📌 L’analyse paysagère permet au paysagiste de comprendre un paysage, d’en définir l’identité et les enjeux, puis de formuler un programme d’aménagement et des propositions.
Paysage = objet physique + sujet observateur
★ À maîtriser
🔄 L’approche sensible suit plusieurs étapes : (A. FREYTET, 2008): explorer les lieux in situ à pied et l’esprit libre, ressentir les émotions et les sensations, fixer ces impressions par le croquis, la photographie, l’écriture ou la cueillette
L’approche sensible mobilise les sens suivants:
La perception varie selon:
Compléments
📌 Les filtres culturels propres à une société influencent la perception du paysage et la représentation que l’observateur s’en construit.
Voir, entendre, sentir, toucher, goûter
★ À maîtriser
📌 Les codes visuels comprennent la géométrie du paysage, qui en structure l’ossature, et l’ambiance du paysage, qui qualifie les effets perceptifs produits.
📌 La transparence laisse filtrer le regard et suggère ce qui est au-delà, tandis que l’opacité bloque le regard ou l’oriente vers un autre espace.
📌 Un paysage ouvert possède des limites visuelles éloignées et un champ visuel étendu, tandis qu’un paysage fermé possède un champ visuel restreint par des obstacles proches.
Compléments
📌 L’échelle monumentale désigne des éléments gigantesques qui peuvent produire admiration, majesté ou malaise, tandis que l’échelle individuelle correspond à une dimension humaine associée au confort et à l’intimité.
Géométrie structure, ambiance qualifie
📌 La saison modifie la végétation, les couleurs, les ambiances et la longueur des champs de vision d’un paysage.
📌 Revenir plusieurs fois sur un site à différents moments et le parcourir de différentes façons permet de compléter et d’élargir l’analyse sensible.
Saison et lumière changent la perception
📌 Les représentations du paysage sont à la fois collectives et individuelles, car elles dépendent des perceptions sensorielles, de la perspective et des modèles de référence culturels et historiques.
📌 Le paysage est une interface entre nature et culture, un système intégrateur des composantes physiques et immatérielles, et un objet de médiation résultant des actions humaines individuelles et collectives.
★ À maîtriser
📌 La saison modifie la végétation, les couleurs et les ambiances d’un même paysage, notamment entre une végétation printanière luxuriante et fleurie et une végétation automnale jaune, orange ou rouge.
📌 En hiver, l’absence de feuilles sur les végétaux caducs allonge les champs de vision, tandis qu’en été le feuillage occulte les vues et augmente l’opacité.
📌 Une observation depuis un point haut produit généralement des vues longues, larges ou panoramiques, tandis qu’une observation depuis une cuvette ou une vallée encaissée produit un champ de vision étroit ou court.
📌 À haute vitesse, l’observateur perçoit moins les détails et un champ de vision plus étroit, tandis qu’à vitesse réduite il peut lire plus finement les couleurs, les formes et les textures du paysage.
Compléments
📌 Pour obtenir une vision plus proche de la réalité d’un paysage, il faut multiplier les points d’observation, qui peuvent être préparés à partir de cartes du site.
Saison → heure → point d’observation → mobilité
La lisibilité d’un paysage dépend de la nature, du nombre et de la disposition des éléments qui le composent.
Un trop grand nombre de codes visuels brouille la lecture du paysage, tandis qu’un nombre réduit le rend plus simple à lire mais plus sensible à la moindre intervention.
Dans la nature, une limite est généralement floue, évolutive et riche, tandis que les limites humaines sont souvent conçues comme franches et fixes.
Diversité excessive → regard dispersé ; organisation claire → paysage lisible
★ À maîtriser
📌 Les représentations paysagères apportent à la fois une information sensible sur le paysage et son auteur, et une information objective utilisable pour analyser les composantes spatiales.
📌 La photographie aérienne verticale offre une vision cartographique objectivée adaptée aux grands territoires, tandis que la vue tangentielle intègre davantage le point de vue et l’investissement de l’auteur.
Les trois points de vue photographiques sont (Jean-Baptiste Litot):
La carte moderne de l’IGN au 25 000e est le support le plus utilisé en paysage et renseigne notamment sur le relief, la toponymie, la topographie, l’altimétrie, l’hydrographie, la végétation, les voies, le bâti et le patrimoine.
📌 Les documents réglementaires et de planification intègrent le paysage comme une composante opérationnelle de l’aménagement du territoire et visent une qualité paysagère à différentes échelles.
Compléments
📌 Le paysage évolue en permanence sous l’effet des saisons, des changements climatiques et des activités humaines, si bien qu’il doit être analysé dans sa dimension temporelle.
Comparer les représentations permet de remonter le temps
★ À maîtriser
📌 L’analyse sensible étudie la relation perceptive au paysage, tandis que l’analyse des composantes spatiales porte plus objectivement sur le paysage comme objet.
📌 L’analyse des composantes spatiales vise à comprendre l’identité des unités, sites et lieux, puis à déterminer, délimiter et nommer les différents paysages.
Compléments
Les dynamiques mobilisées sont:
Les représentations utilisées sont notamment:
★ À maîtriser
Compléments
Perçu → visible → objet → regard pluriel
📌 La situation permet de comprendre le contexte global et les grands enjeux d’un territoire, le site renseigne sur la position topographique locale, tandis que le lieu ajoute à cette localisation une dimension subjective faite de significations et de valeurs.
Situation = contexte large ; site = position locale ; lieu = espace investi de sens
★ À maîtriser
Le repérage de terrain est incontournable : le paysagiste parcourt le site, observe, écoute, sent et mesure afin de s’imprégner du lieu et de noter ses impressions sur le moment.
Les enquêtes et réunions participatives permettent de mobiliser la connaissance des habitants, qui peut révéler des aspects du paysage échappant au concepteur lors de sa visite.
Compléments
Le dictaphone ou la vidéo facilite la mémorisation d’informations lors de déplacements sur de vastes territoires ou de longs linéaires, mais les éléments enregistrés doivent être associés à des repères géographiques puis dépouillés au bureau.
Pour photographier un paysage comme outil de mémorisation, il est préférable de limiter la définition des images, tandis qu’une photographie destinée à l’illustration exige une attention particulière au cadrage, au premier plan et à la luminosité.
Le choix d’un outil de mesure dépend de la précision attendue en planimétrie et en altimétrie ainsi que de l’importance des éléments à relever, et la précision peut être renforcée seulement dans les zones jugées utiles.
Observer, interroger, mémoriser, mesurer
📌 La cartographie paysagère sert à localiser, délimiter et nommer les entités du paysage, mais elle doit être travaillée graphiquement car les codes cartographiques expriment imparfaitement la matière physique et sensible du paysage.
📌 Une photographie de paysage destinée à l’analyse doit être accompagnée d’une légende expliquant le motif de sa sélection, et le choix de la focale doit être maîtrisé car un grand angle diminue les hauteurs tandis qu’un téléobjectif écrase la profondeur.
La restitution de l’analyse paysagère croise des cartes, des photographies, des croquis, des coupes, des blocs-diagrammes et un texte de synthèse afin de communiquer les dimensions objectives, sensibles et spatiales du paysage.
Le texte de synthèse décrit précisément les éléments structurants et sensiblement les paysages de l’unité, du site et du lieu, en croisant l’expérience de terrain, la connaissance des acteurs locaux, les analyses de l’équipe et les sources bibliographiques et documentaires.
La carte localise, l’image et le texte donnent de l’épaisseur
★ À maîtriser
📌 Le texte doit qualifier précisément le paysage, identifier et démontrer les enjeux paysagers, puis envisager des pistes d’action vers une vision idéalisée du paysage étudié.
Compléments
Qualités formulées → enjeux identifiés → pistes d’action
★ À maîtriser
📌 Le document papier doit synthétiser la démarche d’analyse en associant textes et images afin d’argumenter l’identité paysagère et les enjeux de l’espace étudié.
Compléments
Il n’existe pas de structuration type pour une analyse paysagère, car le dossier dépend de la commande, de la finalité de l’étude et de ce que l’on veut démontrer.
Les panneaux d’exposition exigent:
Les panneaux d’exposition sont généralement présentés sur des supports rigides de format A1 minimum.
Texte et images : deux formes complémentaires au service d’une même démonstration
★ À maîtriser
📌 Un diaporama doit retenir uniquement les éléments clés, articuler la démonstration et optimiser l’espace visuel disponible en fonction du temps de présentation.
📌 Les diapositives ne doivent pas être surchargées de textes redondants avec le discours oral et doivent privilégier des mots clés et des titres qualifiants.
Compléments
📌 Pour chaque diapositive, il faut déterminer le message à faire passer avant de choisir les éléments qui y seront présentés.
📌 La vidéo est un complément de restitution adapté au grand public, tandis que les maquettes virtuelles servent surtout à présenter des projets ou à montrer l’évolution d’un territoire.
Message clé → articulation → lisibilité
★ À maîtriser
Le regard pluriel intègre les composantes:
La synthèse du regard pluriel peut nécessiter des arbitrages entre des caractères et des échelles qui ne se superposent pas nécessairement, ces choix devant être guidés par l’objectif à atteindre.
Compléments
📌 Les outils mobilisés, les visuels et les textes produits doivent être conçus au service de la démonstration et de l’objectif du projet.
Regard pluriel → compréhension du paysage → projet d’aménagement
Trois échelles de lecture paysagère
| Notion | Échelle dominante | Caractéristique |
|---|---|---|
| Situation | Large et globale | Paysage replacé dans son contexte |
| Site | Locale et micro-locale | Position topographique |
| Lieu | Locale et micro-locale | Localisation investie de sens et de valeurs |
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1. Selon Larrère, que désigne principalement le paysage ?
2. Comment la Convention européenne du paysage définit-elle le paysage ?
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Qu'est-ce que le paysage selon Larrère (1997) ?
Un regard sur un lieu, pas un lieu lui-même.
Comment définit la Convention européenne du paysage (2000) le paysage ?
Une partie de territoire perçue par les populations.
Quels facteurs déterminent le caractère du paysage selon la Convention européenne du paysage (2000) ?
L'action de facteurs naturels et humains et leurs interrelations.
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