Fiche de révision : Analyse sensible et représentations paysagères

Plan du Cours

  1. Définir le concept de paysage
  2. Perception sensible et filtres
  3. Codes visuels et ambiances
  4. Variations de l’observation
  5. Facteurs de variation de la perception
  6. Lisibilité, limites et génie du lieu
  7. Diversité des représentations paysagères
  8. Analyse des composantes spatiales
  9. Synthèse du regard pluriel
  10. Vocabulaire et échelles paysagères
  11. Situation, site et lieu
  12. Collecte de terrain et participation
  13. Mémoriser et mesurer le paysage
  14. Restitutions cartographiques et photographiques
  15. Représentations graphiques et synthèse
  16. Texte de synthèse paysagère
  17. Supports de restitution
  18. Finalités de l’analyse paysagère

1. Définir le concept de paysage

Notions clés & Définitions

  • Paysage : Larrère, 1997 — N’est pas un lieu, mais un regard sur un lieu
  • Paysage perçu : Correspond à la perception du paysage par un observateur, conditionnée par une expérience réalisée in situ et par son filtre perceptif
  • Paysage européen : Selon la Convention européenne du paysage (2000), une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et humains ainsi que de leurs interrelations

★ À maîtriser

  • Le système-paysage distingue trois compartiments:
    • le paysage perçu, expérience subjective de l’observateur
    • le paysage visible, espace observé depuis un point de vue spécifique
    • le paysage objet, réalité physique analysable par des descripteurs quantitatifs

📌 L’analyse paysagère permet au paysagiste de comprendre un paysage, d’en définir l’identité et les enjeux, puis de formuler un programme d’aménagement et des propositions.

Compléments

📌 Le paysage est global, transversal et intégrateur : il articule des composantes naturelles et culturelles ainsi que les interactions entre ces composantes et leurs représentations.

Astuce mémo

Paysage = objet physique vu par un sujet observateur

2. Perception sensible et filtres

Notions clés & Définitions

  • Regard initié : Celui d’une personne qui connaît les lieux et les fréquente ; il est lié aux usages, selon Larrère
  • Regard informé : Dépend d’un savoir et apporte un point de vue particulier et partial, selon Larrère

★ À maîtriser

  • 🔄 L’approche sensible mobilise successivement:

    1. la vue
    2. l’ouïe
    3. l’odorat
    4. le toucher
    5. le goût
  • La perception varie selon:

    • le vécu personnel
    • les conditions d’observation
    • la connaissance du site
    • le savoir de l’observateur

📌 Les filtres culturels propres à une société s’interposent entre le paysage physique et le paysage perçu et influencent la représentation que l’observateur se construit du paysage.

Compléments

  • 🔄 La reconnaissance paysagère sensible consiste à : (Alain Freytet, 2008): partir à pied sans analyse scientifique préalable, fixer les émotions et sensations par le croquis, fixer les émotions et sensations par la photographie, fixer les émotions et sensations par l’écriture, fixer les émotions et sensations par la cueillette

Astuce mémo

Sens → vécu → conditions → savoir → culture

3. Codes visuels et ambiances

Notions clés & Définitions

  • Lignes de force : Lignes naturelles ou artificielles qui mettent en évidence la structure générale du paysage et servent de guide au regard
  • Échelle monumentale : Correspond à des éléments aux proportions gigantesques par rapport à l’homme ou aux autres éléments du paysage et peut susciter le malaise, l’admiration, la majesté, la crainte ou la solitude
  • Aire de covisibilité : Portion de paysage que le regard peut découvrir dans son ensemble depuis plusieurs points répartis de part et d’autre de cette aire

Points essentiels

📌 Les codes visuels comprennent la géométrie du paysage, qui structure son ossature, et l’ambiance du paysage, qui caractérise les effets ressentis.

  • Les principales lignes produisent des effets distincts: l’horizontale évoque la stabilité et le calme, la verticale exprime la noblesse et la puissance, l’oblique suggère la tension et le dynamisme, la courbe peut évoquer la douceur ou le mystère

  • Le point focal résulte notamment de lignes qui convergent sous l’effet de la perspective, tandis que le point d’appel est un élément qui attire le regard par sa forme ou sa couleur.

  • Le premier plan révèle les détails, le plan moyen permet de distinguer les formes et les rapports de masse, et l’arrière-plan ne laisse percevoir que les volumes, les lignes de contour et les grands ensembles.

  • La transparence laisse passer le regard et suggère un contenu, tandis que l’opacité bloque le regard ou forme un écran qui limite le champ visuel.

Astuce mémo

Géométrie structure ; ambiance fait ressentir

4. Variations de l’observation

★ À maîtriser

📌 Revenir plusieurs fois sur un site à différents moments et le parcourir de différentes façons permet de rendre l’analyse paysagère plus complète.

📌 La saison modifie la végétation, les couleurs, les ambiances et la longueur des champs de vision : en hiver, l’absence de feuilles peut allonger les points de vue, tandis qu’en été la végétation peut occulter et bloquer les vues.

  • L’heure d’observation modifie l’ambiance du paysage parce que la lumière varie entre le lever du jour, le plein soleil du début d’après-midi et la lumière tombante de la fin de journée.

Compléments

  • Dans le parc de Versailles conçu par Le Nôtre, l’axe principal s’ouvre vers l’infini et correspond au point précis du coucher du soleil deux fois par an, en hommage à Louis XIV.

Astuce mémo

Saison et lumière changent la perception et les vues

5. Facteurs de variation de la perception

★ À maîtriser

  • La saison modifie la végétation, les couleurs et les ambiances d’un même paysage, notamment entre une végétation printanière luxuriante et fleurie et une végétation automnale jaune, orange et rouge.

  • En hiver, l’absence de feuilles sur les végétaux caducs allonge les champs de vision, tandis qu’en été le feuillage occulte les vues et augmente l’opacité.

  • Un observateur placé en situation dominante bénéficie généralement de vues longues, larges ou panoramiques, tandis qu’un observateur situé dans une cuvette ou une vallée encaissée dispose d’un champ de vision étroit et court.

  • Pour approcher au plus près la réalité d’un paysage, il faut multiplier les points d’observation et les préparer notamment par la lecture de cartes du site étudié.

  • À haute vitesse, l’observateur perçoit moins les détails et voit rétrécir la largeur de son champ de vision, tandis qu’à vitesse réduite il peut lire plus finement les couleurs, les formes et les textures des premiers plans.

Compléments

  • Le parc de Versailles a été conçu avec un axe principal qui s’ouvre vers le point précis du coucher du soleil deux fois par an, en référence à Louis XIV. — Le Notre

Astuce mémo

Saison → heure → position → mobilité : le paysage perçu se transforme.

6. Lisibilité, limites et génie du lieu

Notions clés & Définitions

  • Lisibilité : Qualité de ce qui est aisé à lire, à déchiffrer et facilement intelligible ; celle d’un paysage dépend de la facilité à l’identifier et à le comprendre.
  • Écotone : Un écotone est un espace naturel de transition entre deux écosystèmes, généralement riche parce qu’il réunit leurs caractéristiques.
  • Génie du lieu : Relation dynamique entre les éléments matériels d’un lieu et ses éléments immatériels, relation qui produit du sens, de la valeur, des émotions et du mystère.

Points essentiels

  • La lisibilité d’un paysage dépend de la nature, du nombre et de la disposition des éléments qui le composent.

  • Une trop grande diversité d’éléments disperse le regard et provoque une insatisfaction inconsciente, tandis qu’un nombre réduit de codes visuels rend le paysage plus simple à lire mais plus sensible aux interventions.

  • Dans la nature, une limite est souvent floue, évolutive et riche, comme une lisière qui avance ou recule selon les conditions, plutôt qu’une ligne fixe et immuable.

Astuce mémo

Lisibilité = organiser le regard ; limite = l’arrêter et le faire basculer.

7. Diversité des représentations paysagères

Notions clés & Définitions

  • Corpus iconographique : Un corpus iconographique est l’ensemble des représentations du paysage étudiées pour comprendre la relation culturelle des sociétés à l’espace.
  • Carte : Représentation de l’espace en deux dimensions utilisant des conventions explicitées dans une légende, lesquelles expriment les choix de son auteur.

★ À maîtriser

📌 Les représentations du paysage influencent les pratiques d’aménagement, tandis que les aménagements produits influencent en retour les perceptions en créant de nouvelles références.

📌 Une photographie, comme une peinture, contient une part d’investissement de son auteur et constitue donc un mode d’expression, même si son degré d’investissement dépend du point de vue choisi.

  • Les trois points de vue photographiques sont (Jean-Baptiste Litot):

    • la vue de dessus, verticale et cartographique
    • la vue du dedans, tangentielle et intégrative
    • la vue oblique, dite vue d’oiseau
  • La carte moderne de l’IGN au 1:25 000 est le support le plus utilisé en paysage et renseigne notamment sur le relief, la toponymie, la topographie, l’altimétrie, l’hydrographie, la végétation, les voies, les bâtiments et le patrimoine.

  • Les Atlas des paysages visent à identifier, caractériser et qualifier les unités paysagères, puis à leur associer des dynamiques et des enjeux. — ministère de l’Ecologie et du Développement durable

📌 L’étude de représentations d’un même paysage à différentes époques permet de remonter le temps, de révéler son évolution et de montrer l’évolution de la perception de ses éléments.

Compléments

  • Comparer des cartes de différentes époques permet de suivre l’évolution d’un paysage et l’évolution des modes de représentation.

  • L’Atlas des paysages de La Réunion, réalisé en 2010, analyse, cartographie et explique les unités paysagères afin de mieux comprendre et protéger leur identité.

Astuce mémo

Pe-Ca-Gu-Pre-Li-Ci-Vi : peinture, cartes, guides, presse, littérature, cinéma, vidéo.

8. Analyse des composantes spatiales

Notions clés & Définitions

  • Données physiques : Éléments permanents du paysage, évoluant peu en principe, et de nature minérale ou climatique.

Points essentiels

📌 L’analyse paysagère distingue une analyse sensible, fondée sur le paysage perçu, et une analyse objective des composantes spatiales, fondée sur le paysage objet.

📌 L’analyse des composantes spatiales vise à comprendre ce qui fonde l’identité des unités, des sites et des lieux, puis à déterminer, délimiter et nommer les différents paysages.

  • Les dynamiques mobilisées sont:

    • les dynamiques géologiques
    • les dynamiques géomorphologiques
    • les dynamiques biogéographiques
    • les dynamiques urbaines
    • les dynamiques sociales
    • les dynamiques historiques
  • L’analyse méthodique consiste d’abord à séparer les composantes du paysage par thématiques, puis à les décrire et les représenter, avant de qualifier l’identité du territoire et d’en identifier les contours.

Astuce mémo

Analyse sensible du paysage vécu ≠ analyse objective du paysage objet.

9. Synthèse du regard pluriel

Notions clés & Définitions

  • Regard pluriel : La synthèse des approches sensible, visuelle et objective permettant de formuler l’identité et les enjeux d’un espace afin de définir le programme d’un projet.

★ À maîtriser

📌 Le système paysage comprend trois compartiments en interaction : le paysage perçu, étudié par l’analyse sensible, le paysage visible, étudié par l’analyse visuelle, et le paysage-objet, correspondant au paysage physique étudié par des descripteurs quantitatifs.

Compléments

  • 🔄 L’appropriation d’un espace paysager suit plusieurs étapes:
    1. Aborder l’espace de façon sensible
    2. Aborder l’espace de façon objective
    3. Comprendre ses spécificités et son originalité

Astuce mémo

Perçu → visible → objet → regard pluriel

10. Vocabulaire et échelles paysagères

Notions clés & Définitions

  • Situation : Vision élargie qui inscrit le paysage dans son contexte et permet une lecture globale d’un site ou d’un lieu.
  • Site : Échelles locales et micro-locales désignant souvent la position topographique d’un village, d’une ville ou d’une maison sur une colline, un plateau, dans une vallée ou sur une crête.

Astuce mémo

Situation élargie, site local, lieu investi de sens

11. Situation, site et lieu

Notions clés & Définitions

  • Lieu : Wackermann G, Dic. De géographie — Localisation géographique investie de sens et de valeurs, appréhendée à l’échelle de l’individu comme un espace proche et ponctuel accessible par la vue et le corps.

Points essentiels

📌 Le choix d’un site peut répondre à des impératifs sécuritaires, commerciaux ou sanitaires, comme la défense d’un village perché ou la proximité d’un fleuve navigable.

📌 La situation permet de comparer les composantes d’un espace à une échelle globale, tandis que l’analyse du lieu décrit plus finement des éléments comme la topographie, la flore et la faune.

Astuce mémo

Contexte → position → signification

12. Collecte de terrain et participation

★ À maîtriser

📌 Le repérage de terrain est incontournable quelle que soit l’étude, car le paysagiste doit parcourir le site pour s’en imprégner en marchant, regardant, écoutant, sentant et mesurant.

  • Lors de l’immersion dans le site, le paysagiste saisit immédiatement ses impressions par l’écriture afin d’en conserver le maximum.

📌 Les enquêtes et réunions participatives permettent de compléter rapidement la connaissance du paysage grâce aux habitants, qui connaissent les lieux mieux que le concepteur ne peut souvent les connaître lors d’une seule visite.

Compléments

📌 La participation peut être organisée au moyen d’un questionnaire ou de supports d’échanges, mais elle peut aussi être informelle et improvisée lors d’une rencontre sur le site.

Astuce mémo

Parcourir, observer, écouter, noter

13. Mémoriser et mesurer le paysage

Notions clés & Définitions

  • Carte mentale : Représentation graphique, réalisée sur place ou rapidement après la visite, qui reconstitue la perception de l’espace et met en évidence les déformations des distances et des surfaces ainsi que la valorisation ou la dévalorisation de composantes paysagères.

★ À maîtriser

  • Pour les territoires importants ou les longs linéaires parcourus en voiture, le dictaphone ou le caméscope permet de mémoriser les éléments perçus sur le moment, à condition d’y associer des repères géographiques et de prévoir un dépouillement ultérieur au bureau.

  • Lorsqu’elle sert à illustrer une analyse, la photographie doit accorder une attention prioritaire au premier plan et au cadrage, car la perspective leur donne une grande importance.

  • Une orthophoto est une image aérienne corrigée informatiquement des distorsions liées à la perspective et à la topographie, ce qui permet de mesurer précisément des distances, des surfaces et des positions.

Compléments

📌 La photographie numérique peut servir de bloc-notes pour mémoriser rapidement un espace, auquel cas une définition d’image limitée est préférable pour ne pas encombrer la mémoire.

📌 Le choix d’un outil de mesure dépend de la précision attendue en planimétrie et en altimétrie ainsi que de l’importance des éléments à relever, et la précision du relevé peut être renforcée seulement dans les zones jugées utiles.

14. Restitutions cartographiques et photographiques

Notions clés & Définitions

  • Carte : Représentation de l’espace en deux dimensions dont les conventions de représentation sont explicitées dans une légende.
  • Carte sensible : Représentation subjective et artistique d’un paysage qui cherche à communiquer les sensations, les émotions et les perceptions liées à un lieu.

★ À maîtriser

📌 Les cartes IGN Top 25, cadastrales, photographies aériennes verticales et orthophotos offrent des informations et des lacunes différentes et doivent donc être utilisées en complémentarité.

📌 La photographie tangentielle, dite vue du dedans, intègre l’environnement immédiat du photographe afin de créer une sensation de proximité et de connexion directe avec le lieu.

Compléments

📌 Une photographie de paysage doit être accompagnée d’une légende expliquant ce qui a motivé son choix.

📌 Un grand angle tend à diminuer les hauteurs, tandis qu’un téléobjectif écrase la profondeur entre les plans.

Astuce mémo

Carte = localiser et délimiter ; photographie = exprimer la matière et l’expérience

15. Représentations graphiques et synthèse

Notions clés & Définitions

  • Coupe élévation : Représente simultanément les aspects internes et externes d’un espace dans la dimension verticale, en combinant une vue en coupe et une vue en élévation.
  • Bloc-diagramme paysager : Représentation d’un paysage ou d’une portion de territoire qui combine les avantages de la coupe, du croquis et du plan.
  • Transect : Coupe utilisée pour l’observation de terrain, qui met en évidence une superposition, une succession spatiale ou des relations entre phénomènes.

Points essentiels

  • Le bloc-diagramme peut superposer:
    • le sous-sol
    • le relief
    • l’hydraulique
    • la végétation
    • le bâti
    • le parcellaire
    • les vents
    • les principaux enjeux visuels

📌 Le texte de synthèse décrit précisément les éléments structurants de l’espace et sensiblement les paysages de l’unité, du site et du lieu afin de formuler les qualités à prendre en compte dans un projet.

  • Les sources de connaissance croisées sont: l’expérience sensible de l’équipe, la connaissance partagée avec les acteurs locaux, les analyses spécifiques du paysagiste et de l’équipe d’étude, le fond bibliographique et documentaire

16. Texte de synthèse paysagère

Notions clés & Définitions

  • Texte de synthèse : décrit précisément les éléments structurants de l’espace et de manière sensible les paysages de l’unité, du site et du lieu

★ À maîtriser

  • La rédaction du texte de synthèse croise l’expérience sensible de l’équipe, les connaissances partagées avec les acteurs locaux, les analyses du paysagiste et un fonds bibliographique et documentaire.

📌 Le texte doit qualifier précisément le paysage, identifier et démontrer ses enjeux paysagers, puis envisager des pistes d’action vers une vision idéalisée du paysage étudié.

Compléments

  • Pour construire une démonstration accessible, il faut définir un angle de démonstration, établir un plan, puis articuler les parties par des conclusions partielles et des mini-synthèses.

Astuce mémo

Décrire → argumenter → qualifier → agir

17. Supports de restitution

★ À maîtriser

  • Le dossier papier doit mêler textes et images afin d’argumenter l’identité paysagère de l’espace analysé et les enjeux identifiés, sans suivre une structuration type imposée.

  • Les panneaux d’exposition doivent transmettre un message clair et accessible, hiérarchiser les informations selon plusieurs niveaux de lecture et privilégier des illustrations pertinentes.

  • Un diaporama doit retenir uniquement les éléments clés, articuler la démonstration, optimiser l’espace visuel et éviter les diapositives surchargées de textes redondants avec le discours oral.

Compléments

  • La construction du dossier doit anticiper rapidement le chemin de fer à partir du plan établi et fixer des objectifs rédactionnels, notamment la longueur des textes.

📌 La vidéo convient surtout aux études importantes et à la communication au grand public comme complément de restitution, tandis que les maquettes virtuelles servent principalement à présenter des projets ou l’évolution d’un territoire.

Astuce mémo

Papier structuré pour démontrer, multimédia condensé pour communiquer

18. Finalités de l’analyse paysagère

Notions clés & Définitions

  • Analyse paysagère : une démarche complexe et pluridisciplinaire qui constitue le point de départ du projet de paysage

★ À maîtriser

📌 L’analyse paysagère doit synthétiser des caractères sensibles, physiques, sociaux et dynamiques provenant de différentes échelles, qui ne se superposent pas nécessairement.

📌 Les arbitrages nécessaires dans l’analyse paysagère doivent être guidés par l’objectif à atteindre et par ce que l’étude cherche à démontrer.

  • Le travail d’analyse du paysagiste est orienté avant tout vers le projet afin que la matière produite puisse nourrir les futurs projets d’aménagement paysager.

Compléments

📌 Les outils mobilisés, les visuels et les textes produits doivent être mis au service de la démonstration et de l’objectif du projet.

Astuce mémo

Regard pluriel → compréhension du paysage → projet d’aménagement

Tableaux de synthèse

Les trois compartiments du système-paysage

CompartimentCaractéristiqueType d’analyse
Paysage perçuPerception subjective de l’observateurExpérience sensible et filtres perceptifs
Paysage visibleEspace observé depuis un point de vueDescripteurs visuels
Paysage objetRéalité physique de l’espaceDescripteurs quantitatifs

Facteurs de perception du paysage

FacteurEffet principal
SaisonModifie la végétation, les couleurs et la longueur des champs de vision
Heure d’observationModifie la lumière et l’ambiance
Point d’observationÉlargit ou resserre les vues selon la position
MobilitéRéduit ou affine la perception des détails selon la vitesse

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Analyse sensible et représentations paysagères avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Selon Larrère, comment faut-il définir le paysage par rapport au lieu ?

2. Selon la définition de Larrère, qu'est-ce qu'un paysage ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Analyse sensible et représentations paysagères avec 11 flashcards interactives.

Qu'est-ce que le paysage selon Larrère (1997) ?

Le paysage est un regard sur un lieu, pas un lieu lui-même.

Définition paysage

Regard sur un lieu, pas le lieu lui-même

Que distingue le système-paysage ?

Il distingue le paysage perçu, visible et objet.

Voir les flashcards →

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