QCM : Witch Hunts and Salem (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment le sens de « witch hunt » a-t-il évolué au fil du temps ?

Il désignait des pratiques de magie maléfique et désigne aujourd’hui une croyance religieuse fondée sur la nature.
Il désignait une campagne politique injuste et désigne aujourd’hui la persécution de personnes accusées de sorcellerie.
Il désignait la persécution de personnes accusées de sorcellerie et désigne aujourd’hui une campagne visant injustement des individus ou des groupes.
Il désignait un procès religieux équitable et désigne aujourd’hui une enquête sur des pratiques magiques.

Il désignait la persécution de personnes accusées de sorcellerie et désigne aujourd’hui une campagne visant injustement des individus ou des groupes.

Explication

À l’origine, « witch hunt » renvoyait à la persécution de personnes accusées de sorcellerie, puis l’expression a pris un sens métaphorique plus large. L’idée d’une campagne politique injuste correspond au sens métaphorique, et non au sens d’origine.

2. Quel ensemble réunit plusieurs éléments du stéréotype traditionnel de la sorcière ?

Un capuchon rouge, des vêtements blancs, une épée et un cheval.
Un chapeau pointu, des vêtements noirs, un balai et un chat ou un corbeau.
Un casque de métal, une tunique verte, un bouclier et un faucon.
Une couronne, une robe bleue, un livre et un chien de chasse.

Un chapeau pointu, des vêtements noirs, un balai et un chat ou un corbeau.

Explication

Le stéréotype évoqué associe notamment le chapeau pointu et les vêtements noirs au balai et à un animal comme le chat ou le corbeau. L’épée et le cheval renvoient plutôt à l’équipement d’un personnage guerrier.

3. Quelle définition de « witch » Rodney Needham propose-t-il en 1978 ?

Une personne qui cause du tort à autrui par des moyens mystiques.
Une personne accusée par ses voisins de provoquer des événements malheureux.
Une personne qui pratique une religion païenne fondée sur la nature.
Une personne qui utilise des remèdes pour guérir les maladies.

Une personne qui cause du tort à autrui par des moyens mystiques.

Explication

Needham définit « witch » comme une personne qui fait du mal à autrui par des moyens mystiques. La religion païenne fondée sur la nature appartient à une définition de « witchcraft » proposée par Hutton.

4. Comment Wolfgang Behringer définit-il « witchcraft » en 2004 ?

Une religion païenne fondée sur la nature et associée à une résistance à la domination masculine.
Une accusation communautaire visant des personnes tenues pour responsables d’accidents et de maladies.
Une pratique de guérison reposant sur des remèdes et des connaissances médicinales.
Un terme générique désignant diverses formes de magie maléfique et de sorcellerie telles que les contemporains les percevaient.

Un terme générique désignant diverses formes de magie maléfique et de sorcellerie telles que les contemporains les percevaient.

Explication

Pour Behringer, « witchcraft » regroupe des formes de magie maléfique et de sorcellerie selon la perception des contemporains. La religion païenne et la résistance à la domination masculine relèvent plutôt de la définition proposée par Hutton.

5. Quelle dimension Ronald Hutton ajoute-t-il à sa définition de « witchcraft » ?

Une accusation portée contre ceux qui causent du tort par des moyens mystiques.
Une religion païenne fondée sur la nature et un symbole d’autorité féminine indépendante.
Une construction sociale servant à persécuter des personnes innocentes.
Une croyance des contemporains en diverses formes de magie maléfique.

Une religion païenne fondée sur la nature et un symbole d’autorité féminine indépendante.

Explication

Hutton associe « witchcraft » à la pratique de la magie, à une religion païenne fondée sur la nature et à l’autorité féminine indépendante. La perception de diverses formes de magie maléfique correspond à la définition de Behringer.

6. Quelle distinction Michael D. Bailey établit-il entre croyants et sceptiques au sujet de la sorcellerie ?

Les croyants y voient une construction qui persécute des innocents, tandis que les sceptiques y voient des pratiques réelles aux effets maléfiques.
Les croyants y voient une religion païenne de résistance féminine, tandis que les sceptiques y voient une forme de guérison.
Les croyants y voient un terme historique pour toute magie, tandis que les sceptiques y voient une pratique mystique individuelle.
Les croyants y voient des pratiques réelles aux effets maléfiques, tandis que les sceptiques y voient surtout une construction qui persécute des innocents.

Les croyants y voient des pratiques réelles aux effets maléfiques, tandis que les sceptiques y voient surtout une construction qui persécute des innocents.

Explication

Bailey distingue la croyance en des pratiques réelles aux effets maléfiques de l’interprétation sceptique, qui met l’accent sur la persécution d’innocents. L’inversion de ces deux positions constitue la confusion la plus directe.

7. Quel enchaînement décrit le parcours possible d’une personne accusée de sorcellerie ?

Elle est dénoncée, bannie et exécutée, puis parfois arrêtée et jugée.
Elle est arrêtée, bannie et dénoncée, puis parfois jugée ou acquittée.
Elle est jugée, élue par la communauté, puis parfois arrêtée ou réhabilitée.
Elle est dénoncée, arrêtée et jugée, puis parfois bannie ou exécutée.

Elle est dénoncée, arrêtée et jugée, puis parfois bannie ou exécutée.

Explication

Les récits décrivent une séquence allant de la dénonciation à l’arrestation et au jugement, suivis parfois du bannissement ou de l’exécution. Le bannissement ou l’exécution n’intervient pas avant le jugement dans cet enchaînement.

8. Lorsqu’une communauté attribuait des malheurs à la sorcellerie, quels événements pouvait-elle imputer aux personnes accusées ?

Des tempêtes, des accidents, des maladies et des morts.
Des conflits commerciaux, des pénuries de métaux et des pertes territoriales.
Des désaccords politiques, des changements de coutumes et des départs volontaires.
Des récoltes abondantes, des guérisons et des naissances favorables.

Des tempêtes, des accidents, des maladies et des morts.

Explication

Les personnes accusées pouvaient être tenues responsables de tempêtes, d’accidents, de maladies ou de morts. Les récoltes abondantes et les guérisons ne figurent pas parmi les malheurs qui leur étaient imputés.

9. Quels comportements les puritains de Nouvelle-Angleterre rejetaient-ils au nom de leur code moral strict ?

La danse, les jeux de cartes et les fêtes
Les travaux agricoles, les échanges et les marchés
Les vêtements sobres, les prières et les offices
Les sermons, les lectures religieuses et les jeûnes

La danse, les jeux de cartes et les fêtes

Explication

Le code moral puritain rejetait des plaisirs physiques et sociaux comme la danse, les jeux de cartes et les fêtes. Les prières et les offices, contrairement aux divertissements cités, relevaient de la pratique religieuse.

10. Que désigne la prédestination dans la croyance puritaine ?

Le choix de Dieu, dès la naissance, entre le salut et la damnation de chaque personne
Le choix personnel de suivre les règles religieuses afin d’obtenir le salut
La peine imposée par la communauté à une personne reconnue coupable d’adultère
La décision d’un juge sur le pardon accordé après une confession publique

Le choix de Dieu, dès la naissance, entre le salut et la damnation de chaque personne

Explication

La prédestination désigne la croyance que Dieu choisit chaque être humain à la naissance pour le salut ou la damnation. La peine pour adultère est une sanction sociale et juridique, et non un choix divin à la naissance.

11. Quels symptômes inexpliqués touchèrent des filles de Salem en 1692 ?

Des paralysies, des saignements, une cécité soudaine et des pertes de conscience
Des maux de tête, une insomnie, des difficultés respiratoires et des douleurs articulaires
Des tremblements, une toux persistante, une perte de mémoire et des éruptions
Des convulsions, des douleurs, de la fièvre et des visions terrifiantes

Des convulsions, des douleurs, de la fièvre et des visions terrifiantes

Explication

En 1692, les filles furent atteintes de convulsions, de douleurs, de fièvre et de visions terrifiantes, sans cause physique identifiée. Les autres listes ajoutent des symptômes qui ne sont pas ceux décrits pour cet épisode.

12. Comment les symptômes inexpliqués des filles de Salem furent-ils interprétés, et que déclarèrent-elles ?

Ils furent attribués au diable, et elles accusèrent des membres de la communauté de les tourmenter.
Ils furent attribués à des troubles naturels, et elles nièrent que quiconque les ait tourmentées.
Ils furent attribués à une maladie contagieuse, et elles accusèrent des étrangers de l’avoir propagée.
Ils furent attribués à un empoisonnement, et elles accusèrent leurs familles de les avoir intoxiquées.

Ils furent attribués au diable, et elles accusèrent des membres de la communauté de les tourmenter.

Explication

Les symptômes furent attribués à l’influence du diable, et les filles affirmèrent que des membres de la communauté les tourmentaient. L’explication par une maladie contagieuse ne rend pas compte de cette interprétation démoniaque ni de leurs accusations.

13. Quel bilan humain caractérise les procès de sorcellerie de Salem ?

Environ 200 personnes furent condamnées et 20 furent emprisonnées.
Plus de 200 personnes furent interrogées et 20 furent acquittées.
Plus de 200 personnes furent accusées et 20 furent pendues.
Environ 20 personnes furent accusées et plus de 200 furent pendues.

Plus de 200 personnes furent accusées et 20 furent pendues.

Explication

Les procès entraînèrent l’accusation de plus de 200 personnes et la pendaison de 20 d’entre elles. Être accusé ne signifie pas être condamné : le chiffre de plus de 200 concerne les accusations, non les condamnations.

14. Qui fut conduit au procès dans la salle de réunion de Salem le 1er mars 1692 ?

Ann Petry, Sarah Good et Sarah Osborne
Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba
Sarah Osborne, Tituba et le juge Hathorne
Sarah Good, Tituba et les filles accusatrices

Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba

Explication

Le 1er mars 1692, Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba furent conduites au procès dans la salle de réunion de Salem. Ann Petry est l’autrice du récit de l’audience, tandis que Hathorne est le juge.

15. Dans le récit d’Ann Petry, comment le juge Hathorne mène-t-il le début de l’audience concernant Sarah Good ?

Il ouvre par un serment, interroge Sarah Good, puis demande aux filles si elle les a tourmentées ; elles gardent le silence.
Il ouvre par une prière, l’interroge, puis demande aux filles si elle les a tourmentées ; elles crient et tombent au sol.
Il ouvre par une prière, interroge les filles, puis demande à Sarah Good si elle les a tourmentées ; elle crie et tombe au sol.
Il ouvre par une prière, interroge Tituba, puis demande aux filles si Sarah Osborne les a tourmentées ; elles quittent la salle.

Il ouvre par une prière, l’interroge, puis demande aux filles si elle les a tourmentées ; elles crient et tombent au sol.

Explication

Dans le récit d’Ann Petry, Hathorne commence par une prière, interroge Sarah Good, puis interroge les filles, qui crient et tombent au sol. La variante où Sarah Good est interrogée sur les accusations des filles inverse les rôles décrits dans cette séquence.

16. Selon le discours du juge Hathorne, quelle différence détermine le sort des personnes accusées de sorcellerie ?

Celles qui avouent sans corriger leur conduite seront pardonnées, tandis que celles qui se repentent devront mourir.
Celles qui refusent d’avouer seront pardonnées, tandis que celles qui confessent et se repentent devront mourir.
Celles qui refusent d’avouer et de se repentir doivent mourir, tandis que celles qui confessent et se repentent seront pardonnées et vivront.
Celles qui confessent doivent mourir, tandis que celles qui refusent d’avouer et se repentent seront pardonnées et vivront.

Celles qui refusent d’avouer et de se repentir doivent mourir, tandis que celles qui confessent et se repentent seront pardonnées et vivront.

Explication

Dans le discours de Hathorne, le refus d’avouer et de se repentir mène à la mort, alors que la confession, le repentir et la correction de sa conduite conduisent au pardon et à la vie. La confusion la plus plausible inverse les conséquences de l’aveu et du refus d’avouer.

17. Comment traduit-on « scapegoat » en français ?

Persécuteur, personne qui accuse un groupe de troubler la communauté
Bouc émissaire, personne ou groupe rendu responsable des problèmes d’une communauté
Juge, personne chargée de décider de la culpabilité d’un membre de la communauté
Témoin, personne qui rapporte les faits observés dans une communauté

Bouc émissaire, personne ou groupe rendu responsable des problèmes d’une communauté

Explication

« Scapegoat » désigne une personne ou un groupe auquel une communauté attribue ses problèmes. Un témoin rapporte des faits, mais n’est pas nécessairement tenu responsable de ces problèmes.

18. Dans le vocabulaire des peines, quelle expression signifie « au bûcher » ?

Drowned
To be tried
At the stake
Hanged

At the stake

Explication

« At the stake » correspond à « au bûcher », une peine mentionnée dans le vocabulaire de la chasse aux sorcières. « Hanged » signifie « pendu » et désigne une autre peine.

19. Une personne est chez elle avec sa famille, puis se rend dans un restaurant accessible à tous. Comment classer ces deux lieux ?

Les deux lieux relèvent de l’espace privé puisqu’ils accueillent des personnes.
Le domicile relève de l’espace public et le restaurant de l’espace privé.
Les deux lieux relèvent de l’espace public puisqu’ils sont fréquentés par autrui.
Le domicile relève de l’espace privé et le restaurant de l’espace public.

Le domicile relève de l’espace privé et le restaurant de l’espace public.

Explication

Le domicile et la famille font partie de l’espace privé, alors qu’un restaurant accessible à tous relève de l’espace public. Le fait qu’un lieu accueille plusieurs personnes ne suffit pas à le rendre privé.

20. Quelle distinction caractérise les espaces privés et publics ?

L’espace privé dépend du nombre de visiteurs, tandis que l’espace public dépend de leur relation.
L’espace privé est associé au travail, tandis que l’espace public est associé à la religion.
L’espace privé concerne un cercle limité, tandis que l’espace public est accessible à tous.
L’espace privé comprend les rues, tandis que l’espace public comprend le domicile familial.

L’espace privé concerne un cercle limité, tandis que l’espace public est accessible à tous.

Explication

L’espace privé est réservé à un groupe limité, tandis que l’espace public est accessible à tous. Le lieu de travail et les rues sont des exemples d’espace public, et non de l’inverse.

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Que désignait à l’origine une « witch hunt » ?

La persécution de personnes accusées de sorcellerie.

Que désigne métaphoriquement aujourd’hui une « witch hunt » ?

Toute campagne ciblant injustement des individus ou des groupes.

Selon Rodney Needham (1978), que signifie « Witch » ?

Quelqu’un qui cause du tort à autrui par des moyens mystiques.

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