Fiche de révision : Les Fondements du Temps en Anglais

📋 Plan du Cours

  1. Différence Time Tense
  2. Temps grammatical anglais
  3. Temps du verbe vs événement
  4. Marqueurs morphologiques
  5. Valeurs sémantiques temps
  6. Aspect et déroulement
  7. Formes verbales complexes
  8. Détermination nominale
  9. Structures GN/SN complexes
  10. Propositions relatives
  11. Propositions subordonnées

📖 1. Différence Time Tense

🔑 Notions clés & Définitions

  • Time (temps objectif, chronologique) : Concept désignant le déroulement réel des événements dans le temps, indépendamment de la langue ou de la structure grammaticale. (source : semaine 1)
  • Tense (temps grammatical) : Catégorie linguistique qui marque la relation entre l’énoncé et le temps objectif, en utilisant des formes morphologiques ou des auxiliaires pour situer l’événement dans le passé, le présent ou le futur. (source : semaine 1)
  • Présent de narration : Temps utilisé en anglais pour raconter des événements passés tout en créant une immédiateté, en déplaçant fictivement la situation d’énonciation dans le passé pour donner vie au récit. (source : semaine 1)
  • Non-correspondance entre Time et Tense : Situation où le temps grammatical (Tense) ne reflète pas le temps objectif (Time) réel de l’événement, notamment dans le présent de narration ou lors de descriptions historiques. (source : semaine 1)
  • Temps du verbe vs Temps de l’événement : Distinction entre la forme morphologique du verbe (ex : -ed, -s) qui indique le Tense, et la valeur temporelle réelle de l’événement dans le monde, qui peut diverger selon le contexte ou la stratégie de l’énonciateur. (source : semaine 1)

📝 Points essentiels

  • En anglais, le Time correspond au déroulement réel des événements dans le temps, tandis que le Tense est une catégorie grammaticale qui marque cette relation via des formes spécifiques. La différence est fondamentale : le Tense ne correspond pas toujours au Time.
  • Le présent de narration permet de représenter des événements passés comme s’ils étaient présents, en déplaçant fictivement la situation d’énonciation dans le passé pour renforcer l’effet de récit ou d’immédiateté.
  • La distinction entre temps du verbe (forme morphologique) et temps de l’événement (valeur réelle dans le monde) est essentielle pour comprendre la construction du sens en anglais, notamment dans le contexte du récit ou de la description historique.
  • Selon Twaddell (approche binaire), le prétérit est le seul temps avec une marque spécifique (-ed), alors que Langacker (cognitivisme) considère qu’il n’existe pas de distinction stricte, ce qui influence la compréhension de la relation entre Tense et Time.
  • La non-correspondance est illustrée par des exemples comme :
    • "I knew" (prétérit, Tense) mais le moment de l’action (Time) peut être dans le passé ou dans le présent selon le contexte.
    • "The author writes in his preface" (présent de narration, Tense) pour un événement passé, mais qui est présenté comme si il se passait maintenant.

💡 À retenir

Le Tense en anglais est une catégorie grammaticale qui ne reflète pas toujours le moment réel de l’événement dans le temps objectif, notamment dans le cas du présent de narration, où la stratégie narrative déplace fictivement la situation d’énonciation pour renforcer l’effet du récit.

📖 2. Temps grammatical anglais

🔑 Notions clés & Définitions

  • Temps binaires (présent et prétérit) : En anglais, le présent et le prétérit sont considérés comme deux temps fondamentaux, chacun étant marqué par des formes morphologiques spécifiques. Selon Twaddell (approche classique), ces deux temps possèdent une marque morphologique distincte, le présent étant souvent sans désinence (0 ou -S) et le prétérit avec la terminaison -ED. Langacker (approche cognitiviste) souligne que ces deux temps peuvent être vus comme des points de référence dans un système binaire, sans nécessairement impliquer une désinence spécifique pour le futur.

  • Absence de désinence spécifique pour le futur : Contrairement à d’autres langues, l’anglais ne possède pas de terminaison morphologique dédiée pour exprimer le futur. La modalité "WILL" n’est pas un temps mais un auxiliaire modal qui indique une visée, une prédiction ou une volonté, sans marquer la temporalité en soi (ex : "I will meet her" n’indique pas un temps futur en tant que tel).

  • "WILL" comme auxiliaire modal : Selon Twaddell (approche classique), "WILL" n’est pas un temps mais un auxiliaire modal utilisé pour exprimer la volonté, la prédiction ou la possibilité dans le futur. Il fonctionne en complément du verbe principal sans changer la catégorie temporelle, contrairement aux formes morphologiques du présent ou du prétérit.

  • Analyse du décompte des temps (Twaddell, Langacker) : La conception du système temporel en anglais varie selon les approches. Twaddell (approche traditionnelle) considère que seul le présent et le prétérit sont morphologiquement marqués, tandis que Langacker (approche cognitiviste) propose une vision où ces deux temps sont des points de référence dans un système plus flexible, sans désinence spécifique pour le futur, qui est plutôt exprimé par des auxiliaires ou contextes.

  • Différences morphologiques entre présent et prétérit : En anglais, le présent se caractérise généralement par l’absence de suffixe (0 ou -S à la 3ème personne du singulier), tandis que le prétérit est marqué par la terminaison -ED (pour les verbes réguliers). La phonologie de ces marques suit des règles d’assimilation : /s/, /z/, /IZ/ pour le présent; /t/, /d/, /ID/ pour le prétérit, selon la consonne ou voyelle finale du verbe.

📝 Points essentiels

  • Le système temporel en anglais repose principalement sur deux temps morphologiques : le présent (sans suffixe ou avec -S à la 3ème personne) et le prétérit (-ED). La distinction est binaire, selon Twaddell (approche classique), ou plus fluide selon Langacker (approche cognitiviste).

  • Le futur n’est pas exprimé par une désinence spécifique, mais par l’auxiliaire modal "WILL", qui indique une visée ou une prédiction, sans valeur temporelle intrinsèque. La différence entre "I may meet her" et "I will meet her" concerne la modalité, non la temporalité.

  • La phonologie des marques morphologiques suit des règles d’assimilation : /s/, /z/, /IZ/ pour le présent; /t/, /d/, /ID/ pour le prétérit, permettant une articulation fluide selon la consonne ou la voyelle finale du verbe.

  • La conception du décompte des temps en anglais varie : Twaddell (approche traditionnelle) limite à deux temps morphologiques, tandis que Langacker (approche cognitiviste) voit ces temps comme des points de référence dans un système plus flexible, sans désinence pour le futur.

💡 À retenir

En anglais, le système temporel repose principalement sur deux temps morphologiques, le présent et le prétérit, avec "WILL" comme auxiliaire modal pour exprimer le futur, qui n’est pas un temps en soi. La distinction morphologique entre présent (-S ou zéro) et prétérit (-ED) est essentielle pour comprendre la structure temporelle de la langue.

📖 3. Temps du verbe vs événement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Temps du verbe : La marque morphologique portée par le verbe qui indique une orientation temporelle spécifique dans la langue, comme le passé ou le présent. Selon TWADDELL (approche morphosyntaxique), c’est la trace morphologique qui signale la position temporelle du procès dans la phrase.
  • Temps de l’événement : La valeur temporelle réelle ou objective du procès dans le monde extérieur, indépendamment de la forme verbale. Par exemple, l’événement de la mort de Shakespeare en 1616 est un temps de l’événement passé révolu.
  • Opérateur/marqueur morphologique : Trace laissée par l’énonciateur dans la forme verbale, qui indique la manière dont il valide ou positionne l’événement dans son message. TWADDELL (approche morphosyntaxique) voit cet opérateur comme une trace de l’opération de l’énonciateur, permettant de signaler la rupture ou la continuité entre l’événement et la situation d’énonciation.
  • Relation entre verbe, sujet, et événement : La relation qui lie le procès exprimé par le verbe à son sujet et à la situation d’énonciation, permettant de situer temporellement et aspectuellement l’événement. La notion de procès est centrale dans cette relation, comme illustré par Shakespeare died in 1616, où la date indique le temps de l’événement.
  • Temps de l’événement vs temps énoncé : Distinction entre la valeur temporelle réelle de l’événement dans le monde (ex : la mort de Shakespeare) et la valeur que lui donne l’énonciation, qui peut décaler ou décontextualiser cette réalité (ex : en utilisant le passé simple pour raconter un fait historique).

📝 Points essentiels

  • La différence fondamentale réside dans le fait que le temps du verbe est une marque morphologique (ex : -ED en anglais) qui signale une orientation temporelle, tandis que le temps de l’événement désigne la réalité temporelle objective du procès dans le monde extérieur.
  • La forme verbale n’est pas le temps en soi, mais la trace de l’opération de l’énonciateur, qui valide ou déplace la position de l’événement par rapport à la situation d’énonciation. Par exemple, dans Shakespeare died in 1616, le prétérit avec -ED indique une rupture temporelle, marquant que l’événement est passé révolu.
  • La relation entre verbe, sujet, et événement permet de situer l’événement dans le temps, mais cette position peut être modifiée par le contexte ou la stratégie de l’énonciateur (ex : présent de narration).
  • La distinction entre temps du verbe et temps de l’événement est essentielle pour comprendre comment la langue encode la réalité et la stratégie discursive. Selon TWADDELL (approche morphosyntaxique), la trace morphologique du prétérit est une opération de l’énonciateur pour signaler la rupture avec le présent.
  • La relation entre temps du verbe et temps de l’événement est illustrée par l’exemple : Shakespeare died in 1616, où la date indique le temps de l’événement, indépendamment de la forme verbale.

💡 À retenir

Le temps du verbe est une trace morphologique qui signale la position temporelle d’un procès, tandis que le temps de l’événement désigne sa réalité objective ; la forme verbale sert donc à l’énonciateur à organiser et valider la relation temporelle dans le discours.

📖 4. Marqueurs morphologiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Marques morphologiques du présent en anglais : absence de suffixe spécifique pour la majorité des formes, sauf pour la 3e personne du singulier qui porte la terminaison -S. Selon Twaddell (approche classique), cette terminaison s’adapte phonétiquement à la consonne finale du verbe, suivant une règle d’assimilation phonologique.
  • Marques morphologiques du prétérit en anglais : suffixe -ED attaché au radical du verbe, indiquant une action passée révolue. Selon Twaddell (approche classique), cette terminaison se prononce selon la phonologie de la consonne finale : /t/ après consonne sourde, /d/ après consonne sonore ou voyelle, /ID/ après dentale /t/ ou /d/.
  • Phonologie des marques -S et -ED : la prononciation de ces marques dépend de la consonne ou voyelle qui précède. L’approche phonologique précise que /s/ se prononce après une consonne sourde, /z/ après une consonne sonore ou voyelle, et /IZ/ après une consonne sibilante. Pour le prétérit, /t/ après consonne sourde, /d/ après sonore/voyelle, /ID/ après dentale /t/ ou /d/.
  • Assimilation phonologique : règle selon laquelle la terminaison s’adapte à la sonorité de la consonne finale du verbe pour faciliter la prononciation, conformément à Twaddell (approche classique).
  • Valeur sémantique du présent : indique une relation de coïncidence ou d’identification avec le moment de l’énonciation, selon la théorie de la situation d’énonciation.
  • Valeur sémantique du prétérit : marque une rupture temporelle ou modale, signalant que l’événement est situé dans le passé révolu, selon la théorie de la situation d’énonciation.

📝 Points essentiels

  • La terminaison -S du présent est morphologique et suit une règle phonologique d’assimilation : /-s/ après consonne sourde, /-z/ après consonne sonore ou voyelle, /-IZ/ après consonne sibilante.
  • La terminaison -ED du prétérit est stable, mais sa prononciation varie selon la phonologie : /t/ après consonne sourde, /d/ après consonne sonore ou voyelle, /ID/ après dentale /t/ ou /d/.
  • La distinction phonologique permet d’éviter des difficultés de prononciation et contribue à la compréhension orale.
  • La valeur sémantique du présent correspond à une identification ou coïncidence avec le moment de parole, tandis que celle du prétérit indique une rupture ou un événement passé révolu, conformément à la théorie de la situation d’énonciation.
  • La règle d’assimilation phonologique des marques est essentielle pour la fluidité et la naturalité de la langue parlée, suivant Twaddell (approche classique).

💡 À retenir

Les marques morphologiques du présent (-S) et du prétérit (-ED) en anglais suivent des règles phonologiques précises d’assimilation, qui renforcent leur fonction sémantique : le présent indique une coïncidence ou une propriété, tandis que le prétérit signale une rupture ou un passé révolu.

📖 5. Valeurs sémantiques temps

🔑 Notions clés & Définitions

  • Valeur sémantique du présent (coïncidence/identification) : Le présent exprime une relation de vérité ou d’identification entre le sujet et le procès au moment de l’énonciation, validant la relation comme étant “vraie” au moment où l’on parle. (AUTEUR : non précisé, basé sur la synthèse du contenu source)

  • Valeur sémantique du prétérit (rupture temporelle/modale/politesse) : Le prétérit marque une rupture entre le moment du procès et la situation d’énonciation, signalant une déconnexion temporelle, modale ou de politesse. Il indique que l’événement est situé dans le passé, hors du présent immédiat. (AUTEUR : non précisé, synthèse du contenu source)

  • Théorie de la situation d’énonciation (S0 = {SO, TO}) : Concept selon lequel la situation d’énonciation se compose de deux éléments indissociables : SO, l’énonciateur (sujet qui parle), et TO, le moment de l’énonciation (le “maintenant” du locuteur). La valeur du temps dépend de la relation entre ces deux pôles. (AUTEUR : non précisé, basé sur la synthèse du contenu source)

  • Présent de narration / historique comme création d’un repère simulé : Utilisation du présent pour décrire des événements passés en créant un repère fictif où l’énonciateur se projette dans le passé, déplaçant ainsi la situation d’énonciation pour rendre le récit plus vivant et immédiat. (AUTEUR : non précisé, synthèse du contenu source)

  • Typologie sémantique du présent simple (propriétés du sujet, événements) : Le présent simple peut exprimer des propriétés permanentes du sujet (ex : “Oil floats on water”) ou des événements spécifiques (ex : “Susan takes the ball”). La valeur sémantique dépend du contexte et de la nature du procès. (AUTEUR : non précisé, synthèse du contenu source)

📝 Points essentiels

  • La distinction entre valeur de coïncidence du présent et valeur de rupture du prétérit est fondamentale pour comprendre leur emploi. Le présent valide la relation au moment où l’on parle, tandis que le prétérit signale une rupture, une déconnexion avec le présent.

  • La Théorie de la situation d’énonciation (S0 = {SO, TO}) permet d’analyser comment la relation entre l’énonciateur (SO) et le moment de l’énonciation (TO) influence la valeur du temps. Le présent exprime une coïncidence (SO ≈ TO), alors que le prétérit exprime une rupture (SO ≠ TO).

  • Le présent de narration crée un repère simulé en déplaçant fictivement la situation d’énonciation dans le passé, permettant de raconter des événements passés comme s’ils étaient présents, renforçant l’immédiateté du récit.

  • La typologie sémantique du présent simple distingue deux usages : celui des propriétés permanentes du sujet (valeur d’identification) et celui des événements ponctuels ou réguliers (valeur spécifique).

  • Le temps du verbe n’est pas uniquement une marque morphologique, mais un opérateur qui signale la relation entre l’événement, le sujet, et la situation d’énonciation, selon la théorie du décompte des temps (approche binaire : présent et prétérit).

💡 À retenir

La valeur sémantique du temps en anglais repose sur la relation entre la situation d’énonciation et le procès évoqué : le présent exprime une coïncidence ou une propriété, tandis que le prétérit indique une rupture ou une déconnexion temporelle, modulée par la théorie de la situation d’énonciation.

📖 6. Aspect et déroulement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Aspect en linguistique : Manière de regarder le déroulement interne d’un procès, en distinguant la manière dont l’action est perçue ou représentée dans le discours (étymologie : latin “aspectus” = regarder, apercevoir).
  • Aspect 0 (aoristique) : Aspect du procès considéré comme un bloc indivisible, sans bornes internes, qui ne s’intéresse pas à la dynamique interne de l’action. Selon PERROUX (date), il s’agit d’un aspect qui ignore la subdivision interne du procès, exprimant une vérité générale ou une propriété intrinsèque.
  • Différence entre aspect 0 et BE + ING : L’aspect 0 est une vision globale, comme une photo prise d’en haut, sans regard sur le déroulement, tandis que BE + ING fonctionne comme une caméra embarquée, permettant de zoomer sur l’événement, dilatant le moment de l’énonciation.
  • Effets de sens de l’aspect 0 : Il exprime des vérités générales, des énoncés performatifs ou un présent historique, en ne considérant pas la dynamique interne du procès.

📝 Points essentiels

  • La distinction entre temps et aspect est fondamentale : le temps indique la position dans la chronologie (objectif, chronologique), tandis que l’aspect concerne la manière dont le procès est envisagé ou représenté dans le discours.
  • L’aspect 0, ou aoristique, est caractérisé par l’absence de bornes internes, ce qui signifie que le procès est perçu comme un tout indivisible, sans référence à sa durée ou ses phases internes (PERROUX).
  • La différence entre aspect 0 et BE + ING réside dans leur mode de représentation : l’aspect 0 est une vision globale, tandis que BE + ING offre une perspective interne, comme une caméra embarquée, permettant de dilater le moment de l’action.
  • La propriété du procès en aspect 0 peut être une vérité générale ou une caractérisation du sujet, sans référence à la dynamique interne. Par exemple, “The sun never sets in...” ou “He closed the door” (sans indication de déroulement).
  • La valeur de l’aspect 0 en termes de sens inclut la généralité, la factualité ou la neutralité, sans nuance de progression ou de déroulement interne.

💡 À retenir

L’aspect 0 en linguistique désigne une vision globale et indivisible du procès, qui ignore ses bornes internes, tandis que BE + ING permet de zoomer et de dilater le déroulement interne de l’action, offrant une perspective plus détaillée et dynamique.

📖 7. Formes verbales complexes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Périphrase BE + ING : Construction formée du verbe auxiliaire "be" conjugué à un temps spécifique + la forme en -ING du verbe principal, utilisée pour exprimer un déroulement interne, une action en cours ou une dilatation du moment de l’énonciation (voir aspect).
  • Have + EN : Construction utilisant l’auxiliaire "have" + le participe passé du verbe principal, indiquant une action achevée ou un état résultant dans le passé, avec un lien vers la situation présente ou une antériorité (voir aspect).
  • Fonctionnement du prétérit progressif (BE au prétérit + ING) : Utilisation du "be" conjugué au prétérit (was/were) + la forme en -ING pour décrire une action en cours dans le passé, souvent avec une dimension anaphorique ou de commentaire dans le récit (voir effet de sens).
  • Dimension anaphorique et commentaires par BE + ING : Utilisation de cette forme pour reprendre ou commenter une action précédente, souvent pour exprimer une reprise, une désapprobation ou figer un procès dans le récit, en dépit de la rupture temporelle (voir effet de sens).
  • Différences BE GOING TO vs WILL : "BE GOING TO" exprime une intention ou une prédiction basée sur une situation présente ou une évidence, tandis que "WILL" indique une décision, une volonté ou une prédiction moins liée à la situation actuelle, avec une valeur modale et temporelle distincte (voir valeur modale et temporelle).
  • Effets de sens dans le récit (ancrage, reprise) : Les formes complexes comme BE + ING ou HAVE + EN permettent d’ancrer un événement dans la narration, de faire des reprises ou des commentaires, et d’établir des effets de sens liés à la temporalité, à l’anaphore ou à la mise en relief d’un procès (voir effets de sens).

📝 Points essentiels

  • La périphrase BE + ING s’emploie pour décrire un procès en cours, une dilatation du moment présent ou une action répétée, souvent dans un contexte narratif ou descriptif. Elle permet aussi d’exprimer une dimension anaphorique ou de commentaire, en reprenant ou en figant un procès antérieur (voir effet de sens).
  • La construction HAVE + EN indique une action achevée ou un état résultant, souvent avec une valeur d’antériorité ou de bilan, en lien avec la situation d’énonciation. Elle sert à établir un lien entre un événement passé et la situation présente, notamment dans le passé récent ou le présent parfait (voir dimension temporelle).
  • Le prétérit progressif (BE au prétérit + ING) est utilisé pour décrire une action en cours dans le passé, souvent avec une dimension anaphorique ou de commentaire, permettant de figer ou de reprendre un procès dans le récit. Il peut aussi exprimer une rupture ou une continuité dans la narration, en fonction du contexte et de l’effet recherché (voir effets de sens).
  • La différence entre BE GOING TO et WILL réside dans leur valeur modale et temporelle : BE GOING TO exprime une intention ou une évidence basée sur la situation présente, tandis que WILL indique une décision ou une prédiction plus distante ou volontaire, souvent moins liée à la situation immédiate (voir valeur modale).
  • Les formes complexes jouent un rôle crucial dans la narration en permettant de créer des effets d’ancrage, de reprise ou de commentaire, renforçant la cohérence temporelle et sémantique du récit (voir effets de sens).

💡 À retenir

Les formes verbales complexes en anglais, telles que BE + ING et HAVE + EN, sont essentielles pour exprimer la dynamique interne des procès, leur temporalité, et leur rôle dans la narration, notamment par leurs effets d’anaphore, de reprise et d’ancrage.

📖 8. Détermination nominale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Classe : Ensemble d’occurrences partageant des propriétés communes, permettant de stabiliser une notion abstraite dans le discours. La classe est délimitée par des opérations de fléchage ou de quantification (voir aussi "définition par propriété" dans le contexte de la détermination).
  • Définition par propriété : Opération consistant à attribuer à une occurrence une ou plusieurs propriétés qualitatives ou quantitatifs pour la stabiliser dans le discours, en particulier à travers des adjectifs ou des relatives.
  • Pôle qualitatif (QLT) : Dimension de la détermination qui concerne la nature ou la propriété intrinsèque de l’objet ou de la notion, toujours présente dans la stabilisation (ex : "un chat" comme animal).
  • Pôle quantitatif (QNT) : Dimension de la détermination qui concerne l’existence matérielle, le nombre ou la délimitation spatio-temporelle, permettant de réduire l’extension de la classe (ex : "trois livres").
  • Recatégorisation : Transformation d’un nom ou d’une notion pour en changer la catégorie sémantique ou la portée, par exemple en utilisant un article ou un adjectif pour réduire ou élargir l’extension (ex : "un vin" vs "ce vin").
  • Fléchage : Opération de détermination par laquelle un déterminant ou un possessif rend un nom spécifique ou identifiable dans le contexte, en liant le nom à une référence précise (ex : "le livre de Marie").

📝 Points essentiels

  • La détermination nominale consiste à extraire une ou plusieurs occurrences d’une notion pour leur donner une existence stable dans le discours, en utilisant des outils comme les articles, adjectifs, relatives, ou quantifieurs (voir aussi "opérations de délimitations").
  • La notion est un faisceau de propriétés qualitatives, souvent instables, qu’il faut stabiliser par des opérations de délimitation (quantitative ou qualitative). La stabilité s’obtient via la sélection d’éléments précis dans une classe, par exemple en utilisant un article défini ("the") ou un adjectif qualificatif.
  • La dualité entre pôles qualitatifs (nature de l’objet) et quantitatifs (quantité, délimitation) détermine la manière dont une notion est stabilisée. La pondération entre ces pôles varie selon le contexte et l’intention de l’énonciateur.
  • La recatégorisation permet de transformer la nature d’un nom ou d’une notion, par exemple en passant d’un continu dense à un discontinu, ou en utilisant un article indéfini ("a") pour introduire une occurrence nouvelle.
  • La détermination par article ou possessif opère un fléchage, rendant le nom spécifique ou identifiable dans le contexte, ce qui facilite la stabilité de la référence.

💡 À retenir

La détermination nominale stabilise une notion abstraite en la délimitant par des opérations de fléchage ou de quantification, permettant ainsi d’en faire un objet de discours précis et identifiable dans un contexte donné.

📖 9. Structures GN/SN complexes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Opérateur/marqueur : Élément linguistique (ex : -ED, -S) qui signale la valeur temporelle ou aspectuelle d’un procès dans l’énoncé, comme le souligne TWADDELL (approche binaire).
  • Détermination par fléchage : Opération qui consiste à désigner un référent précis dans le discours à l’aide d’un déterminant défini ou possessif (ex : THE, my), permettant d’identifier un élément stable, comme le précise LA DETERMINATION NOMINALE.
  • Recatégorisation : Processus par lequel un nom ou une notion abstraite est transformé en une occurrence concrète ou en une catégorie dénombrable grâce à l’emploi d’articles ou de quantifieurs (ex : un vin, trois french fries).
  • Pôles qualitatifs et quantitatifs : Deux axes de la détermination nominale ; le premier concerne la nature intrinsèque de la notion (qualitative), le second son extension matérielle ou numérique (quantitative), comme l’indiquent LES PÔLES DE LA DETERMINATION.
  • Recours aux quantifieurs : Mots comme SOME, MANY, FEW qui modulent la quantité ou la fréquence d’une classe d’éléments, en jouant sur la délimitation ou la généralisation de la notion, selon la sémantique du discours.

📝 Points essentiels

  • La détermination nominale vise à stabiliser une notion abstraite en la matérialisant dans le discours par des opérations de délimitation (quantitative) ou de fléchage (qualitative), comme le souligne LA DETERMINATION NOMINALE.
  • La dualité entre pôles qualitatifs (nature de l’objet) et quantitatifs (extension, nombre) permet d’adapter la référence à la situation d’énonciation, notamment par l’usage d’articles (0, A/AN, THE) ou de déterminants possessifs et démonstratifs (this/that).
  • La recatégorisation, par exemple l’emploi de A ou every, permet de transformer une notion abstraite ou massive en une occurrence délimitée ou en une catégorie spécifique, facilitant sa référence dans le discours.
  • La stabilité de la référence est renforcée par l’usage de THE ou des pronoms relatifs, qui permettent une reprise ou une identification précise d’un référent déjà évoqué, conformément à la propriété de fléchage.
  • La distinction entre continu (indénombrable, massif) et discontinu (comptable, dénombrable) influence la nature de la détermination, notamment par l’emploi d’articles ou de quantifieurs appropriés, comme le montre la théorie sémantique des quantifieurs.

💡 À retenir

La détermination nominale consiste à stabiliser une notion abstraite en la matérialisant dans le discours à travers des opérations de fléchage ou de quantification, permettant une référence précise et contextuelle.

📖 10. Propositions relatives

🔑 Notions clés & Définitions

  • Détermination par post-modification : Opération consistant à restreindre l’extension d’un nom en ajoutant une proposition relative, permettant de préciser ou de limiter le référent. Par exemple, dans The man [who was talking], la relative limite l’extension de the man à un référent précis.
  • Rôle de l’article défini (THE) : Signale que la détermination du référent a déjà été effectuée dans le contexte ou la culture, permettant de pointer vers un référent unique et stable. Selon PERROUX (date), il facilite la reprise et la stabilité de la référence.
  • Fléchage : Opération par laquelle un déterminant ou un pronom (ex. this, that, possessifs) rend un nom spécifique en le liant à une entité précise dans le discours ou la situation d’énonciation. Par exemple, the ou my opèrent un fléchage du référent.
  • Stabilité référentielle : Caractéristique d’un référent désigné par un déterminant ou une relative, qui permet de maintenir la référence dans la continuité discursive, notamment via la reprise ou l’anaphore. PERROUX (date) souligne que cette stabilité est essentielle pour la cohérence du discours.
  • Détermination par contact situationnel : Processus où la proximité spatiale ou contextuelle entre l’énonciateur et le référent influence le choix du déterminant ou de la relative, par exemple this pour un objet proche, that pour un objet éloigné ou déjà mentionné.
  • Opération de recatégorisation : Transformation d’un nom ou d’un concept en une occurrence délimitée ou spécifique par l’ajout d’une relative ou d’un déterminant, permettant de passer d’une notion abstraite ou massive à une entité concrète ou délimitée.

📝 Points essentiels

  • La proposition relative sert principalement à la détermination par post-modification, en limitant ou précisant l’extension d’un nom. Elle joue un rôle central dans la stabilisation référentielle, notamment par l’usage de l’article défini the ou par des déterminants possessifs ou démonstratifs (PERROUX, date).
  • La relative restreint l’extension du nom en aidant à pointer vers un référent unique et stable, facilitant la reprise dans le discours. La stabilité référentielle est renforcée par le fléchage, qui opère par des déterminants ou pronoms spécifiques.
  • La détermination par contact situationnel, via des démonstratifs ou des possessifs, influence la portée de la relative, en fonction de la proximité ou de la distance spatiale ou discursive.
  • La recatégorisation, par exemple en utilisant a wine ou this wine, permet de transformer une notion abstraite ou massive en une occurrence délimitée ou spécifique, facilitant la référence précise.
  • La stabilité référentielle est essentielle pour la cohérence du discours, notamment dans la reprise et l’anaphore, qui permettent de maintenir la continuité discursive en réutilisant un référent déjà identifié.

💡 À retenir

Les propositions relatives, en limitant l’extension du nom, jouent un rôle crucial dans la stabilisation et la précision référentielle, en permettant une reprise cohérente dans le discours grâce à des opérations de fléchage et de recatégorisation.

📖 11. Propositions subordonnées

🔑 Notions clés & Définitions

  • Opérateur/marqueur : En linguistique, un élément qui signale la validation ou la rupture d’un procès au sein de l’énoncé, comme le marqueur morphologique -ED pour le prétérit, qui indique une rupture temporelle ou modale (source).
  • Valeur de rupture : Notion selon laquelle le prétérit exprime une coupure entre le moment de l’événement et la situation d’énonciation, permettant de situer l’action dans le passé révolu (source).
  • Situation d’énonciation (S0) : Concept désignant le cadre où se situe l’énonciateur, composé de l’énonciateur lui-même (SO) et du moment de l’énonciation (TO), qui influence la valeur temporelle et modale de l’énoncé (source).
  • Dilatation du procès (aspect BE + ING) : Approche qui voit cette forme comme une extension du procès dans le temps, permettant de zoomer sur le déroulement interne de l’action, en contraste avec l’aspect aoristique qui la voit comme un tout indivisible (source).
  • Détermination par fléchage : Opération par laquelle un déterminant ou un pronom (ex : the, this, that) signale que le référent est connu ou identifié dans le contexte, stabilisant ainsi la référence dans le discours (source).

📝 Points essentiels

  • La distinction entre temps grammatical et temps objectif est fondamentale en anglais : le Time désigne le déroulement chronologique, tandis que le Tense indique la forme grammaticale qui peut ne pas correspondre directement au temps réel évoqué (source).
  • La valeur de rupture du prétérit permet de signaler une coupure entre l’événement et la situation d’énonciation, notamment à travers l’utilisation du marqueur morphologique -ED, qui est une trace de l’opération de l’énonciateur (source).
  • La situation d’énonciation (S0), composée de l’énonciateur (SO) et du moment de l’énonciation (TO), est un cadre qui détermine la valeur temporelle et modale de l’énoncé, notamment dans le présent de narration où l’énonciateur se projette fictivement dans le passé (source).
  • La forme BE + ING est analysée comme une dilatation du procès, permettant de représenter l’action comme un processus en cours, souvent utilisée pour exprimer des commentaires ou des reprises dans le récit, en opposition à l’aspect aoristique (source).
  • La détermination par fléchage (ex : the, this, that) permet de stabiliser la référence dans le discours en signalant que le référent a été identifié ou partagé, ce qui est essentiel pour la cohérence du discours et la compréhension des propositions relatives (source).

💡 À retenir

Les propositions subordonnées en anglais se structurent autour de la gestion du temps et de la modalité, où l’opérateur morphologique et la situation d’énonciation jouent un rôle clé dans la construction du sens, notamment pour exprimer rupture, continuité ou référence stable.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1616Mort de Shakespeare (exemple d’événement historique)
19e siècleDéveloppement des approches linguistiques de Twaddell et Langacker
Années 1960Approche cognitiviste de Langacker
Semaine 1Introduction aux notions de Time et Tense en anglais

📊 Tableaux de Synthèse

CritèreApproche TwaddellApproche LangackerAuteur(s) clé(s)
Temps fondamentauxPrésent et prétéritPrésent et prétérit (points de référence)Twaddell, Langacker
Marque morphologiquePrésent : zéro ou -S ; Prétérit : -EDPrésent et prétérit comme points de référence, pas forcément morphologiquesTwaddell, Langacker
FuturExprimé par "WILL" (modal, pas un temps)IdemTwaddell
Vision du systèmeSystème binaire, formelSystème flexible, cognitifTwaddell, Langacker

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre le Time (réel) et le Tense (catégorie grammaticale) ; le Tense ne reflète pas toujours le moment exact de l’événement.
  2. Croire que le présent de narration indique un événement au présent, alors qu’il peut représenter un passé pour renforcer l’effet de récit.
  3. Confusion entre temps du verbe (forme morphologique) et temps de l’événement (réalité objective).
  4. Omettre que le futur n’a pas de désinence spécifique en anglais, mais s’exprime avec "WILL" ou d’autres auxiliaires.
  5. Penser que "WILL" est un temps, alors qu’il s’agit d’un auxiliaire modal.
  6. Ignorer la phonologie spécifique des marques morphologiques (-S, -ED) dans la production orale.
  7. Confondre la vision binaire de Twaddell avec la vision plus fluide de Langacker concernant la temporalité.

✅ Checklist Examen

  • Connaître la différence entre Time (réel) et Tense (catégorie grammaticale) selon semaine 1.
  • Savoir que le présent de narration est une stratégie pour représenter le passé comme présent, selon semaine 1.
  • Maîtriser la distinction entre temps du verbe (forme morphologique) et temps de l’événement (valeur objective), selon Twaddell.
  • Identifier que le système temporel en anglais repose principalement sur le présent et le prétérit, avec "WILL" pour le futur, selon Twaddell et Langacker.
  • Connaître la morphologie du présent (zéro ou -S à la 3e personne) et du prétérit (-ED), avec leurs règles phonologiques.
  • Comprendre que le futur n’est pas un temps morphologique mais exprimé par "WILL".
  • Savoir que la non-correspondance entre Tense et Time est fréquente, notamment dans le récit ou la narration.
  • Être capable d’identifier la différence entre temps du verbe et événement dans une phrase.
  • Connaître les approches de Twaddell (binaire, morphosyntaxique) et Langacker (cognitive, flexible) sur le système temporel.
  • Maîtriser la notion de valeur sémantique du temps et de l’aspect en anglais.
  • Savoir que la structure GN/SN complexe peut influencer la compréhension du temps et de l’aspect.
  • Être capable d’analyser une proposition relative ou subordonnée en lien avec la temporalité.

Dernier item de la checklist

Maîtriser la distinction entre temps du verbe et temps de l’événement selon Twaddell, et leur impact sur la compréhension des textes en anglais.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Les Fondements du Temps en Anglais avec 11 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Qu'est-ce que le 'Tense' en linguistique par rapport au 'Time' ?

2. Selon le contenu, comment le futur est-il exprimé en anglais par rapport aux autres temps ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les Fondements du Temps en Anglais avec 22 flashcards interactives.

Time — définition ?

Déroulement réel des événements dans le temps.

Tense — rôle ?

Marque la relation entre l’énoncé et le temps objectif.

Temps du verbe vs événement — différence ?

Le premier est morphologique, l’autre la réalité dans le monde.

Voir les flashcards →

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