Les coûts des tests, en particulier ceux des tests de transition et des tests dynamiques, doivent être identifiés en AVV.

  • Le chef de projet ou l’officier de sécurité coordonne le client et Atos pour établir un PAS réalisable et applicable, met à disposition les moyens nécessaires et révise le PAS au moins une fois par an.

  • Lorsque le client n’a pas spécifié d’exigences de sécurité, le PAS standard est applicable.

  • Les droits d’accès des comptes projet doivent être revus au minimum une fois par trimestre et les preuves de chaque revue doivent être conservées.

  • Les projets Atos doivent appliquer la politique de classification Atos ou client selon la valeur, les exigences légales, la sensibilité et la criticité des informations.

  • Le PM, DP ou SDM responsable d’une DMZ doit tenir à jour la liste des flux ouverts et faire vérifier ces flux sur le pare-feu à chaque revue trimestrielle.

  • Le responsable du projet doit s’assurer que toutes ses données sont régulièrement sauvegardées, que les journaux de sauvegarde sont analysés et que des tests de restauration sont effectués.

14. Outils de protection informatique

Notions clés & Définitions

  • Pare-feu : Dispositif capable de bloquer des virus et d’éviter les fuites d’informations vers l’extérieur en contrôlant les flux de données entrants et sortants.
  • Certificat électronique : Identité numérique qui garantit l’intégrité des informations transmises et permet de vérifier l’identité de leur émetteur et de leur récepteur.
  • VPN : Permet d’accéder à distance au réseau local d’une entreprise par une connexion Internet sécurisée.
  • Antivirus : Logiciel qui protège un poste ou un système contre les infections informatiques, surveille et analyse les fichiers, filtre les contenus suspects et signale puis détruit les anomalies détectées.

★ À maîtriser

  • Un antivirus détecte les menaces au moyen d’une base d’empreintes de virus connus ou d’un système d’intelligence artificielle, puis traite un fichier infecté par réparation ou mise en quarantaine; ses bases et l’application doivent être régulièrement mises à jour.

📌 Un pare-feu personnel est un logiciel protégeant le poste sur lequel il est installé, tandis qu’un pare-feu réseau est un boîtier placé entre un accès externe et le réseau de l’entreprise.

📌 Dans le mécanisme décrit, la clé publique sert au chiffrement du message et la clé privée à son déchiffrement.

Compléments

  • Un ordinateur dispose de 65 536 ports par lesquels les données peuvent entrer ou sortir.

  • Un certificat électronique contient l’autorité de certification émettrice, des informations sur le certificat comme sa validité et la longueur des clés, ainsi que l’identité et l’entreprise du titulaire.

  • Une autorité de certification délivre le certificat pour une durée déterminée et garantit l’identité de la personne, l’usage des clés par leur propriétaire et l’exactitude des informations du certificat.

  • Un certificat électronique peut être stocké sur un support logiciel ou matériel, et le support matériel est présenté comme plus sûr parce que le certificat et la clé privée ne sont pas enregistrés sur le disque dur de l’ordinateur.

  • Lors d’une connexion VPN, l’ordinateur distant présente sa clé publique au serveur, le serveur reconnaît son certificat et renvoie sa propre clé publique, puis le tunnel est établi et les données échangées sont chiffrées et déchiffrées grâce aux certificats.

Astuce mémo

Le pare-feu joue le douanier des ports réseau.

15. Cycle de développement logiciel

Notions clés & Définitions

  • SDLC : Processus systématique de conception, de développement, de test et de maintenance d’un logiciel visant à organiser le développement, gérer les coûts et les délais et produire un logiciel de qualité répondant aux exigences des utilisateurs.

★ À maîtriser

  • 🔄 Le SDLC comprend sept phases successives :
    1. Planification
    2. Analyse des exigences
    3. Conception
    4. Développement
    5. Tests
    6. Déploiement
    7. Maintenance et support

📌 Les exigences fonctionnelles décrivent ce que le logiciel doit faire, tandis que les exigences non fonctionnelles portent notamment sur la performance, la sécurité, la compatibilité et l’expérience utilisateur.

📌 Waterfall est séquentiel et peu flexible, Agile fonctionne par cycles courts et feedback continu, le modèle V associe des tests aux phases de développement, Spiral met l’accent sur les risques, et RAD repose sur le prototypage rapide.

Compléments

  • La planification étudie la faisabilité, les besoins métier, les ressources et les risques, choisit un modèle SDLC et produit notamment un rapport de faisabilité et un plan de projet.

  • L’analyse des exigences recueille et documente les besoins, les fait valider par les parties prenantes et produit les spécifications des exigences logicielles (SRS).

  • La conception définit l’architecture, les choix technologiques, la modélisation UML, l’interface utilisateur et la stratégie de sécurité, avec des diagrammes UML, des spécifications techniques et des prototypes parmi ses livrables.

  • La phase de développement traduit la conception en code, utilise des outils de versionnement comme Git, GitHub ou GitLab et comprend des tests unitaires et la documentation du code.

  • Les tests du SDLC comprennent :

    • Tests unitaires
    • Tests d’intégration
    • Tests fonctionnels
    • Tests de performance
    • Tests de sécurité
    • Tests d’acceptation utilisateur (UAT)

📌 Le déploiement direct remplace immédiatement l’ancienne version, le déploiement progressif la remplace par étapes et le déploiement en parallèle fait temporairement coexister les deux versions.

  • Le SDLC distingue quatre types de maintenance :
    • Maintenance corrective
    • Maintenance évolutive
    • Maintenance préventive
    • Maintenance adaptative

Astuce mémo

Planifier → analyser → concevoir → développer → tester → déployer → maintenir.

16. Vulnérabilités et sécurité applicative

Notions clés & Définitions

  • OWASP : Organisation mondiale à but non lucratif qui fournit des ressources, outils, guides et bonnes pratiques pour améliorer la sécurité des applications web.

★ À maîtriser

  • L’OWASP Top 10 est une liste régulièrement mise à jour des principales vulnérabilités des applications web.

  • Une attaque par injection insère du code malveillant dans une requête en exploitant une validation insuffisante des entrées, ce qui peut permettre d’exécuter des commandes sur une base de données ou un système d’exploitation.

  • Les mesures de protection des données sensibles comprennent :

    • Chiffrement avec AES ou RSA
    • Stockage sécurisé des clés
    • HTTPS avec TLS 1.2 ou une version ultérieure

Compléments

  • Les mesures de mitigation des injections comprennent :

    • Requêtes paramétrées
    • ORM sécurisé
    • Filtrage et validation des entrées
    • Principe du moindre privilège
  • Les problèmes de gestion des sessions comprennent :

    • Mots de passe faibles
    • Absence de verrouillage après plusieurs tentatives
    • Stockage non sécurisé des sessions
  • Les bonnes pratiques comprennent :

    • Authentification multifacteur
    • Expiration des sessions
    • Hachage des mots de passe avec bcrypt ou Argon2
  • Le contrôle d’accès fondé uniquement sur le statut d’administrateur est présenté comme insuffisant, tandis qu’une politique RBAC vérifie une permission précise comme MANAGE_USERS.

  • Pour limiter une SSRF, il faut valider strictement les entrées et autoriser uniquement les URL figurant sur une liste blanche.

  • L’exemple de RCE vulnérable exécute une commande construite à partir d’une entrée utilisateur avec os.system, tandis que la correction utilise subprocess.run avec une liste d’arguments.

  • La mise à jour des composants tiers vers une version sécurisée est proposée pour corriger l’utilisation d’une bibliothèque obsolète, avec spring-core passant de la version 3.0.0 à 5.3.9 dans l’exemple.

  • La signature des mises à jour logicielles est présentée comme une mesure de protection de l’intégrité, avec l’algorithme SHA256withRSA vérifié à l’aide d’une clé publique.

  • La journalisation d’une tentative de connexion détectée est illustrée avec un message de niveau info dans un logger Java.

17. Stratégie et livrables de test

Notions clés & Définitions

  • Matrice de couverture : Onglet qui recense chaque exigence et lui associe une criticité représentant son importance métier et une priorité correspondant à son ordre au niveau du projet.
  • RACI : Attribution, pour chaque tâche, d’un responsable qui réalise l’action, d’un approbateur, de personnes consultées et de personnes informées une fois la tâche achevée.

★ À maîtriser

  • La stratégie de test doit présenter trois types de diagrammes :
    • Architecture fonctionnelle et interactions avec les autres systèmes
    • Architecture des packages
    • Architecture des serveurs

📌 La stratégie de test doit lister les exigences fonctionnelles et non fonctionnelles et indiquer celles qui sont impactées par les différents diagrammes.

Compléments

  • Les documents référencés pour élaborer la stratégie et les tests comprennent :

    • Expression des exigences
    • Définitions techniques
    • Spécifications techniques
    • Spécifications fonctionnelles
    • Certificat du fabricant
    • Rapport de revenus interne
    • Rapport de revenus client
    • Plan VRS
  • Les critères d’acceptation et les règles générales conditionnant la mise en production sont définis après l’attribution de la criticité et de la priorité aux exigences.

  • La matrice de couverture peut bloquer une mise en production selon la gravité des anomalies relevées pendant les tests et leur impact sur les exigences.

  • La stratégie de test définit le calendrier des actions au moyen d’un macroplanning et précise, pour chaque environnement, les types de tests, les éléments testés, le jeu de données utilisé et les informations permettant d’expliquer les tests.

  • Les documents à livrer pour chaque release sont :

    • Stratégie de test
    • Campagne de test
    • Procès-verbal des tests de développement
    • Procès-verbal des tests internes
    • Procès-verbal des tests UAT
    • VRS

18. Méthodologie des tests d’intrusion

Notions clés & Définitions

  • Test d’intrusion : Évalue la sécurité d’un système informatique en simulant des attaques malveillantes afin d’identifier et de corriger des vulnérabilités.

★ À maîtriser

📌 Un pentest Black Box est réalisé sans information préalable sur le système, un pentest White Box avec accès total au code source et à l’architecture, et un pentest Grey Box avec un accès limité à certaines informations.

📌 Un pentest exige une autorisation préalable, le respect des lois en vigueur et un contrat précisant son périmètre et ses limites.

Compléments

  • Un pentest vise à identifier les vulnérabilités, évaluer les impacts potentiels de leur exploitation et proposer des recommandations de renforcement de la sécurité.

  • La reconnaissance d’un pentest comprend la collecte d’informations publiques avec des outils comme WHOIS, Shodan ou Maltego, le scan des ports avec Nmap, puis la définition des systèmes et applications à tester, des limites et de l’autorisation officielle.

📌 La reconnaissance passive s’effectue sans interagir avec la cible, tandis que la reconnaissance active comprend notamment le scan des ports et l’analyse des services.

  • Les outils cités pour analyser les vulnérabilités sont Nikto pour les serveurs web, OpenVAS pour l’analyse globale et Metasploit pour l’exploitation automatisée; les versions des services peuvent être comparées aux vulnérabilités connues comme les CVE.

  • Les exemples d’exploitation cités comprennent :

    • Injection SQL
    • Cross-Site Scripting (XSS)
    • Buffer overflow
    • Élévation de privilèges
    • Attaque réseau MITM
    • Décryptage de trafic Wi-Fi
    • Exécution de code à distance
  • Les outils de test cités sont :

    • Nmap
    • Nikto
    • OWASP ZAP
    • Burp Suite
    • OpenVAS
  • 🔄 Le rapport de pentest présente :

    1. Les vulnérabilités trouvées
    2. L’évaluation des risques et des impacts
    3. Les recommandations de correction
  • L’exemple de rapport d’application web XYZ indique une date et une durée de 10/02/2025 et 4 h, le périmètre de l’application XYZ, la méthodologie OWASP Testing Guide et trois vulnérabilités : injection SQL critique, XSS de gravité moyenne et mauvaise configuration serveur de gravité faible.

Astuce mémo

Reconnaître → analyser et exploiter → post-exploiter → rapporter.

Tableaux de synthèse

Services fondamentaux de sécurité

ServiceGarantie
ConfidentialitéProtection du contenu contre l’écoute non autorisée
IntégritéNon-altération des données, traitements et services
DisponibilitéAccès aux services et ressources
AuthentificationVérification de l’identité de l’utilisateur

Catégories de tests d’intrusion

TypeInformations disponiblesCaractéristique
Black BoxAucune information préalableTest sans connaissance préalable du système
White BoxAccès totalCode source et architecture accessibles
Grey BoxAccès limitéCertaines informations sont fournies

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Sécurité informatique et des systèmes avec 55 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Lors de la définition des besoins d’une application, une équipe doit distinguer une fonction demandée d’une contrainte de performance. Comment faut-il les classer ?

2. Pour une tâche de test, Lina réalise l’action, Marc valide le résultat, Nora apporte son avis et Sami reçoit l’information après achèvement. Quel rôle correspond à Marc dans la matrice RACI ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Sécurité informatique et des systèmes avec 96 flashcards interactives.

Quels moyens composent la sécurité informatique ?

Des moyens techniques, organisationnels, juridiques et humains.

Quels sont les deux dangers majeurs pour les systèmes informatiques ?

La perte de données et la fuite de données ou les intrusions.

Quelle solution prévient la perte de données ?

La sauvegarde et la mise en place d’un système de back-up.

Voir les flashcards →

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